samedi 6 décembre 2014
En Quête de Sens : pépites...
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Nous avons visionné le film en avant première puisque nous sommes co producteurs...
Eh bien, nous sommes très heureux d'avoir participé modestement à ce projet. C'est un film bien fait, plein d'espoir, motivant, une incitation à l'aventure spirituelle au quotidien.
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vendredi 5 décembre 2014
jeudi 4 décembre 2014
Mille soleils splendides / Khaled Hosseini
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C'est un livre dur comme la vie des femmes de Kaboul mais c'est un livre plein d'espoir : la capacité de ces femmes à endurer ne les enferme pas. Subissant la violence, l'arbitraire et la privation de liberté, elles traversent la colère, le désespoir et creusent, creusent encore plus profond jusqu'à trouver l'amour.
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Libellés :
A lire
mercredi 3 décembre 2014
Ayurvéda
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Les Védas
sont des textes sacrés contenant le savoir révélé aux premiers
Rishis (voyants) fondateurs de la tradition hindoue. Ce Livre a été compilé entre 2000 et 500 ans avant notre ère par le sage Vyasa. L'AyurVeda ou savoir, connaissance à propos de la vie est la science médicale traditionnelle inspirée des Vedas . C'est à Yann
Le Boucher que je dois cette courte introduction. Merci Yann.
Je n'ai
jamais lu les textes de l'Ayurvéda et je ne suis ni praticienne ni
médecin ayurvédique, je suis simplement les recommandations d'un
médecin ayurvédique indien et c'est à ce titre que je partage ce
que j'ai pu observer de la manière dont l'ayurvéda s'expérimente
dans le quotidien. C'est souvent assez difficile à expliquer car
notre mentalité occidentale a une certaine vision de la médecine,
de la santé et de la maladie qui ne correspond pas à la vision de
l'Ayurvéda.
L'ayurvéda
n'est pas seulement une médecine au sens occidental du terme. Dans
nos sociétés, la médecine est essentiellement orientée vers la
lutte contre les maladies. Il ne viendrait à personne l'idée
d'aller consulter un médecin en période de bonne santé. Par
ailleurs, l'alimentation et le style de vie sont considérés comme
une affaire de goût personnel et culturel qui ne sont pas du
ressort du médecin. Sauf cas particulier le médecin ne donne pas de
conseils alimentaires et il suffit de voir ce que l'on donne à
manger aux malades dans les hôpitaux pour comprendre la pauvreté du
lien qui existe dans nos représentations occidentales entre ce que
nous mangeons et notre état de santé !
La
pensée occidentale moderne procède par division et spécialisation
du savoir. Elle peut de ce fait atteindre l'excellence dans un
domaine très précis mais souffre d'une sorte de myopie : les
liens entre les différents domaines ne sont plus perçus parfois
même en dépit du simple bon sens. Tout conducteur de voiture sait
que le fonctionnement de son véhicule dépend de la qualité et de
la pertinence du carburant dont il le « nourrit ». Notre
corps et notre psychisme sont bien plus sophistiqués qu'une simple
voiture mais sont cependant nos véhicules d'incarnation. Leur état
dépend de ce qui les nourrit. Et nous avons la responsabilité de
ces nourritures. Ce n'est pas une idée très répandue chez nous .
Pour un
médecin ayurvédique imprégné de pensée orientale, une vision
globale du patient qui allie le corps, l'âme et l'esprit est une
évidence. Cette vision tient compte du sexe et de l'âge de la
personne, de sa culture et de son histoire personnelle, de son
environnement de vie, de ses habitudes alimentaires et, dans le
détail, de ce qui fait son existence au quotidien.
Il existe
dans l'ayurvéda, une pharmacopée et des techniques de soins précis
correspondant non pas à des maladies mais à un déséquilibre
propre à une personne à un moment donné. Ce déséquilibre est
évalué par le médecin par comparaison avec l'équilibre de base de
cette personne particulière, qui est une proportion chiffrée des
trois énergies fondamentales du corps : vata, pitta et kapha.
Un déséquilibre des trois dosha (vata, pitta, kapha) a pour
conséquence un certain nombre de symptômes que l'on appelle des
maladies, mais ce que le médecin va traiter c'est une personne.
