mardi 20 janvier 2009

Doona, un moteur de recherche humanitaire

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http://assodoona.free.fr


Doona, un moteur de recherche humanitaire
Doona, un projet ambitieux dont le but n'est pas d'enrichir (encore et encore) une entreprise mais de permettre aux internautes de donner, sans débourser, de l'argent à cette association à but humanitaire.

"De jeunes gaulois un peu fous veulent lancer un moteur de recherche à but humanitaire : Doona.

Le but n'est pas ici de monter un moteur de recherche de toute pièce,mais de proposer un frontal de recherche et de redistribuer les revenus de la publicité à des associations humanitaires. Bref, plutôt que vos recherches sur le Net permettent à quelques uns de s'enrichir, l'idée de Doona est que vos recherches sur le Net permettent à beaucoup de vivre mieux. "

Doona est un projet intéressant et (très) ambitieux puisqu'il se dirige vers un Internet où les entreprises (à but lucratif) ne dominent pas. Le moteur de recherche sera le premier ayant un but humanitaire, (non-lucratif) ...
En effet, en effectuant une recherche sur le site de Doona, grâce au moteur de recherche partenaire Exalead, les internautes donnent aux associations sans rien débourser.

"Doona" vient du verbe "donner" qui est devenu "dOOner". Avec deux "o" comme les grands moteurs de recherche : gOOgle, yahOO.

Quel but pour Doona ?

Dans un premier temps, l'argent est redistribué à d'autres associations humanitaires bien connues (Restos du Coeur, etc...), mais si le projet fonctionne bien, ils envisagent de créer des événements humanitaires indépendants (distribution de peluches dans les hôpitaux, spectacles gratuits, etc...)
Leur principaux buts resteront cependant d'agir dans la vie de tous les jours et de distribuer le plus de sourires.
Ils n'ont qu'une chose à nous dire :
Pour donner sans vous ruiner, et pour un net plus chaleureux, vous choisirez Doona !
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lundi 19 janvier 2009

Superbama

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John Cale hallelujah

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From Mister Karl
and coucou to Mister Pascal
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En Calcat janvier 2009

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C'était une bien belle retraite...Pas de photos prises cette fois-ci. Un petit groupe, du temps pour les partages et pour le silence aussi. Les participants et les "anciens" reconnaîtront sur la carte l'abbaye St Benoît d'En Calcat et même la chapelle ST Férréol dite "la capellette" où nous montons chaque fois au cours de notre marche méditative.

Ce monastère est vivant, à la fois complètement ancré dans la tradition monastique et très ouvert sur le monde et sur les autres traditions. C'était notre cinquième séjour et la relation avec plusieurs frères s'approfondit. La présence de notre groupe qui sait se glisser dans l'atmosphère de l'abbaye silencieuse, recueillie et joyeuse aussi à certains moments est très appréciée.

Loin des idées reçues, des images embellies ou au contraire caricaturales, nous côtoyons une communauté d'hommes dont l'existence quotidienne est consacrée à Dieu, à la prière chantée et au travail.

C'est pour beaucoup de nos contemporains un choix incompréhensible souvent présenté en creux, par la somme de renoncements qu'il représente : pas d'amis, de famille, de vie de couple, d'enfants, de sexualité, de sorties, d'argent, de biens personnels...etc. Et ce qui est évident en assistant aux offices tout au long de la journée c'est que ce choix de dédier son existence à la relation à Dieu au sein d'une communauté est un appel d'Amour. C'est le plein de cet appel et de cette relation qui saute au cœur. Les renoncements - et ils existent - ne sont qu'une des conséquence du choix de mettre l'Amour de Dieu au centre de sa vie. Les échanges avec frère Daniel évoquent aussi des périodes de doute, de difficulté, mais quel humain n'en rencontre pas ?

Plusieurs participants à des retraites témoignent qu'ils repartent le cœur plus léger et ouvert. C'est bien le signe d'une Présence, c'est bien le signe que cette communauté d'humains est nourrie, portée par cette Présence et que cette Présence déborde pour ceux qui s'approchent.




L'écureuil fait du yoga avec un éléphant

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Signalé par l'ami Yann
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Ecoute petit homme

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Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a applaudi. Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.

Personne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était "sold out" avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?

Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses passons-nous ?



J'ai vérifié l'histoire est vraie. Voir le lien du Washington Post avec de courtes vidéo.

Envoyé par Nikita, merci ami.......

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Fotoo

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Les diaporama nouveaux de qualité se font rares.
En voici un pour commencer la semaine
proposé par Laurent S.
Bonne semaine à toutes et à tous.
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Gurdjieff (5)


Voici la fin du texte décapant de Gurdjieff, qui arrive plus tard que prévu pour cause de monastère : nous arrivons en effet de quatre merveilleux jours de retraite en l'Abbaye bénédictine d'En Calcat.

" Il vous faut savoir encore une chose : chez beaucoup de personnes, certains états sont provoqués artificiellement non par elles mêmes mais par l'Institut. C'est pourquoi porter atteinte à cet état chez un autre peut gêner le travail de l'Institut. La seule chance de salut est de vous rappeler jour et nuit que vous êtes ici uniquement pour vous-même, et que vous ne devez être gêné par rien ni personne ; ou alors faites en sorte qu'ils ne vous gênent pas. Vous devez les utiliser comme moyens d'atteindre vos buts.

