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jeudi 18 mai 2017

Le repas des Sadhus / Extrait du journal de Pierre

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Pierre

Mardi 7 février Tiruvanamalai


Après le petit déjeuner, nous avons un "tour de groupe" où chacun s'exprime.
Puis c'est le repas des sadhus. Avec Elvie et Pauline nous préparons la place. On retire les tables et les tapis. On en met d'autres. On met aussi des fleurs aux gurus : les photos de Lee et Yogi. À 11h 30 les saddhus attendent à la porte. Environ une trentaine. Ils s'installent rapidement. Certains réservent des places pour leurs amis. Puis un saddhu entame une prière que tous reprennent. On remercie les donateurs. Les femmes ont servi du riz et des sauces sur des feuilles de bananier. Elvie et Pauline ont distribué bananes et oranges. Moi ce sont les "pickles" (j'ignore ce que c'est, mais ça doit être très pimenté car je n'en mets qu'une toute petite cuillerée à chacun. Certains en demandent un peu plus d'autres n'en veulent pas). Les gestes sont très expressifs, il n'est pas nécessaire de parler tamoul et de plus le repas se passe en silence. Puis nous nous mettons sur le côté. Volker et les deux indiennes ont fort à faire à repasser avec le riz, les sauces et l'eau. Les sadhus mangent de bon appétit …peut être n'ont-ils pas à manger tous les jours.
Puis rapidement tous se lèvent pour se laver les mains. Certains en profitent pour nous remercier et ils s'en vont.
Arrivent alors 5 ou 6 femmes. Elles sont habillées de gris (les sadhus sont en orange) : ce sont des mendiantes. On les sert dans leur gamelle et elles partent.



Puis nous installons l'espace pour notre repas. Pour une fois nous mangerons assis par terre, les mêmes plats.
Nous avons été impressionnés par le repas des sadhus. Il y a beaucoup d'estropiés, de vieux etc.… Pendant notre repas un mendiant essaie de se servir. Volker le chasse vigoureusement. Un autre viendra en chaise roulante. Une indienne lui donnera un peu mais de l'autre côté de la route dans un sac en plastique.
J'ai de l'admiration pour ces gens qui vont jusqu'au bout de leur idées et vivent pauvrement, dans le plus grand dénuement. J'aurais bien du mal à quitter mon confort d'européen pour vivre de la charité. Il se dégage de leurs visages ,qu'ils m'ont permis de photographier, paix, ferveur, bienveillance, détermination….comment ne pas être touché?



mardi 9 mai 2017

Inde du Sud : Pierre / Les enfants

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J'ai déjà publié quelques témoignages de participants au séjour à Tiruvannamalaï de février dernier. Celui-ci est un peu spécial. C'est celui de Pierre, en images. Parfois les photos parlent autant que les mots pour dire ce qu'une personne a ressenti et la qualité du lien qu'elle a su tisser avec un lieu, des gens, un pays, une culture.
Merci Pierre pour ce regard si tendre et percutant.







Cliquez sur les photos pour les voir en grand .

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jeudi 6 avril 2017

Inde du Sud : Catherine

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Ramanashram Photo Nathalie C


Une douceur intérieur

Je suis partie dans ce voyage avec plein de plis ; "froissée" par le manque de temps, de patience, de désirs profonds;
Me voilà revenue toute lisse;
Une sensation de déploiement, d'ouverture, de chaleur aussi.
Et de joie. Retrouver ce pétillement intérieur, cet espace immense où se loge l'enfant que je suis.
Chaque instant nous était offert simplement avec toute sa beauté.
S'asseoir sur le coussin tous les matins au lever du jour dans la salle de méditation de l'ashram de Mister Lee : le début de la journée ? Le commencement du monde ?
Goûter les saveurs de chaque repas.
Marcher un pas devant l'autre sans penser aux 14 kilomètres qui entourent la montagne sacrée Arunachala, bercée par les mouvements de foule, les chants, les odeurs.
Faire ce petit bout de chemin tous les jours entre Triveni II et l'ashram de Ramana Maharshi en reconnaissant chaque arbre, chaque pierre, chaque maison et les redécouvrir chaque matin.
Il y a aussi ces moments collectifs, les promenades et  visites de grottes où chacun s'accorde à l'autre comme un instrument de musique dans un orchestre.
Et puis ...
Nous avons chanté, chanté
À pleine voix, avec beaucoup de joie et de tendresse, ce lien qui nous unit au ciel, à la terre et à nous les humains.
Chanter, c'est une caresse intérieure, c'est le partage subtil
Chanter, c'est être vivant, être présent à soi-même.
Toute ma gratitude à toi Corinne pour ce voyage intérieur magnifique.
Catherine D


