samedi 27 mai 2017

Elm / Richie Beirach

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Une merveille de la part de  JFL....

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vendredi 26 mai 2017

Ce soir La Rochelle

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Bonne soirée Marcel et ménages ton coeur
Allez le Stade ;-)

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Lion / Garth Davis

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India again ...
Sortez vos mouchoirs !

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jeudi 25 mai 2017

Danger ...?

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Merci Yves !

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lundi 22 mai 2017

La citation du lundi



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"C'est pourquoi le vrai problème, encore une fois, n'est pas de savoir si nous serons vivants après la mort, mais bien si nous serons vivants avant la mort. Car il n'est pas question de réclamer l'immortalité pour notre biologie, prise comme telle, qui ne vaut pas plus que celle des punaises, ou des chacals. L'immortalité n'est pas une rallonge mise à notre vie biologique dans la crainte de crever. Ce n'est pas du tout cela. L'immortalité est une valeur, une dignité, une vocation, une exigence: comme la personnalité et comme la liberté. C'est pourquoi nous sommes candidats à notre immortalité. Elle ne peut pas nous être donnée toute faite, pas plus que notre personnalité, pas plus que notre liberté"
Maurice Zundel in L'expérience de la mort, 1962 p.20
cité par Michel Fromaget in La vocation spirituelle de l'homme

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dimanche 21 mai 2017

samedi 20 mai 2017

Heartbeats /José González

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Merci Adrien et Aurélie !

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jeudi 18 mai 2017

Le repas des Sadhus / Extrait du journal de Pierre

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Pierre

Mardi 7 février Tiruvanamalai


Après le petit déjeuner, nous avons un "tour de groupe" où chacun s'exprime.
Puis c'est le repas des sadhus. Avec Elvie et Pauline nous préparons la place. On retire les tables et les tapis. On en met d'autres. On met aussi des fleurs aux gurus : les photos de Lee et Yogi. À 11h 30 les saddhus attendent à la porte. Environ une trentaine. Ils s'installent rapidement. Certains réservent des places pour leurs amis. Puis un saddhu entame une prière que tous reprennent. On remercie les donateurs. Les femmes ont servi du riz et des sauces sur des feuilles de bananier. Elvie et Pauline ont distribué bananes et oranges. Moi ce sont les "pickles" (j'ignore ce que c'est, mais ça doit être très pimenté car je n'en mets qu'une toute petite cuillerée à chacun. Certains en demandent un peu plus d'autres n'en veulent pas). Les gestes sont très expressifs, il n'est pas nécessaire de parler tamoul et de plus le repas se passe en silence. Puis nous nous mettons sur le côté. Volker et les deux indiennes ont fort à faire à repasser avec le riz, les sauces et l'eau. Les sadhus mangent de bon appétit …peut être n'ont-ils pas à manger tous les jours.
Puis rapidement tous se lèvent pour se laver les mains. Certains en profitent pour nous remercier et ils s'en vont.
Arrivent alors 5 ou 6 femmes. Elles sont habillées de gris (les sadhus sont en orange) : ce sont des mendiantes. On les sert dans leur gamelle et elles partent.



Puis nous installons l'espace pour notre repas. Pour une fois nous mangerons assis par terre, les mêmes plats.
Nous avons été impressionnés par le repas des sadhus. Il y a beaucoup d'estropiés, de vieux etc.… Pendant notre repas un mendiant essaie de se servir. Volker le chasse vigoureusement. Un autre viendra en chaise roulante. Une indienne lui donnera un peu mais de l'autre côté de la route dans un sac en plastique.
J'ai de l'admiration pour ces gens qui vont jusqu'au bout de leur idées et vivent pauvrement, dans le plus grand dénuement. J'aurais bien du mal à quitter mon confort d'européen pour vivre de la charité. Il se dégage de leurs visages ,qu'ils m'ont permis de photographier, paix, ferveur, bienveillance, détermination….comment ne pas être touché?



mercredi 17 mai 2017

Constellations à Valence

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Comme chaque année... je me réjouis de retrouver ce beau travail d'harmonisation.
"Harmonise, harmonise " disait Taisen Deshimaru .



lundi 15 mai 2017

La citation du lundi


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Entayent devant l'Oued Tanjet

