samedi 3 mars 2012

Amazing Grace


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Waouh !
Olivier

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L'Inde des petits métiers




Incontournable : le tailleur. Ici, peu de "prêt à porter". Si vous voulez un pantalon, une chemise, la "blouse" qui se porte sous le saree, vous allez chez le tailleur. De même vous faîtes faire les coussins, les nappes, les rideaux...


Autour des temples - et des temples, il y en a partout - des femmes, la journée fabriquent et vendent des guirlandes de fleurs. 20 ou 30 roupies la coudée selon les fleurs utilisées. Beaucoup de jasmin, c'est une des odeurs de l'Inde. Ces fleurs ornent les statues des temples, les autels familiaux et les cheveux des femmes.

En plein milieu de Tiru cette femme et son troupeau de vaches ...



Et le long de la plage de Mammallapuram, les pêcheurs ...




Le tailleurs de pierre n'est pas un artisan pour touriste. Bien sûr, il vend des statues aux occidentaux mais fabrique aussi des œuvres à la commande pour les temples et les particuliers.


Enfin, le "watchman", indispensable. Sa fonction n'est pas définie. Il surveille, il est là, il compatit ...
Tous les matins, il me salue d' un "Good morning Mam" auquel je réponds"Good morning Sir". C'est à peu près tout ce que nous pouvons échanger : son anglais se limite à ponctuer d'une voix sonore le déroulement de la journée, good morning, good afternoon, good evening, et mon tamoul est inexistant. Quoique...
Nous avons pour communiquer toute une gamme de sourires et de mimiques et ce très léger dodelinement de la tête qui est LE signe de connivence par excellence. Il sert à se saluer, à dire oui ou simplement à assurer l'autre qu'on le voit ou qu'on l'écoute. Ce petit mouvement là s’attrape très vite, par mimétisme.

C'est le premier mot d'Hindi,
de Tamoul, de Kannada, de Malayalam,de Gujarati, d' Ourdou, de Bengali, de Konkani, de Punjabi, de Télougou, de Marathi...etc



PS : Merci à Jean-Baptise, Sandrine, Karine et Nelly pour les photos



jeudi 1 mars 2012

Pascal Pourré


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Nous sommes très heureux de vous proposer cette chanson
de notre ami Pascal
dont nous sommes des fans inconditionnels.

"Voici le clip réalisé par Guillaume Darcq,
sur une chanson (extraite de mon disque)
que j'ai composée sur un poème de Jack Kerouac: “on tears”,
poème qui parle de la souffrance (au sens bouddhiste)
mais qui est aussi parcouru d'images chrétiennes;
bien dans le style de Kerouac qui mêlait allègrement
dharma et foi catholique."

Pascal

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Rencontres hors du temps

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"Eric Valli est parti sur le continent nord-américain à la rencontre d'hommes et de femmes qui un jour ont tout quitté pour vivre au plus près de la nature. Ils ont fui le stress des villes, le règne de l'hyper consommation pour revenir à l'essentiel, être libres, et vivre en harmonie avec eux-mêmes. Parmi eux, Colbert, un ancien golden boy devenu trappeur, Lynx, une ex égérie punk, qui vit depuis 20 ans dans une yourte et organise des stages pour apprendre à vivre comme au temps de la préhistoire, ou encore Mason, un fermier à l'ancienne qui vit en autarcie. De ces personnages hors du commun, Eric Valli dresse un portrait intime et très vivant."



J'ai été très intéressée par ce livre. Des photos superbes bien sûr. Le texte présente les différentes personnes rencontrées, leur parcours, leurs choix, mais aussi rend compte du temps qu'Éric Valli a partagé avec eux. On sent bien une rencontre, du temps passé ensemble, ce n'est pas juste "j'arrive, je prends des photos, je fais l'interview et je repars". J'ai apprécié aussi la position de l'auteur : ouvert, jouant le jeu lorsqu'il vivait avec eux, admiratif du courage de ses interlocuteurs mais se posant des questions sur la pertinence de leur démarche.