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mardi 28 mars 2017

Inde du Sud : Odile

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Que dire de ce voyage, que je peux qualifier d’initiatique, avec pour guide l’énergie ardente de Corinne? des expériences qui ont fait impression au cœur de mon être…
La prière solitaire d’un homme devant un petit temple de Ganesh,
La noblesse d’un sâdhu dans son renoncement,
La dévotion devant la Lumière du Feu de Shiva,
Le regard songeur d’un petit brahmane,
Le chaos maîtrisé de la rue
Virupaksha, la grotte où s’opère la transformation,
Le prasad de Swami Nityananda,
La misère de la grotte délaissée de Papa Ramdas et le dénuement de ses deux vieux gardiens,
Le sourire des petits écoliers,
La cérémonie journalière des offrandes au lingam du Samadhi de Ramanah Maharshi ou de Yogi Ramsuratkumar, qui maintient vivant leur esprit dans ce monde,
La transmission de Mâ Devaki : « Maintenir l’harmonie quel qu’en soit le prix ! »,
Tous ensembles dans les circumambulations (pradakshina), les mantras psalmodiés, le chant de l’Arati, les méditations, le Lullaby pour Yogi,
Les kolams tracés au sol par les femmes, effacés et recommencés tous les matins : l’impermanence, l’éphémère, le changement, la transformation,
Et tout ce pour quoi je n’ai pas de mots…
Odile



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jeudi 23 mars 2017

Inde du Sud 2017 : Elvie.

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Photo Michel B
Il y a un an exactement, je revenais de mon neuvième voyage en Inde ( sac à dos, avec mon mari).
Une pensée s'est imposée à moi : "Stop, je veux voyager différemment, je voudrais faire une expérience spirituelle de l'Inde avec quelqu'un qui m'ouvre les portes, me guide et m'aide à faire le tri dans toutes ces pratiques dont je n'ai pas les clés."
La réponse est arrivée huit mois après, sous la forme d'un post/annonce sur le IPapy.
OUI, OUI, OUI ......je l'ai reçue comme un cadeau.
Ce dixième voyage, je l'ai vécu comme un premier voyage !!!
- Expérience de l'ashram de Mr LEE animé par Ute et Volker avec leur petite famille : confortable, doux, accueillant. Leur expérience personnelle m'a beaucoup touchée et m'inspire un immense respect.
- Expérience du voyage en groupe qui vient chatouiller nos limites et nous agrandir intérieurement...
- Expérience "plus spirituelles" : lieux ( temple, grotte...), cérémonies (Pujas), chants dévotionnels, Satsang, marches/méditations, rencontre avec des personnes exceptionnelles... - Tout cela grâce à la connaissance/expérience de Corinne et aux relations qu'elle a avec Ma Devaki, Mr Justice, Swami Nityananda...
Que de partages précieux dont je garde l'empreinte et une éternelle gratitude...
Le retour fut facile pour moi car par rapport à mes autres voyages, nous étions complètement et très confortablement pris en charge.
Les ressentis intérieurs restent forts.
Je me rends compte que je n'éprouve pas le besoin d'en parler.
D'avoir vu des personnes si entièrement dévouées à un maître, à un chemin spirituel m'interpelle et me fait me poser des questions sur mon propre engagement - sans comparaison, ni jugement -  et sur ce qui est juste pour moi.
Et maintenant l'envie de dire à Corinne, avec un grand sourire :
"ONE MORE PLEASE !!!"
GRATITUDE à Alain qui nous a si gentiment reçu au WE de préparation et à son blog qui est à l'origine de tout pour moi.
GRATITUDE à Corinne pour son incroyable générosité à tous les niveaux.