L'ayurvéda considère d'ailleurs que l’apparition des symptômes
est le sixième stade de la maladie, il s'intéresse donc à la bonne
santé de la personne en premier lieu. Et c'est pour cette raison que
l'on consulte un médecin ayurvédique même en l'absence de
« maladie ». On va chercher auprès de lui non seulement
une aide pour notre corps et notre mental en cas de dysfonctionnement
avéré et étiqueté maladie mais simplement pour être en bonne
santé.
Or la
plupart du temps nous considérons à tort que la bonne santé est
l'absence de maladie. Nous sommes tellement obnubilés par la maladie
que nous en oublions de nous interroger sur la santé. L'ayurvéda
s'intéresse de très près à ce qu'est la bonne santé et les
questionnaires auxquels j'ai eu à répondre quotidiennement au cours
d'une cure en Inde précisent les domaines dans lesquels nous avons à
nous interroger. Des questions très simples qui concernent la
qualité de l' énergie, de l'appétit, de la digestion, de
l'élimination et du sommeil.
En fait
en étant un peu attentif nous savons tous si nous disposons d'une
bonne énergie physique et mentale . Cette bonne énergie n'est
pas l'absence de fatigue après un effort bien sûr mais cette
sensation de vie profonde qui fait que nous savons, qu'à leur
mesure, notre corps et notre intellect vont répondre au mieux à la
demande d'une situation. Nous savons aussi ce qu'est un bon appétit
qui manifeste la vie et non un déséquilibre de compensation. Et il
se peut aussi que nous ayons une idée de ce que sont une bonne
digestion c'est à dire une digestion sans fatigue, j'allais dire
sans « symptômes », une bonne élimination, régulière
et un bon sommeil, profond et réparateur.
Cette
connaissance de ce qu'est le bon fonctionnement de notre corps c'est
la mémoire de ce que l'ayurvéda nomme notre prakriti ou notre
nature d'équilibre. Nous naissons tous en effet avec une « fiche
technique » qui est, pour chacun, un certain équilibre
doshique. Le cours d'une existence humaine et beaucoup de mauvaises
habitudes alimentaires, émotionnelles et mentales nous font dériver
de notre prakriti, notre nature de santé. C'est cette lente dérive
qui donnera plus tard des maladies. Arrivés à un certain âge, et
en l'absence de symptômes de maladie caractérisés, ce que nous
expérimentons comme « une bonne santé » est souvent
bien relatif et s'apparente plus à ce dont nous avons l'habitude
qu'à une réelle bonne santé. Je me souviens d'une personne
revenant d'Inde et qui était tellement contente de ne pas avoir été
malade ! Un peu plus loin dans notre conversation elle me dit
avoir souffert de constipation. Et j'ai bien compris que dans sa tête
une « tourista » était une maladie mais pas la
constipation qui devait lui être assez connue. Moi-même, j'ai revu
mes critères de bonne digestion. Je considérais comme normale la
petite fatigue d'après le repas et quelques sensations de lourdeur
ou de ballonnement liés à la digestion. L'expérience dans
certaines conditions privilégiées de ce que peut être une
meilleure digestion m'a fait reconsidérer ce qui est « normal »
ou pas !
Vous
l'avez compris, un praticien en Ayurvéda ne donne pas seulement de
petites pilules ou des poudres, il indique une alimentation adéquate,
des auto-massages ( abyanga)quotidiens avec des huiles adaptées,
des pratiques respiratoires issues du yoga et quelques postures
simples. Ceci est pour le « contenu ». Un élément
essentiel est la manière. Vous pouvez avoir devant vous un plat
ayurvédique techniquement impeccable, s'il a été préparé dans la
précipitation par un cuisinier ou une cuisinière distraite, tendue,
préoccupée par autre chose que ce qu'il ou elle est en train de
faire, sa « valeur » énergétique au sens large s'en
trouve appauvrie.
En fait
l'ayurvéda tient compte de manière très fine de toutes les
nourritures d'impression. Ce que nous mangeons n'est pas seulement
une combinaison de glucide de lipides, de protéines ..etc. Ce que
nous mangeons est imprégné de l'énergie du paysan qui a cultivé
la terre, de celui qui a produit les graines, de toute cette chaîne
humaine qui du cultivateur au cuisinier en passant par le
transporteur et le commerçant a fait que ce plat se trouve devant
nous. Et nous sommes le dernier maillon de la chaîne : la façon
dont nous allons manger ce plat modifie sa qualité. Est-ce que nous
le mangeons vite fait, en regardant la série de catastrophes
qu'égrainent les informations à la télévision, dans une atmosphère
tendue ? Ou est-ce que nous avons pris le temps de remercier
avant le repas toutes les personnes qui l'ont rendu possible, est-ce
que nous le savourons dans la bonne humeur et la détente en prenant
notre temps ? Vous sentez la différence ? C'est la même
que la différence de goût du poulet élevé en batterie, tué
dans le bruit et la fureur d'un abattoir industriel, débité dans
une usine par des ouvriers ou des ouvrières tendues par des
conditions de travail inhumaines, cuisiné à la chaîne, sans soin
et le poulet du fermier d'à côté, tué et plumé tranquillement et
cuit avec amour pour des convives attendus.
