mercredi 30 avril 2014

Vous avez dit Jazz ?

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Jean-François

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Paresse

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Ne pas dire un mot de toute la journée,
ne pas lire le journal,
ne pas entendre la radio,
ne pas écouter les commérages,
s'abandonner absolument,
complètement à la paresse,
être absolument,
complètement indifférent au sort du monde,
c'est la plus belle médecine qu'on puisse s'administrer.

Henry Miller


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Robert Wyatt


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JFL

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mardi 29 avril 2014

Ici, maintenant...


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Merci à Nadine et Didier


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Tinariwen "Toumast Tincha"

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Le dernier CD de Tinariwen...

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lundi 28 avril 2014

Conte de l'incroyable amour


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Tant d'années déjà
Merci


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La citation du lundi

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Le séjour de l'éveil est dans la clarté de l'esprit, dans cette lumière irradiant toute chose de sa présence. Toute chose n'a lieu qu'en son séjour. Partout circule l'énergie, aucune chose ne serait sans elle ; mais la pierre, la fleur, la terre ne se prennent pas pour autre chose qu'une manifestation de cette énergie. Seul l'homme pense être quelqu'un, se détache de sa source jusqu'à l'oublier. (page 9)
 
Au fond de mon être, la lumière miroite sa jouissance. Une impalpable véhémence gonfle ma poitrine. Tout ce qui vient, vient de ce grand fond de lumière et ce grand fond de lumière est à tout le monde comme il n'est à personne. Le monde entier lui appartient et n'est rien d'autre que lui. (page 21) 

On ne peut sortir du séjour, mais on peut l'oublier, l'ignorer, être dans la confusion. Personne ne peut l'obtenir, car il réside où il n'y a personne, mais on peut disparaître et naître dans sa lumière. On ne peut qu'être le séjour. On ne peut l'évoquer sans le placer hors de soi, hors de lui-même, dans un mot, un concept, sans le convertir en une pensée. L'homme parvient à accomplir ce tour de force de quitter, de façon illusoire, sa demeure primordiale. Il se chasse du paradis. Par ce mouvement, il devient chasseur et ne trouve comme seule proie que le mirage d'une ombre fugace. Il cherche dehors ce qu'il a quitté dedans. Il parvient à franchir l'incomparable frontière par une usurpation d'identité. Se lie à l'imposture par un inextricable serment. (page 29) 

Le retour suppose un départ, une séparation, une chute horizontale, un glissement, une attraction hypnotique hors de son royaume. Il suggère une réintégration, une reviviscence. Il propose un mouvement inverse, une conversion du regard,  un virage à cent-quatre-vingts degrés, une nage à contre-courant vers l'abîme d'où surgit la naissance, une soif irrésistible de la source originelle qui déjà augure des retrouvailles. Inlassablement revenir, revenir à la maison. Le récit du retour est celui de l'enfant prodigue. (page 32)

Jacques Goorma - Le Séjour - Arfuyen 2009


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David Lazar

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High in the mountains, a group of children play with a homemade soccer ball
Lesotho.
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dimanche 27 avril 2014

Ninja


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Waouh
Merci Patrick


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Comme la grenouille...

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Peut-être que pour les parents aussi 
ce livre est indispensable ;-)))


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Lou Rhodes


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From JFL.
Pour Sandrine dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.


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Samsara

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Merci Michel C.
Vertigineux!

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Double nature

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"Sois humble, car tu es fait de boue. Sois noble, car tu es fait d'étoiles".

proverbe soufi 
Jean-françois

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Vo Anh Kiet

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Terraced fields during harvest season
Mu Cang Chay, Vietnam.

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samedi 26 avril 2014

Les gens qui doutent


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Monique


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Marathon boy


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Un article intéressant est paru ce WE
dans l'Equipe Magazine
sur ce petit garçon, qui a maintenant douze ans
et qui court toujours
avec le même rêve en tête

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Sergio Carbajo Rodriguez

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Portrait of a young Suri boy going with his father to take care of the cattle
Ethiopia.

