lundi 13 juillet 2020

La citation du lundi


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"L'unique trésor ce n'est pas la vie dont je rêve, c'est la vie qui m'arrive : Dieu s'y tient."


Marie-Laure Choplin

Un coeur sans rempart
in La vie telle qu'elle est 
Ed Labor et fides p 50

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dimanche 12 juillet 2020

Il était une fois dans l'Ouest / Ennio Morricone / Desire Capaldo


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Pour honorer la mémoire d'un grand compositeur... et des grands western de ma jeunesse !


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samedi 11 juillet 2020

Angel of Mercy / Piers Faccini

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Piers Faccini animera un atelier  avec  Emmanuelle Martin 

"Voix, écoute et improvisation" 
au Roche d'Ajoux  du 27 au 30 juillet 2020

Pour en savoir plus et peut-être vous inscrire...c'est ici 



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vendredi 10 juillet 2020

jeudi 9 juillet 2020

mercredi 8 juillet 2020

Passagère du silence / Fabienne Verdier


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Je viens de relire ce récit passionnant des 10 ans d'initiation de Fabienne Verdier partie en 1983 à 22 ans   étudier la calligraphie et la peinture traditionnelle chinoise à l'Institut des Beaux-Arts de Chongqing dans le Sichuan .
Vers la fin de son séjour, elle est attachée culturelle à l'ambassade à Pékin et a l'occasion de rencontrer et d'aider parfois les plus grands maîtres de calligraphie, de peinture ou de musique qui ont survécu à la révolution culturelle :

" Ils avaient été à deux doigts de sombrer dans la folie, usés par une agression quotidienne absurde, souvent incompris de leurs proches, regardés avec honte par leurs propres enfants, critiqués avec acharnement pendant des années ; leurs biens, rouleaux anciens, bibliothèques savantes, brûlés ; eux-mêmes battus et torturés, et pourquoi ? Parce qu'ils peignaient ? Parce qu'ils étaient poètes ? Parce qu'ils osaient parler de l'insaisissable et, par la voie des arts, se libérer des entraves ? Aujourd'hui, dans la grande "Chine ouverte", ils restaient des laissés pour compte, des bannis de la terre pour n'avoir cessé d'aimer la peinture, les pensées poétiques et philosophiques, la contemplation inlassable des merveilles de la nature. Quand j'arrivais, je trouvais toujours le vieux Lu Yanshao seul, perdu dans ses pensées, ultime ilot de survie dans un environnement qui l'avait oublié.
Comment exprimer le profond désarroi ressenti à rencontrer ces derniers maillons de la chaîne de l'histoire de la peinture, ces passeurs d'éternité, ces héritiers du patrimoine de l'humanité ? Comment expliquer qu'à ce degré de connaissance, de détachement absolu presque imposé par le régime totalitaire, ils avaient atteint une universalité puissante , En leur compagnie, j'oubliai complètement qu'ils étaient chinois alors que je me trouvais au coeur même de la spécificité chinoise. Avec eux, d'emblée, les barrière culturelles tombaient, celles-là mêmes auxquelles je m'étais douloureusement heurtée. "

Passagère du Silence 
Ed de Poche p 265

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