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mardi 16 juillet 2019
La leçon de spiritualité de l'arrière-petit-fils du chef Sioux Sitting Bull
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Merci Karl.
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Sagesse amérindienne,
Spiritualité
lundi 26 septembre 2016
jeudi 30 avril 2015
jeudi 3 juillet 2014
Remercier
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Hiver Apsaroke
" Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même"
Tecumseh, chef des Shawnees
Citation extraite de :
Textes rassemblés et présentés par Fabrice Midal
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Citations,
Sagesse amérindienne
vendredi 20 juin 2014
vendredi 28 mars 2014
dimanche 1 avril 2012
Synchronicité
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Merci, merci, Jean-François.
C'est la musique qui a accompagné la première Cérémonie de l'Encens à laquelle j'ai participé. Dans la tradition amérindienne, la Cérémonie de l'Encens préside à chaque rencontre, chaque action importante. Elle permet d'ouvrir un espace sacré à l'extérieur et en soi, de se purifier. Non que nous soyons souillés, c'est une idée étrangère aux amérindiens. Nous sommes encombrés de tout un tas de pensées et d'émotions parasites. La Cérémonie de l'Encens nous purifie de tout cela qui n'est pas nécessaire à ce que nous allons entreprendre, elle nous recentre.
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musique,
Sagesse amérindienne
samedi 31 mars 2012
Le monde sacré des femmes amérindiennes
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"Combien de fois avons nous entendu répéter que la destinée du monde dépend des femmes - car la femme est garante de la moralité, l'inspiratrice des sentiments et dispositions qui forment la nature morale de l'homme ! Ces remarques, bien que courantes, sont néanmoins vraies. L'élévation de notre race dépend de la manière avec laquelle la femme s'acquitte de cette mission. Ce n'est pas seulement la destinée de l'homme en tant qu'individu qui dépend de l'influence de la femme, mais celle des nations, royaumes et empires.
Cette influence a été universellement répandue dans les âges du passé, mais elle n'est plus si puissante de nos jours; Si c'était le cas, combien de femmes de notre petite nation feraient attention à la manière dont chacune exerce son influence. La grandeur du peuple Cherokee dépend aussi des femmes et peut-être, plus particulièrement, de celles qui sont en train de se lancer dans la vie active et qui bénéficient du privilège de notre organisation. Il est vraiment nécessaire que chacune d'entre nous fasse tout son possible pour améliorer sa droiture et discipliner son esprit pendant notre formation - en veillant à être dominée par nos principes, et non par nos impulsions, de façon à ce que lorsque nous sommes appelées à d'autres postes et que notre terrain d'expérience s'élargit, notre influence puisse avoir un effet qui élève et donne davantage de dignité à ceux avec qui nous sommes en contact. "
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jeudi 17 novembre 2011
Les deux loups
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Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :
«Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.
L’un est le Mal – C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.
L’autre est le Bien – C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »
Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :
« Lequel des deux loups gagne ? »
Le vieux Cherokee répondit simplement : « Celui que tu nourris ».
un cadeau d'Olivier
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Sagesse amérindienne
mercredi 9 novembre 2011
Moon Lodge : retrouver l'essence du Féminin Sacré
Les anciens lecteurs du Ipapy savent ce qu'est une Moon Lodge, ceux qui nous ont rejoint plus récemment peuvent se reporter à l'article du même nom publié le 7 juin 2008 dans la rubrique "Sagesse Amérindienne".
J'ai déjà dit tout le bien que je pense du travail que propose mon amie Bhakti, sa générosité et les valeurs essentielles qu'elle nous rappelle sous une forme simple et qui parle à notre coeur.Julie la fait venir dans l'Ain à Val d'Or pour uneLoge de la Lune du 29 novembre au 1er décembre 2011.Il reste encore des places...
C'est un très beau cadeau qu'une femme peut se faire à elle-même !
Pour les infos pratiques, contacter Julie : julie.bayod(at)free.fr
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Sagesse amérindienne
samedi 29 janvier 2011
Créer un nouveau clan
Le iPapy est un blog créateur de liens qui a souvent fait référence à la sagesse amérindienne (cliquer sur la rubrique du même nom dans la liste sur la gauche...). Aussi je profite de cet espace privilégié pour vous transmettre l'annonce d'Anne ( De pierres et d'Eau ) qui souhaite créer un clan de femmes.