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jeudi 16 février 2017

Nature and Spirit / Aikya / Auroville

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C'est le jour prévu pour notre visite à Auroville !
Sur cette vidéo vous pouvez voir Aikya qui va nous recevoir dans sa maison et son jardin paradisiaque où elle donne des ateliers pour les enfants.

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dimanche 30 mars 2014

Le témoignage de Florence


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Un voyage en Inde
En Inde du sud
A Tiruvanamalai et à Pondichéry
J'ai dit oui sans savoir
Et puis voilà
A peine arrivée
Uppercuts en plein coeur
J'ai été touchée secouée bouleversée
En douceur en profondeur
J'ai plongé lentement
Infusé sereinement
Brassée par les lieux les rituels les chants et les personnes
Sans prévenir l'émotion envahit
Dilatation interne
Moments inattendus intenses puissants et persistants
Frappée par surprise
Des explosions de couleurs de bruits d'odeurs et de sourires
Bousculée jusqu'au tréfond par ces mélanges atypiques
De beauté et de déchets
De profane et de sacré
De grâce et de crasse
Des femmes en sari de fête majestueuses et simples
Déambulent dans le temple
L'éléphante parée elle aussi
De sa trompe vagabonde bénit le monde
Au cou des statues de pierre
Des guirlandes roses et jaunes
J'ai dit oui
Simplement marcher chanter méditer
Là où tant d'autres l'ont fait avant moi
Et voilà
Electrochoc de sensations
Profusion d'odeurs lourdes et entêtantes
Encens fleurs lampes à ghee
Tonitruance vibrante des cloches pendant l'arati
Tous les sens interdits stupéfaits s'orientent vers l'unique
Et les grottes chaudes matrices fécondes
Où j'ai dédié la prière le chant
A l'autre à tous les autres
La montagne est là
Arunachala
Présence puissante
Tôt le matin déjà comme un fil conducteur
Qui réveille des songes
C'est le chant des mantras et les bruits de la ville
Et le cri du paon
Et tant de choses encore
J'ai dit oui pour ce voyage en Inde
Et puis je suis rentrée dans mon petit village
Maintenant le matin
Moi la taiseuse la langue liée
Je me retrouve enchantée en chantant
Om Shri Ram Jaï Ram Jaï Jaï Ram
Et aussi l'envie d'y retourner

Florence

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lundi 8 avril 2013

Inde : témoignage de Ghislaine

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Voyage en Inde, tellement lointain et tellement présent
Plongeon dans la spiritualité, sans réserve..
Marcher en chantant autour de la montagne sacrée d'Arunachala,
Marcher en chantant autour de la statue de Yogi Ramsuratkumar,
Marcher en silence vers les grottes où Ramana Maharshi et Papa Ramdas ont médité
Méditation dans l'ashram de Mister Lee
Méditations dans les grottes :"qui suis -je?"
Aarati,pujas comme si c'était habituel,
Mort d'un mendiant au bout de la rue... c'est habituel
Regards et sourires de Ma Devaki
Rencontre lumineuse,rayonnante,paisible, calme,douce, joyeuse, évidente avec Swami Nityananda
Plongeon dans la spiritualité....on n'est plus le même après...