" L'émerveillement est l'expérience-type de l'expérience spirituelle. Et c'est là pourquoi la meilleure pédagogie pour introduire la phénoménologie de l'esprit, consiste tout bonnement à relater des témoignages d'émerveillement. Qu'il s'agisse de témoignages signés de noms célèbres comme J.J. Rousseau, Maine de Biran, Hüsserl, Claudel, M.Proust, Hoffamnsthal,....ou bien signés de noms parfaitement inconnus.(...)
Tout moment d'émerveillement, tout "instant émerveillé", comme toute "expérience spirituelle" vraie connaît deux versants, deux volets : un "notionnel" et un "émotionnel", un "cognitif" et un autre affectif. Sur le premier versant, les traits les plus caractéristiques sont : l'étonnement, le saisissement, voire la stupéfaction. Et, sur le second : la joie, la paix, le ravissement, voire l'allégresse et l'exultation.

Michel Fromaget in "La vocation spirituelle de l'homme "p.52 Ed. UppR

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dimanche 14 mai 2017

Buddhist chanting of Ladakh, India

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En pensant au prochain séjour au Ladakh...
Celles et ceux qui ont séjourné à Dongyu Gatsal Ling reconnaîtront
 le rituel de Chod pratiqué tous les soirs par les nones. 

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samedi 13 mai 2017

Le monde va mieux !! / Matthieu Ricard

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Sur le blog de Matthieu Ricard.

Merci Martine.



"Surfant sur la vague de la « vérité alternative », le triste personnage qui sévit momentanément à la tête des États-Unis d’Amérique, un pays qui fut jusqu’à récemment le champion du monde libre, a déclaré que les homicides avaient atteint leur plus haut niveau depuis 47 ans dans son pays. Il a aussi reproché aux médias (son obsession !) de n’en presque rien dire. Or s’ils n’en disent rien, c’est ma foi pour une bonne raison : selon les chiffres donnés par le FBI lui-même, en 2014 le taux d’homicide était à son niveau le plus bas depuis prés de 55 ans ! Il a même diminué de moitié depuis les années 90. En 2016, on a observé une augmentation dans certaines villes (notamment à Chicago pour des raisons socio-économiques) mais cette augmentation n’a été que de 0.3 % par rapport à 2015 pour l’ensemble du pays.
Ce n’est pas tout. Comme l’a montré le travail magistral de Steven Pinker, professeur à Harvard, dans un ouvrage de 800 pages, la violence sous toutes ses formes n’a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles. Le taux d’homicide en Europe, par exemple, est passé de 100 par an pour 100 000 habitants au XIVe siècle à 1 actuellement !
Au Moyen Âge, la torture était pratiquée ouvertement et ne semblait choquer personne. La pendaison, le supplice de la roue, l’empalement, l’écartèlement par des chevaux et le supplice du bûcher étaient monnaie courante. L’esclavage, qui coûta la vie à des dizaines de millions d’Africains et d’habitants du Moyen-Orient a été progressivement aboli.
Il y a toujours des pays, des villes ou des quartiers dans lesquels on observe une augmentation momentanée de la violence, mais c’est la tendance globale au fil du temps qui est rassurante. Ce déclin est dû à l’essor de la démocratie, à l’accroissement des échanges librement consentis entre les peuples, aux missions de paix, à l’appartenance à des organisations internationales, au fait que la guerre ne suscite plus l’admiration, au respect croissant des droits humains, aux bienfaits de l’éducation et à l’influence accrues des femmes.
Nous devons donc éviter de sombrer dans le syndrome du mauvais monde. Pour ce faire, l’excellent ouvrage de Jacques Lecomte,Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! vient à point. Il dresse un tableau réaliste des immenses progrès qui ont été accomplis depuis un siècle. La mortalité maternelle et infantile a été divisée par deux depuis 1900, et pourrait être éradiquée d’ici à 2030. Le nombre de personne sous le seuil de la pauvreté est passé, grâce au plan du millénium des Nations Unies, de 1,5 milliard à 750 millions en 20 ans. Le nombre de pays ayant aboli la peine de mort a été multiplié par 13 ; le nombre des enfants non-scolarisés a diminué de moitié en 20 ans et le nombre des régimes autoritaires est passé de 90 en 1975 à 20 aujourd’hui. La mortalité par paludisme a diminué de 60 % en 15 ans, épargnant plus de 6 millions de vies. Saluons à ce propos l’extraordinaire travail de Ray Chambers, l’envoyé spécial des Nations Unies pour combattre le paludisme.
Inutile donc de succomber aux affres de la sinistrose et de se réfugier dans le sentiment d’impuissance chronique qui n’engendre que l’immobilisme. Investissons notre énergie dans les nombreuses solutions qui permettent d’améliorer encore la situation du monde. Bertrand Piccard, après avoir prouvé qu’il était possible de faire le tour du monde dans un avion entièrement propulsé par l’énergie solaire, se propose maintenant de répertorier, d’ici à deux ans, 1000 solutions pragmatiques pour remédier au réchauffement climatique. Les énergies renouvelables seront bientôt moins chères que les énergies fossiles.
Le monde va mieux, cela ne fait aucun doute. Cela n’empêche pas qu’il reste beaucoup à faire. La dégradation de notre environnement est incontestablement le grand défi du XXIe siècle dans la mesure où il va affecter de façon majeure le sort des générations à venir. Ce n’est donc pas le moment de perdre courage. Il faut agir sur le plan individuel en s’engageant avec persévérance au service de l’humanité et de la planète, et sur le plan social en remédiant aux inégalités, en favorisant la coopération altruiste et en facilitant l’évolution des idées et des cultures. Il faut aussi agir sur le plan des institutions nationales et internationales pour qu’elles entérinent sous forme de résolutions contraignantes les solutions indispensables à un avenir meilleur.
C’est pour cela qu’il ne faut pas, souligne Jacques Lecomte, écouter les prophètes de malheur qui nourrissent nos peurs, encouragent les démagogues de bas étage comme ceux qui viennent de gagner les élections aux USA et ceux qui risquent de les gagner plus près de chez nous, à mener des politiques autoritaires dénuées de sagesse et de bienveillance.
Jacques Lecomte parle d’« optiréalisme » : le vrai optimiste a besoin de réalisme pour ne pas tomber dans l’illusion et agir de la manière la plus efficace possible. Le philosophe Peter Singer, quant à lui, parle d’un « altruisme efficace » qui consiste à ne pas prendre de décisions sentimentales, fondées sur la détresse empathique, mais de chercher lucidement comment faire le plus de bien possible dans le monde avec les moyens, le temps et l’énergie dont on dispose. Quoi qu’il en soit, comme le souligne Yann Arthus-Bertrand : « Il est trop tard pour être pessimiste. »
J. Lecomte, Le Monde va beaucoup mieux que vous ne croyez. 2017. Les Arènes.
S. Pinker, The Better Angels of our Nature : Why violence has declined. 2011, Viking Adult.

