dimanche 7 mars 2021

Corcovado / João Gilberto & Astrud Gilberto / Stan Getz/ Antonio Carlos Jobim

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Une merveille de simplicité et de subtilité...
Pour fêter l'arrivée officielle du printemps !
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samedi 6 mars 2021

Hare Krishna Maha-Mantra / George Harrison



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C'était hier  l'anniversaire de Shree Chandra Swami...

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vendredi 5 mars 2021

YES !

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jeudi 4 mars 2021

The Role of Fear in Our Lives ( Le rôle de la peur dans nos vies) /Jetsunma Tenzin Palmo & Molly Birkholm

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"Pour les gens, généralement, la peur et une émotion très présente. Et bien sûr elle est là aussi lorsque les gens méditent. Lorsque la surface de l'esprit devient plus calme d'autres choses apparaissent. 
Certains imaginent que, lorsqu'on médite, on se retrouve dans la béatitude et la joie mais en fait beaucoup se retrouvent confrontés à toutes sortes de pensées et de sentiments réprimés qui émergent quand le mental devient plus tranquille. 
C'est comme ici, voyez l'océan ! Nous vivons principalement à la surface de l'océan, au niveau des vagues. Nous vivons des hauts et des bas au rythme des vagues. Mais si vous plongez dans l'océan vous découvrez qu'il y a toutes sortes de choses là en bas.....des dauphins amicaux mais aussi des requins et de êtres très étranges qui vivent dans la profondeur  de l'océan.
Ce qui arrive le plus souvent en méditation, c'est que les gens  font l'expérience de peurs très profondes qu'habituellement ils essaient de supprimer dans leur vie quotidienne très occupée. Quand on s'assied tranquillement des peurs  inconnues surgissent de traumatismes passés ou bien ce sont des peurs existentielles qui remontent.
Je pense qu'un des points importants de la méditation est d'autoriser les sentiments réprimés, qu'ils soient agréables ou désagréables, à remonter à la surface.Et nous avons à  les reconnaître et d'une certaine façon à devenir amis avec eux. Ne pas avoir peur de la peur. Mais autoriser la peur à émerger et lui dire "Bonjour la peur ! C'est quoi ton problème? Dis moi, que voudrais tu me dire? Et écouter, parce qu'habituellement quand quelque chose de désagréable émerge, nous avons tendance à faire taire cette chose. Donc, juste l'autoriser à monter et l'écouter comme on écoute un ami.
Je crois que ça peut aider beaucoup et en particulier aider à comprendre ce qui nous motive sous la surface du mental conscient."


mercredi 3 mars 2021

Gens des nuages / Jemia et JMG Le Clézio

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Au grès d'une brocante, j'ai trouvé la version original des éditions Stock de ce livre que j'avais lu en poche et dont j'avais parlé sur ce blog en décembre 2008... Une merveille encore plus belle avec les photos.

Un livre écrit avec son épouse Jemia, un retour aux origines vers la vallée de la Saguia el Hamra  à l'extrême sud du Maroc, d'où vient la famille de celle-ci.



" Vivre au désert, ce n'est pas seulement devenir semblable à un monde dur, hostile, impitoyable. Cela, c'est la légende de l'homme bleu, guerrier indomptable, capable de survivre sur une terre où la chaleur dépasse cinquante degrés, où le taux d'hygrométrie est voisin de celui de la Lune. Capable de reconnaître son chemin sans repères en regardant le ciel et les étoiles capable de distinguer un caillou à des distances vertigineuses. Un homme courageux, généreux et cruel comme le monde qu'il habite.
Vivre au désert, c'est aussi être sobre, apprendre à supporter la brûlure du soleil, à porter sa soif tout un jour, à survivre sans se plaindre aux fièvres et aux dysenteries, apprendre à attendre, à manger avec les autres, quand il ne reste plus sur l'os du mouton qu'un tendon et un bout de peau. Apprendre à vaincre sa peur, sa douleur, son égoïsme.
C'est découvrir un jour, au hasard d'une excursion à Smara, à Laayoune ou à Agadir, qu'on est différent, comme d'une autre espèce.
Mais c'est aussi apprendre le vie dans un des endroits les plus beaux et les plus intenses du monde, vaste comme la mer ou comme la banquise.
Un lieu où rien ne vous retient, où tout est nouveau chaque jour, comme l'aurore qui illumine les schistes, comme la chaleur qui brûle dès le matin jusqu'à la dernière seconde de jour. Un lieu où rien ne différencie la vie de la mort, parce qu'il suffit d'un écart, d'une inattention, ou simplement d'un accès de folie du vent surchauffé sur les pierres pour que la terre vous abandonne, vous recouvre, vous prenne dans son néant."

