jeudi 31 mai 2007
Vous avez dit "conditionnement" ?
Merci Dany pour cet exercice intéressant et bien présenté sur ce diaporama.
Testez-vous, ceux qui réussiront l'épreuve auront droit à quelques heures supplémentaires de méditation.
Testament
S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.
Qu’ils acceptent que le le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer ma mort à tant d’autres aussi violentes laissées dans l’indifférence de l’anonymat.
Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus .En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble , hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément.
J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint.
Je ne saurais souhaiter une telle mort : il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.
C’est trop cher payé ce qu’on appellera peut-être « la grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’islam.
Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement.Je sais aussi les caricatures de l’islam qu’encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes et ses extrémismes.
L’Algérie et l’islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit-fil conducteur de l’Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église, précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans.
Ma mort, évidemment, donnera raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.
Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l’islam tels qu’Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.
Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette Joie-là, envers et malgré tout.
Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !
Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI et cet « À-Dieu » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen !
Incha Allah ! »
Alger, 1er décembre 1993
Tibhirine, 1er janvier 1994
- Passion pour l’Algérie, les moines de Tibhirine. John Kiser Ed Nouvelle Cité.
- Christian de Chergé. Marie-Christine Ray. Bayard Editions. Centurion.
- Pierre Claverie un Algérien par alliance. Jean-Jacques Pérennès. Ed Cerf
mercredi 30 mai 2007
Le Choix sans choix
Et ainsi, je n'ai jamais arrêté la mer, déplacé le soleil, ou fait un pas me rapprochant ou m'éloignant de ce à quoi j'avais toujours eu droit par le simple fait de ma naissance.
En acceptant ma divine impuissance, je jouis de la liberté de ne jamais avoir de passé ou de futur que je puisse appeler miens.
Des gens demandent : "Qui choisit, qui dirige ce chaos merveilleux ? ". Mais une fois dans les bras du bien aimé, plus rien ne compte et je peux vivre comme si je choisissais, en me réjouissant dans l'abandon."
Tony Parsons in Ce qui est Editions Accarias, l'Originel 2002 page 59
mardi 29 mai 2007
Modbook
Cachotier
Je veux dire c'est celle de mon enfance.
http://delavaguealocean.blogspot.com/
Yoga
Beffroi
Celle-ci me touche beaucoup. C'est la photo du beffroi et des cloches. Ce beffroi nous l'avons construit, assemblé au sol, démonté, hissé à l'épaule pièce par pièce, remonté en place. Nous étions une petite équipe d'amis pour ce chantier. Mes amis Jean-Louis, les deux charpentiers avaient décidé de travailler à l'ancienne. Tenons, mortaises et chevilles, rien d'autre. Tout en chêne, le poids total du beffroi devait correspondre à trois fois le poids des trois cloches qu'il supportait. Je me souviens de la ferveur et de notre travail quasiment en silence pendant plusieurs jours. Nous étions au service de plus Grand Grand, c'était évident.
Je ne vous cache pas que que c'est avec nostalgie que j'évoque ces souvenirs. Je n'étais qu'une "petite main" dans ce genre de chantier nécessitant un très grand professionalisme mais quel bonheur. On ne refait jamais deux fois la même chose, et il a un temps pour les bâtisseurs. Mais,.........peut être un jour. Inch Allah
Time and the Timeless
Je suis désolé pour les lecteurs qui n'entendent pas l'anglais. Pardonnez moi
Vie monastique
PS: et comme vous le savez fidèles lecteurs c'est en l'Abbaye d'Encalcat que nous animerons une retraite du 12 au 15 juillet. Il reste encore 3 places.
lundi 28 mai 2007
Mystère
Observez la respiration, peu vous importe comment le corps respire, concentrez-vous sur le fait qu'il y a la respiration. Concentrez-vous sur le fait que "ça respire"
Ce "ça respire" est profondément mystérieux, profondément sacré.
Imprégnez-vous de ce mystère qui est à la base même de votre existence. Appréciez cet inconnu, ce "Grand je ne sais pas" comme dit comme ami Daniel. Dans la reconnaissance de ce Mystère à l'oeuvre, un grand repos est possible, réellement possible. L'abandon de l'arrogance, de la prétention, de l'orgueil à comprendre, à faire, à contrôler. Cette vie si sacrée et si mystérieuse ne se comprend ni ne se contrôle, elle est. Ne cherchons pas midi à 14h.