jeudi 11 mai 2017

Amen-Amin / Qawwali /Gospel /Faiz Ali Faiz /Holy Ecstasy

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Merci Benoît P
Dialogue inter religieux en musique !

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mercredi 10 mai 2017

Vous n'êtes pas ce à quoi vous ressemblez...


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Cher Douglas
Lors d'un atelier en Australie

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mardi 9 mai 2017

Inde du Sud : Pierre / Les enfants

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J'ai déjà publié quelques témoignages de participants au séjour à Tiruvannamalaï de février dernier. Celui-ci est un peu spécial. C'est celui de Pierre, en images. Parfois les photos parlent autant que les mots pour dire ce qu'une personne a ressenti et la qualité du lien qu'elle a su tisser avec un lieu, des gens, un pays, une culture.
Merci Pierre pour ce regard si tendre et percutant.







Cliquez sur les photos pour les voir en grand .

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lundi 8 mai 2017

La citation du lundi

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"Plus grand est l'obstacle, plus grande la confiance en ta force.
La grandeur de l'obstacle n'est pas punition, mais confiance ."

Dialogue avec l'Ange 
L 13


samedi 6 mai 2017

Liszt - Consolation Nr. 3 / Daniel Barenboim

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Merci Monique pour ce moment magique et délicat...

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vendredi 5 mai 2017

Ted X / Le pape François

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Merci, merci Monique .

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jeudi 4 mai 2017

Désert...

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Je suis allée début avril au Maroc, trois jours à Marrakech et une semaine dans le sud au début du Sahara. Mon idée était d'explorer la possibilité de proposer de nouveau des marches silencieuse dans le désert. Je le dis tout de suite, le réalité n'a pas répondu à mon attente.