p74-75

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mardi 2 mars 2021

Enseignements sur la sagesse ( extrait)/ Swami Brahmananda

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Une histoire que Shri Ramana Maharshi racontait à ses disciples :

" Pendant des années, le grand sage Ribhu instruisit son disciple Nidagha sur la plus haute vérité. Nidagha était un disciple intelligent et érudit, mais il ne développa jamais de conviction suffisante pour faire sien cet enseignement. Aussi, Nidagha décida de rentrer chez lui et de vivre une vie simple de dévotion et d'adoration rituelle, mais la grande dévotion du disciple envers le maître et l'amour infini du maître pour son disciple continuèrent  comme avant. Ribhu prit l'habitude de rendre régulièrement visite à son disciple, afin de savoir jusqu'où il avait progressé dans son chemin vers la connaissance de la vérité. Une fois, il se déguisa en vieux paysan aux vêtements déchirés et alla voir son disciple. Lorsqu'il arriva, il trouva  Nidagha en train de regarder la procession du roi qui passait devant sa maison.

Le paysan : Que regardes-tu , jeune homme?

Nidagha : La procession du roi.

Le paysan : Mais où y a-t-il un roi ?

Nidagha : Là, sur l'éléphant.

Le paysan : Oui, je vois bien les deux, le roi et l'éléphant, mais.... lequel est le roi et lequel est l'éléphant ?

Nidagha : Quoi tu vois les deux, et tu ne sais pas qui est le roi et qui et l'éléphant ! L'homme dessus est le roi, et l'animal en dessous est l'éléphant. Tu as l'air d'être un drôle d'abruti !

Le paysan : Je t'en prie, sois gentil avec moi ; je suis un paysan, qui plus est, âgé et ignorant. Pourtant, j'ai encore un doute : tu as bien dit que l'homme "dessus" était le roi et que l'animal "dessous" était l'éléphant. D'accord, j'ai bien compris qui est le roi et      qui est l'éléphant, mais je n'ai pas compris ce que tu entends par "dessus" et "dessous"

Nidagha : Tu me fais perdre  patience ! Les mots ne peuvent donc pas te convaincre, bouché comme tu es ! Je vais t'expliquer en passant à l'action. S'il te plait, penche-toi en  avant  et tu sauras ce qu'est"dessus" et ce qu'est "dessous" !

Le paysan fit comme on lui avait demandé et Nidagha grimpa sur ses épaules. Il s'installa dans cette position, comme s'il conduisait un éléphant.

Nidagha : Bon. Maintenant, tu as compris que je suis "dessus", et que toi, tu es "dessous" !  C'est clair ?

Le paysan : J'ai encore un doute, mon bon jeune homme. S'il te plait, aide-moi. Oui, je sais à présent ce qu'est "dessus" et ce qu'est "dessous", mais tu as dit "je" suis dessus, et "tu" es dessous. S'il te plaît, précise-moi ce que tu entends par "je" et par "tu" ?

Quand Nidagha entendit ces derniers mots, on dit que l'illumination tomba sur lui sous la forme d'un éclair de lumière. Il reconnut son maître spirituel sous les traits du paysan, descendit, tomba à ses pieds de lotus et supplia qu'il le pardonne de son comportement irrespectueux."

 p38-39

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