"Bonjour
Depuis l'année dernière je participe à des rencontres organisées par Bhakti, une mère et grand-mère québécoise ayant des origines amérindiennes. Je suis nourrie à chaque fois et de façon inattendue souvent. Mais entre les stages il me manque la présence de cœurs baignant dans la même énergie.
Je suis donc à la recherche de sœurs de clan, aux alentours de Vals-les-Bains (dans un rayon d'1H maxi de route et je ne suis pas fanggio...). Si vous êtes intéressée, vous pouvez m'écrire à cette adresse mail: a.chevassier(at)yahoo.fr
A bientôt mes sœurs"
Anne
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Sagesse amérindienne
vendredi 16 octobre 2009
Sagesse amérindienne
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" Quand le dernier arbre sera coupé
Quand la dernière rivière sera polluée
Quand le dernier poisson sera péché
Alors seulement, vous verrez que l'argent ne se mange pas (...)
Un jour, les Indiens revivront sur les terres qu'ils aimaient."
" Quand le dernier arbre sera coupé
Quand la dernière rivière sera polluée
Quand le dernier poisson sera péché
Alors seulement, vous verrez que l'argent ne se mange pas (...)
Un jour, les Indiens revivront sur les terres qu'ils aimaient."
Wovoka, sorcier païute du Nevada, 1888
(à l'origine de la dernière révolte indienne sioux
et du massacre de Wounded Knee en 1890)(à l'origine de la dernière révolte indienne sioux
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Sagesse amérindienne
mercredi 1 avril 2009
Femmes du Temps
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, au fond de vos yeux, j’ai vu briller l’Etoile, précieuse comme vos larmes, belle comme vos épreuves.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vous avez suivi le Vent et gravi la colline, bravé le froid et répondu à l’appel du tambour. Autour du Feu de Vie, vous vous êtes rassemblées ; autour du Chant d’Amour, vous vous êtes ressemblé.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vos rires ont jailli en fontaines d’espérance ; vos pleurs ont coulé en rivières d’incohérence. Il faut dire que derrière les sourires et les masques, vous aviez mal. Mal d’avoir dû vous taire trop longtemps, mal d’avoir dû vous renier si souvent. Courageuses cependant, le cœur vaste, le cœur gros, vous avez fait de vos plaies des offrandes, de vos tourments un partage. Vous avez donné et pardonné, échangé sans rien troquer. La gorge nouée, sur un fil ténu et fragile, vous avez glissé les perles de vos souffrances, et puis celles de vos joies : à votre cou, vous avez mis le collier de vos précipices et de vos cimes.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, fortes de vos peurs et de vos déceptions, riches de vos manques et de vos blessures, vaillantes, vous avez foulé la Terre pour y trouver, chacune, votre Bâton de lunes. A lui vous avez confié les méandres rouges et noirs de vos mémoires griffées, les sillons sanglants de vos miroirs brisés. Alors libérées de vos héritages, dans la légèreté et la beauté, vous avez tracé les lignes de votre Voyage. Sacré.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vous détenez le Secret et contenez l’Histoire. Jeunes fiancées ou grands-mères, vos veines portent le Message et votre ventre abrite la Clé. Le temps de pas longtemps, je vous ai croisées ; pour l’Eternité, je vous ai aimées.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vous avez suivi le Vent et gravi la colline, bravé le froid et répondu à l’appel du tambour. Autour du Feu de Vie, vous vous êtes rassemblées ; autour du Chant d’Amour, vous vous êtes ressemblé.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vos rires ont jailli en fontaines d’espérance ; vos pleurs ont coulé en rivières d’incohérence. Il faut dire que derrière les sourires et les masques, vous aviez mal. Mal d’avoir dû vous taire trop longtemps, mal d’avoir dû vous renier si souvent. Courageuses cependant, le cœur vaste, le cœur gros, vous avez fait de vos plaies des offrandes, de vos tourments un partage. Vous avez donné et pardonné, échangé sans rien troquer. La gorge nouée, sur un fil ténu et fragile, vous avez glissé les perles de vos souffrances, et puis celles de vos joies : à votre cou, vous avez mis le collier de vos précipices et de vos cimes.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, fortes de vos peurs et de vos déceptions, riches de vos manques et de vos blessures, vaillantes, vous avez foulé la Terre pour y trouver, chacune, votre Bâton de lunes. A lui vous avez confié les méandres rouges et noirs de vos mémoires griffées, les sillons sanglants de vos miroirs brisés. Alors libérées de vos héritages, dans la légèreté et la beauté, vous avez tracé les lignes de votre Voyage. Sacré.