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samedi 6 avril 2013

Inde : témoignage de Yanni







Mon ressenti de ce séjour spirituel en Inde du Sud se situe surtout au niveau de la relation à l'Autre.
Tout d'abord, relation à Arnaud, où j'ai été guidé par Alain et Corinne avec la rencontre des ashrams où ont vécu les sages qu'il a connus lors de ses divers voyages en Inde : Ramana Maharshi, Swami Ramdas, Swami Gnanananda. D'autres ashrams, ceux de Lee Lozowick et Yogi Ramsuratkumar. Ma Devaki et Swami Nityananda m'ont impressionné par leur ouverture d’amour envers les autres. J'ai apprécié la gentillesse de Volker et Ute. Je reste encore partagé encore partagé par l’expérience d’Auroville. Ensuite, relation avec les indiens, en général, aux sourires chaleureux qui invitaient à l'échange, malgré les difficultés réelles du quotidien pour certains. J’ai ressenti l’importance du collectif pour eux. Puis, la relation avec notre groupe, avec lequel j'ai partagé mes questionnements pendant nos réunions de parole, mes impressions et la bonne humeur.
Enfin, la relation avec ma compagne dont je partage la pratique sur la Voie.
Le séjour en Inde confirme, pour moi, que c’est l’Autre qui me guide à la recherche de qui je suis. Cependant, en tant qu’écologiste, j’ai été tiraillé par le coût en équivalent gaz carbonique du voyage en avion : 1.5 Tonne ce qui est l’émission moyenne annuelle d’un indien. Cela faisait 13 ans que je n’avais pas pris l’avion. Mais comment résoudre ce paradoxe de la nécessaire rencontre physique de l’Autre sans aller vers lui ou elle ?


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vendredi 5 avril 2013

Inde : témoignage de Cathy

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Époustouflant, ce qui se passe dans la rue: en plein milieu d'un trafic intense, dans le tintamarre  des klaxons en tous genres qui gueulent tranquillement leur "laisser moi passer," ou bien  "attention, j'arrive",..pas de stop, ni de feux, ni de sens giratoire, ni de sens unique... et ça fonctionne! ! Le bus contourne  les vaches couchées sur la chaussée et j'assiste  à un ballet fascinant quand je traverse la rue : les motos , les rickshaws s'arrêtent ou se déroutent , chacun apporte sa vigilance, son intelligence, tolère l'autre naturellement  et s'adapte.. sans s'énerver semble t'il... Et voilà que passe un char à bœufs tout décoré de fleurs et précédé de musiciens à pied, c'est un mariage cette fois mais , une autre fois , j'aperçois un mort sur le char fleuri  accompagné des musiciens. Je me coule dans l'expérience sans résister .. comment faire autrement.. le mental ne peux plus agir, les catégories éclatent et c'est très bon à vivre. 

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jeudi 4 avril 2013

Inde : témoignage de Jenny


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J'ai aimé ces moments où, en cheminant dans Tiruvannāmalai, les regards échangés avec les femmes font naître parfois un sourire timide qui souvent éclate en un beau sourire qui se donne : ce sont des nourritures qui me rassasient. Bien sûr, la condition des femmes en Inde m'interpelle, mais en les croisant, souvent dans leurs occupations quotidiennes, ce sont des vers de Verlaine qui remontent à ma mémoire :
"La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour"
De retour chez moi, j'y repense au cours des taches répétitives de tous les jours, et malgré la distance, je me sens en communion...







J'ai observé ces dessins au sol, faits par les femmes, devant l'entrée des maisons, ce sont des kolams : ils sont de nature éphémère, pour apporter chance et prospérité dans la maison et la famille et aussi en guise de bienvenue. Dessiner le kolam se fait le matin sur un sol humidifié. Le dessin représente des motifs d' inspiration géométrique ou des représentations plus figuratives comme celles de fleurs. Le tracé des motifs est réalisé avec de la farine de riz et parfois de poudres colorées. Elles sont répandues d'un geste habile de la main : le pouce et l'index guident la poudre pour laisser une trace régulière au sol. Lakshmi nous en a fait une belle démonstration. J'ai trouvé dans ses gestes, là aussi, beaucoup d'amour.