Il y a un côté fascinant chez ces "off the grid" : j'ai appris l'expression dans le livre et après un passage par le dictionnaire je dirais qu'elle peut se traduire par quelque chose comme "hors réseau". Elle part d'une réalité très concrète : ces gens ne sont pas raccordés au réseau électrique ! Et c'est très représentatif de l'existence qu'ils mènent, non pas contre le système, mais en marge, en essayant de dépendre le moins possible de celui-ci. Une des personnes qu'il a rencontrée Lynx Vilden, une femme superbe, pousse très loin dans les stages de plusieurs mois qu'elle propose l'indépendance par rapport au monde moderne. Elle reconnait cependant que ce qui fait qu'un petit groupe d'humain peut vivre dans la nature sauvage chacun fabricant ou prenant soi-même dans la nature ce dont il a besoin pour survivre, c'est avant tout sa capacité à être solidaire.


Il y a derrière certaines des démarches l'idée que la vraie liberté consiste à ne dépendre matériellement de personne, et surtout pas de la société moderne et cela me semble une définition erronée de la liberté. Ce livre a l’immense mérite de nous faire découvrir des gens décalés et de nous questionner.

Allez, un petit extrait avec quelques questions, justement, à propos des ces gens "hauts en couleurs, des pionniers, un peu fous " :

" Mais sont-ils plus farfelus que nos dirigeants politiques, banquiers, économistes, scientifiques et autres diplômés de grandes écoles qui nous incitent à vivre au dessus de nos moyens et de ceux de notre planète ? Plus fantaisistes que ceux qui nous vendent nos énièmes écrans plats, ordinateurs et téléphones portables ? Plus inconséquents que nos ingénieurs et grands patrons d'industrie qui continuent à concevoir des produits à obsolescence programmée ? Plus insensés que ces salariés de l'industrie financière qui, pour augmenter les bénéfices de leur société, vont jusqu'à faire perdre de l'argent à leurs propres clients ? Plus spécieux que nos stratèges géopolitiques qui, sous couvert de démocratie et de patriotisme, justifient nos guerres de ressources ? "

P 18-19

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mercredi 29 février 2012

Constellations familiales

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Alain et moi sommes heureux d'organiser un nouveau week-end de Constellations Familiales avec Marie-Thérèse Bal Craquin à Valence (et non à Romans comme c’est encore annoncé sur son programme).

Le vendredi 13 avril aura lieu une conférence sur le thème :

"Comment transformer les crises en opportunités de croissance et s’entraider à le faire?
Qu’apportent les constellations?"

Elle sera suivie le samedi14 et le dimanche 15 avril
par un séminaire de Constellations.

La conférence et le séminaire ont lieu au centre de l'Épervière
le long du Rhône, à Valence.





Nous avons pu mesurer lors du séminaire de décembre à Romans la pertinence des Constellations comme outil de guérison, d’harmonisation des relations et de pacification intérieure.
L’outil bien sûr vaut par l’expertise et l’intention de la personne qui l’utilise et à cet égard Marie-Thérèse est impressionnante de justesse et de consécration.
Je reviens de Lisieux où je suis allée consteller et je constate sur ma propre histoire les effets bénéfiques de cette approche. Je les ai constatés d’ailleurs au cours de week- end où je n’avais pas constellé une situation personnelle.
Consteller, c’est avant tout se mettre au service d’un ensemble, s’exercer à la compassion, au pardon et élargir son petit moi. En fait l’erreur la plus fréquente est de vouloir consteller « pour moi » alors que l’essence des Constellations est de nous amener à voir notre interconnexion avec un système et à nous rappeler notre lien évident avec l’ Éternel.
Nous espérons avoir le plaisir de partager cette expérience avec beaucoup d’entre vous.
Pour vous inscrire téléchargez la fiche d'inscription ici et suivez les indications qui sont données.

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mardi 28 février 2012

Arménie


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Superbe
Merci Jean-François

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La citation du mardi

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Sainte Thérèse de Lisieux à 8 ans

" Je me réjouis d'être petite puisque les enfants seuls
et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste "
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
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dimanche 26 février 2012

Ora et labora in horto


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Superbe
Merci ami Gérard


"Ora et labora in horto" est un film de Patrick Bittar sur le skite Sainte-Foy. D'une durée de 15 minutes, il présente la particularité d'être sans parole, de présenter des images du skite Saint-Foy, dont l'higoumène est le père Gerasime , de ses membres, travaillant et priant, accompagnés par des chants orthodoxes de Divna Ljubojevic et du choeur Melodi. Il est possible de commander le film en DVD au réalisateur pour 10 euros (frais de port compris, par chèque): Patrick Bittar, 4, rue Paul Bert, 92130 Issy-les-Moulineaux.