Le coeur du Coeur est ici et maintenant, pas dans une lointaine demeure. Vivez ce moment comme religieux. Ne traduisez pas religieux comme "ce qui relie", traduisez religieux comme Reconnaissance. L'évidence nécessaire s'impose. Le mystère se reconnait lui-même en tant que mystère. Vous êtes le mystère. Vous êtes la Présence mystérieuse.Et cette reconnaissance est profondément joyeuse, tranquille et paisible. Je ne peux pas douter que je suis ici et maintenant. Et si je suis, je ne peux être que l'Être lui-même. C'est le repos, c'est l'activement passif absolu. Sat Chit Ananda, Être, conscience et Joie.
Bonne semaine les amis........
iPapy
Il existe un site français réservé à iPapy. Bien évidemment il s'agit de l'autre.
Mais les deux sont sympathiques, vous pouvez donc visiter ce site à la gloire du génial et richissime Steve Jobs.
http://www.ipapy.com
dimanche 27 mai 2007
Doublé Mac Laren sur le rocher
Quelle catastrophe !! Mais où sont donc les Ferrari ??
Ps : Je viens de réaliser que les voitures de F1 consomment 75 litres au cent..Affreux, non ??
Nourriture spirituelle
Je voudrais juste ici évoquer quelques unes des qualités du meilleur aliment du nouveau-né : le lait de sa mère.
- Moins d’hospitalisations dans la 1ère année.
- protection contre les allergies et de diabète de type I chez les enfants à risque
- Réduction du risque d’obésité.
- Meilleures performances du QI dans l’enfance et l’adolescence (surtout pour les prématurés)
- Plusieurs effets favorables pour les mères : perte de poids accélérée, réduction du risque de cancers du sein, de l’ovaire, d’ostéoporose, d’hémorragie après accouchement.
Plus clairement : les laits artificiels exposent aux risques ci-dessus !
A suivre…
Dr Laurent S, pédiatre.
Merci Laurent, et à suivre .........
Mer de Glace
vendredi 25 mai 2007
Rigolothérapie !
"Des cardiologues américains ont montré que quinze minutes de rire par jour étaient efficaces pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, car cela dilate les vaisseaux. Le rire procure les mêmes endorphines que la course. Bénéfice supplémentaire : il imprime un mouvement descendant au diaphragme, ce qui augmente la capacité pulmonaire et brasse les intestins. De quelqu'un qui ne rit jamais, on dit d'ailleurs qu'il est "constipé" ! Enfin, le rire irrigue le visage, le rendant plus séduisant et donnant l'air plus malin." Corinne Cosseron, fondatrice de l'école du rire (www.ecolederire.com)
Pionnier, en 1964, Norman Cousins a été le premier à expérimenter scientifiquement le rire comme moyen de thérapie. En utilisant la pensée positive et le rire, il s'est ainsi guéri d'une maladie arthritique très douloureuse. Au début des années 1980, c'est ensuite le Dr Patch Adams, qui, vêtu d'un habit de clown a commencé à soigner ses malades en les faisant rire. Mais si de nombreux hôpitaux offrent aujourd'hui des séance de rire thérapeutique pratiquées par des clowns professionnels, le Dr Kataria, médecin indien, est allé plus loin en développant une façon de rire plus "directe" et facile, même pour ceux qui n'ont pas naturellement un naturel rieur. Depuis 1995, le mouvement international des clubs de rire, suit donc les préceptes du Dr Kataria, pour faire du rire un outil d'amélioration de la santé et de l'harmonie mondiale.
En France, l'Ecole du rire est née en 2000, après que sa créatrice, Corinne Cosseron, a vu un reportage sur les méthodes du Dr Kataria. Face à cet hurluberlu qui faisait rire sur une plage des dizaines de femmes indiennes, la Française a immédiatement eu envie d'importer en France ce passe-temps aussi incroyable et farfelu que génial. Après avoir suivi une formation auprès du maître, elle ouvre donc la première école française de rire et près de 500 personnes la rejoignent dès la première année. Comme elle l'explique elle-même : "Les gens sont en manque de rire, ils vont voir des spectacles, ils rient, mais dans la vie de tous les jours, ils ne savent plus rire", l'objectif premier de l'école du rire était donc de faire renaître ces fous rires spontanés, "de retrouver l'idée de rire, la bonne humeur de tous les jours".