Femmes d’un week-end, femmes du Temps, vous détenez le Secret et contenez l’Histoire. Jeunes fiancées ou grands-mères, vos veines portent le Message et votre ventre abrite la Clé. Le temps de pas longtemps, je vous ai croisées ; pour l’Eternité, je vous ai aimées.
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mardi 31 mars 2009
jeudi 26 mars 2009
mercredi 26 novembre 2008
Désert et Hutte à Sudation
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J’ai souvent à répondre à la question suivante : mais pourquoi est-ce que tu aimes tant aller dans le désert ?
Merci Martine car dans « Fleurs du Désert » que tu m’as envoyé j’ai trouvé une histoire qui répond parfaitement à cette question. Elle est racontée par Christiane Singer.
« Voici l’histoire du jeune rabbi Yaakou-Vizthak, qui est appelé aussi le Voyant de Lublin. À l’âge de trois ans, il s’échappe toujours et un jour son maître lassé de le punir, le suit là où il va. Il s ‘aperçoit qu’il disparaît dans la forêt et qu’au milieu d’une clairière, cet enfant de quatre ans crie : « Écoute, écoute, Israël, Dieu est ton Dieu. » Depuis ce jour, ses fugues ne sont plus punies. Mais son père qui veut comprendre aussi lui demande :
« Pourquoi t’échappes-tu sans cesse dans la forêt ?
- Je cherche Dieu », dit l’enfant.
« Mais, dit le père, Dieu n’est-Il pas partout ?
- Oui, dit l’enfant, Dieu est partout.
- Dieu n’est-il pas partout le même !
- Oui, dit l’enfant, Dieu est partout le même. Mais moi, je ne suis pas le même partout. »
Voilà, c’est aussi simple que ça. Un petit enfant le sait : Dieu est partout le même, mais nous ne sommes pas partout ouverts, simples, réceptifs, prêts à honorer et à vivre Sa Présence.
Et j’ai découvert ce WE un autre lieu, ou non-lieu qui permet de vivre l’Ouvert : c’était dans une Hutte à Sudation. Rien à voir en apparence avec le désert si ce n’est qu’on y est aussi nu et vulnérable !
Corinne
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J’ai souvent à répondre à la question suivante : mais pourquoi est-ce que tu aimes tant aller dans le désert ?
Merci Martine car dans « Fleurs du Désert » que tu m’as envoyé j’ai trouvé une histoire qui répond parfaitement à cette question. Elle est racontée par Christiane Singer.
« Voici l’histoire du jeune rabbi Yaakou-Vizthak, qui est appelé aussi le Voyant de Lublin. À l’âge de trois ans, il s’échappe toujours et un jour son maître lassé de le punir, le suit là où il va. Il s ‘aperçoit qu’il disparaît dans la forêt et qu’au milieu d’une clairière, cet enfant de quatre ans crie : « Écoute, écoute, Israël, Dieu est ton Dieu. » Depuis ce jour, ses fugues ne sont plus punies. Mais son père qui veut comprendre aussi lui demande :
« Pourquoi t’échappes-tu sans cesse dans la forêt ?
- Je cherche Dieu », dit l’enfant.
« Mais, dit le père, Dieu n’est-Il pas partout ?
- Oui, dit l’enfant, Dieu est partout.
- Dieu n’est-il pas partout le même !
- Oui, dit l’enfant, Dieu est partout le même. Mais moi, je ne suis pas le même partout. »
Voilà, c’est aussi simple que ça. Un petit enfant le sait : Dieu est partout le même, mais nous ne sommes pas partout ouverts, simples, réceptifs, prêts à honorer et à vivre Sa Présence.
Et j’ai découvert ce WE un autre lieu, ou non-lieu qui permet de vivre l’Ouvert : c’était dans une Hutte à Sudation. Rien à voir en apparence avec le désert si ce n’est qu’on y est aussi nu et vulnérable !