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Il y aura une lumière


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Olivier

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samedi 25 février 2012

Bovines

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Dans les champs, on les voit, étendues dans l’herbe ou broutant paisiblement.
Grosses bêtes placides que l’on croit connaître parce que ce sont des animaux d’élevage.
Lions, gorilles, ours ont toute notre attention, mais a-t-on jamais vraiment regardé des vaches.
S’est-on demandé ce qu’elles faisaient de leurs journées ?
Que font-elles quand un orage passe ? Lorsque le soleil revient ?A quoi pensent-elles lorsqu’elles se tiennent immobiles, semblant contempler le vide ?
Mais, au fait, pensent-elles ?
Au rythme de l’animal, au milieu d’un troupeau, Bovines raconte la vie des vaches, la vraie.

Sélection ACID au Festival de Cannes 2011.

MrK


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Le moment présent

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Celui qui veut faire de sa vie une prière ininterrompue doit apprendre à vivre dans le moment présent...

Dieu "a mis dans le cœur des hommes l’éternité" (Qo 3,11)... L’homme appartient à la fois au temps et à l’éternité. Le maintenant éternel de Dieu apparaît sur la terre quand le temps est à l’arrêt. Il y a dans l’histoire un instant éminent, le grand instant de l’incarnation, celui où temps et éternité s’unissent. Cet instant dote tous les autres instants d’une dimension d’éternité. Cela signifie que plus une personne est enracinée dans le Christ, plus son être est concentré dans le présent... Il s’agit pour chaque personne de vivre dans l’instant : elle vit alors en même temps dans l’éternité. Celui ou celle qui prend l’instant au sérieux et vit dans le temps du Christ, vit sur la terre déjà dans l’éternité...

Même si, en profondeur, nous sommes des êtres d’éternité, notre vie, à la surface, s’étend dans le temps. Un petit bout de vie à chaque instant. Chaque instant amène avec lui sa tâche. La vie devient très simple lorsqu’on vit dans l’instant. Par contre, si l’on cherche à embrasser plusieurs instants d’un coup, on se tend, on se fatigue...

Nous avons la certitude inébranlable que chaque instant exactement rempli porte fruit et a des conséquences imprévisibles... Chaque instant que l’on remplit d’un « oui, Père ! » donne un écho qui ne s’éteint jamais... La vie s’épanouit et s’enrichit quand grandit le nombre des instants qui sont remplis d’amour. Celui qui méprise l’instant ne parvient jamais à la plénitude de la vie...

Si l’instant est l’incarnation de l’éternité, cela signifie que la totalité de l’éternité est changée si l’instant est rempli du oui de l’amour. L’instant est comme le grain de sénevé, la plus petite de toutes les semences, mais ce qui en surgit lui est incommensurable...

Vivre dans le présent est une façon radicale de mourir à soi-même. Nous avons là une forme naturelle d’ascèse qui se trouve toujours à notre disposition puisqu’elle est une dimension de-la vie elle-même...

En disant oui à Dieu à chaque instant, on devient un instrument toujours plus souple dans sa main. L’attention pleinement éveillée avec laquelle on vit l’instant présent fait en outre que le travail va beaucoup plus vite, qu’on ne perd plus de temps et que même la planification de l’avenir et la préparation aux tâches qui attendent - c’est aussi un élément du présent - trouvent leur juste place.

L’instant présent est le lieu de rencontre de la vie éternelle et de la vie quotidienne. Celui qui vit dans le présent vit en Dieu et dans l’éternité. Chaque instant apporte une volonté concrète de Dieu, simplement pour cet instant. Lorsqu’on consent à cette volonté de Dieu, l’instant devient exactement ce que Dieu a voulu en faire : une petite partie de l’histoire sainte, de cette histoire du salut que notre vie doit devenir. Le présent est le seul endroit de notre vie où nous pouvons être unis à Dieu...