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mercredi 3 avril 2013

Inde : témoignage de Catherine


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Je me souviens…
C’était un début d’après-midi. Nous avions quitté Tiruvannamalaï et roulé pendant 1h…ou peut-être moins. Nous sommes arrivés dans un petit village dont le nom m’a échappé et sommes entrés dans l’ashram. Il y avait là quelques bâtiments sur lesquels étaient gravés un grand AUM.
Il faisait très chaud. On nous a faits entrer dans une grande salle où quelques ventilateurs luttaient stoïquement contre les coupures de courant. Il s’est mis à pleuvoir…étrangement.
On nous a servi un délicieux repas dans le couloir, puis nous sommes retournés dans la salle.
Swami Nityananda n’allait pas tarder.
Et soudain…il était là, remplissant l’espace entier de sa présence, nous couvant d’un regard doux et immense ou plutôt, immensément doux. A cet instant même, je me suis sentie aimée, inconditionnellement. Avec intelligence, clarté, patience et humour, Swamiji nous a offert des paroles gorgées de sagesse. Ne me demandez pas lesquelles, je ne m’en souviens plus. Ca n’a pas d’importance, elles ont miraculeusement échappé à ma vigilance mentale et à ma propension à tout qualifier, juger, classer pour se poser directement dans mon cœur. Elles y sont encore, je le sais, je le sens. Elles attendent patiemment que je leur apporte l’eau et la lumière nécessaires à leur croissance. Swamiji s’est arrêté : tout était dit, entendu, vu. Dans son regard et son sourire, il y avait un amour infini. Nous nous sommes prosternés face à une telle évidence du divin. J’avais envie de rester là, 1000 ans, à m’abreuver à cette source.
Sans savoir comment, mes pieds m’ont portée dehors. Nous sommes repartis comme nous étions venus, mais un peu moins nus. Je me souviens de si peu….de l’essentiel, sans doute, et cela me nourrit encore aujourd’hui. AUM.

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mardi 2 avril 2013

Inde : témoignage de Jean

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South India
Dans le sud de l'Inde
il y a des camions pressés
avec les cannes à sucre chargées
et des bus qui klaxonnent
les appels des ashrams vers 5 heures
le muezzin qui manque un peu
les mendiants te saluent
et te tendent la main
les saddhus avaient leur repas
servis par les européens.
J'achetais des cadeaux fair trade
je m'amusais à chanter John Lennon
en attendant dans un ashram visité.
La grotte de Papa Ramdas
avait fait vibrer mon coeur
oasis au milieu des ordures.
La fatigue m'avait saisi
parmi les vaches et les rickshaws.
La randonnée jusqu'au sommet
d'Arunachala me motivait.
Comme un bon élève
j'étais habillé de blanc
J'allais en groupe aux pujas
mais les rites ne me convenaient pas
Le témoin voyait avec bienveillance
s'agiter toutes mes tendances
L'émotion restait en retrait
Le OM résonnait sur la Pradakshina
l'Arati m'entraînait à chanter
Je voyais la misère sans me révolter
Brahmâ Vishnou et Shiva
Je regardais les lingams
et cette concentration d'ashrams.
Les achats d'objets m'étonnaient
les tours de groupe se succédaient
j'étais toujours dans les mêmes dispositions
rien de ce que je voyais n'arrivait à m'étonner
Tiruvannamalaï 14/02/2013




Ramana/Lee
Dans ton ashram très fréquenté je n'ai rien senti 
sur les chemins d'Arunachala je marchais seul
pour pouvoir arriver plus vite que le groupe
Dans la grotte Skanda et l'obscurité
j'ai senti ta grande douceur
qui avait atteint mon coeur .
Au milieu de la verdure et des rochers
Skandashram m'a touché
comme les chants d'Emmanuelle 
dans la salle auxquels je ne m'attendais pas
Méditation passée à me laisser pénétrer  
par cette présence flamme des bougies  
au dessus du grand portrait de Lee
peu importait la durée et les genoux 
le prasad arrivait tôt consolamentum  
des cathares ressuscités en Inde
dans ce petit ashram de Triveni
sans musique à part un tambourin
 mais imprégné de la présence de Lee
 Tiruvannamalaï 12/02/2013
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mercredi 14 mars 2012

