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"Awake! The time is running out. Remember the Divine. Realize the Truth before life passes into death." Chandra Swami Udasin
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" On n'est pas obligé de se sentir
continuellement à la merci de ses émotions."
Kalou Rinpoché
in Le bonheur de la méditation
Yongey Mingyour Rinpoché
Ed Fayard p 208
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Le temps de la retraite à La Source Bleue....
Rendez-vous le 14 septembre.
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Alain et moi suivons depuis plusieurs années avec grand intérêt les interventions de Jean-Marc Jancovici.L'initiative qu'il prend aujourd'hui avec l'assemblée citoyenne "Un commun accord" nous semble importante après un été qui a rendu évidente la nécessité de prendre en compte le changement climatique à la fois pour en atténuer les effets et s'y adapter. Cette initiative est en lien avec les prochaines élections présidentielles. Elle n'est pas politique au sens partisan mais s'adresse à tous les partis afin de les inciter à passer du déni à l'acceptation des faits ( sic). Pour plus de précisions voir l'interview dans la matinale de France Inter du 25/08. La participation de 1euro symbolique a pour but de montrer que nous sommes nombreux à demander que la question ne soit plus éludée et qu'il est urgent de dialoguer et chercher un "commun accord".
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J'en suis à la deuxième lecture...Après avoir dévoré le livre, nous le reprenons Alain et moi comme lecture du matin à voix haute. Comme le sous titre l'indique Harari balaie l'histoire de l'humanité depuis qu'elle est documentée. Une vision large, synthétique qui remet notre ego collectif à sa place. Au passage quelque idée reçues sont mises à mal comme celle qui voit nos ancêtres de la préhistoire vivant en harmonie avec la nature. Harari démontre que dès le début Sapiens est un prédateur et sa domination sur le monde à travers une série de révolution successive - révolution cognitive, révolution agricole, révolution scientifique - s'accélère au point de menacer sa propre existence en tant qu'espèce.Une perspective très éclairante. Harari a un talent pédagogique remarquable fondé sur des connaissances encyclopédiques, une grande clarté alliée au sens de la nuance sans oublier un réjouissant sens de l'humour !
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Il s'agit d'une rediffusion puisque le livre La diagonale de la joie est paru en 2022 (cf post du 3 mai 2023). Mais c'est toujours aussi intéressant en particulier toute la fin du dialogue.
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Ceci n'est pas un film mais une rencontre avec deux femmes magnifiques par l'intermédiaire d'un homme qui a vraiment quelque chose à dire, de l'humain, de la liberté d'être, de l'entreprise la plus belle, celle qui consiste à rendre possible l'impossible, à aller chercher en chacun y compris en soi-même la bienveillance, l'humilité et la joie. C'est bouleversant, authentique, libre. Il y a un réalisateur, des acteurs - Virginia Effira et Tao Okamoto en particulier dont la présence est époustouflante - il y a toute une équipe de cinéma mais ce que l'on sent avant tout ce sont des êtres humains qui donnent le meilleur d'eux-mêmes, qui osent faire du neuf, du vrai. Ce n'est pas parfait mais c'est impeccable. On en ressort plein de gratitude et d'élan pour oser, aller de l'avant, s'ouvrir, vivre...
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Ce texte est écrit à partir des notes de préparation d'une retraite...
"Activement passif/Passivement actif" font partie de notions sur la voie que nous ne pouvons d'abord appréhender que de manière intellectuelle. Nous sentons bien que ce double paradoxe pointe vers une expérience et que cette expérience est radicalement différente de notre façon de nous situer habituellement. La pensée ordinaire oppose actif et passif : on est soit l'un soit l'autre et le cerveau s'embrouille à vouloir penser les deux en même temps !
C'est un des axes d'une retraite de méditation que de résoudre le koan "activement passif" parce que la méditation en elle-même propose l'expérience d'une passivité active. Certes, dans l'Adhyatma Yoga la méditation n'est pas, comme dans le bouddhisme par exemple, une pratique majeure. Elle est cependant, en particulier lors d'une retraite, la voie royale de l'assimilation de l'enseignement, la pratique en terrain favorable - "en piscine"- Elle permet de voir avec clarté ce qui constitue "mon monde", de faire le point sur ce que nous avons intégré de la pratique de l'acceptation de ce qui est déjà là et est aussi un entraînement à cette pratique.