En prenant au sérieux l’instant et la tâche qui nous est attachée, nous affaiblissons notre moi égoïste, ce moi qui pense au résultat dans l’avenir : argent, position, succès, estime ; ou qui a peur que quelque chose du passé puisse avoir des conséquences désagréables. Cet égoïsme perd toutes ses chances si l’on vit dans Instant.

Celui qui vit dans le moment présent est, de façon mystérieuse mais tout à fait réelle, toujours en oraison. La voie la plus simple, qui convient à tous et qui ne gêne pas le travail qui, au contraire contribue à l’améliorer, consiste à s’ouvrir à l’instant, à accueillir l’instant présent comme un don de la main de Dieu. Dès que tu t’es complètement abandonné au Père comme Jésus l’était, ta vie devient prière... La prière est un état de complète disponibilité devant Dieu, disponibilité à un niveau profond qui consiste à vouloir exactement ce que Dieu veut que nous fassions, à n’être que l’instrument de Dieu, et rien d’autre. "Tu n’as plus de pouvoir sur le passé qui appartient à sa miséricorde et tu n’as aucune idée de l’avenir qui est confié à sa Providence ; il ne te reste donc que le présent" (J. Lafrance, Prie ton Père dans le secret). Vivre dans le présent nous fait découvrir la présence vivante de Dieu sous le voile des choses banales et quotidiennes. Il y a dans le maintenant une espèce de "Présence réelle" : Dieu y est véritablement présent, il n’y a que là qu’on puisse le rencontrer...

Il s’agit d’être présent à ce qui se passe maintenant et présent à son moi authentique. On ne peut vivre en profondeur si on ne vit pas dans le présent, et en vivant dans le présent, on trouve sa nature profonde. On pourrait dire que l’un des plus grands péchés de la personne humaine, c’est l’absence. Elle n’est pas disponible, elle ne touche jamais à l’essentiel. Au lieu de saisir la vie alors qu’elle passe devant elle, elle attend qu’elle se soit éloignée : elle arrive toujours trop tard. Ou trop tôt : elle n’attend pas que la réalité soit là...

Pour être présent, il faut être humble. Nous ne pouvons pas être présents à toute une ligne mais uniquement en un point. Ainsi que le dit un ancien starets, nous devons vivre "comme une roue". Moins la roue touche le sol, mieux elle roule. Elle vit au présent. Plus la surface du sol qu’elle touche se réduit à un point, plus vite va la roue. Si la roue voulait se sentir plus en sécurité et avoir plusieurs points de contact avec le sol, elle cesserait de rouler. Elle roule millimètre après millimètre, ne saute pas la moindre parcelle du chemin, ne néglige aucun instant ; elle pénètre et explore tout. Et pourtant, quelle vitesse...

Celui qui s’essaie à être présent dans le maintenant découvre avec joie que ce maintenant devient toujours plus plein et plus riche. Il y a une évolution et un dynamisme dans le présent. Il est l’expression d’une maturité et d’une liberté croissantes.

On ne peut vivre dans le présent à moins d’être conscient, attentif. Il s’agit d’être pleinement éveillé. Il faut s’engager totalement dans ce qu’on fait et ne pas diviser ses forces intérieures. Etre complètement disponible, comme Marie : "Voici la servante du Seigneur". Quoi que tu fasses, c’est une action sainte que tu accomplis avec respect et application. C’est une liturgie sainte et tu en es le liturge.

Celui qui parle de vivre au présent rencontre régulièrement une curieuse objection : "Je ne peux pas vivre dans le présent, je l’oublie immédiatement. Cela marche quelques minutes, puis c’est fini." De telles paroles montrent qu’on n’a pas encore compris de quoi il est question. On croit que, dans l’avenir, on échouera à vivre au présent. Mais il s’agit du présent maintenant, tandis que j’écris et que je lis. Si nous remplissons l’instant d’une présence complète, notre journée voit sans cesse apparaître de nouveaux instants qui nous invitent et nous exhortent à être totalement présents. Ne pensons pas toujours à l’avenir quand nous parlons de la vie au présent. Chaque instant a un message qui doit être pris au sérieux.