Bon à savoir (pour l'année prochaine) : Le 7 mai, c'est la Journée internationale du rire. Cette année a été organisé le 'Plus Grand Eclat de rire de France' à Paris. Place du Trocadéro, face à la tour Eiffel, des centaines de rieurs se sont réunis...
A tous, je souhaite un trés JOYEUX week-end !
Terre malade
Deux mondes.
Il ne s’agit pas d’accuser un groupe – les paysans en l’occurrence – c’est toute notre communauté occidentale qui est dénaturée.
A voir la relation des Lakotas à la Terre et au vivant, et pas seulement des indiens Lakotas, de tous ceux qu’on appelle les Peuples Premiers, je me rends compte du trou, de la béance de notre relation à la Terre et des ravages que cette absence produit. Ravages écologiques, mais aussi ravages affectifs. Les deux sont liés.
Combien d’entre nous ont souffert de l’absence, de l’indisponibilité de leur mère humaine, combien traînent encore cette blessure, ce manque, la conviction de ne pas avoir été compris, aimés, nourris, portés ?? Et jamais dans notre culture la vision qu’au-delà de notre mère humaine « défaillante » parce qu’humaine justement, notre mère la Terre ne nous a jamais fait défaut. Avec quel amour inconditionnel, elle nous nourrit de ses plantes, de son eau, de la splendeur de ses paysages, lorsque nous sommes vivants, et avec quel amour tout aussi inconditionnel, elle nous porte lorsque nous sommes morts. Où que nous soyons, même en ville, un carré de terre est toujours disponible pour entrer en contact avec elle, pour sentir son appui et son amour. Et si nous sommes tous issus de cette mère-là, alors la fraternité n’est pas une idée mais un lien de sang.
Nous avons vu il y a peu de temps le superbe film d’Eric Julien : « Kogis, le message des derniers hommes ». Les Indiens Kogis de Colombie qui se battent pour récupérer leur territoire, savez-vous comment ils nous appellent ? Avec beaucoup de tendresse, ils parlent de nous comme des « petits frères » !! Oui, des petits frères qui dans l’illusion de pouvoir et l’arrogance de leur jeunesse sont en train d’épuiser leur mère la Terre.
Sur ce, je m’en vais me coucher sur la terre, le nez au ciel sur le plateau de Font d’Hurle dans le Vercors. Il doit y avoir des fleurs, narcisses, tulipes sauvages, renoncules et aussi des gentianes au bleu si particulier. Et comme en semaine il n’y a personne, je rencontrerai peut-être quelques marmottes …
Bonne journée à tous.
jeudi 24 mai 2007
Nourritures terrestres....
Ingrédients pour 4 personnes :
∗ 50g de lentilles rouges (pas corail, rouges !! on les appelle aussi lentillons ) ∗ 200g de riz basmati ∗ 2 oignons hachés ∗ 1 bâton de cannelle ∗ 1/2 c à c de cardamome ∗ 2 clous de girofle ∗ 1c à c de cumin ∗ 1/4 de c à c de curcuma ∗ 1/2 c à c de piment ∗ 2 c à c de gingembre frais et d’ail hachés ∗ 1 c à soupe de yaourt de soja ∗ 100g de haricots verts coupés en morceaux ∗ 100g de carottes en cubes ∗ 1 petite tomate coupée en dés
→ Laver les lentilles et le riz ensemble puis les laisser tremper 20’. Egoutter.
→ Dans une sauteuse faire revenir dans de l’huile d’olive les oignons, la cannelle, les clous de girofle, la cardamome et le cumin.
→ Quand les oignons sont dorés, ajouter le curcuma, le piment, le gingembre et l’ail, le yaourt et du sel. Faire rissoler 3’ en ajoutant un peu d’eau.
→ Ajouter les haricots verts, les carottes, la tomate. Laisser cuire 3’.
→ Ajouter le riz et les lentilles. Couvrir à peine d’eau et faire mijoter à couvert 20’.
.
Hamilton
mercredi 23 mai 2007
Vercors encore
Notre correspondant quasi-permanent dans le Vercors : notre ami Yves, nous gratifie de deux nouvelles magnifiques photos de sa collection perso. Grand randonneur Yves est aussi un excellent photographe. Merci pour cette beauté accessible dans notre belle région.
mardi 22 mai 2007
Rites
Les âges de la vie, Christiane Singer - eh oui, encore elle !! - .