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vendredi 25 avril 2014

Je peux faire mieux

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Aspen Wang

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Pinguin on ice
Antartica.

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Titi Robin


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From Corinne pour Jacquie

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jeudi 24 avril 2014

Vivre heureux avec Alzheimer


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Une vidéo ancienne 
mais si importante et touchante
merci Nikita


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GP in Argentina

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Demain pour mes amis motards
Passe de trois pour Marc ?

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Le regard Un...

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Le basculement de la conscience individuelle actuelle vers une conscience une et illimitée n’est plus une lointaine aspiration, c’est un processus vivant se produisant à l’échelle planétaire MAINTENANT. En ces temps où chacun aspire à une profonde transformation, recevons cette invitation à sortir de notre cocon pour vivre à la mesure de ce que nous sommes vraiment, Être. 


Sans nous en rendre compte, tels une grenouille que l’on fait cuire lentement dans une eau d’abord tiède puis, de plus en plus chaude, nous sommes anesthésiés par un mental qui réduit nos capacités et nous fait croire que nous sommes séparés les uns des autres. Comme une nuit privée d’étoiles, nous vivons dans la noirceur et, pire encore, notre vie est dépourvue des étincelles de lumière qui pourraient l’illuminer. Étant sous l’emprise d’un mental chargé d’idées à propos de soi, des autres et de la vie, notre liberté s’en trouve d’autant réduite.



Le temps est venu de tourner notre regard vers l’intérieur… pour y découvrir que ce que nous sommes est à mille lieues des informations contenues dans le mental. 
Hors du mental, le mariage de la splendeur de Être et de l’infinie diversité de notre humanité procure une extase se déployant en cascade. Le témoignage du divin sur terre est d’une banalité désarmante et d’une beauté inconcevable, une beauté à mouiller nos yeux d’éblouissement…

ÊTRE – HUMAIN signifie que nous sommes le Divin se révélant dans chaque être humain. En tant qu’humain, nous en sommes le passage et l’instrument.

Le geste que nous devons accomplir n’est pas visible extérieurement. C’est un mouvement intérieur de la conscience qui tourne son regard déjà fixé sur de nombreux phénomènes mentaux et se regarde elle-même. 

Lorsque la conscience que nous sommes de tourne vers elle-même, elle peut se reconnaître en tant que Je suis. 
Ne niant rien de notre vécu et aspirant à une vérité toujours plus profonde et holistique, le regard Un transforme les aspects souffrants de notre humanité. 


Il ne s’agit pas d’ajouter une croyance ou quoi que ce soit d’autre à un mental déjà encombré, mais de regarder le monde à partir de ce qui perçoit toute chose et ne peut être perçu. Le regard Source ne peut se voir lui-même, nous pouvons juste en être conscient et reconnaître que nous sommes ce regard. 



Il est à la portée de chacun de prendre quelques instants pour passer d’un point de vue duel et mental au point de vue (un non-point de vue) de la conscience Source, le regard Un.


Que votre vie soit un joyau irradiant l’insaisissable Beauté de Être ! 


Claudette Vidal

Merci Alain-René
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mercredi 23 avril 2014

Nos amies les vaches

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Ces émotions là sont l'aube d'un sentiment. 
De gratitude envers les animaux et de solidarité avec l'ensemble du vivant.

Merci Marie-Thérèse.

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Pawel Uchorczak

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Klodzoko Valley, Poland.

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Madeleine Peyroux

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Smile...

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mardi 22 avril 2014

Chut...!

