jeudi 27 novembre 2014

Mumbaï

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Merci Marie-Pierre.

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Armand Amar - La Terre vue du ciel

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Pour s'émerveiller dès le matin...
Tu peux même danser, Anne...

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mercredi 26 novembre 2014

L'Inde de Marie-Jo (7)

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Les détails....

Cocasses, touchants, beaux, des petits bouts de réalité 
comme ce pigeon perché sur un dragon tibétain,



 les Ladies Fingers de l'épicier du coin, 



l'hibiscus double du jardin du Samadhi de Togden Amje,



les samosas d'un vendeur de rue, 



les mains de cette tibétaine qui récite le mantra,



ou cette statue à l'angle du Samadhi de Kamtrul Rinpoché.



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Le détroit du Loup/ Olivier Truc


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Après "Le dernier Lapon" qui mettait en scène pour la première fois la police des rennes, le deuxième roman d'Olivier Truc nous entraîne à l'extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubaï de l'arctique. Nous assistons à la difficile et inévitablement conflictuelle cohabitation entre les éleveurs de rennes et toute la faune internationale attirée par l'Or noir sous-marin. C'est le choc entre la tradition et la modernité industrielle. Le choc est rude et un jeune éleveur meurt noyé alors que les rennes traversent le détroit du Loup à la nage. Klemet et Nina mènent l'enquête pour la police des Rennes. 
L'écriture d'Olivier Truc est très efficace et nous sommes facilement happés dans ce monde sur-réaliste où les plongeurs en haut-fonds de l'industrie pétrolière sont les nouveaux héros.
L'auteur vit à Stockholm, journaliste, correspondant du Monde et du Point, c'est un  spécialiste des pays nordiques, de leur tradition et de leur spiritualité. On sent chez lui un véritable amour de la Laponie.Un bon cadeau de Noël pour les amateurs du genre.
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mardi 25 novembre 2014

Inde du Nord 2014 : témoignage de Noëlle

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Et maintenant, la surprise du Chef !

Pour aller en Inde, il faut d'abord décoller du sol de France, là commence l'initiation. Je traverse dès les 1ers mètres une couche de turbulences (autrement dit sévère panique), puis le ciel devient clair. Il fallait supporter cela pour toucher une telle beauté, visible uniquement quand on est ici, à 10.000 mètres au-dessus de notre ordinaire sécurité. Le Chardonnay ressemble à un nectar des dieux après une si grande peur...
Nous sortons de l'aéroport : Delhi. Je suffoque, je crie au-secours à l'intérieur, et à l'extérieur déjà mon sourire s'efface de plus en plus. Les 1ers chocs : tant de monde, tant d'être humains vivent dans les rues, dorment, se lavent, survivent sur des trottoirs terreux parents de nos déchetteries, l'odeur âcre, une écrasante chaleur mouillée, sont mon 1er contact avec l'Inde tant désirée. Une misère que je vois, touche et sens. Cette misère que je verrai partout ensuite : dans le vieillard enroulé dans un tissu, couché à même le sol du quai de gare ; dans l'adolescente défigurée par le vitriol, peut-être, qui nous supplie quelques roupies ; dans l'imbroglio de commerces, d'habitations sans toit, de fils électriques entremêlés, de vaches, de chiens et de poulets.
Mes repères sont hors sujet, mon équilibre interne pulvérisé.
Contre mon ventre, une somme en roupies qui ferait vivre 1 famille, 2 qui sait?, pendant plusieurs mois, paradoxe difficile à gérer pour moi.
Mon coeur est brutalisé, je me sens brutalisée par tout ce que je vois. Pâte à modeler poreuse.
Mais la magnificence blanche du Palais Sikkh, mais la beauté mystique immobile de la grande Mosquée, mais cette petite fille aux yeux habillés de khôl qui me suit partout dans l'enceinte carrée, mais le Samâdhi de Gandhi agissent comme un baume, adoucissent ma brûlure.
Le contact avec le monde Tibétain sera de loin le plus agréable, le plus familier aussi.
Om mani padme hung....Om mani padme hung...Om mani padme hung...Les nonnes sont chaque matin au rendez-vous de 5h30 pour la 1ère puja. En dépit des signes apparents de fatigue, elles sont là, et elles atteignent l'unisson parfait en quelques minutes, et le tiennent. Quelle discipline, quelle beauté. Je me sens très bien parmi elles.
Norbulingka Institute, et ses élèves en sculpture du bois, du métal, engagés dans cet apprentissage très long. Je remarque plus particulièrement un peintre de tangka, l'immense toile qui lui demandera plusieurs années. Je m'accroupis et découvre la précision de sa main, posée sur le coussinet attaché au petit doigt, et le trait d'or naît, s'enroule, se délie et se prolonge, le souffle suspendu.
Quand la discipline s'unit ainsi avec le plaisir, elle devient belle comme une prière. Je serais bien restée …





De loin le plus doux, mais à quel prix.. On nous montre ce que le peuple subit depuis 50 ans ; devant les preuves j'ai juste envie de vomir. Quel courage tous ces gens...quelle noblesse, quelle fragilité et quelle force insondable, seules choses que les « autres » ne pourront pas tuer, même s'ils parviennent à détruire les corps physiques (quand ce n'est pas le tibétain lui-même qui le fait, en s'immolant, mû par la force de son désespoir).