Quelle
nourriture d'impression absorbons nous dans notre nourriture
physique ? Du stress de la peur et de l'indifférence ou du
respect et de l'amour ?
Rares
sont ceux d'entre nous qui ont la possibilité de savoir exactement
d'où vient la nourriture qu'ils consomment. Le but est de faire « au
mieux ». Pas de perfectionnisme qui s'accompagne en général
de son contraire le laisser aller : je suis à la lettre les
recommandations, je veux « contrôler » toute la chaîne
et lorsque je m'aperçois que ce n'est pas possible, je laisse tout
tomber. La perfection n'est que du domaine de l'Esprit. Les
nourritures d'impression appartiennent au relatif.
Dans le
relatif, tranquillement, comment aller vers une manière de se
nourrir et de vivre que nous sentons la plus juste possible ?
Et cette intention que nous gardons avec patience et bienveillance
en arrière plan de nos actes peut nous aider à être en bonne
santé, dans le relatif. Elle ne nous garantit de rien, elle n'évite
pas toutes les maladies, elle ne nous fera pas échapper à la mort.
Elle n'est pas un contrôle fondé sur notre peur de la dégradation.
Cette intention est une manière de respecter et d'honorer le corps
et l'âme qui nous ont été prêtés durant notre séjour sur terre.
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Textes de Corinne
mardi 2 décembre 2014
Pradakshina de Fabian Da Costa
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La bande annonce du film qui accompagne le livre de Fabian et Anne Da Costa
Vers l'autre rive.
Vous y reconnaitrez au passage Haridwar, Rishikesh, l'ashram de Chandra Swami, Tiruvannamalaï, Mammalapuram, la voix inimitable de Nandaji de SKA...
Un incontournable cadeau de Noël à faire ou à se faire !
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Spiritualité
lundi 1 décembre 2014
La citation du lundi
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Photo de Matthieu Ricard extraite de 108 sourires
"Selon l'une des pionnières de la psychologie positive, Barbara Frederickson, dont le dernier ouvrage, Love 2.0, vient d'être traduit en français : "Les émotions positives ouvrent l'esprit et élargissent la palette des pensées et des actions (...). Elles engendrent des comportements flexibles, accueillants, créateurs et réceptifs." Le développement de ce type d'émotions présente un avantage évolutif dans la mesure où il nous aide à élargir notre univers intellectuel et affectif, et à nous ouvrir à de nouvelles idées et expériences.
Les émotions positives telles que la joie, le contentement, la gratitude, l'émerveillement, l'enthousiasme, l'inspiration et l'amour sont bien plus qu'une absence d'émotions négatives. Cette dimension supplémentaire ne se réduit pas à une simple neutralité de l'esprit : elle est source de profondes satisfactions. À l'inverse de la dépression, qui provoque généralement une plongée en vrille, les émotions positives engendrent une spirale ascendante : "Elles construisent la force d'âme et influencent la façon de gérer l'adversité," écrit Frederickson."
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Citations... ou pratique ???,
Photographies
dimanche 30 novembre 2014
Love 2.0
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"Comment l'émotion reine détermine nos pensées, nos actions et notre avenir Une approche révolutionnaire de l'amour, acclamée mondialement, enfin traduite en France ! Et si tout ce qu'on vous avait dit sur l'amour était faux ? Barbara Fredrikson a consacré sa carrière à l'étude des émotions. Parmi celles-ci, l'amour est l'émotion suprême, au coeur de notre épanouissement... Avec un regard totalement neuf, l'auteur décrypte son fonctionnement : l'amour est une résonance positive entre individus, observable scientifiquement.