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L'Art de la Tapisserie

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Notre amie Brigitte De Amorin expose ses oeuvres jusqu'à la fin du mois de Juin à

 Valence à l'Atelier Marie Legras

à l'angle de la Grand Rue  et de la rue Gaston Rey en dessous de la Maison Mauresque 

http://1petitcoin2terre.blogspot.com/



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Tout est permis

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Nous sommes allés voir le dernier film de Coline Serrau. C'est un documentaire fait à partir des stages de récupération de points pour les personnes qui n'en ont plus ou peu. C'est en fait une illustration magistrale de la formule bien connue : "Que dit le mental ? Que dit la vérité ?
Aux tentatives répétées des automobilistes  de justifier jusqu'à l'absurde leurs comportements au volant - tentatives  dans lesquels on ne peut éviter de retrouver certains de nos arguments fallacieux - les animateurs de stage opposent le démenti des faits. Pas de moralisme culpabilisant. Juste les faits.
Ce film est de salubrité publique.  Nous sommes rentrés tranquillement en respectant à la lettre les limitations de vitesse. Combien de temps avant qu'une certaine mécanicité reprenne le dessus...?
Nous conseillons vivement d'aller voir ce film qui est sans doute moins percutant qu'un stage - quoi que...-  moins cher ça c'est sûr, mais aussi passionnant qu'utile.



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lundi 21 avril 2014

Neuengamme Matricule 36588

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C'est un témoignage de déporté très particulier pour nous puisqu'il s'agit du témoignage de Marcel Bayod, le père d'Alain. Comme beaucoup de déportés Marcel s'est tu pendant très longtemps. Impossible de raconter ce qu'il avait vécu , "on ne m'aurait pas cru" dit-il.  Depuis les années cinquante, les anciens du commando de Wilhelmshafen où il a passé la majeure partie de sa détention se sont rassemblés  tous les ans pour se souvenir et célébrer leurs liens indéfectibles. Ils sont trop peu nombreux maintenant et ne peuvent plus traverser la France pour se retrouver à Paris, La Rochelle, Nice ou Dijon. Mais plusieurs d'entre eux ont pris leur plume pour témoigner, raconter l'irracontable. Marcel l'a fait pour ses enfants, ses petits enfants et arrière petits enfants...et pour tous les autres.
Cette parution a été l'occasion de moments forts auprès de lui et d'une solidarité familiale : Alain et moi avons aidé à la mise en forme du récit, Christian un autre de ses fils et Johan un de ses petits fils se sont chargés de la mise en page et de l'édition. 


" J'ai 17 ans, j'habite chez mes parents, dans une bourgade d'un modeste chef-lieu de canton de la Haute-Garonne, Salies du Salat, situé au pied des Pyrénées et je suis garçon coiffeur. Nous sommes en avril 1944 dans la France occupée. La région est calme, pour ma part, je n'ai pas encore vu d'allemands dans le secteur et pourtant..."

Marcel Bayod nous raconte simplement toute la complexité de quatorze mois en enfer, quatorze mois loin de sa famille, quatorze mois qu'il mit près de soixante-dix ans à pouvoir partager à ses proches et à son entourage.


Nous écrire si vous voulez vous procurer un exemplaire.

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Graham McGeorge

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Camouflage...

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dimanche 20 avril 2014

O, Maicuta sfanta

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Un petit signe à notre amie Kinga partie avec son premier groupe 
dans les monastères de Roumanie pendant les fêtes de Pâques...

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Joyeuses Pâques

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L'ange de la Résurrection...

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Kabelias

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Quelle créativité ! 

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samedi 19 avril 2014

Peter Delaney

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The Godfather.

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vendredi 18 avril 2014

Ecoute

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Il y a une voix qui n'utilise pas les mots. 
Ecoute !

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Frederick Van Heerden

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Running for Life.




La plupart des photos publiées dans les jours qui viennent sont des finalistes du concours organisé par le Smithsonian Magazine. En espérant que la beauté de ces photos vous nourrira comme elle me nourrit. 

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jeudi 17 avril 2014

Jacques Goorma et Douglas Harding

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Merci à Catherine de m'avoir introduit à la poésie initiatrice de Jacques Goorma. Très touchant de retrouver  dans ses poèmes la même évidence, quelquefois avec les mêmes mots, que celle qu'enseignait Douglas.

  À la page 7 de son recueil intitulé "Le séjour" Jacques Goorma "cite" Sherlock Holmes :
 "Je ne vois rien de plus que ce que vous voyez, mais je me suis entraîné à le remarquer". 
Douglas affectionnait cette citation. 


Voici trois autres textes extrait "du séjour".