Inde : témoignage de Nicole


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Difficile pour moi de trouver les mots justes pour décrire mon vécu durant le voyage en Inde. Un des buts était de me laisser toucher par le sacré et la dévotion. Que souhaiter de mieux que Tiruvanamalai, un des plus grands lieux spirituels de ce pays : Arunachala, la montagne sacrée, les deux grottes où s’est retiré Ramana Maharshi, une autre aussi où a séjourné Papa Ramdas et bien d’autres lieux profondément marqués spirituellement… ?
Les chants, les mantras, les actes de dévotion qui ont jalonné nos journées et auxquels, après bien des résistances, je me suis abandonnée, ont facilité, grâce à ce que j’appellerais « un vrai lavage du mental »un réel lâcher prise qui m’a permis d’être là, présente.
Plusieurs personnes, rencontrées là bas, m’ont interpelée, percutée par leur témoignage de soumission à leur maître, maître pour lequel elles ont renoncé à toute sécurité. Suis-je aujourd’hui capable d’une telle reddition ?
Ces différentes expériences me font éprouver une immense gratitude pour mon maître qui m’a conduite, à travers son enseignement, et avec une grande bienveillance, sur ce chemin là et aussi à tous ceux autour de lui qui, inlassablement, tentent de nous ouvrir à ce message encore plus présent pour moi, depuis l’Inde : « qui suis-je ? » et aussi « que suis-je ? »
Je dis aussi un grand merci à tout le groupe qui, tout au long des journées, m’a apporté chaleur et amitié.

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jeudi 8 mars 2012

Inde : témoignage de Nelly


J'atterris doucement après mon fabuleux voyage en Inde.

L’accueil fût très chaleureux à l’ashram où nous logions, tenu par des disciples qui ont témoigné en toute simplicité et conviction d’une vie vouée à leur maître.

J'ai été impressionnée par l'immense dévotion des disciples à l'ashram de Yogi Ramsuratkumar, l'atmosphère recueillie à l'ashram de Ramana Maharshi. Souvenirs de plénitude dans le silence des deux grottes où Ramana Maharshi a médité 7 ans et 17 ans avant de commencer son enseignement !! – et aussi dans la grotte de Swami Ramdas.


Nous avons marché autour de la montagne sacrée Arunachala (14 Kms) en silence, et en communion . Nous sommes partis aussi un autre jour à 5 h du matin pour atteindre son sommet à 8h30 ; j’ai beaucoup peiné avec un fort dénivelé et un terrain très rocailleux ; les hommes du groupe m’ont beaucoup aidée à la montée et à la descente !! Mais quel spectacle tout là haut au royaume de Shiva et des singes. On dominait la ville de Tiruvannamalai loin de la foule, du bruit et des klaxons.


Un moment très fort pour moi fût la rencontre avec Swami Atmananda, un disciple de Chandra Swami, qui nous a parlé pendant trois heures de son expérience de moine d’abord dans l’église catholique puis de sa vie dans un monastère inter-religieux dans le nord de l’Inde - sur les pas du Père Henri Le Saux qui vécut en Inde pendant 25 ans : après sa rencontre avec Ramana Maharshi il n’a pas pu repartir en Bretagne - . Dans ce monastère vivent des moines de différentes traditions. Entendre parler du Christ en faisant le lien avec l’Advaita Vedanta a été très nourrissant pour moi et me donne envie de me replonger dans « En relisant les évangiles » .


Le retour à Paris semble bien gris après les couleurs éclatantes, le bruit des klaxons, les odeurs épicées, la chaleur, le sourire des enfants, la joie des indiens quand ils nous ont vu sur notre char à bœufs. Tout ce que j’ai vécu reste vivant dans mon cœur et m’aide à une pratique plus consciente. De nombreuses questions se présentent mais la plus importante à se poser de Ramana Maharshi est le célèbre « qui suis-je » ?

