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mercredi 7 janvier 2026

Matin



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Double sensation : la chaleur du duvet et l'air frais sur le visage. C'est le matin.
Il y a eu plusieurs réveils dans la nuit. À l'heure de la voie lactée qui m'a projetée au milieu des étoiles, à l'heure de la lune hypnotique puis à celle du vent léger qui a fait défiler les nuages et soulevé le sable de la dune. Chaque fois, la densité du silence et le fond sombre du ciel disaient que c'était encore la nuit. Mais là, avant même d'ouvrir les yeux, je sais que c'est le dernier réveil, celui juste avant le jour. Le corps est reposé, à vivre dehors le jour et la nuit, il s'est accordé au rythme des astres et des bêtes et sait, sans montre, à quel moment du cycle il se trouve. Le silence s'est fait léger. À l'est, juste devant, une trace plus claire le long de l'horizon. Les étoiles ont disparu. Aucun bruit, mais ça bouge. J'attends, j'écoute.
C'est maintenant une bande jaune cuivrée qui barre la ligne de la plaine en face. Les silhouettes noires des chameaux sont immobiles, puis celle de Medhani venu leur apporter de l'orge passe comme dans un théâtre d'ombres. Sur la gauche, Abdallah dans son burnous fait sa prière. J'entends quelque part la voix grave de Mabrouk réciter, un murmure sourd et rythmé. Ils sont loin et pourtant leurs silhouettes se découpent avec netteté et leurs voix étouffées semblent chuchoter à mon oreille. Le rituel du matin a commencé. Toujours le même : la prière, les chameaux, le feu. Dans cet ordre. Dieu, les bêtes, les hommes.
J'observe, attentive à ce qui est immobile et à ce qui bouge, au dehors, au dedans. Présence pleine et transparente où les hanches mâchées par la dureté du sol, le goût de l'eau glacée, les variations de la lumière et les sons familiers du réveil sont perçus dans un continuum qui a dissout la frontière entre moi et le monde. Je me sens bien, effacée, vivante.
Progressivement, les couleurs changent. La lumière à l'horizon est devenue bleue, fraîche, claire et à l'endroit du campement s'élève une lueur puis soudain une brassée de flammes hautes : Mabrouk a commencé le feu du pain. Il ne doit pas être loin de six heures.
J'ai glissé mes vêtements dans le duvet et les couve un moment pour les réchauffer. Je m'habille vite fait. Le temps est doux et sec. Pas de rosée sur la couverture qui protège le duvet. Je vais sur la dune.
La lumière s'est concentrée en un point. Le ciel semble pâlir au fur et à mesure que de ce point incandescent émerge une forme : une ligne qui s'élargit en un disque orange qui jaillit. C'est rapide, net. Les bruits naissent en même temps que le soleil, choc assourdi de la bouilloire sur le dérailleur à pieds qui lui sert de support au dessus des flammes, gargouillis de l'eau versée dans la petite théière dont le couvercle se rabat avec un claquement sec, rares mots échangés par les chameliers autour du feu, premiers chants des oiseaux.
Les chameaux se sont rapprochés à pas glissés.
Je rejoins lentement les trois hommes qui nous guident.
Avec la chaleur du feu viennent les odeurs, celles de la fumée et du café.
- Salam
- Salam
Un sourire, un geste pour s'écarter pour me faire une place autour du feu. Ils continuent de parler entre eux en arabe. Puis Mabrouk se lève et se dirige vers le feu du pain. Il sort le disque plat de sous le sable mélangé aux braises. Il le gratte de sa main large et brune et rit de ce deuxième soleil né de la terre, qu'il fouette avec un torchon pour enlever les derniers grains de sable. 
Il y a le thé et le pain, la journée peut commencer.

Novembre 2025


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mardi 4 novembre 2025

Nous partons aujourd'hui...

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Peut-être la photo suffirait-elle ?