"Mon monde" se révèle comme une évidence dans l'immobilité et le silence de la méditation. qu'est-ce qui m'agite et me préoccupe ? Quel est le filtre qui s'interpose dans la manière dont je pense le monde au lieu de le voir ? Quelles affaires non terminées reviennent à mon esprit ? Quels regrets, quels désirs ? Déjà à ce niveau d'observation se trouve un savant dosage de passivité et d'activité : je ne réfléchis pas activement , je laisse venir, je vois ce qui émerge et le note.
Et par rapport à ce qui est observé, l'acceptation est une passivité active : pas de refus, pas de jugement, pas de découragement, pas d'emportement. Ne pas se détourner et ne pas suivre. Laisser passer. Ne rien faire...activement.
Cet entraînement, intensif quand il y a plusieurs heures de méditation par jour, nous amène à voir que le Oui est une posture, exactement comme la posture de méditation. Nous en faisons bien souvent une réponse. Une réponse en cas de "problème", en cas de refus caractérisé. C'est ce qui nous fait dire qu'une situation difficile nous fait "pratiquer". Erreur. La pratique est dans la posture activement passive du Oui à ce qui est ...quelle que soit la situation. Le Oui est une posture de vie. La pratique n'est pas une parade en cas de coup dur, c'est une détente de base, a priori.Une passivité active à laquelle la retraite et la méditation nous entrainent.
Enfin, il y a un autre niveau de compréhension de la formule "activement passif. L'entraînement à l'acceptation de notre agitation mentale et de nos fluctuations émotionnelles lors de la méditation nous amène à un niveau bien plus profond de nous-mêmes. Un niveau naturellement passif, non réactif, qui touche à l'immobilité du non manifesté. Ce niveau paisible et immobile est aussi absolument, merveilleusement vivant.
C'est de ce niveau que viennent l'acceptation vraie et plus tard, l'action juste.
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Comme chaque année en septembre nous retournons Alain et moi à La Source Bleue dans le Lot pour 5 jours de silence.La retraite s'articule autour de trois méditations silencieuses d'une heure et une méditation couchée dirigée. Un temps de lecture, un temps de seva, une temps de parole complètent la journée. L'accent est mis sur la détente et la simplicité. Il s'agit moins de comprendre que d'expérimenter : expérimenter le silence, l'accueil, la bienveillance envers soi-même. Car ce qui se présente dans les méditations c'est "moi" et la pratique de l'acceptation est essentiellement celle de l'acceptation de moi-même, ici et maintenant.Cesser de vouloir être autre chose que ce que nous sommes juste dans l'instant, ouvrir notre coeur à notre nature bien humaine avec ses limites est le seul chemin pour contacter notre vraie nature, spacieuse et paisible.
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"Pas d'espoir sans crainte,
pas de crainte sans espoir."
Spinoza
Cité par Emmanuel Desjardins dans Vivre
Ed Le Relié p 142
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Je ne résiste pas à poster un court extrait du livre d'Aziz Abu Sarah et Maoz Inon...
"La plupart des gens associent la paix à des colombes, des fleurs et des T-shirts bariolés. Faire la paix serait un travail réservé aux personnes calmes, les romantiques, ceux qui ont la chance d'être bien équilibrés, et guidés par une forme de spiritualité. On admire volontiers Martin Luther King et Mahatma Ghandi, on les érige en modèles : ils ont fait un rêve et ils ont triomphé. C'est oublier qu'ils l'ont payé de leur vie. J'ai travaillé dans des zones de conflit, moi aussi, j'ai conduit des négociations entre des partis ennemis, j'ai accompagné des gens à qui la guerre avait tout pris. Ceux qui font la paix ne voient pas le monde avec des lunettes roses. Ils regardent en face ce que l'humanité peut avoir de pire. Ils acceptent de souffrir, d'être méprisés ou humiliés, tout en trouvant en eux les ressources pour ne pas sombrer dans la noirceur."