En vignette la pochette du CD du saxophoniste Garbarek. Une merveille .
Thomas 48
Jésus a dit :
si deux font la paix l'un avec l'autre
dans cette même maison,
ils diront à la montagne :
éloigne-toi,
et elle s'éloignera.
Cliquez sur la photo elle est superbe
lundi 21 mai 2007
"Petit commentaire"
Alain m’a demandé un « petit commentaire » sur la médit de ce matin. Je me suis laissé entraîner et c’est un peu plus long que prévu….
La méditation de ce matin, c’est l’installation dans la posture correcte. La posture spirituelle.
Ensuite, dans cette conscience de l’absence de forme, OSER voir les convictions à la base de nos souffrances récurrentes.
OSER tranquillement voir et remettre en cause, à partir de la conscience de l’absence de forme, les erreurs de celui qui se prend pour une forme fermée, séparée.
L’absence de forme c’est la fluidité absolue, c’est le Présent sans cesse renouvelé, c’est donc la conscience de l’Impermanence. Cette Impermanence que nous nions complètement lorsque nous nous prenons pour une forme : nous la nions pour le passé puisque nous maintenons nos vieilles blessures d’enfance comme des lunettes en peau de saucisson que nous tenons serrées avec nos deux mains devant nos yeux; tout ce ressassement de souffrance depuis des lustres alimente les pensées pessimistes sur l’avenir : pourquoi est-ce que ça changerait ? En même temps nous la craignons pour le futur : l’Impermanence est ce qui nous fera “perdre” ce à quoi nous nous accrochons, jeunesse, santé, facultés intellectuelles, personnes aimées, succès, compte en banque bien garni,...etc
Il ne s’agit pas de nier la souffrance. Mais est-ce que l’accueillir et la laisser partir suffit ?. De toute façon, elle partira... C’est comme le rhume : sept jours sans médocs, une semaine avec médocs !! Eh bien, la souffrance passe : 3 heures avec pratique, 180’ sans. Si la pratique s’arrête à l’Accueil, la souffrance reviendra et reviendra encore. Je constate qu’elle revient. Peut-être l’Accueil n’est-il pas radical, inconditionnel ?? Dans mon expérience, le fait est qu’elle revient.
La pratique, c’est aussi la remise en cause des pensées qui génèrent les émotions et engendrent la souffrance. Et là on rentre dans le particulier de l’histoire de la forme Alain, Corinne, Martine ou Jacques.
Le démontage des pensées et convictions à l’origine de notre souffrance grâce à l’Impermanence. Oui, la même qui nous fait peur. C’est elle aussi qui nous sauve. Et c’est une bonne nouvelle : tout est lié. S’en remettre à l’Evidence, enfin, que je – oui, je, dans son sens le plus banal pas celui de JE SUIS,non, moi Alain ou moi Corinne, ou moi tartampion, - je, donc, ne suis plus le bébé impuissant qui réclame une mère absente, l’enfant de 2 ans trahi par la naissance d’un petit frère, c’est libérer le présent et aussi le futur. Que chacun remplace le bébé impuissant ou l’enfant trahi par le schéma de base sur lequel il ou elle est resté coincé( e ). Si je lâche l’enfant du passé alors je lâche l'éternel jeune homme, la femme qui ne vieillit jamais, celui ou celle qui échappe à la maladie, à la vieillesse et à la mort. Je reconnais que tous ces personnages sont des fantômes : ceux qui sont morts depuis longtemps et les autres qui n’ont jamais existé que dans mon imagination. Je laisse la colère et le désespoir liés au passé et la peur liée au futur. Ces fantômes, font partie de l’exigence d'impossibilité dont parle Daniel. Qu’est-ce que j’exige et qui est impossible ? J’exige que l’ enfant ravagé vive encore, je le maintiens artificiellement en vie . Alors qu’aucune des cellules qui constituaient son corps il y a 30, 4o, 50 ou 60 ans n’est demeurée. Quel acharnement !
Et c’est cet ectoplasme qui a tout pouvoir ? C’est fou, non?
Le travail de remise en cause, est à faire à partir de la conscience de ce que nous sommes vraiment vraiment comme dit Douglas, mais il est à faire. Sinon, c’est une existence coupée en deux : la conscience de l'absence de forme d’un côté, et la souffrance dans la forme de l’autre. La spiritualité d’un côté, le psychisme de l’autre. La Perfection-toujours, d’un côté, la Perfection- jamais,de l’autre. Une dualité terrible. Le Grand et le petit, à jamais séparés.