Un moyen qui peut nous aider à vivre de plus en plus dans le présent, c’est, paradoxalement, de penser souvent à la mort. C’est une caractéristique de la mort de nous ramener au présent... Dans un article sur la relaxation quelqu’un donnait le conseil de s’imaginer qu’on allait mourir le jour même. Un lecteur écrivait quelques semaines plus tard : “ Cela a bien marché : j’ai travaillé comme si tout devait prendre fin le soir même. J’ai laissé de côté des choses moins urgentes pour me donner totalement aux choses importantes.”

Celui qui s’essaie à vivre au présent remarquera bientôt que beaucoup de choses commencent à changer dans sa vie,... On est de moins en moins gêné par le manque de temps... La vie au présent libère une quantité inouïe de temps qui auparavant était perdue du fait de notre dispersion : on ne consacrait au travail que la moitié de son être... maintenant on travaille de tout son être et tout se passe en souplesse... Plus on travaille calmement dans le présent, plus le temps se montre élastique.

Vivre au présent ouvre la personne à ce qui est nouveau. Elle y fait l’expérience de son affinité avec le totalement nouveau, Dieu. On en vient aussi à porter un autre regard sur l’homme. On découvre l’originalité de chaque personne (parce qu’on y est tout à coup attentif). Chaque personne devient neuve, unique, importante... Celui qui vit dans la nouveauté vit aussi dans une éternelle jeunesse. Ce qui est propre à la vieillesse, c’est la routine, la répétition stérile d’habitudes durcies. Mais pour l’enfant tout est nouveau... il vit dans l’étonnement. Là encore, nous devons redevenir des enfants. On n’a plus besoin alors de comparer : tout est bien, tout est unique, tout a une plénitude intérieure...

Plus on vit dans le temps, dans le maintenant, plus on travaille comme Dieu, c’est-à-dire tout simplement en étant. On ne cherche pas par un tel travail à gagner quelque chose, à remplir ses greniers. On est tout simplement, on aime, on donne, on sert.

(Extrait de "Méditation chrétienne profonde", de Wilfrid Stinissen, carme suédois)


Merci à Hélène pour ce partage


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vendredi 24 février 2012

Inde : témoignage d'Albert

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Des événements importants pour moi se sont produits en Inde. Ce qui me parait important c'est ce qui l'en reste et ce qui en restera demain.

L'Inde m'a travaillé au corps et mais surtout au cœur. Mais ce n'est pas n'importe quelle Inde que nous avons visitée (l'Inde nous a visités pour être précis).

A propos du corps, Arnaud disait: "Je ne vois pas comment vous pouvez vous passer d'un travail sur le corps". A propos du cœur j'ai envie de dire: "Je ne vois pas comment nous pouvons nous passer de l'Inde", et je comprends mieux maintenant pourquoi Arnaud a insisté auprès de Corinne et d'Alain pour qu'ils nous emmènent en Inde.

J'ai visité des lieux qui pointent encore vers l'Essentiel. Ici, tout est fait pour nous endormir et nous empêcher de nous réveiller. Vous ne pouvez dormir nulle part en Inde: les nuits sont trop bruyantes, la chaleur moite, et si vous n’êtes pas vigilant dans le trafic je ne vous donne pas trois secondes avant l'accident.





Ashram de Yogi Ramsuratkumar. Une journée à chanter son nom. Moments de révolte, le mental cherche une logique... Journée perdue? J'aurai la réponse le jour suivant. Deux méditations d'une très grande intensité. L'une en groupe durant laquelle un grand lâcher prise se produit, je m’autorise à être comme je suis, et je m'amuse, je ris dans ma barbe. Et une méditation seul à Skandashram, une des grottes de la montagne sacrée Arunachala où Ramana Maharshi a médité pendant de nombreuses années. Deux mantras me sont donnés.

Après coup, Yogi Ramsuratkumar est pour moi l'incarnation même du lâcher-prise. Lâcher-prise total d'un enfant qui s'amuse en parfaite sécurité sous le regard bienveillant de son père.

Le Maharshi c'est surtout la lecture des réponses données aux questions du mental : Qui souffre? Qui pose la question? Qui suis-je?