La paix est notre avenir
Texte de Aziz Abu Sarah
Ed l'arbre qui marche p126
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Comme les deux hommes ont travaillé dans le tourisme, ils ont conçu leur livre comme un voyage commun sur les lieux importants de leurs vies.Chacun raconte ce qui, pour lui, est lié à ce lieu. Aucune question difficile n'est évitée. Il y est question de palestiniens visitant Yad Vashem le mémorial de l'holocauste et des ruines de Deir Yassin ce village palestinien dont la population a été massacrée le 9 avril 1948. Il y est question de la Shoah, des check point, de la Nakba, etc.C'est d'une clarté, d'une honnêteté et d'un courage impeccables !Au delà des deux auteurs, ce livre nous fait découvrir un monde d'activistes pacifistes réalistes, créatifs, engagés. Tous ont été touchés par la mort de membres de leur famille ou d'amis. Et tous malgré la colère ont choisi de ne pas perpétuer le cycle de la vengeance. Ils ont choisi la connaissance de ce que l'autre vit, de son histoire, ils ont choisi le dialogue et la vie.
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" Il n'est plus question de savoir ce qui me plait, ce qui ne me plait pas, ce dont j'ai envie, ce qui me fait peur, ce qui m'attire, ce qui me repousse, ce qui m'inquiète ou ce qui me rassure. Il est uniquement question de savoir ce qui doit être accompli dans une soumission consciente, heureuse, à l'ordre des choses."
Arnaud Desjardins
Adhyatma Yoga
Chap Mahakarta, Mahabhokta
Ed Pocket p 370
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Comme je lui demande ce qu'elle (Soeur Emmanuelle) aimerait dire à tous ceux qui entrent dans le troisième âge et qui ont peur de vieillir ...Elle conclut d'une voix qui me frappe par sa fermeté et sa douceur :"- N'ayez pas peur! La vieillesse, c'est comme un couronnement. J'arrive à la cime de ma vie et je regarde le monde et les autres avec une infinie tendresse. Je les ressens dans mon coeur. Cette contemplation tendre me procure une immense joie. Pour moi, c'est comme du champagne!La joie fuse dans mon coeur!Vous pouvez, vous aussi donner autour de vous cette joie. On devient vieux le jour où l'on ne croit plus en l'homme et en la valeur de chacun, quel qu'il soit.Faites vôtre cette parole d'un poète musulman que j'aime tant :"Fends le coeur de l'homme et tu y trouveras un soleil".Mais pour cela, il faut un peu s'oublier soi-même, s'intéresser aux autres :Il faudrait que les personnes âgées prennent conscience que c'est leur mission d'aimer. Quelque soit l'état dans lequel on vieillit, on peut regarder, sourire, tendre la main, bénir.Et cela transforme la vie."
Merci Jean-pierre pour ce texte magnifique !
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Cette photo a fait le tour du monde...pour certains elle symbolise l'absence de conscience écologique de la plupart des gens. Elle montre en tout cas deux réalités parallèles.Si difficile que ce soit pour nous les deux sont brahman...
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" S'il y a qualification, il ne peut plus y avoir compassion. si vous vous réservez la droit de juger, il n'y a plus d'amour, mais des émotions : vous aimez mieux, vous aimez moins, vous aimez plus, vous aimez parfois."
Arnaud Desjardins
Le vedanta et l'inconscient
Ed Pocket p 234
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" Au cinéma, Tata Julie et une amie n'arrêtent pas de discuter. Excédé, leur voisin proteste :
- S'il vous plaît, mesdames, je n'entends rien du tout.
-Et alors ? ce que nous disons ne vous regarde pas.
Le bouquin de l'humour juif
Jonathan Hayoun & Judith Cohen Solal
Ed Bouquins p 618
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"Avance sur ta route
car elle n'existe que par ta marche."