Alors s’il est juste, dans nos sociétés axées uniquement sur l’intellect et le contrôle de ne pas se shooter sans cesse, comme le dit Alain, à « comprendre » et « faire » , la question : “Et qu’est-ce que j’en fais de tout ça ?” n’est pas inepte. Il y a bien quelque chose à faire : voir, reconnaître, et agir sur nos pensées, confronter leur absurdité.
Se libérer de la forme n’est pas s’abstraire dans la conscience de l’absence de forme, c’est expérimenter en tant qu’humain, la forme juste. Celle qui ne nie pas les lois de la Vie en maintenant le passé et en refusant le futur. Ni refus, ni appropriation.
Polir la tuile ne fait pas un miroir. Cette phrase citée dans l’article sur l’expérience spirituelle peut être à l’origine, comme la distinction du Grand et du petit, d’une séparation qui au lieu de nous libérer de nos conditionnements nous y enferme. La méditation, le retournement de la conscience, ou toute pratique spirituelle devient alors une trappe sur l’Infini qu’on ouvre de temps en temps pour ne pas mourir asphyxiés dans nos émotions.
Il ne s’agit pas en voyant nos exigences d'impossibilité “psychologiques” d’améliorer le moi. D’exiger un peu moins, moins souvent, de rabattre un peu nos prétentions. Non, c’est plus radical. Il s’agit de pulvériser l’exigence, de la détruire en constatant son absurdité. Lorsqu’un enfant comprend que le Père Noël n’existe pas il ne va pas simplement décider de lui écrire des lettres un peu moins longues. Il n’écrit plus. Cela s’appelle remettre en cause mon moi dans mon fonctionnement à moi et pas LE moi qui est un concept général. Et remettre en cause mon moi à moi ne se fait pas seulement par l’expérience de l’absence de forme, expérience impersonnelle s’il en est. Mais par un pointage très personnel qui met en lumière la forme particulière que prend le délire mental chez moi, Pascal, Lucie, Jean-Pierre, Laurence ou tartampion. Si la reconnaissance de notre absence de forme à un certain niveau est séparée de l’existence, alors elle va amener son opposé complémentaire : le pataugeage émotionnel. Et dans l’autre sens, tout épisode émotionnel intense appellera une expérience très « désincarnée », une « pause » dans le marasme émotionnel quotidien. L’expérience de l’absence de forme ou l’expérience du témoin que permet la méditation est ce à partir de quoi nous pouvons nommer nos convictions erronées. Mais le travail ne va pas se faire seul. Peut-être se fait-il seul dans les monastères Zen où les moines font za zen 10 heures par jour.
Je ne sais pas, je ne suis pas moine zen. Et je ne sais pas ce que c’est que za zen.
Après des années d’essais, viennent parfois deux tristes sires : Découragement et son acolyte Résignation. Je l’ai souvent entendu avec des phrases comme : « le petit restera toujours le petit, mais ce que je suis c’est le Grand. » ou dans une autre version : "le moi restera toujours le moi, mais ce que je suis c'est la conscience pure."
Est-ce que ça n’est pas confondre nos limites humaines avec nos conditionnements ? Nous ne sommes pas là pour nous libérer de nos limites humaines ( la mort, la vieillesse, les limites de notre force physique...etc) mais pour en faire l’expérience. En revanche nous sommes là pour nous libérer de nos conditionnements et un des, sinon le conditionnement de base, c’est la conviction que nous sommes un contenant fermé dans lequel les expériences restent et macèrent. C’est l’idée que nous avons (càd que nous possédons) une histoire, des expériences, des souvenirs, des traumatismes...et que nous n’existons que si nous les gardons. Quitte à en crever !! On peut avoir un enfant de 2 ans désespéré en soi, avoir un bébé qui pleure. On ne peut pas être cet enfant ou ce bébé à 30, 40, 50 ou 60 ans !! Car comme le dit la sagesse populaire : “ on ne peut pas être et avoir été” !!
C’est là-dessus qu'Arnaud, après être rentré, guidé par Swamiji dans le détail de ses conditionnements personnels, a basculé durant l’été 71 à Ranchi : ÊTRE ou AVOIR ?
Que disait-il Swamiji ?