Et puis il y a eu le séjour à Sadhana Kandra Ashram, l'ashram de Chandra Swami, aux pieds de l’Himalaya (1). Qu'en dire ? Très brièvement. C'est un doigt qui pointe vers ... (mettez le mot que vous voulez, avec une majuscule) tellement réel, tellement présent, tellement vivant... tant pis pour ceux qui regardent le doigt. Tout est fait pour nous rappeler du Divin. Quatre médits, la première à 4h30 du mat, les nombreuses horloges murales (indiennes = synchronisées à dix minutes près), les prières, les chants, les satsangs avec des réponses très pointues, les darshans avec ses commentaires sur l'actualité du moment ou n'importe quoi (il ne parle pas et est pourtant est très bavard avec son stylo, il écrit même en mangeant!), Swamijii qui fait le tour des personnes présentes pour leur offrir des bonbons, ses rires incessants, son regard aimant, la dévotion de son entourage. Je pourrai continuer... mais je suis paresseux... Si cela vous tente, dépêchez-vous, lorsqu'on lui demande des nouvelles de sa santé, Swamiji répond: "82 ans", suivi d'un grand éclat de rire.

Le retour vers l’Europe commença par 7 heures de taxis, dans une voiture indienne, sur des routes indiennes, un trafic indien, avec un chauffeur indien (Neeraj, qui avait déjà conduit plusieurs membres d'Hauteville à Delhi, y compris un certain Arnaud Desjardins dont il se souvenait comme de quelqu'un de très enthousiaste et aimable et qui l'avait invité à venir dans son ashram en France), du thé chai et des chapatis bien graisseuses - emballées dans du papier journal - mangées sur le bord de la route ... Que du bonheur!

Ce fut un grand cadeau. Entretenir la flamme. Merci Corinne et Alain.

L'inde m'a touché. Elle me manque déjà. J'aime l'Inde.

(1) Albert s'est rendu seul, après le départ du groupe dans le nord de l'Inde.

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jeudi 23 février 2012

Bunker Roy


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http://www.ted.com/talks/lang/fr/bunker_roy.html


Regardez et écoutez ça, c'est génial !

Merci Jacquie et Jenny
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Inde : témoignage de Karl

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J’ai tout d’abord vu de petites lumières dans la nuit à travers le hublot
Puis vite, très vite, la vie, partout, les couleurs, la chaleur, et surtout les sons
J’y ai entendu des symphonies de klaxons
La circulation est un concert dont Dieu est le chef d’orchestre à temps plein


J’y ai vu des vaches aux cornes multicolores, jaunes, vertes, bleues aussi.
Déesses de la circulation devant qui le monde s’incline
J’y ai vu une montagne de feu aux milles grottes
Sortes de fours alchimiques qui embrasent les cœurs ardents
J’y ai vu une demeure aux allures de gymnase
Qu’un Yogi malicieux, un peu sorcier, au nom improbable a jadis habité
Il a plus d’un tour pour vous faire tomber dans son sac
Quelques sirènes aux chants envoûtants y sont d’ailleurs encore piégées


J’y ai croisé souvent les doigts sur des rickshaws sauvages
et fermé aussi pas mal les yeux
J’y ai dégusté des Talis aux milles saveurs, accompagnés de paneers
et de quelques chapatis
J’ai assisté à une puja, donné par un brahmane au long caleçon,
dans un temple digne des aventuriers de l’Arche perdu.

J’y ai vu des monuments d’un autre temps, vestiges de querelles de quelques Dieux
J’y ai vu des maisons pauvres mais souriantes de mille couleurs
J’y ai vu des rues parcourues de saris chatoyants et riants
J’y ai découvert une vitalité hors du commun, senti une énergie vibrante
J’y ai trouvé la flamme sacrée qui fait qu’on est humain
Bref je crois bien que je suis tombé amoureux de l’Inde


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mercredi 22 février 2012

Inde : témoignage de Patricia

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Un voyage…




Retourner en Inde, je l’avais désiré, pourtant au moment du départ que de doutes…Pourquoi partir ? « every place is a place to be », une retraite ?