Corinne
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Textes de Corinne
dimanche 19 octobre 2008
L’odyssée amérindienne (3)
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À propos de l’éducation et du confort…L’auteur commence par parler d’une petite quechua de trois ans, Victoria :
« Mais Victoria est différente : rien ne semble l’effrayer. Indépendante, elle fait son chemin dans la vie en toute tranquillité. Souvent, elle disparaît pendant des heures, ne revenant que lorsque son ventre crie famine. Alors, sans rien demander, elle va chaparder quelques pommes de terre froides dans une gamelle et se met à les éplucher à l’aide des ses petits ongles sales. Nous nous sommes souvent demandés où pouvait bien passer une enfant de trois ans pendant tout ce temps, jusqu’à ce que, au cours d’une de nos promenades, nous la trouvions en pleine montagne affairée à jouer à la poupée avec sa voisine ! Il faut vraiment peu de choses aux enfants d’ici pour se divertir. Luis s’éprend d’une simple feuille de papier tandis que Reina se passionne pour une pièce de dix centimes et Victoria pour le cochon gris qui traîne dans la cour. Cette facilité qu’ont les enfants de certains pays à s’amuser des moindres détails de la vie vient-elle du fait que leur enfance est en sursis ? À treize ans, Miguel ne joue déjà plus. Lorsqu’il rentre de l’école en milieu d’après-midi, il lave son linge ou va chercher les moutons dans la montagne. Et quand son père s’absente, il devient « l’homme de la maison ». Ses mains sont ridées par le froid et les travaux agricoles, ses pieds chaussés de simples sandales semblent ceux d’un vieillard et ses joues sont couvertes d’une épaisse couche de peau rougie par les éléments. Miguel et ses frères et sœurs sont de futurs adultes, dont l’éducation ne se fait pas tant à l’école qu’à la maison. C’est dans leur foyer qu’ils apprennent leur rôle au sein de la communauté et qu’ils prennent conscience des liens de réciprocité qui les lient à leur famille, à leurs voisins, au reste de la société. Pour les Quechuas comme pour beaucoup de peuples indigènes, l’éducation est un long processus qui ne se termine jamais : des jeux les plus anodins aux travaux les plus lourds, des fêtes les plus arrosées aux échanges amicaux entre voisins, ils apprennent à vivre et à survivre en toute humilité. Ils n’essaient pas de faire croire à leurs enfants qu’ils savent tout. Ils leur laissent la liberté de faire leur propre découverte du monde, partageant avec eux ce qu’ils savent. Entre les générations, la confiance est naturelle, l’attention réciproque.
Comme chaque soir, Miguel et Luis rapportent dans leurs bras les deux derniers-nés du troupeau de moutons pour les faire dormir à l’abri du froid et des prédateurs. Depuis quelques jours, les bêlements d’inquiétude des deux agneaux, ajoutés au choc des gamelles provoqué par les cochons d’Inde à la recherche d’un fond de soupe, nous font passer des nuits plutôt agitées ! Néanmoins, plus les jours s’écoulent et plus j’apprécie cette vie spartiate qui nous oblige à cohabiter avec les animaux, la nature et ces hommes qui semblent nés des montagnes. Plus le froid s’intensifie au-dehors, moins je le ressens. Plus je mange de pommes de terre, plus je les aime. Plus j’observe et écoute ce qui se passe autour de moi, moins je tente de combler le temps de mille activités et détours, et plus mon présent s’épaissit. J’en viens désormais à me demander ce qu’est le véritable confort : de l’eau chaude, de l’électricité, des draps propres et parfumés, une machine à laver, une télévision ? Ou une nuit noire pleine d’étoiles, sans lumière pour la parasiter ; le silence profond des montagnes ; le temps de parler à son voisin, de lui offrir une assiette de pommes de terre quelle que soit l’heure ; la capacité de produire ses propres aliments sur une terre saine ; le contentement de manger sa propre récolte ; la possibilité de travailler pour l’équilibre de sa propre famille et de sa propre communauté, de palper la terre sans trouver qu’elle salit les mains, d’être tout simplement libre de vivre sans peur d’égratigner sa position suprême d’homme au sein du monde ?