« To be free is to be free from having, nothing else. »
« Être libre, c’est être libre d’avoir, rien d'autre. »
.
Rajneesh (Osho)
En forme ?
Maintenant fermez les yeux.
Souvent on nous demande en guise de "bonjour" : "alors, en forme ?" Sans doute sacrifiez-vous vous-même à cette habitude de langage. Mon ami Daniel Morin répond souvent par une autre question: "En forme de quoi?" Excellente réponse que cette question. Parce que c'est bien de ça dont il s'agit:
Quelle forme avez-vous? Essayons d'explorer cette approche, peut être inhabituelle!
Vous entendez et lisez à longueur d'année que la Vie, la Voie, la Pratique ne sont possibles que Ici et maintenant. Parfait, nous allons nous appuyer sur ce fondamental de le Voie: Ici et maintenant".
Quelle est votre expérience Ici et maintenant?
L'expérience de nombreuses sensations
L'expérience de certaines pensées.
L'expérience d'un état d'âme.
L'expérience de bruits divers et variés, éventuellement d'odeurs.
Et surtout:
L'expérience d'être, alors:
Sans utiliser votre mémoire.
Sans utiliser votre imagination.
Juste Ici et maintenant, vérifiez:
Avez-vous une forme?
C'est à dire très concrètement, très sensuellement, pouvez vous faire l'expérience d'une limite, d'un contour, d'une frontière.
De n'importe quoi qui pourrait vous permettre d'affirmer en toute honnêteté, je m'arrête ici, c'est ma limite et au-delà c'est le vaste monde.
La réponse aussi extraordinaire qu'elle puisse paraitre est NON, JE N'AI PAS DE FORME. Je peux le penser, le croire ou l'imaginer mais je ne peux en avoir l'expérience directe, immédiate.
Donc pas de limite, pas de séparation, je suis un vaste (infini en réalité) espace de Présence , une Capacité Consciente d'Elle-même dans sa nature de sans-forme.
Incroyable n'est-ce pas, aucune importance ce n'est pas à croire mais à Être.
Avez-vous une forme? Non, pas dans le sens d'un contour limitant. Et cela à du sens.
Comment une Présence pourrait-elle avoir une forme.
Alors, en forme Ici et maintenant?
Oui, en forme de vide, en forme d'espace, en forme de Rien, en forme d'absence, en forme de Présence.
Waouh une bonne journée qui commence................
dimanche 20 mai 2007
Indiens
© Ed. du Chêne | ||
Marie-Hélène Fraïssé nous fait partager les séjours qu’elle a faits chez les Sioux, les Crows et les Cheyennes, chez les Mohawks ou les Inuit, les Navajos, les Pueblos, les Houma Chitimachas. Elle nous pilote à travers les grandes plaines. Elle nous transmet un peu du trésor perdu et qui peut-être revient. Elle nous dit que ces hommes et ces femmes doivent être entendus. Ils nous aident à mesurer “ l’inanité de nos encombrantes richesses, nos errements de civilisés “.
Un superbe livre à s'offrir, à offrir ou à se faire offrir. Bien écrit, belles photos. Merci Corinne très beau cadeau.
Mac facile
samedi 19 mai 2007
4' 33 pour l'Autre
Dans le silence, le compositeur américain fait entendre le son de la vie.
Le maestro arrive, sous les applaudissements. Il monte à son pupitre, ouvre son livret, esquisse un mouvement de baguette, et… se fige. Devant lui, aucun des musiciens de l’orchestre n’a fait mine d’empoigner son instrument. Grève musicale ? Catalepsie générale ? Déchirure temporo-spatiale ? Non, simplement, en ce soir de janvier 2004, le programme de l’orchestre de la BBC comporte une pièce silencieuse ! Intitulée 4’33’’, la partition de l’américain John Cage (1912-1992) prévoit effectivement qu’aucune note ne doit être jouée pendant les quatre minutes et demie de sa durée.
En 1951, notre compositeur d’avant-garde visite une chambre « anéchoïque » – une pièce, utilisée à des fins scientifiques, dont les murs et le plafond absorbent les ondes sonores. Alors qu’il pense ne rien entendre du tout, Cage s’aperçoit qu’il perçoit tout de même quelques sons, produits par son propre système nerveux et le sang battant dans ses veines. De ce constat naît, l’année suivante, 4’33’’. Une œuvre constituée, en fait, de l’environnement sonore et des réactions du public. Car, comme l’écrit l’universitaire Michel Remy dans la revue Cycnos, « 4’33’’ n’est pas du silence, ce n’est pas le silence, mais l’ouverture de conditions parfaites pour que puisse intervenir l’Autre » .
