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lundi 18 mai 2020

La citation du lundi


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Monastère de Hemis, Ladakh 2015
Photo de Véronique Fabart.

"En finir avec la souffrance — pas seulement en soignant ses symptômes mais en éradiquant sa cause première —, c'est précisément ce à quoi vise l'enseignement du Bouddha. [...] Il faut d'abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l'extérieur de soi, mais à l'intérieur. [...] C'est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s'occuper de son propre esprit. L'esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l'enfer. Si, à l'aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d'extérieur ne pourra plus vous affecter négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez."

Nyoshul Khen Rinpoché

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mardi 10 mars 2020

lundi 11 novembre 2019

Où suis-je ?





Un jour à Ardenne, à la fin d'un atelier sur la "Vision sans tête", Douglas comme il aimait le faire me posa une question dont il avait envie de me donner la réponse en tout cas, sa réponse. Il me demanda: "Alain, d'après toi quelle est la question la plus importante à se poser ?"
Je me suis dis "facile". J'ai voulu faire le malin et je lui ai répondu " Généralement, on considère que c'est la question "Qui suis-je? mais c'est mieux de la formuler "Que suis-je?" cela évite plus facilement  le piège de l'identification. Douglas me répondit: "Oui, Que suis-je, c'est bien mais je suis convaincu que "Où suis-je? c'est mieux". Nous sommes passés à autre chose, mais j'ai souvent repensé à cette réponse. Où suis-je ?  

 Depuis, mon diagnostic de cancer, je suis devenu accroc à la méditation couché, pour plusieurs raisons que j'ai déjà évoquées ici même. Or, dans la pratique de la pleine conscience en position couchée, la question qui vient assez naturellement c'est justement "Où suis-je?"  Allez-y couchez vous, (support ferme, pas le lit....) fermez les yeux. Où êtes-vous? Avez-vous une forme, ici et maintenant, où seulement le souvenir d'une forme ? Nous savons plus ou moins que le langage, les mots que nous utilisons façonnent notre relation au monde et donc à nous-mêmes. Avez- vous réfléchi aux expressions limitantes que nous  utilisons. Où suis-je ? dans une BOÎTE crânienne, ou bien dans une CAGE thoracique, ou encore dans une CAVITE abdominale. Je fais l'expérience de pensées, est-ce que ces pensées s'originent, se développent et disparaissent dans une boîte, quelle boîte? Est-ce que vous ressentez les pulsations cardiaques dans une cage ? Quelle cage ? Est-ce que vous expérimentez le va et vient du souffle dans une cavité? Quelle cavité ? La réalité c'est que, en tant que conscience, nous sommes sans aucune forme, absolument ouverts, spacieux, sans aucune limite. Mais nous pouvons réaliser à quel point le mental se donne du mal pour nous maintenir dans les limites d'une forme qui n'est qu'un souvenir. Ah! très chère mémoire, le mental t'utilise pour maintenir la croyance de la prison. Nous n'avons pas de limite, pas de forme. Nous sommes nulle part donc nous sommes partout, nous sommes TOUT parce que nous ne sommes RIEN. Essayez, cherchez, ce n'est pas à croire c'est à VOIR.

Alors découvrir cela de manière directe, expérimentale et dans des conditions favorables, c'est facile mais qu'est-ce que ça change dans ma pratique spirituelle. dans ma vie de tous les jours.? Et bien c'est à vous de le découvrir. Mais ce que je peux en dire : c'est comme créer une brèche dans le processus d'identification au moi-je, c'est s'entraîner, s'habituer, se régaler à fréquenter l' Autre monde, celui qui est juste ici, juste derrière.
Le Vrai monde, le monde de l'Esprit, le monde de Dieu. C'est la seule issue, le seul espoir, la seule Bonne Nouvelle.
Arrêtons de parler de spiritualité sans tenir compte de la réalité de l'Esprit.
Arrêtons de patauger dans la gadoue de l'identification au  corps-mental, ne serait-ce qu'un instant, il faut bien commencer un jour. On va oublier, c'est sûr et on y reviendra inlassablement.
Erosion d'un coté et cristallisation de l'autre.
La Paix, la Joie et l'Amour de notre corps de Gloire nous attendent.
Retournez-vous, convertissez-vous, vous êtes l'héritier(re) du Royaume.






