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" Le chemin, c'est la transformation
de la relation avec soi-même."
Arnaud Desjardins
Cité par Murielle Massin
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"Awake! The time is running out. Remember the Divine. Realize the Truth before life passes into death." Chandra Swami Udasin
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" Le chemin, c'est la transformation
de la relation avec soi-même."
Arnaud Desjardins
Cité par Murielle Massin
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" Un fils téléphone à sa mère au retour d'un long voyage.
- Maman, comment vas-tu ?
- Ça va, mon fils.
- Ton arthrose ne te fait pas trop mal ?
- Non, ça va mon fils.
- Tu n'es pas malade ?
- Non, mon fils, je vais bien.
- Tout se passe-t-il bien?
- Oui, mon fils, ça va, j'ai tout ce qu'il me faut !
- Excusez-moi, madame, j'ai dû me tromper de numéro."
Le bouquin de l'humour juif
Jonathan Hayoun/ Judith Cohen Solal
Bouquins p 368
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On y retrouve l'intensité, l'intransigeance, la lumière et l'angoisse, la force et la fragilité d'Etty Hillesum.Les acteurs sont habités. La transposition dans une époque indéterminée mais récente nous rappelle les parallèles entre la période de la dernière guerre et la nôtre. Il y est question de la violence à l'extérieur, de l'absurde de l'exclusion et de la réponse intérieure que nous lui donnons : haine, rejet, coupure ou amour ?
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C'est un petit livre qui recueille des entretiens s'échelonnant de 1969 à 2011, quelques semaines avant la mort d'Arnaud. C'est un bonheur de les relire : simplicité, clarté, intelligence et bienveillance. Il y est question du rôle du gourou, de ce qu'est un disciple, de ce qu'est l'intelligence du coeur dont chacune des paroles d'Arnaud est une illustration... À lire ou relire !
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"Vous pouvez réfléchir à cette affirmation :
l'ego ne peut subsister que tant qu'il peut s'offrir
le luxe de ne pas aimer."
Arnaud Desjardins
Réponses pour le présent
Conversations avec Marc de Smedt
Ed Le Relié p 62
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Mais j'ai assisté vendredi dernier au concert de Ballaké Sissoko et Piers Faccini à Valence qui ressemble beaucoup à celui de l'été dernier au festival Jazz à Porquerolles. C'était un enchantement du début à la fin, un moment de grâce. Un voyage, une migration comme les oiseaux qui passent de l'Afrique à l'Europe et de l'Europe à l'Afrique juste parce que c'est le mouvement naturel de la vie de bouger, de rencontrer, d'aller voir ailleurs comment vivent les autres. Deux artistes qui se connaissent depuis 20 ans et dialoguent sans mots, mais avec le coeur de leur culture, deux musiciens qui s'écoutent et écoutent le silence de leur humanité commune. C'est simple, doux, puissant. La dernière chanson est une berceuse en bambara - la langue de la grande tradition malinke dont l'épicentre était le Mali actuel.
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" Soyez fidèle à vous-même
tel que vous vous trouvez ici et maintenant."
Swami Prajnanpad
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Une petite tribu affamée se résout à abandonner deux vielles femmes qui ne cessent de se plaindre.C'était il y a très longtemps, dans le Yukon, par un hiver terrible.Je ne vous raconte pas la suite... Les choses ne vont pas se passer comme prévu. Chacun va trouver en soi des ressources, physiques, morales, insoupçonnées.C'est une très belle histoire simple qui ressemble à un conte et nous laisse le coeur ouvert et plein d'entrain !
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" La certitude "je suis moi", l'ego, est une pensée, la première création du mental qui nous voile, chacun pour soi, notre véritable réalité, c'est-à-dire l'atman."
Arnaud Desjardins
À la recherche du Soi
Adhyatma Yoga
Ed Pocket p 289
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Le 16 mai a été proclamé journée internationale du vivre ensemble en paix par l'ONU en 2017. L''association Sources de Sagesses en collaboration avec AISA ONG Internationale organise cette soirée qui comme beaucoup d'autres partout dans le monde aura pour but de favoriser la rencontre et la compréhension mutuelle à travers un spectacle d'une grande qualité artistique.Nous rentrons de La Source Bleue où nos amis préparent avec enthousiasme cet événement.Nous avons déjà assisté au spectacle de Jihad Darwiche venu exceptionnellement à Beauchastel : c'est un conteur magnifique et je ne doute pas de la qualité du chant de Taghi Akhbari qui proposera un voyage musical autour des textes de Rumî.J'envie les personnes de la région de Toulouse et de Cahors qui pourront participer...
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" Ce n'est pas le chemin qui est difficile,
c'est le difficile qui est le chemin."
Kierkegaard
Cité par Louis Arnaud
La révolution intérieure
Ed Équateurs p 108
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Du 27 avril au 2 mai nous sommes en retraite
à la Source Bleue et le blog est en vacances...