Avec toute ma gratitude à Corinne et Alain qui nous ont si bien accompagnés.
Nelly
7 mars 2012


dimanche 4 mars 2012

Inde : témoignage de Jean-Baptiste

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J’ai honte de le dire mais le moment le plus intense de ce voyage en Inde s’est déroulé pour moi, au guidon d’une Royal Enfield Rocket 350.
J’aurais pu tricher et vous raconter les yeux limpides, le sourire joyeux et le verbe délicieusement iconoclaste de Swami Atmananda , vous parler de la montagne, de sa présence et de sa force qui m’ont tenu éveillé une nuit entière avec la sensation de vibrer à 15 cm au dessus du matelas.
J‘aurais aussi pu vous faire partager la peur ressentie en passant à proximité du mâle dominant d’un groupe de singes ou de ces deux magnifiques atèles sur le chemin des grottes, et la tendresse que m’a inspiré le geste d’une femme caressant la vache que son mari trayait au petit matin.
J’aurais pu dire aussi les larmes de mon cœur touché par le récit des grands disciples que nous avons côtoyés.
Non c’est bien de moto qu’il s’est agi. Pendant tout le séjour, j’ai l’impression d’avoir guetté le chant rond et tranquille des Royal Enfield. Dans la nuée des motos et des rikshaw, elles font l’effet de grands oiseaux, qui suivent un autre tempo, comme une ligne de basse. D’une présence éclatante et singulière et pourtant terriblement quotidienne, témoins vivants d’un autre temps, d’un autre rythme.
Je suis parti avec le projet d’en louer une, et je savais qu’avec le programme proposé, ce ne serait pas facile. Afin de voyager discrètement le motard qui vous parle a proclamé toute sorte de bonnes intentions spirituelles, a fait le bon disciple : méditations, yoga, chants, puja étude des dieux indous, afin de ne pas être découvert. Et en parallèle, il a abordé discrètement les possesseurs de Royal Enfield qui lui ont indiqué le spécialiste de la marque sur Tiruvanamalai, qu’il est allé voir pour réserver 2 motos (il savait qu’au moins un motard se laisserait aussi entraîner, et que partager ce moment rendrait le bonheur plus complet).
Le jour « J » , en compagnie de Dimitri, les motos nous ont été remises après une explication succincte de leur fonctionnement : frein au pied gauche, vitesses au pied droit et se passant dans l’ordre inverse. Après un coup de chiffon sur la poussière des selles nous voilà partis, sans laisser le moindre nom, permis, papier…Quelques mots, un regard, la confiance et la responsabilité ont une autre signification en Inde. Alors que Dimitri prenait tout de suite la mesure de sa monture, il m’a fallu caler plusieurs fois, et je le confesse, demander à un indien de la redémarrer pour arriver à passer les vitesses et freiner…
Ayant dompté mon destrier, parfaitement vigilant à ma droite et ma gauche, arborant un sourire triomphant je suis allé cherché ma belle Sandrine. La suite s’apparente plus à une balade en tapis volant qu’à un tour en moto. Têtes libres, discutant dans un vent de 40 KM heure qui nous rafraîchissait, bien assis sur le couple étonnant de la Rocket, nous regardions défiler les palmiers, vaches , rizières écoliers tout sourire, femmes revenant des champs. Les autres véhicules semblaient lointains, comme appartenant à une autre galaxie : terrifiants camions de canne à sucre, cars bondés, 125cm3 transportant une famille, ambassador prestigieuses et même Dimitri plus rapide évoluait différemment.


Cela a été aussi l’occasion de faire le tour d’Arunachala, de s’en éloigner, de changer de point de vue…
Je ne m’explique pas pourquoi cet instant a été si pur, le fil ténu qui m’a conduit à ces motos, la confiance du « royal enfield specialist », l’étrangeté de la machine, la douceur du vent dans les cheveux, le partage de ce moment avec Sandrine et Dimitri, ou simplement la réalisation d’un rêve enfoui, qui a trouvé son chemin vers la réalité…
Finalement je n’ai pas tant honte que ça.