À propos de l’éducation et du confort…L’auteur commence par parler d’une petite quechua de trois ans, Victoria :
« Mais Victoria est différente : rien ne semble l’effrayer. Indépendante, elle fait son chemin dans la vie en toute tranquillité. Souvent, elle disparaît pendant des heures, ne revenant que lorsque son ventre crie famine. Alors, sans rien demander, elle va chaparder quelques pommes de terre froides dans une gamelle et se met à les éplucher à l’aide des ses petits ongles sales. Nous nous sommes souvent demandés où pouvait bien passer une enfant de trois ans pendant tout ce temps, jusqu’à ce que, au cours d’une de nos promenades, nous la trouvions en pleine montagne affairée à jouer à la poupée avec sa voisine ! Il faut vraiment peu de choses aux enfants d’ici pour se divertir. Luis s’éprend d’une simple feuille de papier tandis que Reina se passionne pour une pièce de dix centimes et Victoria pour le cochon gris qui traîne dans la cour. Cette facilité qu’ont les enfants de certains pays à s’amuser des moindres détails de la vie vient-elle du fait que leur enfance est en sursis ? À treize ans, Miguel ne joue déjà plus. Lorsqu’il rentre de l’école en milieu d’après-midi, il lave son linge ou va chercher les moutons dans la montagne. Et quand son père s’absente, il devient « l’homme de la maison ». Ses mains sont ridées par le froid et les travaux agricoles, ses pieds chaussés de simples sandales semblent ceux d’un vieillard et ses joues sont couvertes d’une épaisse couche de peau rougie par les éléments. Miguel et ses frères et sœurs sont de futurs adultes, dont l’éducation ne se fait pas tant à l’école qu’à la maison. C’est dans leur foyer qu’ils apprennent leur rôle au sein de la communauté et qu’ils prennent conscience des liens de réciprocité qui les lient à leur famille, à leurs voisins, au reste de la société. Pour les Quechuas comme pour beaucoup de peuples indigènes, l’éducation est un long processus qui ne se termine jamais : des jeux les plus anodins aux travaux les plus lourds, des fêtes les plus arrosées aux échanges amicaux entre voisins, ils apprennent à vivre et à survivre en toute humilité. Ils n’essaient pas de faire croire à leurs enfants qu’ils savent tout. Ils leur laissent la liberté de faire leur propre découverte du monde, partageant avec eux ce qu’ils savent. Entre les générations, la confiance est naturelle, l’attention réciproque.
Comme chaque soir, Miguel et Luis rapportent dans leurs bras les deux derniers-nés du troupeau de moutons pour les faire dormir à l’abri du froid et des prédateurs. Depuis quelques jours, les bêlements d’inquiétude des deux agneaux, ajoutés au choc des gamelles provoqué par les cochons d’Inde à la recherche d’un fond de soupe, nous font passer des nuits plutôt agitées ! Néanmoins, plus les jours s’écoulent et plus j’apprécie cette vie spartiate qui nous oblige à cohabiter avec les animaux, la nature et ces hommes qui semblent nés des montagnes. Plus le froid s’intensifie au-dehors, moins je le ressens. Plus je mange de pommes de terre, plus je les aime. Plus j’observe et écoute ce qui se passe autour de moi, moins je tente de combler le temps de mille activités et détours, et plus mon présent s’épaissit. J’en viens désormais à me demander ce qu’est le véritable confort : de l’eau chaude, de l’électricité, des draps propres et parfumés, une machine à laver, une télévision ? Ou une nuit noire pleine d’étoiles, sans lumière pour la parasiter ; le silence profond des montagnes ; le temps de parler à son voisin, de lui offrir une assiette de pommes de terre quelle que soit l’heure ; la capacité de produire ses propres aliments sur une terre saine ; le contentement de manger sa propre récolte ; la possibilité de travailler pour l’équilibre de sa propre famille et de sa propre communauté, de palper la terre sans trouver qu’elle salit les mains, d’être tout simplement libre de vivre sans peur d’égratigner sa position suprême d’homme au sein du monde ?
L’odyssée amérindienne
Julie Baudin
Ed Glénat p 310-312
Julie Baudin
Ed Glénat p 310-312
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mercredi 15 octobre 2008
L’odyssée amérindienne (2)

À propos du temps…
Et de l'autre qui est un autre ...