À très bientôt
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" Une superbe épopée, aussi vive qu'un torrent, aussi profonde qu'un océan" dit Leïla Slimani.
Un des plus beaux romans de ces dernières années. Tout y est sous l'égide de l'eau, multiforme, cyclique, visible et invisible, qui nous constitue à travers le temps et l'espace. La goutte d'eau, la première du déluge qui engloutira Ninive et la bibliothèque du roi assyrien Assurbanipal au septième siècle avant JC se retrouvera sous forme de flocon de neige sur les lèvres d'un nouveau né au bord de la Tamise en 1840 et ainsi de suite...Un hommage à tout ce qui nous lie : l'eau, l'écriture, la mémoire des histoires. Un hommage à la lumière et à l'ombre, des individus et des sociétés. Un hommage à la diversité des civilisations, des peuples, à l'infinie diversité, à la complexité magique des formes et à l'unité souterraine de la vie. Un hommage à la résilience, des peuples face aux massacres - ici en particulier celle du peuple Yézidi - des civilisations face à l'oubli et des humains emportés par des destins croisés dont ils ne voient qu'une infime facette.
J'ai lu, une carte à la main, suivant les méandres de la Tamise et du Tigre, revisitant avec émotion le berceau de notre humanité, les ruines de Ninive ( Mossoul en Irak), les tablettes de l'Épopée de Gilgamesh, le récit du déluge et l'histoire des barrages engloutissant une partie des ruines de la Mésopotamie. On se sent à la fin de la lecture, enrichi, approfondi de toutes les strates d'humanité qui nous ont précédés, comme un objet très ancien et précieux, le regard élargi, loin des simplifications de l'actualité galopante, le coeur nourri et relié à tout ce qui semble lointain dans l'espace et le temps..
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"Le mental crée l'abîme, le coeur le traverse."
Nisagadatta Maharaj
in Retour à l'innocence primordiale
Éric Edelmann
Ed L'originel p 113
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Un court et beau texte sur l'affranchissement des frontières à l'intérieur desquelles on nous enferme, ou à l'intérieur des quelles nous pouvons nous enfermer nous-mêmes. Frontière de langue, de culture, de genre... Écrit avec la fraîcheur, l'intelligence, la vivacité, la profondeur de Leïla Slimani. Un hymne à la liberté de pensée et d'être !
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C'est notre ami Yann ( Le Boucher) qui nous a fait connaître le travail d'Isabelle Ratié qui depuis 2025 occupe la chaire d'histoire des systèmes de pensée de l'Inde au Collège de France.Sa leçon inaugurale sur le thème "Conscience et identité : la querelle indienne du soi" est une nourriture philosophique - mais pas seulement - de grande qualité.
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" Il faut trois ans pour apprendre à parler.
Il faut toute une vie pour apprendre à se taire."
Proverbe chinois
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Ce sont des retraites un peu exigeantes et très silencieuses. Il s'agit moins de parler de vigilance ou de présence que de vivre la vigilance et la présence à travers 3 fois une heure de méditation assise plus un temps de méditation couchée guidée. Laisser du vide, être et ne rien faire, permettre à notre nature profonde d'émerger. Il est question d'une passivité active et ouverte. Il est question moins de comprendre que d'expérimenter. Il s'agit de laisser l'opportunité à notre vraie nature de se manifester en desserrant le contrôle que le chercheur bien intentionné maintient sur "sa" Sadhana... et de se détendre !
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Eh bien aujourd'hui, je vous propose d'ouvrir un livre de spiritualité que vous avez déjà lu et annoté et de choisir vous-même votre propre citation du lundi...
Bonne lecture !
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L’une des choses les plus remarquables que l’on doit à Swâmi Prajnânpad, c’est d’avoir mis en lumière la place centrale que le travail sur les émotions doit avoir sur la voie spirituelle si on veut que notre chemin soit autre chose qu’une fuite de notre humanité.Dans cette quatrième et dernière conférence en ligne faite pour le compte de l’Union Européenne de Yoga, notre ami Yann s'est attaché à exposer les principes de ce travail qu’à certains égards on peut à bon droit appeler un « yoga des émotions ».D’où proviennent nos émotions ? En quoi sont-elles synonymes d’un enfermement délétère dans « notre monde » ? Et surtout, comment utiliser cette matière première pour « transformer le plomb en or » et se retrouver le plus souvent possible dans ce fameux « sentiment d’unité » cher à Swâmiji ?Même si, en tant que lecteurs de ce blog, le travail sur les émotions ne vous est évidemment pas inconnu, il se pourrait que dans cette dernière causerie, vous trouviez quand même quelques éclaircissements inédits. Et à minima, une inspiration à intensifier votre propre pratique de cette « alchimie intérieure », gage d’une ouverture toujours plus grande de notre propre cœur…
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"Prendre conscience, au sens où nous entendons ce mot depuis Descartes, c'est s'empêcher de coïncider avec la vie - se regarder faire. À l'inverse, méditer, c'est coïncider avec la vie, ce qui n'exige pas d'être "conscient", mais ouvert."