Une résonnance qui dure quelques secondes, mais renouvelable à l'infini, et qui peut embellir n'importe quel contact humain et nous débarrasse de l'angoisse de la quête de "l'amour vrai", puisque celui-ci est partout et à chaque instant. Ce livre donne des clés pour plus d'amour dans nos vies, puisqu'il suffit de cultiver et d'accueillir ces moments de grâce, ces micro-moments de connexion. Barbara Fredrikson donne des clés pour avoir plus d'amour, d'auto-compassion et d'empathie dans nos vies, et vivre plus heureux et plus longtemps. "
Préface de Matthieu Ricard..
samedi 29 novembre 2014
Matthew Halsall & The Gondwana Orchestra (1)
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Cette découverte.
Ils ont certainement écouté John et Alice Coltrane
pour ce jazz de "'l'autre coté"
Jean-François
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musique
vendredi 28 novembre 2014
The Salt of the Earth / Le Sel de la Terre - Papu's Song
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Pour vous faire partager la beauté des images mais aussi de la musique de ce film...
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jeudi 27 novembre 2014
Armand Amar - La Terre vue du ciel
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Pour s'émerveiller dès le matin...
Tu peux même danser, Anne...
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Beauté,
musique,
Photographies
mercredi 26 novembre 2014
L'Inde de Marie-Jo (7)
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Les détails....
Cocasses, touchants, beaux, des petits bouts de réalité
comme ce pigeon perché sur un dragon tibétain,
les Ladies Fingers de l'épicier du coin,
l'hibiscus double du jardin du Samadhi de Togden Amje,
les samosas d'un vendeur de rue,
les mains de cette tibétaine qui récite le mantra,
ou cette statue à l'angle du Samadhi de Kamtrul Rinpoché.
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Libellés :
Inde
Le détroit du Loup/ Olivier Truc
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Après "Le dernier Lapon" qui mettait en scène pour la première fois la police des rennes, le deuxième roman d'Olivier Truc nous entraîne à l'extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubaï de l'arctique. Nous assistons à la difficile et inévitablement conflictuelle cohabitation entre les éleveurs de rennes et toute la faune internationale attirée par l'Or noir sous-marin. C'est le choc entre la tradition et la modernité industrielle. Le choc est rude et un jeune éleveur meurt noyé alors que les rennes traversent le détroit du Loup à la nage. Klemet et Nina mènent l'enquête pour la police des Rennes.L'écriture d'Olivier Truc est très efficace et nous sommes facilement happés dans ce monde sur-réaliste où les plongeurs en haut-fonds de l'industrie pétrolière sont les nouveaux héros.L'auteur vit à Stockholm, journaliste, correspondant du Monde et du Point, c'est un spécialiste des pays nordiques, de leur tradition et de leur spiritualité. On sent chez lui un véritable amour de la Laponie.Un bon cadeau de Noël pour les amateurs du genre..
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A lire
mardi 25 novembre 2014
Inde du Nord 2014 : témoignage de Noëlle
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Et maintenant, la surprise du Chef !
Pour
aller en Inde, il faut d'abord décoller du sol de France, là
commence l'initiation. Je traverse dès les 1ers mètres une couche
de turbulences (autrement dit sévère panique), puis le ciel devient
clair. Il fallait supporter cela pour toucher une telle beauté,
visible uniquement quand on est ici, à 10.000 mètres au-dessus de
notre ordinaire sécurité. Le Chardonnay ressemble à un nectar des
dieux après une si grande peur...
Nous
sortons de l'aéroport : Delhi. Je suffoque, je crie au-secours à
l'intérieur, et à l'extérieur déjà mon sourire s'efface de plus
en plus. Les 1ers chocs : tant de monde, tant d'être humains vivent
dans les rues, dorment, se lavent, survivent sur des trottoirs
terreux parents de nos déchetteries, l'odeur âcre, une écrasante
chaleur mouillée, sont mon 1er contact avec l'Inde tant désirée.
Une misère que je vois, touche et sens. Cette misère que je verrai
partout ensuite : dans le vieillard enroulé dans un tissu, couché à
même le sol du quai de gare ; dans l'adolescente défigurée par le
vitriol, peut-être, qui nous supplie quelques roupies ; dans
l'imbroglio de commerces, d'habitations sans toit, de fils
électriques entremêlés, de vaches, de chiens et de poulets.
Mes
repères sont hors sujet, mon équilibre interne pulvérisé.
Contre
mon ventre, une somme en roupies qui ferait vivre 1 famille, 2 qui
sait?, pendant plusieurs mois, paradoxe difficile à gérer pour moi.