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mardi 18 décembre 2018

mercredi 7 novembre 2018

vendredi 2 mars 2018

Tout est Un : un autre trésor de 80 pages

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"Si tu veux la Délivrance, alors écris, lis et pratique les instructions 
contenues dans ce petit livre."

C'est Ramana Maharshi, le grand sage hindou (1079-1950), qui s'adresse ainsi à son disciple, Annamalai Swami. La pratique de l'advaîta vedanta est présentée d'une manière aussi concise qu'originale. L'auteur Tamoul resté anonyme, n'est pas un érudit, ni un lettré : il transmet avec simplicité et un fort accent d'authenticité le fruit de son expérience de l'Un métaphysique. C'est l'expérience de la pure intériorisation : l'Unité se trouve dans l'intériorité absolue de la conscience, à l'opposé de l'extériorisation dispersante... Sri Ramana tout en encourageant la lecture et la pratique des enseignements de ce livre, souligne la nécessité de ce RETOURNEMENT vers l'intérieur. Et oui, encore et toujours se retourner, se convertir, se repentir, regarder en direction de Ce qui regarde. Activer l'oeil du dedans. Bonne lecture les amis.

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jeudi 1 mars 2018

Les entretiens de Palavas

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Douglas Harding est un des plus grands maitres spirituels du 20ème siècle. Il a écrit de nombreux livres traduits dans de multiples langues et animé des ateliers un peu partout sur la planète. Son enseignement, appelé la Vision sans tête, vise à nous éveiller directement à notre véritable nature.
Ces entretiens se sont déroulé en avril 2005 à Palavas. Douglas Harding alors agé de presque 100 ans nous livre ici le coeur de sa spiritualité et de sa philosophie.
Un tout petit livre de 80 pages pour un témoignage exceptionnel.


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jeudi 15 février 2018

La vocation spirituelle de l'homme

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En occident, l'homme est défini selon un modèle à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici que l'Esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle de cette conception de l'être humain. Dans ce court essai, Michel Fromaget nous invite une fois de plus à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous. Vous connaissez mon intérêt et c'est peu dire pour cet auteur. Si vous ne l'avez jamais lu voici une excellente occasion pour commencer. Dans le cas contraire vous allez apprécier au plus haut point ce petit bréviaire de l'anthropologie "Corps-Âme-Esprit"  . Disponible en broché et en numérique. Perso je préfère le papier pour surligner.

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vendredi 15 décembre 2017

François

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C'est la première fois, mais j'ai vraiment envie de partager avec vous un article du journal La Croix qui m'a mis les larmes aux yeux.
Le massacre des Rohingyas en Birmanie est une réalité douloureuse sur laquelle d'autres articles ont été publiés dans la même journal. Ici, il s'agit d'une interview du Pape faite dans l'avion du retour lors de son récent voyage en Asie.
On y voit un homme qui renonçant aux effets médiatiques de la "dénonciation" entre dans le dialogue. C'est non seulement un gage d'efficacité mais une belle leçon de communication et de vision large : l'autre  ce sont les Rohingyas mais aussi...le chef de l'armée birmane. Cela s'appelle l'intelligence du coeur.