"Le sans visage est dans chaque visage. Il n'est pas un mot, mais le silence de tous les mots. Et pourtant, s'il est le ciel, il est aussi l'oiseau et quelque chose d'irrésistible nous ramène à sa beauté."  page 34

"Ce n'est pas à travers les trous oculaires que je vois. C'est à travers un oeil qui est derrière et au-dessus. Un oeil qui est chez moi et fait comme chez lui. Comme chez toi. C'est un regard impersonnel. Ce qu'il voit au dehors, est personnel. Ce qui est dehors, apparaît et disparaît. Mais cet oeil qui voit tout n'est jamais apparu, c'est simplement une ouverture qui laisse sa place au monde."  page 61

"Je vais aller où je ne suis jamais allé, là d'où je ne suis jamais parti. Revenir au séjour que je n'ai jamais quitté. Ce lieu abstrait, comparable au ciel immense, vide, lumineux, sans limite ni contour. Il n'est que de se retourner vers lui, vers ce que fondamentalement nous sommes. Retourner le regard vers sa source. Plonger dans la fontaine obscure d'où surgit le regard. Devenir ce qu'il n'a jamais cessé d'être. Une lampe allumée dans la nuit des tempes. Car le ciel n'est rien d'autres qu'un regard."  page 69




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Lover man...etc

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Connaissez-vous cette maison de disque ? Putumayo propose des compilations superbes.
Merci à mes soeurs Marilyne et Marie-Paule qui me l'ont fait connaître.
J'aime particulièrement le troisième extrait, Madeleine Peyroux à la voix envoûtante qui chante : Dance Me to the End of Love



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mercredi 16 avril 2014

Conversion

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Si 
dans ta tête
 tu te retournes
 face au sans face
 tu vois 
Dieu 

Il t'efface

 Rien d'autre



Jacques Goorma
Le Vol du Loriot 
p57
Ed Arfuyen


Permis pas permis


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Quelle énergie...



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KOT
(Karl on Tweeter)


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mardi 15 avril 2014

La minute sacrée : Martin Luther King

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Une exposition à ne pas manquer..

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Pour ceux qui habitent Paris et la région parisienne...





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lundi 14 avril 2014

Seul au milieu de tous




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D’après la sociologue américaine Sherry Turkle*, les médias dit « sociaux » sont en fait des moyens d’être seul tout en étant connecté à beaucoup de monde. Un jeune homme de 16 ans qui fonctionne principalement par l’intermédiaire de « textos » remarquait avec un certain regret : « Un jour, un jour, mais sûrement pas maintenant, j’aimerais apprendre comment avoir une conversation. » Les jeunes sont passés de la conversation à la connexion. Lorsque vous avez 3000 « amis » sur Facebook, vous ne pouvez évidemment avoir de véritable conversation. Vous ne faites que vous connecter pour parler de vous-mêmes à un auditoire garanti. Les conversations électroniques sont lapidaires, rapides et parfois brutales. Les conversations humaines, face à face, sont de nature différente : elles évoluent plus lentement, sont pleines de nuances et nous apprennent la patience. Dans la conversation, nous sommes appelés à voir les choses d'un autre point de vue, une condition nécessaire à l’empathie et l’altruisme.

Beaucoup de gens sont aujourd’hui prêts à parler à des machines qui semblent se soucier d’eux. Les chercheurs sont en train d'inventer des robots sociaux, conçus pour être des compagnons pour les personnes âgées et les enfants. Sherry Turkle raconte avoir vu une personne âgée se confier à un robot de bébé phoque et lui parler de la perte de son enfant. Le robot semblait la regarder dans les yeux et suivre la conversation. La femme s’en disait réconfortée. L’individualisme conduirait-il ainsi à un appauvrissement des relations humaines et à une solitude telle que l’on ne puisse plus trouver de compassion que chez un robot ? Nous semblons de plus en plus attirés par les technologies qui fournissent l'illusion de la compagnie sans les exigences des relations humaines. Nous risquons ainsi de n’avoir de sympathie que pour nous-mêmes et de gérer les joies et les peines de l’existence dans la bulle de l’égocentricité.