Cependant, on fait tout ici excepté ça. Vous avez transformé la vie de l'Institut en quelque chose de pire que la vie ordinaire. Bien pire même. A longueur de journée, les gens sont accaparés par des intrigues, ou déblatérent les uns contre les autres, ou s'ils ne le font pas ouvertement, n'en pensent par moins en leur for intérieur, ils jugent et considérent chacun, trouvant l'un sympathique, l'autre antipathique ; ils affichent des amitiés, collectivement ou individuellement se jouent des tours sordides, le regard toujours fixé sur les mauvais côtés de chacun.

Il ne sert à rien de penser que certains sont meilleurs que d'autres. Il n'y a pas "d'autres" ici. Ici, les gens ne sont ni intelligents, ni stupides, ni anglais, ni russes, ni bons ni mauvais. Il n'y a que des automobiles détraquées, comme vous. Et c'est seulement grâce à ces automobiles détraquées que vous pouvez atteindre ce que vous espériez en veant ici. Chacun de vous y pensait à son arrivée. Maintenant il est nécessaire de vous le rappeler et de revenir à votre première idée.

Tout ce que j'ai dit peut se résumer en deux questions:

1° Pourquoi suis-je ici ?
2° Cela vaut-il la peine que je reste ?


G.I. Gurdjieff in "Gurdjieff parle à ses élèves" Stock/Monde ouvert 1980 page 144 à 149
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dimanche 18 janvier 2009

Over the rainbow

Version d'Eva Cassidy

samedi 17 janvier 2009

Noces rebelles

 le 21 janvier dans les salles.

vendredi 16 janvier 2009

29 ...




Un très bel anniversaire à toi Valérie

plein de cadeaux ,

de la légèreté et de la confiance

pour les surprises que cette année te réserve.

2000neuf
20neuf ans...

Que du neuf !!



mardi 13 janvier 2009

Gurdjieff (4)


" C'est pourquoi ceux qui parmi vous ne sont pas avertis de ce phénomène ont l'impression que nous n'avons vraiment rassemblé ici que des gens stupides, paresseux, bornés - bref, tous les déchets. Mais chacun de vous oublie une chose importante : ce n'est pas lui qui les voit tels qu'ils sont ; quelqu'un les a mis à nu, c'est pourquoi il les voit et s'en attribue le mérite. Voyant les autres comme des imbéciles, il ne se rend pas compte qu'il est lui-même un imbécile. Si quelqu'un d'autre ne les avait pas exposés au grand jour, il se serait peut-être mis à genoux devant l'un ou l'autre d'entre eux. Il voit ceux qui l'entourent déshabillés mais il oublie que, lui aussi, est déshabillé. Il s'imagine qu'ici tout comme dans la vie, il peut porter un masque. Mais sitôt qu'il a franchi les grilles de l'Institut, le gardien lui a ôté son masque. Ici il est nu ; chacun sent immédiatement ce qu'il est en réalité.

C'est pourquoi personne ici ne doit considérer intérieurement qui que ce soit. Si quelqu'un s'est mal comporté envers vous, ne soyez pas indigné, car vous pourriez en faire autant. Vous devriez, au contraire, être très reconnaissant et vous estimer heureux de n'avoir jamais reçu de gifle de personne, car à chaque pas, vous faites du mal à un autre. Faut-il que ces gens soient gentils pour ne pas vous "considérer" Et pourtant, si quelqu'un vous fait le moindre tort, vous êtes prêt à lui casser la figure.

Vous devez comprendre cela clairement et vous comporter en conséquence. Vous devez essayer de vous servir des autres sous tous leurs aspects, bons ou mauvais ; et vous devez aussi aider les autres à travers tous les aspects qui vous sont propres, quels qu'ils soient. Si l'autre est intelligent, idiot, bien-veillant, méprisable, soyez sûr qu'à d'autres moments vous aussi vous êtes stupide, intelligent, méprisable, consciencieux. Tous les gens sont les mêmes, seulement ils se manifestent de manières différentes selon les moments, exactement comme vous aussi, vous êtes différent selon les moments. De même que vous avez besoin d'aide à différents moments, de même les autres ont besoin de votre aide. Et vous devez aider les autres non pour eux-mêmes, mais pour vous même. Premièrement, si vous les aidez, ils vous aideront ; deuxièmement, à travers eux vous vous instruisez, pour le plus grand bien de ceux qui vous sont proches.

(suite et fin demain)
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Le petit bal perdu

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Merci Monique
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Icare ?

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Merci Albert, très impressionnant.
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lundi 12 janvier 2009

Maxime Le Forestier - La visite

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Un coup de coeur de Karl
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Gurdjieff (3)

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" Je propose donc à ces personnes de travailler à partir de maintenant comme elles l'avaient compris auparavant, de redonner vie à leurs idées d'autrefois et de se mettre au travail pour de bon - ou bien de comprendre tout de suite que leur présence ici est inutile. Au point où en sont les choses, quand bien même elles continueraient pendant dix ans, cela ne mènerait à rien.