jeudi 14 décembre 2017

lundi 4 décembre 2017

La citation du lundi

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Qui es-tu sans ton histoire spirituelle ?
"S’il te plaît, ne me parle pas de la ’Pure Conscience’ ou de ’Demeurer dans l’Absolu’.
Je veux voir comment tu traites ta partenaire, tes enfants, tes parents, ton précieux corps.
S’il te plaît, ne me fais pas un cours sur ’L’illusion du soi séparé’ ou sur la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement 7 jours.
Je veux sentir ton cœur rayonner d’une chaleur réelle.
Je veux entendre comment tu écoutes, comment tu encaisses toute information qui ne correspond pas à ta philosophie personnelle.
Je veux voir comment tu t’y prends avec les personnes qui ne sont pas d’accord avec toi.
Ne me dis pas à quel point tu as fait du chemin, à quel point tu es libre de l’ego.
Je veux te connaître sous les mots.
Je veux savoir à quoi tu ressembles lorsque les problèmes te tombent dessus.
Si tu peux accepter pleinement ta douleur sans prétendre être invulnérable.
Si tu peux sentir ta colère, sans basculer dans la violence.
Si tu peux accorder un passage sûr à ton chagrin, sans en être esclave.
Si tu peux sentir ta honte sans faire honte aux autres.
Si tu peux merder et l’admettre.
Si tu peux dire ’désolé’, et le penser vraiment.
Si tu peux être pleinement humain dans ton éclatante divinité.
Ami.e, ne me parle pas de ta spiritualité.
Ça ne m’intéresse pas vraiment.
Je veux simplement te rencontrer, TOI.
Connaître ton précieux cœur.
Connaître ce magnifique humain qui lutte pour la lumière.
Le rencontrer avant ’l’être spirituel’.
Avant tous les mots profonds." 

JEFF FOSTER

mercredi 20 septembre 2017

jeudi 14 septembre 2017

mercredi 10 mai 2017

Vous n'êtes pas ce à quoi vous ressemblez...


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Cher Douglas
Lors d'un atelier en Australie