Nous partons aujourd'hui de Tozeur pour rejoindre le guide, les chameliers et la caravane de chameaux, quelque part du côté d' Ain Chott. Les montres et les téléphones portables sont au fond des sacs. Nous entrons dans le temps du désert et de la marche, un temps où il n'y a pas d'heures, juste un espace entre le lever et le coucher du soleil. La lune sera pleine le 5 novembre en milieu de journée ce qui signifie que la voie lactée ne sera visible que très tard dans la nuit. Parfois ceux qui viennent pour la première fois se demandent comment faire pour suivre le rythme commun de la caravane sans montre...et par exemple se réveiller à temps le matin si on ne dort pas sous la tente.  Et bien cela exige un peu d'attention : écouter les bruits et la qualité du silence qui n'est pas la même au milieu de la nuit et au petit matin, observer la lumière, sentir  l'odeur du feu qui dit que la journée commence, guetter les bruits même ténus de la préparation du premier thé. Cette attention portée à l'environnement entraîne une présence à soi-même et aux autres et se poursuit tout au long de la journée. Ce sont nos sens qui diront le moment du départ et celui de la pause. Progressivement c'est aussi notre corps que nous entendons mieux : l'estomac qui manifeste que c'est bientôt l'heure du repas, les muscles qui indiquent que le campement du soir n'est pas loin. C'est un apprentissage et ce que nous apprenons est bien plus que sentir, écouter, voir, c'est tout simplement être ici et maintenant. 

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mercredi 19 février 2025

L'expérience du dehors

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Le dernier séjour dans le désert est encore très présent. Le temps très doux nous a permis de dormir toutes les nuits dehors, veillés par la lune, pleine dès le troisième soir. 

J'ai pu goûter l'expérience assez rare finalement de vivre dehors, sans toit ni murs, sans rien qui arrête le regard jusqu'à l'horizon... et dans le désert de dunes l'horizon est loin, à 360 degrés, il est une zone nette ou floue aux confins du sable et du ciel. Pas une limite, juste une escale du regard.

J'ai d'abord relié l'impression d'expansion à la joie d'être dans ces paysages vastes que j'aime tant. Mais la sensation de vastitude n'a fait que grandir et  à l'évidence elle était liée à l'absence de murs et de toit, à l'absence de contenant. Nous vivons généralement  le corps comme un contenant, "un petit sac de peau" dirait Douglas, et les murs de nos maisons sont comme une enveloppe un peu plus extérieure, le contenant suivant, comme dans les poupées russes. Et voilà, tout à coup, il n'y a plus de maison ou de tente pour envelopper le corps. Et je ne le vis pas comme une absence de protection mais comme une ouverture, une porosité au vent et à l'espace, une invitation à vivre vaste, une liberté nouvelle.

Les paysages de reg, plats et ouverts à l'infini des deux derniers jours ont été comme une apothéose.

Marcher le jour dans le rien, le corps délié par les efforts des jours précédents, le coeur simple, vêtus de vent et de lumière, immobiles et lancés vers une ligne incertaine entre un sol  abstrait et le ciel en fuite. Dormir la nuit, sous la clarté sourde de la lune, couvés par son oeil sombre. Chaque réveil est un rappel silencieux de l'autre moitié du monde dont elle reflète la lumière. Elle s'éloigne, s'amenuise, écho du mouvement des planètes devenu perceptible : instinctivement mon oeil la retrouve.

Vivre dehors, c'est vivre hors limites et à sa juste place, dans la rotation de la terre, l'alternance du jour et de la nuit. C'est se souvenir enfin que nous sommes pris dans le mouvement du monde. Ni grands, ni petits dans le vaste univers. Simplement UN avec Lui.


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mercredi 13 novembre 2024

Désert

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Premier matin dans le désert..

Je suis  arrivée hier soir après deux jours à Tozeur.

Le désert est toujours aussi beau !


