mercredi 31 mai 2017

Le vol du paon mène à Lhassa / Èlodie Bernard

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Peu de temps après les émeutes de 2008 à Lhassa, alors que la planète regarde les jeux olympiques de Pékin, la situation dans l'ouest chinois est verrouillée. Hors d'un groupe organisé, le séjour pour de simples voyageurs en Région autonome du Tibet n'y est plus toléré. Sont nécessaires un guide, un chauffeur et un permis sur lequel sera retranscrit l'exact tracé des chemins empruntés au cours du périple, de manière à contrôler toutes les informations qui sortent du Tibet.
Elodie Bernard, alors âgée de 24 ans, a choisi de pénétrer seule et sans autorisation sur le Toit du Monde, pour s'immerger dans la société tibétaine, observer la vie quotidienne dans les villes et les campagnes, assembler des témoignages de l'intérieur sur la répression en cours. En se déplaçant au gré des rencontres, sans itinéraire prédéterminé, elle a interrogé des dizaines de personnes qui, attachées à leur terre, ne souhaitent pas fuir en exil et s'efforcent de continuer de vivre selon leur culture et leurs coutumes. En partageant gîte et couvert, ces gens lui livrent leur vision de la vie et le sens de leur combat quotidien.

Une errance au pays des neiges...
Voici la citation en exergue du livre.
Elle est d'André Gide extraite des Nourritures terrestres :

"Que mon livre t'enseigne à t'intéresser plus à toi qu'à lui-même,
 - puis à tout le reste plus qu'à toi."

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1 commentaire:

Sandrine Daubrée a dit…

"se déplaçant au gré des rencontres, sans itinéraire prédéterminé"
J'admire ce courage, cet abandon au flux des possibles...tellement loin de mon petit univers enclos, soi-disant maîtrisé...
Un nouveau non-programme pour tes prochaines expéditions, Corinne? ;-)