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jeudi 27 avril 2017

La rencontre d'un saint ordinaire

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On peut s’être dédié à des projets humanitaires pendant des années et pourtant recevoir avec gratitude une leçon d’humilité de ceux qui œuvrent au bien d’autrui avec une authenticité à toute épreuve. Gurmit Singh est l’un d’eux.
Ce que fait Gurmit n’est pas compliqué, mais demande un élan du cœur qui ne s’exprime pas chez la plupart d’entre nous, bien que nous en ayons tous le potentiel. Depuis près de vingt-cinq ans, à Patna au Bihar, tous les soirs, vers 9 heures, Gurmit Singh, après avoir fermé sa boutique de vêtements, se rend sur son scooter auprès des malades les plus démunis, les laissés-pour-compte des deux principaux hôpitaux de la capitale de la province la plus pauvre de l’Inde. On les appelle les « lawaris », les « abandonnés », car ils n’ont personne à qui demander de l’aide. Une salle commune leur est réservée, délabrée, sale et fétide.
Sur le chemin, Gurmit achète des repas chauds, des galettes, des légumes, des œufs, du yaourt, des douceurs pour nourrir ses protégés. Jusqu’à minuit passé, il apporte de la nourriture et du réconfort à ceux qui gisent souvent à même le sol en béton de deux grands hôpitaux de la ville, ou sur des banquettes rudimentaires, les lits décents étant occupés à 100 % par des patients plus aisés. Des infirmières passent deux fois par jour, et un maigre repas, à peine mangeable, est servi. Le reste du temps, les malades sont laissés à leur triste sort. Les rats courent partout et les mordent parfois. Mais quand Gurmit Singh arrive avec des provisions et nourrit souvent de sa main ceux qui sont dans l’incapacité de le faire, les sourires reviennent sur ces visages marqués par la souffrance.
Gurmit raconte le cas d’une femme très pauvre qui a été percutée par un train et a dû être amputée d’une jambe. Elle a aussi perdu une grande partie de sa mémoire. De plus elle est enceinte. Gurmit Singh a réussi à retrouver un membre de sa famille en affichant sa photo sur des réseaux sociaux. Gurmit achète également les médicaments que l’hôpital ne fournit pas gratuitement et que les patients n’ont pas les moyens de se procurer. Il donne régulièrement son sang et motive ses amis à faire de même.
Gurmit n’attend rien en retour de sa bienveillance et pourtant, par deux fois, les deux hôpitaux dans lesquels il se rend tous les jours lui en ont interdit l’accès. Un aveuglement à peine imaginable, dû peut-être au sentiment de culpabilité de ceux qui dirigent les hôpitaux comme des entreprises commerciales et craignent pour leur réputation. Ceux-là ne souhaitent pas qu’il leur soit rappelé tous les jours que la bonté doit passer avant toute autre considération. À chaque fois, Gurmit a réussi à faire intervenir quelqu’un pour qu’il puisse continuer son œuvre.
La plus grande inquiétude de Gurmit est de manquer l’une de ses visites journalières. « Qui va s’occuper d’eux, si je m’absente ? » De fait, il n’est pas parti en vacances et n’a pas quitté Patna depuis treize ans, de peur d’abandonner les abandonnés. Sauf à une occasion, quand la communauté Sikh l’a honoré pour son dévouement.
Pour payer les dépenses, Gurmit et ses cinq frères, qui habitent des logements modestes dans le même immeuble, mettent 10 % de leurs revenus dans une boîte de dons. Dans la famille, on a remplacé les fêtes et les cadeaux d’anniversaire par une contribution à la cagnotte.
Le déclic s’est produit il y a 23 ans quand une femme qui survivait en vendant des sacs en plastique de porte à porte est arrivée en pleurs dans son magasin avec dans les bras son petit garçon gravement brûlé. Gurmit les a emmenés à l’hôpital pour constater que les médecins étaient en grève. Indigné, il s’est arrangé pour que l’enfant reçoive les premiers soins, puis a décidé de revenir s’occuper d’autres personnes négligées par l’hôpital et par la société.
C’est sans doute cette « banalité du bien », cette « aveuglante proximité » de la bonté incarnée par Gurmit Singh qui nous touche et nous émeut le plus. On y découvre le bien à l’état pur, sans aucune affectation ou prétention.
On pourrait arguer qu’en vingt-cinq ans, Gurmit Singh aurait pu mobiliser ses concitoyens et étendre son action à 10, voire 100 hôpitaux. C’est ce qu’essaient de faire des ONG comme la nôtre, Karuna-Shechen, qui aide trois cent mille personnes chaque année, dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux. Nous avons sur le terrain des personnes admirables. Mais nous avons tous besoin d’exemples capables d’inspirer nos vies, de modèles qui incarnent la bonté dans sa forme la plus nue et la plus essentielle. La qualité n’est pas une affaire de quantité. Rien ne saurait remplacer les Gurmit Singh pour éclairer notre chemin et raviver notre confiance dans la nature humaine.
J’ai personnellement consacré cinq années de travail à essayer de démontrer, dans un livre de 800 pages, que l’altruisme véritable existait, que nous pouvions le cultiver, et que la poursuite d’un bonheur égoïste était vouée à l’échec. Gurmit Singh dit tout cela en quelques mots : « Le bonheur, c’est aider les autres. » Quelqu’un avait déjà écrit : « Tous ceux que j’ai connus pour être vraiment heureux avaient appris comment servir les autres. » C’était Albert Schweitzer. N’est pas prix Nobel qui veut, mais nous pouvons tous être un Gurmit Singh. Il suffit d’ouvrir notre cœur tout grand.
http://www.matthieuricard.org/blog/posts/la-rencontre-d-un-saint-ordinaire

mardi 18 avril 2017

Respire

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Un livre très intéressant sur la maladie, le yoga, le courage, le doute, la souffrance, la détermination, la pratique, l'espoir. J'y ai trouvé bien des échos avec ma situation actuelle. J'y ai retrouvé mes souvenirs avec Iyengar. Un livre émouvant et motivant. Merci à Stéphane et merci à Marie M.

vendredi 13 janvier 2017

La véritable pratique / Jetsunma Tenzin Palmo

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" Genuine practice is beyond trying.
It is letting go, letting go, letting go.
Relaxed, spacious, open,but very awake.
That's the true effort.
The true effort is to be effortless."

Jetsunma Tenzin Palmo

" La pratique authentique est au delà d'essayer.
C'est lâcher prise, lâcher prise, lâcher prise.
Détendu, spacieux, ouvert, mais complètement conscient.
C'est le véritable effort.
Le véritable effort est d'être sans effort."

Il y a comme cela des pépites sur le compte Facebook de Jetsunma...

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