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jeudi 24 octobre 2024

Le Hoggar en fleurs !

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Pour les amoureux du désert - du Hoggar en particulier -
et les autres, cette surprenante photo du Hoggar que nous envoie notre ami Pierre dont la soeur habite Tamanrasset...
Tezouiag ( les outardes) vues du plateau de l'Assekrem...en fleur !
Ceci est le résultat des pluies abondantes d'août et septembre sur le Sahara.
Et pour ceux qui ne connaissent pas le paysage, je n'ai pas pu trouver le même angle de vue, mais la photo suivante vous donnera une idée de ce à quoi  il ressemble d'habitude.
Ces graines de fleurs ont attendu des décennies pour s'épanouir...



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mercredi 17 juillet 2024

Au seuil de l'aube /Juliette Kempf/ Abd el Hâfid Benchouk

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Un extrait : à propos d'une retraite dans le désert...

" J'ai désiré connaître ce qui reste de moi quand je n'ai plus de rôle social à remplir, au sein de ma culture et de ma famille, de mon environnement habituel. J'ai désiré regarder ce qu'il se passe en moi lorsque mon action fait silence, se met en suspens, lorsque je n'ai pas à agir. J'ai désiré rencontrer l'être que je suis au delà, ou en deça, des déterminations qui m'ont vu naître, sous les couches qui font mon être historique, social, sous les caractéristiques de mon individualité. La profonde solitude est alors nécessaire; mais elle n'est pas sans crainte. Car je peux y rencontrer un grand vide, la sensation du néant. Je peux me cogner à toutes mes limites, aux aspects de moi-même qui grondent en dedans, s'agitent et me plaisent si peu.
J'ai pu voir ce vide, voir ces limites mais j'ai rencontré aussi autre chose. J'ai perçu, au creux de mon silence, une autre présence. J'ai su, au creux de ma solitude, que je n'étais pas seul. Comme l'afflux du sang dans les veines qui ne nous quitte jamais et qui jamais ne stagne, j'ai rencontré une Présence continue, vivante, inlassable. Et sous l'apparence de la presque immobilité, intérieurement le mouvement a atteint sa plus grande plénitude. En quêtant le rien, le dénuement, j'ai trouvé le tout de mon être. La Présence divine a commencé peu à peu à se révéler à moi. Peu à peu cette dimension de mon être a commencé à s'éveiller. Le noyau lumineux a commencé à briller."

Au seuil de l'aube

Ed Le Relié p 14 

 



 



jeudi 27 juin 2024

jeudi 6 juin 2024

MADANI - L'homme qui reverdit le désert


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Et la Vie continue....



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mercredi 5 juin 2024

jeudi 29 février 2024

Retour

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 Il a plu cet hiver dans le désert en Tunisie et ce printemps, les genêts sont en fleurs... Lorsque l'on s'assied à l'ombre des buissons, ou même en marchant, le vent apporte l'odeur sucrée, légère, des centaines de petites fleurs blanches. C'est un ravissement, une volée de fraîcheur suave dans la chaleur de midi. Les dunes sont particulièrement douces dans la lumière de février. La chaleur sèche du soleil se superpose au fond frais de l'air, le sable est froid, les nuits venteuses. 

Je suis rentrée dimanche remplie de vide et de lumière. Cette fois plus encore que les autres, comme une évidence : en arrivant ici, j'ai perdu le ciel et j'ai perdu le vide. Nos espaces sont clos, très encombrés...nos jardins sont pleins...

 Le désert enseigne la beauté du vide, la nécessité du rien, l'immense sensation de liberté que procure ce vide, ce rien.

Le retour dans un espace très peuplé invite à se tourner vers l'intérieur pour retrouver le vide, le rien...


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jeudi 21 décembre 2023

Pour Karl ...et aussi Adrien, Simon, Mathilde, Guillaume, Valérie, Julie, Antoine, Joseph, Gabin, Martin, Léo, Elliott., Zoé, Basile, etc.