« En une semaine à peine, bon nombre de notions ont été bouleversées – en premier lieu celle du temps. Depuis notre arrivée en Amérique latine, nous avons appris les bons comportements en la matière : ne pas porter de monter, qui sert plus à attirer la convoitise qu’à organiser son temps ; arriver systématiquement avec une demi-heure de retard à un rendez-vous – on sera malgré tout en avance ;s’attendre, quand une personne prononce dans une conversation le mot « ahorita » (terme intraduisible en français, qui signifierait « dans un futur proche »),à ne la voir revenir que plusieurs heures plus tard, voire jamais. Après ces quelques bases, nous devons désormais apprendre à accepter une nouvelle notion : la priorité. Quiconque voyage en Amérique latine, et plus particulièrement en milieu indigène, s’apercevra que personne ne répond jamais à la négative à ces questions. Du coup, il semble facile de fixer rendez-vous à quelqu’un : on vous dit toujours oui. Vous demandez à préciser l’heure de la rencontre : votre interlocuteur réfléchit quelques instant avant de vous en donner une. Vous arrivez le jour dit, plus ou moins à l’heure dite. Personne. Vous pensez qu’on se moque de vous. Pas du tout ! C’est juste que votre contact avait mieux à faire. Il n’a peut- être pas osé vous le dire pour ne pas vous blesser. À moins que ses plans n’aient changé enter temps. Il ne vous a pas fait prévenir parce qu’il pense que, comme pour lui, le temps coule pour vous comme une belle rivière dont on ne cherche pas à retenir l’eau. Ce qui ne se fait pas un jour se fera le lendemain. L’attente n’est jamais un supplice : il y a toujours possibilité de la combler. Vous n’étiez pas la priorité du moment et il vous faut l’accepter sans garder rancune… »
L’odyssée amérindienne
Julie Baudin
Ed Glénat P270-271
Julie Baudin
Ed Glénat P270-271
« Le choc des cultures s’est poursuivi quand Walt (1) a abordé la notion d’économie. Les Shuars (2) vivant dans un milieu riche en ressources mais également très humide, ils consomment presque immédiatement ce qu’ils pêchent , chassent ou cueillent. Pour eux, le présent compte plus que toute autre chose. Demain est un autre jour. Demain n’existe pas.
Du coup, difficile de leur expliquer que pour faire durer la batterie d’un panneau solaire (et éviter de devoir en acheter une nouvelle tous les ans) il faut économiser l’énergie qu’elle contient et ne jamais la vider. En somme, il faut penser à demain ! Le problème, c’est qu’en suivant nos consignes, chaque maison peut allumer un maximum de trois ampoules par jour pendant quatre heures. Pas assez, se plaignent certains. Si on a l’électricité, on veut pouvoir en jouir à sa guise ! Regarder la télévision. Faire fonctionner de temps en temps un mixeur, brancher un frigo ! En bref, disposer du même confort que partout ailleurs. Nous avons beau expliquer qu’une telle utilisation viderait la batterie et qu’il faudrait alors attendre plusieurs jours que celle-ci se recharge, rien n’y fait. Demain est un autre jour, et si la batterie lâche et qu’on n’a pas d ‘argent pour en acheter une nouvelle, et bien…on reste sans électricité ! Et alors ?!
Ibid P287
(1) technicien américain venu dans la jungle enseigner les bases de ‘énergie solaire et hydroélectrique.
(2) Les Espagnols les ont appelés les Jivaros, mais eux-mêmes se désignent sous le nom de Shuars. Ceux qui ont lu le superbe roman de Luis Sepulveda « Le vieux qui lisait des romans d’amour » connaissent le nom de Shuars.
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mardi 14 octobre 2008
L'odyssée amérindienne (1)

Je ne sais pas si c’est parce qu’elle s’appelle Julie, mais j’ai trouvé sa dégaine sympathique sur la photo de couverture. Et puis le sous-titre était parlant pour moi : « Alaska – Terre de Feu, à la rencontre des peuples premiers ». L’aventure humaine qu’elle raconte est intéressante non seulement par ce que l’on apprend de la vie des peuples premiers des Amériques aujourd’hui mais aussi par ce que l’on perçoit du changement, de l’ouverture et du questionnement de plus en plus profonds de l’auteur.
Alors j’ai envie de vous livrer quelques extraits en feuilleton… C’est un retour au blog que j’avais délaissé un peu , déménagement oblige, et que je délaisserai de nouveau bientôt pour cause de long séjour dans le Hoggar…mais nous n’en sommes pas encore là !!