Les gens disent souvent : « personne ne m’écoute ». Facebook et Twitter leur offrent maintenant des auditeurs automatiques. De fait, il a été montré que les médias sociaux sont principalement des moyens de se promouvoir soi-même.

Curieusement, l’expansion de ces pseudo relations humaines va de pair avec une crainte de la solitude. Les gens ont maintenant peur d’être seuls avec eux-mêmes. Abandonnés à eux-mêmes, ils éprouvent le besoin de se connecter. D’après Turkle, ils sont maintenant passés du stade « je ressens quelque chose, je vais le partager en envoyant un message » à l’impulsion « je veux ressentir quelque chose ; j'ai besoin d'envoyer un texto ».

N'ayant pas la capacité d’être seuls avec nous-mêmes, nous nous tournons vers d'autres personnes, non pas pour établir une relation altruiste et nous intéresser à ce qu’elles sont et à leur situation, mais pour les utiliser comme des pièces de rechange pour soutenir nos personnalités de plus en plus fragiles. Nous pensons qu’être constamment « en contact » nous fera sentir moins seuls. C’est l'inverse qui est vrai. Si nous sommes incapables d'être seuls, nous sommes beaucoup plus susceptibles de souffrir de la solitude. Une enquête a révélé qu’un américain ordinaire ressentait un profond sentiment de solitude une fois par quinzaine en moyenne. D’après Turkle, « Si nous n’apprenons pas à nos enfants à être seuls, ils ne sauront que souffrir de la solitude. »

Il faut aussi renouer l’habitude des conversations et en fournir l’opportunité, dans les lieux de travail et dans les familles. Ceux qui participent souvent à des conférences et à des réunions savent que c’est souvent durant les « pauses café » que les conversations et les interactions les plus fructueuses prennent place.

* Turkle, S. (2011). Alone Together: Why We Expect More from Technology and Less from Each Other. Basic Books?; Turkle, S., The flight from conversation, New York Times, April 24, 2012.


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La citation du lundi

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" On nous en parlait depuis plus d'une semaine. On nous avait averti du danger. Nous avions préparé des verres fumés. Enfin, vint le grand jour.

Nous sommes tous debout dans la cour de l'école à attendre l'événement. J'ai sept ans et nous allons voir la nuit en plein jour. La tête renversée vers les nues, nous attendons. Nous attendons l'éclipse totale de soleil.

En plongeant mon regard dans le ciel limpide, une pensée surgit. Une question que je ne m'étais jamais posée. "S'il y a un mur au fond du ciel, qu'y a-t-il derrière?" Sitôt cette idée formulée, quelque chose d'énorme se rue à l'intérieur de moi, m'envahit et m'entraîne dans son irrésistible torrent. Un gigantesque tourbillon me fait basculer et tomber dans le ciel. Dans le même mouvement, son immensité s'engouffre en moi.

La chute n'est pas de celles bien connues qui s'achèvent très vite sur un sol dur et laissent aux genoux des éraflures. Cette chute-là, je le sais aussitôt, n'a pas de fin. Elle semble même s'accélérer, amplifiant mon vertige de façon démesurée. Je glisse dans le ciel à une vitesse ahurissante en même temps que le ciel précipite son invasion. Des mots me brûlent : " Cela ne s'arrête jamais, le ciel n'a pas de fond, cela n'a pas de fin, pas de fin..."

J'étais bien loin de cette cour, que l'ombre et les exclamations commençaient à gagner, quand le vertige devint intenable d'exaltation et de terreur. Je n'étais plus qu'un point infime dans l'illimité qui déferlait sa vague immense à l'intérieur de mon corps. J'allais éclater sur place, disparaître dans l'infini. La suite?.... Il n'y en a plus. Quelque chose avait disparu dans cette ouverture.

