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jeudi 26 octobre 2017

Souvenir, souvenir...

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Fort Boyard, à marée très basse. C'est rare de voir les fondations de cet ouvrage militaire célèbre maintenant dans le monde entier grâce ou à cause de l'émission éponyme. À la fin des années 70, alors que je commençais à mettre en place, encouragé par Arnaud Desjardins, un projet d'ashram en Charente-Maritime,  j'ai appris que le Fort était à vendre. Pas très cher mais en mauvais état. Isolé, d'accès plutôt difficile, ce lieu me paraissait alors sinon idéal, tout au moins très propice pour la méditation et la retraite. Puis nous avons trouvé un autre fort, au milieu des vignes celui-ci,  Chateau Ardenne. Ce fut le coup de foudre et certains connaissent la suite. Une très  belle histoire qui a duré quinze ans.

dimanche 30 octobre 2011

dimanche 6 janvier 2008

"Les planches c’est ma vie"

A 84 ans, ma très chère amie Emilie Thouvenot vit sa passion de jeunesse avec talent et conviction, voici un article paru dans Sud-Ouest (Kharinne Charov) du 11 octobre 2007. Je t'aime Emilie.......

« Il ne prendra jamais une vieille ! » Et pourtant, la « vieille », le metteur en scène Jean-Pierre Chalot, l’a bien recrutée. Vingt et un ans après, Emilie Thouvenot fait toujours partie du théatre du Petit-Marseille de Rochefort-sur-Mer (17300) du haut de ses 84 ans. On a pu la voir en octobre dernier tenir le rôle du coryphée dans « Electre ». Certes au moment du rappel, elle court moins vite que les autres acteurs plus jeunes, mais dans le jeu, la conviction, l’ardeur et l’amour du théatre sont aussi vivants.

Elle pleure à la lune.
Et tous les matins, l’octogénaire, l’œil malicieux et l’esprit vif, remercie Jean-Pierre Chalot. Grâce à qui elle assouvit sa passion du théatre. Car pendant près de cinquante ans, elle a vécu avec la frustation de ne pouvoir en faire.
« à 14 ans, mon professeur de littérature voulait que je m’inscrive à un cours d’art dramatique. Hélas, mon père n’a pas voulu…..parce qu’il y avait des garçons. » La jeune Emilie trouvait cet arbitraire trop injuste. Alors dans le jardin de sa Tunisie natale, lorsque la maisonnée dormait, elle allait sous le bananier ou sous le citronnier pour « pleurer à la lune et déclamer ce que j’avais appris à l’école. Ils y sont tous passés : Corneille, Racine, Hugo », raconte celle qui, encore aujourd’hui, ressort ces vers du fond de sa mémoire au pied levé.

Les sanglots du désir.
Puis, la jeune fille a grandi, s’est mariée et a eu huit enfants. Inutile de dire que la vie de famille l’a accaparée. Pourtant, cette volontaire et optimiste de nature ne pouvait se résoudre à rêver des planches. « En faisant mon ménage, je continuais de déclamer. » C’était en elle, il fallait que ça sorte.
Jusqu’à l’an 1986, qui va mettre fin à la frustation. « J’ai fait un travail de connaissance de soi pendant quinze ans et, un jour, j’ai éclaté en sanglots. Pourquoi ? Parce que je n’avais pas fait de théatre. » Son ancien professeur de yoga, Alain Bayod, qui a ouvert un ashram qu’elle fréquente cite la phrase d’Arnaud Desjardins dont il est le disciple : « La satisfaction des désirs doit s’accomplir dans la vie, si ces désirs ne nuisent à personne. » Alain lui donne une semaine pour s’engager dans une troupe. « A 63 ans, j’avais l’impression que c’était fichu. Dés le lundi, j’ai appelé le théatre du petit Marseille et jusqu’au samedi, j’ai raccroché au nez de Jean-Pierre Chalot. J’avais peur d’un deuxième refus, après celui de mon père. » Lorsqu’enfin, au bout d’une semaine, Emilie se jette à l’eau et demande au metteur en scène si elle peut faire du théatre, la réponse affirmative du metteur en scène lui paraît tellement surréaliste qu’elle juge bon de préciser : « Mais j’ai 63 ans. » « Qui vous demande votre âge ? » répond du tac au tac Jean-Pierre Chalot.