Dans une séquence de Yoga, où tout est important, il y a 1 ou 2 postures « coeur » qui sont le coeur de la pratique. Mac Leod Ganj et Dongyu Gatsal Ling Nunnery sont pour moi les cœurs de cette pratique un peu ahurissante qui a duré 3 semaines. Vous savez ? Celle où le yogin s'assoit dans une essoreuse et appuie sur le bouton. Quand ai-je appuyé ? Je crois sur la passerelle d'accès au 1er avion, à Paris, à l'instant précis où j'ai failli reculer, où j'ai eu le choix. Mais au lieu d'être centrifuge, ici le mouvement est centripète. De plus en plus profond, de plus en plus...

Puis je découvre qu'au coeur de cet essorage la vitesse varie. Vécue je crois par un bon nombre des femmes du groupe comme un havre de paix, la semaine passée à Sadhana Kendra Ashram, me concernant, accélère le tambour. Assise sur le très confortable asana de sol, le noir complet absente instantanément la forme et le nom. He paramdev Prabhu...ki main âpko dekh sakûn, satya ko dekh sakûn. Donne-moi la force de voir et de vivre la vérité...
Douceur du japa. Dans le silence aimant de cette grande salle, la présence parfaitement immobile du Maître, mon coeur brûle en silence, il me fait voir la souffrance d'une vie entière des êtres que j'aime et aussi de ceux que j'aime moins. A la demande d'aide qu'intérieurement j'avais formulée, je reçois cette drôle de réponse : une forme inconnue de compassion. Quelle étonnante réponse, dans mon chaos...
Exigeante est la vie dans un ashram, déjà pour n'importe quel adulte, plus encore si on a 4 ans. Alors 4 fois par jour, multiplié par 6 jours, çà nous fait donc 24. Moins 2 ou 3... par amour pour moi !
Allez...un dernier tour de tambour plus vif, et les ultimes gouttes de pulpe disponible me sont extraites dans le quartier Musulman à Delhi, avec les chants Qawali.
Aéroport, deux décollages : la panique n'est simplement plus là. La personne paniquante manifestement n'est plus ici.
Retourner en Inde ? Serait peut-être une erreur, quoique... « Au début les montagnes sont des montagnes.../... » ainsi commence le proverbe. (Je suis sûre que Corinne et Alain trouveront la source exacte pour le blog) Comme depuis l'Inde les montagnes ne sont plus des montagnes, au fond qu'est-ce que j'en sais ?
Et maintenant que le Chef me demande « Alors Noëlle, as-tu aimé le Repas ? », je réponds OUI heureusement j'y étais. J'ai pas tout compris dans Ton menu, mais étant donné la détente et la force qui en ont émergé -et se stabilisent tous les jours – je sais qu'Il était bon et juste pour moi.
Je me souviens maintenant de la beauté.
MERCI.



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Zapateado /Flammes&Co duo Arnaud Dumond et Vincent Le Gall

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From JFL...

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lundi 24 novembre 2014

La citation du lundi

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La mémoire de la mort est la première pensée par laquelle l’amour de Dieu conduit l’âme à la vie et comble le cœur de l’homme (…) La puissance divine quand elle veut manifester en lui la vie, pose dans son cœur cette pensée comme un fondement. S’il ne l’éteint pas sous la confusion de cette vie et la vanité, s’il la laisse croître dans la paix (…), elle le mène à la contemplation profonde dont il n'est pas possible de parler.

Saint Isaac le Syrien, 6°siècle


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L'Inde de Marie-Jo (6)

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 À DGL ou dans les rues de McLeod Ganj, quelques portraits....






Travailleuses du chantier de Kampagar



 Le rémouleur





Dans les rues de McLeod Ganj



Tibétaines le long du Kora, chemin sacré qui fait le tour du Tsuglakhang ,
 le temple, la résidence du Dalaï Lama et le monastère associé.

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dimanche 23 novembre 2014

Mickey en Inde


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Merci Dimitri

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Lévon Minassian & Armand Amar - Amen Hayr Sourp

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Quelle diversité et quelle souffrance souvent dans ces portraits...

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samedi 22 novembre 2014

L'Inde de Marie-Jo (5)

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Presque tous les jours à DGL, les nonnes pratiquent le débat philosophique qui est une particularité du bouddhisme tibétain. Il ne s'agit pas d'énoncer des opinions personnelles mais de manier dans un échange contradictoire les principaux éléments de l'enseignement du Bouddha. Ces débats étaient jusque là l'apanage exclusif des moines, les femmes n'ayant pas la plupart du temps accès aux textes : souvent elles ne savaient pas lire et personne n'avait pensé qu'elles pourraient apprendre !
 Vous voyez donc ici les jeunes nonnes argumenter avec enthousiasme sur ...la nature de l'esprit ou les subtilités de l'octuple sentier.









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Pablo Casals plays BACH - Suite no 1 for Cello - part 1

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JFL

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