vendredi 16 novembre 2018

jeudi 15 novembre 2018

La perle et la coquille / Nadia Ashimi

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Deux histoires en parallèle, celle de Rahima en 2007 et celle de son arrière-arrière grand mère Shekiba au début du XXème siècle. Deux femmes qui cherchent une "échappatoire, à la vie de prisonnières des femmes afghanes. L'aïeule montre le chemin et donnera par son exemple à sa descendante le courage de tenir, d'innover, de trouver sa voie. Un récit simple et puissant.

mercredi 14 novembre 2018

Une autre fin du monde est possible (2)


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"Car le grand secret est le suivant : la gratitude ne dépend pas de nos circonstances extérieures, elle s'apprend et s'améliore par la pratique.Ressentir tout cela, et comprendre que l'humilité est à la base de toutes les spiritualités, nous oblige à poser la question suivante : est-il réellement possible d'aborder la fin d'un monde de manière profane ? Nous ne le pensons pas. Mais le drame est que notre société rationnelle ne nous y a pas du tout préparés ! En rejetant le bébé (spirituel) avec l'eau du bain (religieux), elle s'est privée d'outils fondamentaux pour traverser le temps long.La spiritualité est une "réalité plus fondamentale et universelle que les religions". C'est même un phénomène primordial qui en conditionne l'émergence, et qui reste tout aussi indispensable pour une société même en l'absence de système religieux. Il y a des spiritualités non-religieuses, laïques, voire athées, ou inversement des religions qui fuient le spirituel en ramenant toute pratique à une liste de rituels à suivre à la lettre (comme le salafisme). Pour le dire autrement la religion pourrait être considérée comme une forme infantile et très codée de spiritualité. A l'inverse, en croyant que la science pouvait résoudre tous les problèmes du monde, le scientisme constitue une religion particulièrement dangereuse de notre époque."

"Une autre fin du monde est possible" page 227  Anthropocène Seuil
Pablo Servigne  (photo)
Raphaël Stevens
Gauthier Chapelle

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mardi 13 novembre 2018

Nous y sommes / Fred Vargas

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Nous avions publié ce texte le 16 décembre ...2008. Le hasard  fait qu'il ré-apparaît sur le blog dans "Vos favoris"...Mystère d'Internet...
"Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusé.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y."
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie - une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."


Texte écrit par Fred Vargas pour Europe Écologie les Verts.
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lundi 12 novembre 2018

La citation du lundi



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" Je ne connais aucun sage AUTHENTIQUE qui enseigne qu'il n'y a rien à faire pour réaliser Dieu... La réalisation de Dieu / Vérité n'est pas quelque chose que l'on construit mais elle nécessite une purification de tout ce qui entrave sa réalisation... Voilà pourquoi une pratique est absolument nécessaire. "

Maheshwari Swami 

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dimanche 11 novembre 2018

The good, the bad and the ugly



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Merci Claudie, souvenirs

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