Je ne réponds de rien. Que les gens essaient réellement. Sinon, ils seraient encore capables de réclamer quelque chose pour le temps perdu. Qu'ils ressuscitent en eux leurs premières intentions et rendent ainsi leur séjour utile pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent.

Celui qui peut être ici un égoïste conscient pourra ne pas être égoïste dans la vie. Etre un égoïste ici signifie : ne tenir compte de personne, pas même de moi, regarder chaque être et chaque chose comme un moyen de s'aider soi-même. Il ne doit y avoir de considération pour rien ni pour personne. Qui est fou, qui est intelligent, la question n'est pas là. Le fou est un bon sujet d'étude, de travail. L'homme intelligent aussi. Autrement dit, ils sont l'un et l'autre nécessaires. La canaille et le brave homme également. Le fou, l'homme intelligent, la canaille, le brave homme, tous, autant les uns que les autres, peuvent servir de miroir et de choc pour se voir et s'étudier.

Il y a autre chose à comprendre. Notre Institut peut être comparé à l'atelier d'un dépôt de locomotives ou à un garage où sont effectuées des réparations. Lorsqu'un nouveau venu pénètre dans le garage, il découvre des machines qu'ils n'avait jamais vues ailleurs. Et pour cause: toutes les machines qu'il avait aperçues au-dehors étaient carossées et peintes; il ne sait pas comment elles sont faites. Les yeux de l'homme de la rue sont habitués à ne voir que la carosserie. Ici, à l'atelier, les voitures sont sans capot. Les pièces sont démontées, toutes nettoyées et exposées au regard ; elles n'ont plus rien en commun avec ce qu'il a l'habitude de voir. A l'institut, il en est de même. Quand une nouvelle personne arrive avec son bagage, elle est tout de suite mise à nu. Et alors tous ses plus mauvais cotés, toutes ses "beautés" cachées deviennent évidentes.

(à suivre)
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dimanche 11 janvier 2009

L'homme qui dit OUI

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Merci Olivier et la moto ?
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Francis Cabrel - La fille qui m'accompagne

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Un Cabrel pour ce dimanche soir,
J'en connais deux qui vont aimer ça...
Karl is back, merci ami
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Sinead O'Connor & the Chieftains- The Foggy Dew

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Merci Jean-François, j'adore..... et ton Mac?
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Gurdjieff parle à ses élèves (2)



"Pour un certain nombre d'entre vous, séjourner ici n'a plus aucun sens. Si on leur demandait pourquoi ils sont ici, ils seraient tout à fait incapables de répondre ou bien diraient une absurdité et m'exposeraient toute une philosophie sans même croire un mot de ce qu'ils raconteraient. Quelques-uns savaient peut être au début pourquoi ils étaient venus, mais ils l'ont oublié.

Je considère que quiconque vient ici a déjà dû comprendre la nécessité de faire quelque chose et a essayé par lui-même. Ses tentatives l'ont conduit à la conclusion que, dans les conditions de la vie ordinaire, il est impossible de parvenir à quoi que ce soit. Il commence alors à s'informer, à se mettre en quête d'endroits où, grâce à des conditions préétablies, le travail sur soi est possible. A la fin, il trouve; il apprend qu'ici un tel travail est possible. Et en effet, ce lieu a été créé et organisé pour que le chercheur puisse y trouver les conditions auxquelles il aspirait.

Mais certains d'entre vous ne tirent pas parti de ces conditions; on peut même dire qu'ils ne les remarquent pas. Et le fait qu'ils ne les voient pas prouve qu'en réalité ils ne les recherchaient pas, et qu'ils n'essayaient pas d'obtenir dans leur vie de tous les jours ce qu'ils étaient supposés chercher. Celui qui ne se sert pas des conditions de travail de l'Institut pour travailler sur lui-même et qui ne les voit pas, celui-là n'a pas sa place ici. Il perd son temps en restant ici, gêne les autres et prend la place de quelqu'un. Ici la place est limitée et, faute d'espace, je dois refuser beaucoup de candidats. Vous devez soit mettre cette place à profit, soit vous en aller.

Je le répète, je pars du principe que ceux qui viennent ici ont effectué un travail préparatoire, ont assisté à des conférences, et déjà tenté quelque chose par eux-mêmes.
J'estime donc que ceux qui sont ici ont déjà compris la nécessité de travailler sur eux-mêmes et savent à peu près comment il faudrait le faire, mais qu'ils en sont incapables pour des raisons qui échappent à leur contrôle. Par conséquent, je n'ai pas besoin de répèter à nouveau pourquoi chacun de vous est ici.
Je ne peux poursuivre mon travail ici que dans la mesure où ce qui a déjà été reçu est appliqué dans la vie pratique. Malheureusement, ce n'est pas le cas : les gens vivent ici mais ne travaillent pas; ils agissent seulement sous l'effet d'une contrainte, comme s'ils étaient payés à la journée."

(à suivre)
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