En regardant la vidéo de la BBC, on guette donc les bruits de toux, de feuilles froissées, de chaises déplacées, engendrés par les spectateurs de la performance. En oubliant parfois, puisque Cage jouait sur la perception du son, que celui produit de notre côté de l’écran est aussi partie prenante d’une œuvre définitivement unique.
Merci ami Karl
Maintenant
“Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.”
Les gens l’interrompirent en lui disant: “Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?”
“Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.”
Les gens lui dirent encore une fois :
“C’est ce que nous faisons aussi.”
“Non” leur répondit-il.
“Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
Quand vous vous levez, vous courez déjà.
Quand vous courez, vous êtes déjà au but…”
Merci à l'intéressant site : http://cosmobranche.wordpress.com
vendredi 18 mai 2007
Acidose
Dans notre métabolisme, l'oxydation des glucides et des lipides produit entre autre de l'acide lactique, de l'acide pyruvique et du gaz carbonique acidifiant. Les reins et les poumons sont chargés de l'élimination de ces produits acides. L'acidose métabolique est un trouble de l'équilibre acido-basique définit par une baisse du pH.
Quelles sont les manifestations directes de l'acidose ?
Fatigue matinale, troubles digestifs, migraines fréquentes, manque d'entrain, douleurs musculaires, bronchites chroniques avec mucosités, peau grasse, mauvaise haleine matinale, mains moites et froides, transpiration abondante des pieds, leucorrhées.
Quels sont les fournisseurs d'acidité ?
Ce que nous appelons acidose est notamment générée par la consommation de viande, de café, de sucre. A cela s'ajoutent les pâtisseries, sodas, alcools, tabac et médicaments en général. Par ailleurs, en sont aussi à l'origine, les fermentations gastriques, les farines blanches, le stress, le bruit, le surmenage.
Comme arrêter les dégâts ?
Aprés avoir stoppé tous les "plaisirs acides", l'intérêt est de rétablir un équilibre avec des apports alcalins : dépuration avec jus, tisanes, légumes, salades, graines et fruits secs (+ tous les aliments dits alcalins types bananes, pommes de terre...) mais aussi des balades au grand air, des "bains" de lumière, de la détente... Il faut également neutraliser les acides et toxines par des minéraux et oligo-éléments (cf ci-dessous) et aussi éliminer les déchets en buvant de l'eau de source et en pratiquant des soins corporels alcalins (à retenir : les soins corporels à pH acide empêchent toute élimination et les shampoings à pH inférieur à 7 ont tendance à faire tomber les cheveux !)
- La préparation minérale ALCAVIE me semble également intéressante; c'est une poudre composée de pollen, de lécithine, de germe de blé, d'un mélange de plantes aromatiques, épices, fruits et légumes, de graines de potiron, de protéines de soja, de ferments de céréales et d'amandes douces, à saupoudrer sur vos plats.
- Pour ma part, je suis une grande fan des jus de citrons (chauds et froids) qui, contrairement aux idées reçues, contribuent à désacidifier l'organisme tout en désintoxicant le foie.
- Les bains aux sels alcalins (valeur pH entre 8 et 9) permettent d'extraire efficacement les toxines et acides résiduels grâce à leur composition particulière à partir d'un mélange de poudre fine de quartz, agate et onyx mélangé au sel de Camargue.
- Il me paraît également important de régénérer réguliérement sa flore intestinale (et oui, tout part du ventre !) avec des pré et probiotiques.
Nb: comme je vous l'ai déjà dit précédemment, je poursuis une formation en naturopathie, cela explique la teneur de ce post. Au cours de mes recherches, je fais des découvertes passionnantes sur le fonctionnement du corps humain... et je crois que je ne vais pas pouvoir m'empêcher de vous les faire partager ! Mais surtout, ne vous méprenez pas, tout ceci n'est que conseil, suggestion, constatation.
jeudi 17 mai 2007
A propos du Wesak
Wesak veut dire réconciliation.