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Les fans de Star Wars  auront reconnu les maisons de Tatooine...

J'ai bien pensé à eux, en particulier  mes enfants et petits enfants lorsque j'ai visité la partie des décors du film qui se trouve près de Nefta. L'autre partie est dans la région de Tataouine qui a donné son nom à la planète de Star Wars. 


Nous y sommes allées en fin d'après midi. Une piste superbe que bordent au loin des montagnes grimpe sur une dune d'où on aperçoit ... les décors ? Non, ce que l'on voit en premier, ce sont les bus, 4x4, chameaux, voitures, motos, quads...des touristes français, italiens et surtout tunisiens venus comme nous dans ce coin perdu de désert ! 



Les décors sont derrière, entre les étals de vendeurs de chèches, roses des sables, poupées, porte-clefs. 




Passée la minute de surprise - voire déception - je me suis laissée tranquillement aller à l'insolite du lieu, au charme du mélange des genres et j'ai comme tout le monde déambulé, pris des photos... dans la lumière dorée des fins de journées dans le désert. Car le désert est là, aussi, derrière,  non affecté par l'agitation des humains.

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mercredi 13 décembre 2023

Rencontre

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Souvent dans le désert, alors que nous croyons être au milieu de nulle part - et d'un certain point de vue c'est vrai - une rencontre vient nous rappeler que le désert est habité, ou plutôt parcouru, sillonné. Alors qu'il est pour nous une terre vierge, un espace inconnu, il est pour les bédouins un lieu de vie et de passage. Nos guides et chameliers connaissent chaque dune, chaque endroit a un nom. Medhani a eu cette comparaison très parlante :" Toi dans une ville, tu connais toutes les rues et les maisons. Moi ici, je connais les dunes." 


Photo de Catherine Durand

Un après midi, nous avons vu arriver des chamelles, puis sont apparus le berger et son fils. On est en novembre, et comme chaque année, les femelles qui vivent en liberté le reste du temps sont rassemblées. Celles qui sont en âge d'avoir un petit ou qui n'en ont pas déjà un dont elles s'occupent - le jeune reste 2 ans avec sa mère - sont montées par les mâles en décembre ou janvier. Elles donnent naissance  un an plus tard. Le berger connaît chacune de ses bêtes, il sait où elles se trouvent, parce qu'il vient les voir régulièrement et aussi parce que d'autres berger les ont croisées - et reconnues grâce au marquage sur le haut de leurs pattes.


Photo de Véronique Fabart


Une rencontre dans le désert, c'est un événement. On se salue longuement, on prend le thé, on échange les nouvelles, on rit beaucoup. Mohamed me dit que le berger est du village, c'est un cousin à lui.
"Est-ce que ça t'arrive de rencontrer quelqu'un qui n'est pas un cousin à toi ?" Il rit. Visiblement non. Ici tous ceux que l'on rencontre sont du village de Sabria ou des villages environnants, El Faouar, Gidma, etc. Et dans ces villages, tous ont un lien de parenté, parfois assez éloigné, résumé par le mot de cousin.

Et puis un peu avant le coucher du soleil, nous avons vu le berger, son fils et son troupeau partir,  avec légèreté et élégance, comme ils étaient venus... 



Photo de Pauline Laurent

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mercredi 8 novembre 2023

Départ

 

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Aujourd'hui, nous sommes une dizaine d'humains -  7 femmes encadrées par un guide et deux chameliers- et quelques chameaux à partir vers les grandes dunes de l'erg oriental. Nous rejoignons la caravane à Jebil et pendant une dizaine de jours nous allons marcher dans des paysages somptueux, contempler les dunes dans la chaleur de midi et les étoiles dans le froid de la nuit. 

Nous allons nous rappeler que nous sommes des humains fragiles et précieux, faits pour nous entraider. Nous allons sentir notre coeur, dilaté devant tant de beauté, relié à tout, même si nos corps sont quelque part au milieu de nulle part. 