Foutez-vous la paix
Fabrice Midal
Ed Pocket p 76
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Il est rare de voir un homme politique commenter un texte spirituel...mais cela arrive ! Et le commentaire de Dominique de Villepin est particulièrement pertinent.
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J'avais parlé de son roman assez sombre : Le dieu des petits riens (post du 7 juillet 2013).Voici un récit autobiographique empli des ombres d'une enfance difficile dominée par une mère puissante, inspirante et très maltraitante, mais qui fait aussi émerger la lumière. Celle d'une rage de vivre magnifique alliée à une farouche persévérance à ne pas renoncer à l'amour de cette mère toxique. Garder la distance nécessaire mais ne pas lâcher l'amour ! L'Inde est décrite dans ses aspects durs, violents. Il y a chez l'auteur un magnifique courage à ne pas juger, à embrasser l'expérience en entier, à tout prendre sans se plaindre et à garder son coeur vibrant.
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"L'amour donné dépend
de celui qui donne, pas de celui qui reçoit."
Colette Roumanoff
L'impermanence heureuse
Le Relié p 183
Je vous invite à lire tout le chapitre intitulé :
Swamiji aime chaque grain de sable d'un amour infini...
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Gisèle Pélicot a été confrontée au pire de ce dont l'humain est capable . Il y avait là tout pour briser une vie et un coeur. Dans ce récit profondément honnête qui n'élude rien de ses difficultés et de ses souffrances, elle raconte avec simplicité comment elle a traversé l'horreur, s'est trouvée elle-même, a gardé son coeur vivant, a renoué des liens malgré la trahison dont elle a été victime. J'ai été très touchée par le chemin qu'a fait cette femme, la relation qu'elle a construite avec elle-même, sa manière d'avancer, de faire confiance à l'élan de la vie, son audace tranquille. Elle prend son temps, n'élude aucun sentiment qui la traverse, écoute sa voix intérieure. Et sa droiture, sa justesse, son authenticité attire à elle le contraire de ce qu'elle a vécu : une forme de lumière. Confrontée à la noirceur elle ose l'humanité, elle cherche à comprendre, elle garde le bon, elle porte l'espoir. Et elle témoigne ici, aidée dans l'écriture par une autre femme, Judith Perrignon, qui se met au service de son récit.
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" L'homme est un être à trois étages, le premier étage est physiologique, le deuxième étage psychologique, le troisième est une simple possibilité. C'est au troisième étage que se situe tout l'humain et tout le divin. Notre vrai moi nous attend au troisième étage. "
R.Habachi
Panorama de la pensée de Maurice Zundel, 2003 P 159
Cité par Michel Fromaget Les trois visages de l'amour Ed Le Mercure dauphinois P 85
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"Le vrai problème n'est pas de savoir
si nous vivrons après la mort,
mais si nous serons vivants avant la mort."
Maurice Zundel
À l'écoute du silence
Téqui 1979 p 53
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Refuser ce qui est, ou le « péché originel » selon Swâmi PrajnânpadEnfin les choses sérieuses ! Car lors de cette troisième conférence et après avoir explicité la notion « d’adhyâtma yoga », notre ami Yann a commencé à entrer dans le vif du sujet : l’approche spécifique de Swâmiji concernant la condition humaine dans son ensemble et le phénomène « émotion » en particulier.Avec un petit clin d’œil irrévérencieux à la tradition hindoue, puisque, au lieu de faire partir cet exposé des Upanishads, il fait état de l’influence inattendue que Darwin et sa fameuse théorie de l’évolution ont pu avoir sur Swâmi Prajnânpad. Cet élément, peu connu, donne manifestement un tour original à la vision que Swâmiji nous propose de notre « point de départ ».Les « grands singes » que nous sommes sont victimes du pouvoir d’abstraction (donc du pouvoir de refuser) que leur cerveau « évolué » leur permet. Nous sommes comme des adolescents à qui on aurait donné trop vite une totale liberté et qui, faute d’un cadre et d’un mode d’emploi adéquats, utilisaient celle-ci de façon irréfléchie au point d’en devenir les victimes. Et voici le mythe du péché originel revisité et rendu opératif : la sadhana revient à prendre le contrôle de cet extraordinaire pouvoir qui consiste à imaginer sans cesse d’autres possibles. Ce pouvoir de dire non en s’opposant à ce que le présent semble nous imposer est, pour Swâmiji au fondement de la nature humaine. C’est ce qui nous distingue positivement de l’animalité, mais c’est aussi, négativement, ce qui nous exile douloureusement de la plénitude du ici et maintenant !