Ce n’est pas le moment et puis les occasions de rappel sont partout pour qui souhaite se rappeler……j’ai fait la sourde oreille. Je suis partie…


Patricia et Catherine


Et, de fait, ce voyage ne m’a rien « apporté » . Heureusement.Rien de plus…Plutôt moins, moins de prétention, de revendications, de planification, de dispersion… moins de tête .
Un peu plus pauvre au retour qu’à l’aller. Heureusement.



Légèreté, douceur, simplicité, sensualité : bonheur d’aller pieds nus dans un tourbillon d’impressions – couleurs, odeurs, sons, saveurs – exacerbés sous le soleil et la moiteur .


J’ai été dérangée, je me suis inclinée, à ma mesure, j’ai senti que si je m’ouvre je
reçois , et j’ai reçu. En abondance. Parfois de manière inattendue. J’ai rencontré
de grands dévots et j’ai été profondément touchée de pouvoir vivre avec eux
leur consécration particulière. J’ai vécu la fraternité en Dieu, la joie d’être
ensemble, rassemblés autour d’un même projet sacré : faire grandir en nous LA
Présence.
Ce voyage n’a ni début, ni fin…

Merci


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Ramana everywhere

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Une trouvaille de Jean-Baptiste
Ramana-Enfield

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mardi 21 février 2012

Inde : témoignage de Sandrine

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Alors, ce 1er voyage en Inde ?
Eh bien, prenez une femme ayant plutôt peur de sortir de son chez elle bien calme et rangé, du genre casanier et pas voyageuse pour deux sous.
- Plongez-la -notez bien d’ailleurs qu’elle s’y est plongée toute seule, mue par un ressort mystérieux- dans un tourbillon de mouvements, couleurs vives, odeurs puissantes, klaxons tonitruants, pollution par gaz carbonique et crasse sédimentée.
- Saupoudrez très généreusement de sourires, de gentillesse dans les yeux, de franches et joyeuses apostrophes « where do you come from ? what’s your name ? »…
- Laisser agir 2 jours à Chennaï.

Puis reprenez la préparation obtenue, et mettez-la à frire, rissoler, bouillir et court-bouillonner dans le magistral chaudron de Tiruvannamalaï, avec son couvercle mystique Arunachala.
- ça dore, ça ne dort plus, ça perd tête et pieds, et ça finit par fondre dans le cœur ardent du grand temple, ayant rendu pas mal de son jus au pied du torride lingam de Shiva.



Reprenez ensuite la pâte obtenue, et déposez-la entre les mains expertes et maternelles de Ma Devaki, la merveilleuse servante de son seigneur et maître Yogi Ramsuratkumar, qui fera chanter quelques heures et lever la pâte au levain de sa dévotion.
- N’oubliez pas quelques allers-retours au four de Virupaksha, la brûlante grotte de Ramana Maharshi, que vous tempérerez par une halte dans la douceur de la grotte de Papa Ramdas.
- Ponctuez par des arrêts méditatifs à Ramanashram.
- La pâte est travaillée…
Vous n’omettrez pas d’y glisser de temps en temps les épices de quelques joyaux délicats (bagues, boucles d’oreilles et colliers), glanés de-ci de-là, ni d’envelopper dans quelques parures vestimentaires délicieusement colorées, trouvées sur votre chemin -ce serait faute de goût!
Pour rendre possible l’alchimie de cette sainte cuisine qui nous a tous bien fait mijoter, chacun à sa façon, il a fallu le génie, l’énergie et la patience d’Alain et Corinne qui en ont conçu le déroulé, et la magnifique présence de nos hôtes, disciples impeccables et hôtes adorables .
Evidemment, le Guru était aux commandes.
La préparation ainsi obtenue est toujours en cours d'élaboration, n’a pas vraiment de nom, de forme, est assurément ayurvédique, et n’aspire qu’à se rendre toujours plus appétissante pour être un jour enfin divinement engloutie!


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lundi 20 février 2012

La citation du lundi

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« Il faut oublier des mots comme Dieu, la Mort, la Souffrance, l’Éternité. Il faut devenir aussi simple et aussi muet que le blé qui pousse ou la pluie qui tombe. Il faut se contenter d’être. »

Etty Hillesum