Pas de comparaison me suis-je dit, mais, je ne peux pas non plus oublier : quand on a connu la noblesse grandiose du Hoggar et des Touaregs, une frange de désert où des guides très compétents par ailleurs, promènent des touristes dans les dunes laisse un goût artificiel. Bien sûr, il y a la lumière du soir sur la courbe incroyablement pure des dunes, le ciel infini dans la lucarne du sac de couchage, la densité du silence la nuit.. Mais personne n'habite ici, le désert se visite. Les guides ont appris leur métier au centre de formation. Les villages du bout de la route voient débarquer des randonneurs d'un œil morne. Personne ne se souvient plus des caravanes pour Tombouctou.

Le Hoggar que nous avons connu est un désert vivant où tentent de se maintenir des Touaregs qui nous ont emmenés chez eux, accueillis silencieusement, nous entraînant dans leur contemplation du ciel et du vent comme dans leurs échanges interminables de nouvelles autour d'un feu. Les caravanes s'étirent sur les chemins étroits, on voit des ânes sauvages, parfois au loin une gazelle, on entend les chacals, la nuit, et jamais les chameaux ne sont loin. Chaque montagne a un nom, chaque lieu, une histoire. Il y a Hadedou, son cône si reconnaissable, le lieu de naissance d'Entayent (1), Akar Akar où l'on chassait jadis le guépard, Innamare où au pied d'un rocher en creusant, on trouve toujours de l'eau, Mezzerouj où en grimpant comme des chèvres on trouve des coquillages et plus haut encore une grotte et ses dessins, l'Oued Tanjet et l'eau sur deux kilomètres qui invente un paradis d’oiseaux, de lauriers roses et de palmiers, il y a Oul, le cœur, Tedekelt, la paume de la main et Tessa N'aguena, le ventre du ciel. L'Assekrem est un lieu sacré, un des centres du monde où s'ouvre la porte de l'infini. Ce désert-là, pierreux, hostile, gigantesque, est habité, vivant, on y rencontre des humains ivres de liberté, ivres de Dieu.

Voilà, je n'emmènerai pas de groupe dans le désert marocain.

Pour ceux qui le connaissent j'ai eu Abdelwahab au téléphone la semaine dernière. Si la zone est réouverte, il me contactera. Entayent va bien. Les frères de Foucault sont toujours à l'ermitage et disent la messe chaque matin à 7h. Et mon cœur, comme celui de beaucoup d'autres est toujours en lien avec tout cela, la terre, les pierres, les bêtes, le ciel et les humains.

(1) notre guide

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mardi 2 mai 2017

La série chinoise de Peter May

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Attention ce post est réservé uniquement aux amateurs de romans policiers. Je connaissais déjà Peter May, écrivain écossais installé dans le sud de la France pour son excellente trilogie écossaise . Je viens de découvrir et même dévorer sa Série Chinoise en six volumes (ou deux compilation). Série qui a rencontré un grand succès international et lui a valu d'être nommé membre honoraire de l'association des écrivains de romans policiers de Pékin. Avec Margaret Campbell, médecin légiste aux Etats -Unis, et Li Yan, commissaire de police à Pékin, Peter May nous emporte au coeur d'une Chine riche de ses traditions et avide de modernité. Chaque volume est organisé autour de sujets modernes et brûlants comme le dopage scientifique, le trafic d'objets d'art, le trafic d'organes, le risque d'attentat biologique etc C'est bien écrit, très bien documenté, agréable à lire et disons le un peu addictif. Le monde chinois est fascinant. Un régal si vous aimez les polars. Merci Sandrine.

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lundi 1 mai 2017

La citation du lundi


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" Quand je me suis rendu pour la première fois avec Derain au musée du Trocadero (1), une odeur de moisi et d'abandon m'a saisi à la gorge. J'étais si déprimé que j'aurais voulu partir tout de suite. Mais je me suis forcé à rester, à examiner ces masques, tous ces objets que les hommes avaient exécutés dans un dessein sacré, magique, pour qu'ils servent d'intermédiaire entre eux et les forces inconnues hostiles qui les entouraient, tâchant ainsi de surmonter leur frayeur en leur donnant couleur et forme.
Et alors j'ai compris que c'était le sens même de la peinture. Ce n'est pas un processus esthétique; c'est une forme de magie qui s'interpose entre l'univers hostile et nous, une façon de saisir le pouvoir en imposant une forme à nos terreurs comme à nos désirs. Le jour où j'ai compris cela, je sus que j'avais trouvé mon chemin."