Le matin, nous allons nous hâter lentement dans le petit jour, vers le soleil qui se lève, chacun debout sur sa dune, comme des  sentinelles, et le soir, nous verrons ce même soleil disparaître derrière le ligne pure de l'horizon avant de nous serrer autour du feu. 

Nous allons manger les dattes fraîches - la récolte a commencé en octobre - des oranges, des chorbas relevées, du pain cuit sous le sable, trempé dans une huile d'olive verte et parfumée. 

Nous allons   lire le sable à nos pieds qui garde la trace du passage des humains et des animaux, escalader les dunes pour voir encore plus loin, suivre des yeux le vol des oiseaux.

Nous allons ramasser du bois, aider à bâter des chameaux, éplucher des patates, rire... 

Nous allons sentir nos corps revenir à ce pour quoi ils sont faits : marcher tranquillement, être fourbus puis reposés. Nous allons aller à nos limites, juste assez pour être découragés, tenir bon et pour finir ressentir la joie du dépassement.

Nous allons nous enivrer de silence. Laisser peu à peu s'éteindre toutes ces pensées inutiles qui au début se précipitent dans nos cerveaux d'occidentaux saturés de mots. Et certainement, il y aura des moments simples mais si rares où nous serons, enfin, exactement où sont nos pieds !

Et à chaque heure du jour et de la nuit, le désert viendra comme un miroir nous renvoyer notre immensité intérieure commune, notre nature spacieuse, silencieuse, immobile et joyeuse.

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lundi 5 juin 2023

La citation du lundi

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"Il y a dans le monde de nombreux paysages plus beaux, mais aucun, je crois, ne peut façonner l'esprit humain de façon si souveraine. Dans sa rigueur et son austérité, le désert élimine de notre aspiration à comprendre la vie tous les subterfuges et toutes les multiples illusions par les quelles une nature plus généreuse peut prendre au piège l'esprit humain et l'amener à projeter sa propre imagerie autour de lui. Le désert qui est nu et propre, ignore tout compromis. Il balaye du coeur de l'homme toutes les aimables fantaisies qui pourraient servir d'atours aux désirs pris pour des réalités et ainsi lui confère la liberté de s'abandonner à un Absolu sans image ; le plus éloigné de ce qui est loin , mais aussi le plus proche de ce qui est près."


Muhammad Asad

in Petite anthologie du désert de Roselyne Chenu

Ed Cerf


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lundi 15 mai 2023

La citation du lundi

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Dans ce morne désert converser face à face
Avec l'éternité, la puissance et l'espace :
Trois Prophètes muets, silences pleins de foi,
Qui ne sont pas tes noms, Seigneur ! mais qui sont toi,
Évidences d'esprit qui parlent sans paroles,
Qui ne te taillent pas dans le bloc des idoles,
Mais qui font luire au fond de nos obscurités
Ta substance elle-même en trois vives clartés.

Alphonse de Lamartine
Le désert ou l'immatérialité de Dieu
Gallimard, La Pléiade, p1474

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lundi 1 mai 2023

la citation du lundi

 

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"On ne lutte pas contre le désert, on l'apprivoise. Ici, c'est la première chose que l'on apprend, tout jeune et même, pour ainsi dire dès la naissance : à apprivoiser l'infini."


Jacques Lacarrière

Sourates

Ed Fayard p 82


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samedi 8 avril 2023

jeudi 30 mars 2023

Chamelles en liberté

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Au détour d'une dune...

Janvier 2023

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jeudi 16 mars 2023

Lever de soleil

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7h41 le 22 janvier 2023...


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mercredi 25 janvier 2023

JE MARCHE POUR VOUS, 40 JOURS ET 1000 KM dans le désert du Sud Marocain


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Cet homme parle vraiment bien du désert ...

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