Dans les jours qui suivirent, je fus incapable d'en parler. De raconter cette chute, cette incroyable découverte, cette déchirure. Cette blessure sacrée est invisible. Indicible. Dans mon entourage, j'en guettai la moindre trace, le moindre signe. Par la suite, je tentai même des allusions. Mais rien. Pas d'indice ni de réaction. Par la brèche, la lumière continuait de saigner. Dès que le silence s'établissait, je poursuivais ma plongée dans l'abîme, tentant d'apprivoiser son épouvante, de desserrer peu à peu son étreinte, pour pouvoir m'abandonner à sa grâce.

De cette chute date mon vol.


Jacques Goorma - Le vol du loriot - Arfuyen page 23

Nous vous reparlerons bientôt de cet auteur que nous venons de découvrir grâce à Catherine Harding.


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dimanche 13 avril 2014

C'est l'Amérique ........

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Eurosport 21h
Go93

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Sanctuaire

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Souviens-toi,
la porte d'entrée qui mène au Sanctuaire
est en toi-même.

Rumi

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samedi 12 avril 2014

Children Beyond again


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A la suite de l'énorme succès rencontré par leur premier album, Beyond, Tina Turner, Regula Curti et Dechen Shak-Dagsay sortent leur deuxième album : Children Beyond.
 Cet album a pour intention de promouvoir la paix et la tolérance.

Une trentaine d’enfants issus de cultures et pays différents, vivant en Suisse, accompagnent les trois chanteuses qui offrent leur interprétation musicale
 des prières et mantras les plus importants
 de différentes traditions spirituelles du monde. 
Les artistes reversent les bénéfices à des ONG.


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Children Beyond


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Merci Patrick


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vendredi 11 avril 2014

Anniversaire

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Bon anniversaire Corinne
Des orchidées pour notre voyageuse.


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Susheela Raman

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Je ne connais pas le nom du morceau mais il est beau...


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jeudi 10 avril 2014

La Voulte en fête

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Réservez vos places
pour Anne, Pascal et Gilles


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Seul est vaincu celui qui renonce


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Dans le cadre naturel et sauvage des contreforts du Larzac, dans un petit village languedocien, Babeth et Raphaël Colicci (Agriculteurs et thérapeutes) nourrissent depuis longtemps une passion, une philosophie de la culture de l’olivier, des fruits oubliés et des médecines douces.

Ils vont avec force se battre pour faire pousser sur une terre aride, stérile, de roche et d’argile, des oliviers, des fruitiers, dans ce chaos de la nature qui semble insurmontable, pour créer une extraordinaire oasis de la biodiversité.

Nous partirons à la rencontre de leurs amis avec lesquels ils construisent ce monde de demain. Dans une démarche de développement durable, fondée sur le respect de l’être et de l’environnement qui sert d’écrin aux arbres et plantes qu’ils essaiment sur leurs terres.


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2 ans

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JOYEUX ANNIVERSAIRE LÉO !!

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Driss El Malouni


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 Karl

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Moëbius


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Le grand Moëbius en demo
à la palette graphique.
Impressionnant 
Jean-François


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mercredi 9 avril 2014

Moto GP à Austin

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Arriba MM
Ce WE à Austin...

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Le monde jusqu'à hier



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" Cet accent mis de façon prépondérante sur les réseaux sociaux dans les sociétés traditionnelles a pour pendant l'importance plus grande accordée à l'individu dans les sociétés étatiques modernes, en particulier aux Etats-Unis. Nous n'acceptons pas seulement, mais nous encourageons les individus à aller de l'avant, à l'emporter sur les autres et à obtenir des avantages à leurs dépens. Dans beaucoup de nos transactions nous cherchons à maximiser notre propre profit et ne nous soucions jamais des sentiments de la personne de l'autre coté de la table à qui nous avons réussi à infliger une perte. Même les jeux pour enfants aux Etats-Unis sont en général des compétitions avec un gagnant et un perdant. Il n'en est pas de même dans la société traditionnelle en Nouvelle-Guinée ou le jeu implique une coopération plutôt qu'une victoire ou une défaite.