Exposition Picasso Primitif du Musée du Quai Braly
Picasso cité par Françoise Gilot
Vivre avec Picasso
Calman Levy 1964

(1) Musée Ethnographique du Trocadero (1882-1936)

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dimanche 30 avril 2017

Hjørring utdrag! Øyunn

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"Superbes pianiste et contrebassiste. Et cette batteuse-chanteuse si musicale; j'adore son drumming !Ils/elles sont simplement humains et beaux"
JFL...

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samedi 29 avril 2017

Danilo Perez-The Purple Condor


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Merci Vincent

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vendredi 28 avril 2017

jeudi 27 avril 2017

La rencontre d'un saint ordinaire

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On peut s’être dédié à des projets humanitaires pendant des années et pourtant recevoir avec gratitude une leçon d’humilité de ceux qui œuvrent au bien d’autrui avec une authenticité à toute épreuve. Gurmit Singh est l’un d’eux.
Ce que fait Gurmit n’est pas compliqué, mais demande un élan du cœur qui ne s’exprime pas chez la plupart d’entre nous, bien que nous en ayons tous le potentiel. Depuis près de vingt-cinq ans, à Patna au Bihar, tous les soirs, vers 9 heures, Gurmit Singh, après avoir fermé sa boutique de vêtements, se rend sur son scooter auprès des malades les plus démunis, les laissés-pour-compte des deux principaux hôpitaux de la capitale de la province la plus pauvre de l’Inde. On les appelle les « lawaris », les « abandonnés », car ils n’ont personne à qui demander de l’aide. Une salle commune leur est réservée, délabrée, sale et fétide.
Sur le chemin, Gurmit achète des repas chauds, des galettes, des légumes, des œufs, du yaourt, des douceurs pour nourrir ses protégés. Jusqu’à minuit passé, il apporte de la nourriture et du réconfort à ceux qui gisent souvent à même le sol en béton de deux grands hôpitaux de la ville, ou sur des banquettes rudimentaires, les lits décents étant occupés à 100 % par des patients plus aisés. Des infirmières passent deux fois par jour, et un maigre repas, à peine mangeable, est servi. Le reste du temps, les malades sont laissés à leur triste sort. Les rats courent partout et les mordent parfois. Mais quand Gurmit Singh arrive avec des provisions et nourrit souvent de sa main ceux qui sont dans l’incapacité de le faire, les sourires reviennent sur ces visages marqués par la souffrance.
Gurmit raconte le cas d’une femme très pauvre qui a été percutée par un train et a dû être amputée d’une jambe. Elle a aussi perdu une grande partie de sa mémoire. De plus elle est enceinte. Gurmit Singh a réussi à retrouver un membre de sa famille en affichant sa photo sur des réseaux sociaux. Gurmit achète également les médicaments que l’hôpital ne fournit pas gratuitement et que les patients n’ont pas les moyens de se procurer. Il donne régulièrement son sang et motive ses amis à faire de même.
Gurmit n’attend rien en retour de sa bienveillance et pourtant, par deux fois, les deux hôpitaux dans lesquels il se rend tous les jours lui en ont interdit l’accès. Un aveuglement à peine imaginable, dû peut-être au sentiment de culpabilité de ceux qui dirigent les hôpitaux comme des entreprises commerciales et craignent pour leur réputation. Ceux-là ne souhaitent pas qu’il leur soit rappelé tous les jours que la bonté doit passer avant toute autre considération. À chaque fois, Gurmit a réussi à faire intervenir quelqu’un pour qu’il puisse continuer son œuvre.
La plus grande inquiétude de Gurmit est de manquer l’une de ses visites journalières. « Qui va s’occuper d’eux, si je m’absente ? » De fait, il n’est pas parti en vacances et n’a pas quitté Patna depuis treize ans, de peur d’abandonner les abandonnés. Sauf à une occasion, quand la communauté Sikh l’a honoré pour son dévouement.
Pour payer les dépenses, Gurmit et ses cinq frères, qui habitent des logements modestes dans le même immeuble, mettent 10 % de leurs revenus dans une boîte de dons. Dans la famille, on a remplacé les fêtes et les cadeaux d’anniversaire par une contribution à la cagnotte.
Le déclic s’est produit il y a 23 ans quand une femme qui survivait en vendant des sacs en plastique de porte à porte est arrivée en pleurs dans son magasin avec dans les bras son petit garçon gravement brûlé. Gurmit les a emmenés à l’hôpital pour constater que les médecins étaient en grève. Indigné, il s’est arrangé pour que l’enfant reçoive les premiers soins, puis a décidé de revenir s’occuper d’autres personnes négligées par l’hôpital et par la société.
C’est sans doute cette « banalité du bien », cette « aveuglante proximité » de la bonté incarnée par Gurmit Singh qui nous touche et nous émeut le plus. On y découvre le bien à l’état pur, sans aucune affectation ou prétention.
On pourrait arguer qu’en vingt-cinq ans, Gurmit Singh aurait pu mobiliser ses concitoyens et étendre son action à 10, voire 100 hôpitaux. C’est ce qu’essaient de faire des ONG comme la nôtre, Karuna-Shechen, qui aide trois cent mille personnes chaque année, dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux. Nous avons sur le terrain des personnes admirables. Mais nous avons tous besoin d’exemples capables d’inspirer nos vies, de modèles qui incarnent la bonté dans sa forme la plus nue et la plus essentielle. La qualité n’est pas une affaire de quantité. Rien ne saurait remplacer les Gurmit Singh pour éclairer notre chemin et raviver notre confiance dans la nature humaine.
J’ai personnellement consacré cinq années de travail à essayer de démontrer, dans un livre de 800 pages, que l’altruisme véritable existait, que nous pouvions le cultiver, et que la poursuite d’un bonheur égoïste était vouée à l’échec. Gurmit Singh dit tout cela en quelques mots : « Le bonheur, c’est aider les autres. » Quelqu’un avait déjà écrit : « Tous ceux que j’ai connus pour être vraiment heureux avaient appris comment servir les autres. » C’était Albert Schweitzer. N’est pas prix Nobel qui veut, mais nous pouvons tous être un Gurmit Singh. Il suffit d’ouvrir notre cœur tout grand.
http://www.matthieuricard.org/blog/posts/la-rencontre-d-un-saint-ordinaire