Les quatre rituels ont été l’occasion pour moi comme pour chacun de faire la paix avec des personnes, des situations, tout un fatras passé que nous trimballons comme des casseroles dont nous n’entendons même plus le tintamarre. Pour se réconcilier il faut Entendre, Voir, Nommer, ce qui est cause de souffrance et cette étape de clarification est celle du « voir et reconnaître » de Swamiji. La reconnaissance de nos divisions est immédiatement un appel à les laisser partir.
La Terre recycle.
L’Air libère.
Le Feu défait.
L’Eau dissout et nettoie.
Rien que de très simple. Un rituel est évident parce qu’il parle autant à nos sens qu’à notre connaissance et à notre cœur.
En nommant, devant témoin, en entendant le son de notre propre voix, en accomplissant des gestes physiques nous sommes confrontés à cette part de nous- même qui renâcle au changement, qui est tellement attachée à nos souffrances et qui a la conviction que les laisser partir c’est mourir.
Il y a un très grand risque dans un rituel. Le grand risque, c’est que ça pourrait marcher !! Souhaiter que nos vieilles blessures cicatrisent enfin est moins dangereux…c’est juste un souhait…pour plus tard….si Dieu le veut….
L’espace du rituel est celui de Maintenant.
Pas plus tard.
Maintenant, je lâche.
Je ne demande pas à Dieu.
Je sais que Dieu est la Vie, qu’Il est la Terre qui recycle, l’Air qui libère, le Feu qui défait et l’Eau qui nettoie.
Les vieilles blessures sont des entraves à la Vie. La Vie est mouvement, elle ignore le passé et le futur, elle ne se vit qu’au présent. Le rituel concerne notre incarnation, notre humanité, la transformation qu’il propose n’est pas un changement de perspective mais une action. Le changement nécessaire de perspective, la position ouverte du témoin est ce qui a permis de voir et reconnaître nos enfermements. Ici , Maintenant, il est question d’agir, d’abandonner le vieux et le faux.
La réconciliation est aussi venue à un autre niveau.
Le Wesak est un moment de transformation et dans la Roue de Médecine des amérindiens, la transformation est à l’Ouest. L’Ouest est la direction des femmes.
C’est l’énergie de l’automne, de l’entrée dans la nuit, l’énergie de la confiance. L’élément relié à l’Ouest est la Terre et l’animal l’ours. L’ours nous apprend la confiance : à l’heure où tous s’agitent et s’inquiètent devant l’arrivée de l’hiver, au moment où le noir et le froid semblent annoncer la mort de la nature, l’ours s’en va tranquillement dormir !! Il fait suffisamment confiance à la Vie pour fermer les yeux. Rien dans l’apparence des choses n’annonce le printemps, mais l’ours sait….et s’abandonne à la providence divine !!
J’y ai senti un écho à ce que Lee Lozowick a écrit il y a dix ans sur la première page du livre « le chemin divin pour devenir humain » :
« Corinne, la chemin féminine est la vie de rire, de rire et de patience. Jaï Guru. »
Il a bien insisté sur le fait qu’il savait qu’en français le mot chemin était masculin et qu’il parlait à dessein de « la chemin féminine ». J’ai à peine parcouru le livre, mais gardé précieusement les mots de la dédicace.
Oui, la vie de rire et de patience.
Je sens le rire et la patience, la Confiance, dans les mots de Christiane Singer. Elle porte le rêve mais ne décide pas de sa forme. Ce miracle, « ce champ de conscience (qui) s’est bel et bien constitué » c’est la Joie, la béatitude et non la guérison du corps comme certains auraient pu le souhaiter.
« Porter le rêve » : je ne sais pas si cette expression est de mon amie Bhakti ou si elle appartient à la tradition amérindienne qu’elle transmet, mais je trouve que c’est une belle façon de désigner « la chemin féminine de rire et de patience ». Dans nos corps, nous vivons tous les mois pendant plusieurs décennies, la mort de ce qui ne sert plus, le cycle de l’impermanence, le mouvement incessant de la vie. Nous savons la proximité du Chaos et de la Vie. Et cette intimité avec le changement, avec l’intelligence de la vie, sa perfection est une voie vers la Confiance. C’est exactement ça, porter le rêve : faire confiance à l’intelligence de la vie, s’abandonner à l’infinie bonté de Dieu.
Thomas 44
Jésus a dit :
à celui qui blasphème le Père,
on fera grâce,
et à celui qui blasphème le Fils,
on fera grâce ;
mais à celui qui blasphème le pur Esprit,
on ne fera grâce ni sur la terre ni au ciel.