Saint Augustin
(354-430)
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"Saint François sur les routes ne cesse de louer Dieu et de lui exprimer sa gratitude remerciant pour tout. Le petit moinillon qui le suit est un peu dubitatif : tout ce qui arrive ne peut être une bénédiction !?... Et quand un oiseau qui volait pas là fiente sur le saint, il attend avec intérêt la réaction de François qui s'exclame :
- Merci Oh, Seigneur, de ne pas avoir donné d'ailes aux vaches !
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"La spiritualité comme "combat spirituel" présente un danger très réel. Tout d'abord, on peut se poser la question de "qui" combat, et c'est souvent hélas l'ego qui y met toutes ses forces. Quant aux choses qu'il faut combattre, on peut se demander si l'acceptation de ce qui est, comme le souligne Arnaud Desjardins, ne nous évite pas d'inutiles combats contre nous-mêmes..."
Laurent Jouvet
L'art de l'esprit joyeux
Alexandre Jollien & Laurent Jouvet
Ed Almora p 88-89
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Cette deuxième partie couvre la période 1943-44 jusqu'à la libération de Paris en Août 44.Le film est construit autour de la liberté. Dans un temps difficile de contrainte maximum où elle semble n'être qu'un mot, chacun l'incarne à sa manière. Le général De Gaulle au niveau politique en s'alliant avec les anglais et les américains contre l'armée nazie mais aussi en résistant à la volonté américaine de vassaliser son pays. Le général Leclerc en poursuivant envers et contre tout l'objectif fixé par De Gaulle à savoir la libération de Paris. Jean Moulin alias Rex en poursuivant la Résistance à l'intérieur et en essayant de fédérer les différentes branches du mouvement.Et puis, il y a quelques moments magiques où la liberté est au délà. C'est Leclerc à la tête de ce qui reste de sa division, sans arme, conduisant sa jeep, qui part droit devant au milieu des panzers de Rommel affirmant ainsi sa liberté par rapport à la peur de la mort. C'est Moulin qui obtient des chefs de partis un accord les faisant ainsi s'affranchir pour un temps de leurs querelles idéologiques et de leurs querelles d'egos. C'est un regard échangé entre un soldat de métropole et un soldat africain qui se reconnaissent égaux. Pour l'ensemble du film et pour ces moments là, ça vaut la peine d'y aller !
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Que le Seigneur te
bénisse et te garde
Qu'Il te montre son visage
et qu'Il ait pitié de toi
Qu'Il tourne son regard
vers toi et te donne la paix
frère, que le Seigneur te bénisse
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"Dans le silence on s'aperçoit que le mental est très bruyant, et dans l'obscurité, qu'il est très lumineux - ces conditions facilitent les conditions de sa maîtrise. Les retraites permettent de se concentrer pleinement sur le travail spirituel, sur l'être, grâce entre autre à l'introspection. Dieu est au plus profond de notre être, il n'y a donc pas à le chercher ailleurs. Si on le trouve là, alors il est partout. Cette recherche pour le retrouver est en soi un début, un passage, une réalisation. Ultimement, l'objectif est de faire de ce monde une retraite spirituelle de chaque instant."
Gabriel Hagaï
Itinéraire d'une initiation
Ed Vues de l'esprit p 61
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J'aime beaucoup cet auteur en particulier la série de polars dont les personnages principaux sont Sam Wyndham de la police impériale anglaise et son partenaire indien Satyen Banerjee.L'essentiel n'est pas dans l'intrigue mais dans l'atmosphère de l'Inde des années 20, la présence de personnages vrais car pleins d'ombres et de lumières, la description de relations humaines parfois difficile dans un contexte colonial mais où l'intelligence du coeur a toujours le dernier mot.
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Un livre exceptionnel. On y trouve la verticalité de la mystique juive, des mises au points sur des aspects mal compris ( le "peuple élu par exemple"), une vision éclairante de la tradition hébraïque, un récit plus personnel de l'initiation de Gabriel Hagaï. ainsi que des perspectives vastes sur notre monde et son évolution. L'itinéraire du disciple devenu maître à son tour allie les deux dimensions de toute sadhana : la dimension mystique, la recherche de la connexion au divin et le patient travail de détricotage du mental. Le tout sous la guidance de son Maître ( en fait, il en aura plusieurs) et dans une relation empreinte de confiance et d'exigence.