Deux hommes dans sa vie.
C’est ainsi qu’Emilie est montée sur les planches. « Pour moi, c’était une déferlante, personne n’aurait pu se mettre en travers de ma route. A partir de là, je me suis attachée au théatre, qui est toute ma vie aujourd’hui. C’est ma deuxième famille » , explique cette grand-mère qui déclare avoir eu deux hommes dans sa vie : Alain Bayod et Jean-Pierre Chalot.
Depuis 1986, ce dernier lui a trouvé des rôles dans quasiment toutes ses pièces depuis « Faits d’hiver » jusqu’à « Electre » aujourd’hui. « J’ai bien essayé de quitter deux fois la troupe, mais au bout d’une semaine, je suis revenue. Et alors, les autres m’ont dit « On t’as pas crue ». Heureusement pour elle.

Rattraper le temps.
« J’ai de la chance » se plait à dire Emilie Thouvenot qui aide aussi Geneviève Lorthios à coudre les costumes. Sur les planches l‘octogénaire est heureuse. Et le théatre le lui rend bien, qui lui a permis de surmonter une amnésie suite à un accident de voiture en 1977.
Emilie Thouvenot a enfin trouvé sa voie et dans son âge. Et si elle joue sur scène avec autant de frénésie, c’est que « j’ai tout ce temps à rattraper » Le 2 novembre dernier, pour son quatre-vingt-quatrième anniversaire, elle a remercié Dieu de lui offrir un an de plus. Pour jouer encore et toujours au plus grand bonheur des spectateurs.

mardi 29 mai 2007

Beffroi

Mon ami Gérard vient de m'envoyer des photos d'Ardenne.
Celle-ci me touche beaucoup. C'est la photo du beffroi et des cloches. Ce beffroi nous l'avons construit, assemblé au sol, démonté, hissé à l'épaule pièce par pièce, remonté en place. Nous étions une petite équipe d'amis pour ce chantier. Mes amis Jean-Louis, les deux charpentiers avaient décidé de travailler à l'ancienne. Tenons, mortaises et chevilles, rien d'autre. Tout en chêne, le poids total du beffroi devait correspondre à trois fois le poids des trois cloches qu'il supportait. Je me souviens de la ferveur et de notre travail quasiment en silence pendant plusieurs jours. Nous étions au service de plus Grand Grand, c'était évident.
Je ne vous cache pas que que c'est avec nostalgie que j'évoque ces souvenirs. Je n'étais qu'une "petite main" dans ce genre de chantier nécessitant un très grand professionalisme mais quel bonheur. On ne refait jamais deux fois la même chose, et il a un temps pour les bâtisseurs. Mais,.........peut être un jour. Inch Allah

jeudi 24 mai 2007

Ardenne : le cloitre


Séquence souvenir : Une dizaine d'années et beaucoup de travail séparent ces deux photos prisent à peu près du même endroit. En haut une assemblée générale, en bas le cloitre terminé. Nous en étions fiers, enfin moi en tout cas.

dimanche 1 avril 2007

Souvenir d'Ardenne...


Je ne me rappelle plus de la date exacte... c'était une semaine "Douglas" à Ardenne où nous étions chargés Serge et moi de faire la cuisine pour les stagiaires... c'était génial... d'abord d'être avec Serge qui était un Ami vraiment généreux... et puis de cuisiner dans la cuisine d'Ardenne !
C'était un gros boulot pour Serge et moi cette semaine là... une centaine de repas par jour je crois, pendant une semaine... on a relevé le défis haut la main... et sur la photo nous étions dehors... entre le porche du bas et la maison de Marc...en train de dédicacer le recueil de recettes des repas de la semaine que Valérie avait tapé pour nous sur demande express des stagiaires !!! Chaque stagiaire
a eu sa dédicace... c'était rigolo bien sûr... en tout cas je garde toujours précieusement la dédicace de Serge sur mon feuillet... peut être un de vous a t'il aussi une de ces reliques chez lui ?!

vendredi 30 mars 2007

vendredi 16 mars 2007

Aum pour Amma à Ardenne

Ardenne dans les années 90 dans l'attente d'Amma. Un exemple de décoration pour accueillir la Sainte du Kerala. Ce genre de décoration a bien contribué à définir Ardenne comme une secte plus ou moins dangereuse. Séquence rétro!

dimanche 18 février 2007

dimanche 4 février 2007

samedi 3 février 2007

Ardenne

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C'est avec un réel plaisir pour ne pas dire plus que je publie cette photo. Je ne connais pas tous les lecteurs de ce Blog, mais je sais que sur les quelques 200 personnes qui le visitent chaque jour, il y a des anciens d'Ardenne ou des personnes qui sont venues à Ardenne pour les sessions avec Amma. Les 15 ans que j'ai vécu en ce lieu resteront à jamais pour moi comme un très beau souvenir. Ardenne c'est l'histoire d'une belle aventure collective, d'une très belle aventure humaine vécue dans la fraternité, l'exigence et la dynamique d'un groupe réellement motivé. De temps en temps je publierais des photos sur les 3 ou 4000 qui dorment dans des cartons.

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