mercredi 26 avril 2017

mardi 25 avril 2017

Par l'oreille du coeur / André Martin

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Voici le témoignage passionnant de notre ami André Martin. 
Certains d'entre vous, dont je fais partie,  ont pu bénéficier des talents de son oreille et de son coeur. Vous allez retrouver ou découvrir dans ce livre son enthousiasme, son habileté et sa ferveur à mêler les deux axes de sa vie, la musique et la sadhana pour n'en faire qu'un seul courant. 
C'est une belle illustration de la manière dont on peut intégrer la pratique spirituelle au quotidien en respectant sa nature propre, son svadharma dit l'Inde, en l'utilisant même pour le mettre au service du divin.






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lundi 24 avril 2017

La citation du lundi

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"Une fois que vous aurez réalisé la Vue, bien que les perceptions trompeuses du samsara puissent encore s'élever dans votre esprit, vous serez semblable au ciel : quand un arc-en-ciel apparaît, le ciel n'est pas particulièrement flatté, et lorsque des nuages surviennent, il n'est pas particulièrement déçu. Vous éprouverez un profond sentiment de contentement. Vous exulterez en votre for intérieur en voyant que le samsara et le nirvana ne sont qu'une façade ; la Vue inspirera constamment gaité et humour, et un léger sourire intérieur pétillera toujours en vous."
Dilgo Khyentsé Rinpoché cité par Sogyal Rinpoché
 in Le livre Tibétain de la Vie et de la Mort page 227 

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dimanche 23 avril 2017

La jeune fille et son aigle


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Merci Karl

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samedi 22 avril 2017

Les 3 royaumes / John Woo

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En Chine, cette histoire est un mythe fondateur 
qui montre comment l'alliance  est plus puissante que la force brute.

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vendredi 21 avril 2017

Le cancer est une maladie curable


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Pour toutes celles et ceux concernés directement 
ou indirectement par le cancer.

