lundi 8 janvier 2007

Douglas Paris 2002

Puis-je ajouter quelque chose ?
Parce que vous ne devriez chercher aucun refuge à l’extérieur, Douglas est un refuge extérieur, alors, n’allez pas chercher refuge en Douglas. Mon rôle c’est de rendre Douglas superflu pour vous. Ce que nous disons, ce n’est pas pour que vous l’acceptiez, c’est pour que vous en doutiez et que vous le vérifiez par vous-même.
Pourquoi ? Parce que votre manière d’accéder à cette vision, à cette expérience sera sans doute différente. Pour vous Douglas est un refuge extérieur. Ce que nous disons, c’est pour que vous le testiez, pour que vous le mettiez à l’épreuve à la lumière de votre propre expérience. Mais peut être que cela vaut la peine que je dise que pour moi ici, ce n’est pas vraiment la vision. Cela va bien au-delà, peut être que c’est mieux de l’appeler « expérience ». Cela va bien au-delà de la vision. Ici pour moi, pour moi, tous les sens se rassemblent, il n’y a plus de distinction, entre la vision, l’audition, le toucher etc.
Et enfin, pour moi, et ce n’est pas à croire mais à vérifier, la question à propos de maintenir cette expérience n’a pas réellement de sens. Je vais vous dire pourquoi.
Quand nous avons vu que nous sommes Rien, absence de chose, cette vacuité est en dehors du temps, intemporelle ? C’est vide, Rien ne se produit. Ici il n’y a pas le temps. Je n’ai même pas besoin d’appeler cela « la vision ».
EXPERIENCE est peut-être un mot préférable ? ?
Mais dés le début cette expérience est hors du temps ? Parce que là où il n’y a rien, rien ne peut se produire, hors le temps est un évènement. Pour moi cette expérience est éternelle, c’est une expérience intemporelle. Je ne vous demande pas de croire cela, mais de le tester à la lumière de votre propre expérience. Sans votre expérience unique, je ne pourrais pas exister. C’est mon expérience, testez pour vous. C’est un paradoxe, c’est extraordinaire, c’est stupéfiant. Mais c’est hors du temps depuis le tout début, parce que là où rien ne se produit il n’y a pas de temps. Le temps ça prend du temps.
Permettez-moi de finir sur une note : Il y a beaucoup de choses dans le bouddhisme que je trouve difficile à intégrer, mais les paroles finales du Bouddha sont absolument superbes :

« NE CHERCHEZ AUCUN REFUGE A L’EXTERIEUR »

Mon amour le plus profond pour vous.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ces mots de Douglas me touchent en profondeur. Je vois une partie de ce qu'il pointe, je pressens l'autre et je ne peux que l'expérimentez par moi-même pour voir si je découvre cela ou autre chose...