Ce premier extrait nous parle des Tarahumaras qui avaient tant fasciné Antonin Artaud et qui s’appellent eux-mêmes le Raramuris. Je trouve beaucoup de points communs avec ce que j’ai pu observer au campement Touareg.
« Victoria parle très peu espagnol. Du coup, les questions que nous lui posons se limitent à ses activités quotidiennes.
-Qu’est-ce que tu fais ? lui demandé-je alors qu’elle verse la pâte de maïs dans une jarre pleine d’eau posée au-dessus du feu.
- Tesguïno !
La bière de maïs…Si nous savons que le tesguïno est une institution pour les Tarahumaras, en revanche, nous ignorons à quelle occasion on le fabrique. Innocente, que nous interrogeons, nous fournit une réponse évasive. Ce n’est pas la première fois que nous le questionnons et, nous restons souvent sur notre faim ; c’est comme si nos questions l’importunaient, comme si notre curiosité ne pouvait se satisfaire de mots. Innocente ne semble pas pour autant être las de notre présence. Malgré sa maîtrise de l’espagnol, il ne recherche pas la conversation : ni avec nous, ni avec sa famille, ni avec ses voisins. Les choses étaient du même ordre avec Javier. Il nous est difficile d’apprécier ce mode de communication silencieuse. Jusqu’à présent les indigènes rencontrés n’étaient pas avares d’explications. Mais, il faut bien l’avouer, il semblerait que ce soit ceux qui parlent le moins de leur culture qui la vivent le plus intensément. Les Raramuris sont ainsi : ils vivent, un point c’est tout. C’est dans les actes et non dans les mots qu’ils affirment leur appartenance à leur terre et leur identité. Pour les comprendre, il faut apprendre à se taire et observer…
Nous passons donc de longues et silencieuses heures auprès de la famille, assistant aux différentes phases de la préparation de la bière qui ne sera prête que le lendemain, quand le sucre et la levure ajoutés à l’eau de cuisson du maïs auront fait leur effet.
En fin de journée apparaissent au détour du sentier deux petites filles qui sourient timidement en nous voyant. Suzana et rosa, les deux aînées du couple, rentrent de l’école où elles sont hébergées toute la semaine. Aujourd’hui c’est vendredi, le début du week-end : la Tarahumaras ce sont mis à l’heure occidentale pour certaines choses…
- L’école, c’est loin d’ici ?
- -Non, elle est au village !
Ainsi donc, les filles sont logées à l’internat qui se trouve à moins de dix minutes à pieds de leur maison !
Résultat des méthodes du gouvernement pour convaincre enfants et parents de l’importance de l’école : là-bas, on nourrit les mômes trois fois par jour, ce qui n’est pas négligeable pour un peuple souffrant de malnutrition. On prodigue également aux enfants des soins dentaires et des vaccinations. Mais ce n’est pas sans inconvénient : les enfants s’accoutument ainsi aux aliments manufacturés, trop sucrés ou trop salés. Ces procédés éducatifs tendent à se généraliser au Mexique ; or, selon ses détracteurs, ,ils avilissent plus qu’ils n’aident les populations démunies. Ainsi les générations futures deviennent peu à peu dépendantes d’un mode de vie qu’elles ne pourront pas conserver en restant dans leurs villages. Dans quelques années on pourrait du coup assister à un exode rural des derniers peuples indigènes vivant de façon traditionnelle. Une manière peu coûteuse de récupérer des terres pour en faire d’immenses exploitations dédiées à certaines culture, très en vogue – le maïs transgénique, pour ne citer qu’un exemple – dans notre société mondialisée… »
Alors j’ai envie de vous livrer quelques extraits en feuilleton… C’est un retour au blog que j’avais délaissé un peu , déménagement oblige, et que je délaisserai de nouveau bientôt pour cause de long séjour dans le Hoggar…mais nous n’en sommes pas encore là !!
Ce premier extrait nous parle des Tarahumaras qui avaient tant fasciné Antonin Artaud et qui s’appellent eux-mêmes le Raramuris. Je trouve beaucoup de points communs avec ce que j’ai pu observer au campement Touareg.