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jeudi 20 avril 2017

Les vaches aiment le jazz


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Bonjour à vous ! Je crois que j'ai toujours été étonné par les vaches...
JFL

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mercredi 19 avril 2017

Sakura


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Merci Christian
un an déjà ;-)

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mardi 18 avril 2017

Respire

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Un livre très intéressant sur la maladie, le yoga, le courage, le doute, la souffrance, la détermination, la pratique, l'espoir. J'y ai trouvé bien des échos avec ma situation actuelle. J'y ai retrouvé mes souvenirs avec Iyengar. Un livre émouvant et motivant. Merci à Stéphane et merci à Marie M.

lundi 17 avril 2017

La citation du lundi

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"Seigneur, donne moi la sérénité
D'accepter les choses que je ne peux changer;
Le courage de changer celles que je peux,
Et la sagesse d'en faire la différence.

Marc-Aurèle

Nous connaissons toutes et tous cette citation, mais
c'est si facile de l'oublier.

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dimanche 16 avril 2017

Diana Krall - Walk on by


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Oui, je sais, ce n'est pas la première fois.
Mais j'adore

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samedi 15 avril 2017

Matariki on the Move: He Huinga Whetū

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Je ne sais rien d'eux à part qu'ils sont Maoris...

Superbes voix...

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vendredi 14 avril 2017

Trop occupé ?

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Vous devriez méditer 20' par jour
Sauf si vous êtes très occupé
Dans ce cas là :
Méditez une heure par jour.

Ancien adage Zen

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mercredi 12 avril 2017

Le dernier Minier


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Le dernier Minier vient de sortir. Si sur mes conseils vous avez lu un ou plusieurs des livres de l'écrivain toulousain et que vous avez apprécié, n'hésitez pas, lisez le dernier opus des aventures du Commandant Servaz. Pour ceux d'entre vous qui n'ont pas encore découvert l'univers de Minier, attention. C'est du lourd dans le noir, il faut aimer le genre. Mais dans "Nuit" vous trouverez une magnifique description de NDE (expérience proche de la mort). Un polar-thriller où on parle d'amour de cette manière ce n'est pas si courant. Allez, bonne lecture et merci à toi Christian pour le cadeau.


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mardi 11 avril 2017

Bon anniversaire Princesse


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Sadhana Kendra Ashram


Somewhere in Ladakh


MERCI.......MERCI.......MERCI

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lundi 10 avril 2017

la citation du lundi

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Photo Véronique Fabart

"Du point de vue du bouddhisme, le cerveau n'est que l'ordinateur. C'est la partie qui s'occupe de la programmation. Mais quelle est l'énergie qui actionne l'ordinateur. Sans cette énergie l'ordinateur est mort. L'énergie qui actionne l'ordinateur ne réside pas dans l'ordinateur même. Récemment, je lisais une série d'articles écrits par des neurochirurgiens de pointe.L'un d'eux a constaté que bien que nous en sachions beaucoup sur le cerveau aujourd'hui, nous n'avons toujours pas trouvé l'esprit. Les Tibétains en savent long sur le cerveau. Si quelqu'un est très traditionaliste, incapable d'accepter de nouvelles idées, emprisonné dans des modes de pensée désuets, les Tibétains le qualifient de "cerveau vert", dans le sens d'un cerveau qui aurait moisi. Ils savent que le cerveau est relié à la pensée, mais que la pensée n'est pas l'esprit. Quand nous parlons de l'esprit dans le bouddhisme, nous ne nous référons pas seulement aux facultés intellectuelles. Nous évoquons quelque chose de beaucoup plus profond. En fait, les termes utilisés pour désigner le coeur et l'esprit sont interchangeables. Il s'agit souvent du même mot. Ce mot, chitta en sanscrit et sem en tibétain, signifie à la fois "coeur" et "esprit". C'est là, au niveau du coeur, que vous vous concentrez. C'est là que vous puisez l'énergie, le courant électrique qui fait fonctionner l'ordinateur et sans lequel ce dernier meurt. Quand nous méditons, nous devons donc apprendre à faire descendre l'énergie au niveau du coeur."

Jetsunma Tenzin Palmo

la vie quotidienne comme pratique méditative
Le courrier du livre p 281-282

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dimanche 9 avril 2017

Private joke


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"C'était une sombre nuit d'orage."
Bon courage Frédéric...et Odile
De tout coeur

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