L'anthropologue Jane Goodale a ainsi observé un groupe d'enfants (des Kaulong de Nouvelle-Bretagne) à qui on avait donné un régime de bananes suffisant pour que chaque enfant en ait une. Les enfants se mirent alors à jouer. Au lieu d'une compétition au cours de laquelle chaque enfant aurait cherché à gagner la banane la plus grosse, ils coupèrent  chacun leur banane en deux moitiés égales, en mangèrent une et échangèrent  l'autre moitié restante avec celle d'un autre enfant. Ensuite chaque enfant coupa le moitié de banane non mangée en deux parts égales, en mangea une, offrit l'autre à un tiers et reçut en retour sa part non consommée. Le jeu se poursuivit ainsi à cinq reprises, le morceau restant de banane étant coupé en seizièmes, et enfin chaque enfant mangea un bout représentant  un trente-deuxième de la banane, donna le second bout à manger à un autre enfant, et reçut la dernière trente-deuxième partie d'une banane d'un enfant différent et la mangea. Tout ce rituel ludique entrait dans la pratique par laquelle les jeunes Néo-Guinéens apprennent à partager et non à chercher un avantage pour eux-mêmes."


Pages 111/112  Le monde jusqu'à hier

C'est un livre passionnant et je ne vais pas pouvoir m'empêcher d'en partager quelques extraits. Cela ne dispense pas de le lire... Une réflexion très mesurée et synthétique qui montre l'étendue de la palette des valeurs humaines et replace ces valeurs , que nous avons tendance à ériger en absolu justifié par nos convictions spirituelles, dans leur contexte réel qui est celui du monde relatif.
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mardi 8 avril 2014

Carte postale

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Merci Eglantine et Dimitri pour cette naïve carte postale from Pondicherry 


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Une histoire dans le sable


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Merci Karl
Bon repos et félicitations
 pour ton marathon de Paris

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La minute sacrée : Etty Hillesum

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lundi 7 avril 2014

Incredible India

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L'Inde a donné ce lundi le coup d'envoi d'élections législatives hors normes. Ce marathon électoral, qui s'étale sur plus d'un mois, devrait porter au pouvoir le leader nationaliste hindou Narendra Modi, donné favori pour succéder au parti du Congrès de la dynastie Gandhi.

Selon les sondeurs, les quelque 814 millions d'électeurs indiens, préoccupés par le ralentissement de l'économie et la hausse des prix, pourraient mettre fin à dix ans de pouvoir du Congrès, usé par de nombreuses affaires de corruption.

Défi logistique, le marathon électoral se déroule en neuf étapes jusqu'au 12 mai pour permettre aux électeurs de déposer leur bulletin dans l'un des près d'un million de bureaux de vote du pays. Les résultats seront proclamés le 16 mai.

Moyens inchangés en 63 ans

Les électeurs de six circonscriptions de l'Assam et du Tripura, deux petits Etats enclavés du nord-est souvent négligés par le pouvoir, étaient les premiers à voter lundi. Au total, environ 15'000 candidats de 500 partis se disputent les 543 sièges de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement.

Le code électoral stipule qu'aucun électeur ne doit parcourir plus de 1,2 kilomètres pour glisser son bulletin dans l'urne. Le vote se fait uniquement sur des machines électroniques, mais les moyens pour expédier le matériel dans certaines zones sont les mêmes que depuis le premier scrutin en 1951.

A dos de chameaux, de mules et de yaks

Des chameaux transportant ce matériel vont ainsi parcourir les déserts du Rajasthan, des mules et des yaks parcourront les massifs montagneux du nord et par endroits des organisateurs traverseront la jungle à dos d'éléphant.

Il faudra des hélicoptères et des vedettes rapides pour équiper les bureaux de vote des îles Andaman et Nicobar.

Quatre jours de marche

En 2009, lors des dernières élections, des membres de la commission électorale avaient marché pendant quatre jours pour livrer le matériel de vote dans les montagnes du Ladakh, dans le Cachemire, pour 37 électeurs, se souvient S. Y. Quraishi, alors chef de la commission électorale. Ils ont transmis les résultats par téléphone satellite plutôt que de ramener l'urne pour le dépouillement.

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