« Victoria parle très peu espagnol. Du coup, les questions que nous lui posons se limitent à ses activités quotidiennes.
-Qu’est-ce que tu fais ? lui demandé-je alors qu’elle verse la pâte de maïs dans une jarre pleine d’eau posée au-dessus du feu.
- Tesguïno !
La bière de maïs…Si nous savons que le tesguïno est une institution pour les Tarahumaras, en revanche, nous ignorons à quelle occasion on le fabrique. Innocente, que nous interrogeons, nous fournit une réponse évasive. Ce n’est pas la première fois que nous le questionnons et, nous restons souvent sur notre faim ; c’est comme si nos questions l’importunaient, comme si notre curiosité ne pouvait se satisfaire de mots. Innocente ne semble pas pour autant être las de notre présence. Malgré sa maîtrise de l’espagnol, il ne recherche pas la conversation : ni avec nous, ni avec sa famille, ni avec ses voisins. Les choses étaient du même ordre avec Javier. Il nous est difficile d’apprécier ce mode de communication silencieuse. Jusqu’à présent les indigènes rencontrés n’étaient pas avares d’explications. Mais, il faut bien l’avouer, il semblerait que ce soit ceux qui parlent le moins de leur culture qui la vivent le plus intensément. Les Raramuris sont ainsi : ils vivent, un point c’est tout. C’est dans les actes et non dans les mots qu’ils affirment leur appartenance à leur terre et leur identité. Pour les comprendre, il faut apprendre à se taire et observer…
Nous passons donc de longues et silencieuses heures auprès de la famille, assistant aux différentes phases de la préparation de la bière qui ne sera prête que le lendemain, quand le sucre et la levure ajoutés à l’eau de cuisson du maïs auront fait leur effet.
En fin de journée apparaissent au détour du sentier deux petites filles qui sourient timidement en nous voyant. Suzana et rosa, les deux aînées du couple, rentrent de l’école où elles sont hébergées toute la semaine. Aujourd’hui c’est vendredi, le début du week-end : la Tarahumaras ce sont mis à l’heure occidentale pour certaines choses…
- L’école, c’est loin d’ici ?
- -Non, elle est au village !
Ainsi donc, les filles sont logées à l’internat qui se trouve à moins de dix minutes à pieds de leur maison !
Résultat des méthodes du gouvernement pour convaincre enfants et parents de l’importance de l’école : là-bas, on nourrit les mômes trois fois par jour, ce qui n’est pas négligeable pour un peuple souffrant de malnutrition. On prodigue également aux enfants des soins dentaires et des vaccinations. Mais ce n’est pas sans inconvénient : les enfants s’accoutument ainsi aux aliments manufacturés, trop sucrés ou trop salés. Ces procédés éducatifs tendent à se généraliser au Mexique ; or, selon ses détracteurs, ,ils avilissent plus qu’ils n’aident les populations démunies. Ainsi les générations futures deviennent peu à peu dépendantes d’un mode de vie qu’elles ne pourront pas conserver en restant dans leurs villages. Dans quelques années on pourrait du coup assister à un exode rural des derniers peuples indigènes vivant de façon traditionnelle. Une manière peu coûteuse de récupérer des terres pour en faire d’immenses exploitations dédiées à certaines culture, très en vogue – le maïs transgénique, pour ne citer qu’un exemple – dans notre société mondialisée… »
L'odyssée amérindienne
Julie Baudin
Ed Glénat p165-167
Julie Baudin
Ed Glénat p165-167
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Sagesse amérindienne
samedi 16 août 2008
Tout ce que fait un Indien, il le fait dans un cercle.
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« Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu’il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré. […]
Tout ce que fait el Pouvoir de l’Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la Terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le ven,t dans sa plus grande puissance, tourbillonne.Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s’élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l’un et l’autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d’un homme est un cercle d’enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut. Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit. »
Élan Noir, indien sioux oglala (né en 1863)
In Paroles indiennes
Albin Michel Carnets de Sagesse
P45
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« Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu’il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré. […]
Tout ce que fait el Pouvoir de l’Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la Terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le ven,t dans sa plus grande puissance, tourbillonne.Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s’élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l’un et l’autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d’un homme est un cercle d’enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut. Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit. »
Élan Noir, indien sioux oglala (né en 1863)
In Paroles indiennes
Albin Michel Carnets de Sagesse
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