Mon
coeur est brutalisé, je me sens brutalisée par tout ce que je vois.
Pâte à modeler poreuse.
Mais
la magnificence blanche du Palais Sikkh, mais la beauté mystique
immobile de la grande Mosquée, mais cette petite fille aux yeux
habillés de khôl qui me suit partout dans l'enceinte carrée, mais
le Samâdhi de Gandhi agissent comme un baume, adoucissent ma
brûlure.
Le
contact avec le monde Tibétain sera de loin le plus agréable, le
plus familier aussi.
Om
mani padme hung....Om
mani padme hung...Om
mani padme hung...Les
nonnes sont chaque matin au rendez-vous de 5h30 pour la 1ère puja.
En dépit des signes apparents de fatigue, elles sont là, et elles
atteignent l'unisson parfait en quelques minutes, et le tiennent.
Quelle discipline, quelle beauté. Je me sens très bien parmi elles.
Norbulingka
Institute, et ses élèves en sculpture du bois, du métal, engagés
dans cet apprentissage très long. Je remarque plus particulièrement
un peintre de tangka, l'immense toile qui lui demandera plusieurs
années. Je m'accroupis et découvre la précision de sa main, posée
sur le coussinet attaché au petit doigt, et le trait d'or naît,
s'enroule, se délie et se prolonge, le souffle suspendu.
Quand
la discipline s'unit ainsi avec le plaisir, elle devient belle comme
une prière. Je serais bien restée …
De
loin le plus doux, mais à quel prix.. On nous montre ce que le
peuple subit depuis 50 ans ; devant les preuves j'ai juste envie de
vomir. Quel courage tous ces gens...quelle noblesse, quelle fragilité
et quelle force insondable, seules choses que les « autres »
ne pourront pas tuer, même s'ils parviennent à détruire les corps
physiques (quand ce n'est pas le tibétain lui-même qui le fait, en
s'immolant, mû par la force de son désespoir).
Dans
une séquence de Yoga, où tout est important, il y a 1 ou 2 postures
« coeur » qui sont le coeur de la pratique. Mac Leod Ganj
et Dongyu Gatsal Ling Nunnery sont pour moi les cœurs de cette
pratique un peu ahurissante qui a duré 3 semaines. Vous savez ?
Celle où le yogin s'assoit dans une essoreuse et appuie sur le
bouton. Quand ai-je appuyé ? Je crois sur la passerelle d'accès au
1er avion, à Paris, à l'instant précis où j'ai failli reculer, où
j'ai eu le choix. Mais au lieu d'être centrifuge, ici le mouvement
est centripète. De plus en plus profond, de plus en plus...
Puis
je découvre qu'au coeur de cet essorage la vitesse varie. Vécue je
crois par un bon nombre des femmes du groupe comme un havre de paix,
la semaine passée à Sadhana Kendra Ashram, me concernant, accélère
le tambour. Assise sur le très confortable asana de sol, le noir
complet absente instantanément la forme et le nom. He
paramdev Prabhu...ki main âpko dekh sakûn, satya ko dekh sakûn.
Donne-moi la force de voir et de vivre la vérité...
Douceur
du japa. Dans le silence aimant de cette grande salle, la présence
parfaitement immobile du Maître, mon coeur brûle en silence, il me
fait voir la souffrance d'une vie entière des êtres que j'aime et
aussi de ceux que j'aime moins. A la demande d'aide qu'intérieurement
j'avais formulée, je reçois cette drôle de réponse : une forme
inconnue de compassion. Quelle étonnante réponse, dans mon chaos...
Exigeante
est la vie dans un ashram, déjà pour n'importe quel adulte, plus
encore si on a 4 ans. Alors 4 fois par jour, multiplié par 6
jours, çà nous fait donc 24. Moins 2 ou 3... par amour pour moi !
Allez...un dernier tour de
tambour plus vif, et les ultimes gouttes de pulpe disponible me sont
extraites dans le quartier Musulman à Delhi, avec les chants Qawali.
Aéroport,
deux décollages : la panique n'est simplement plus là. La personne
paniquante manifestement n'est plus ici.
Retourner
en Inde ? Serait peut-être une erreur, quoique... « Au début
les montagnes sont des montagnes.../... » ainsi commence le
proverbe. (Je
suis sûre que Corinne et Alain trouveront la source exacte pour le
blog) Comme depuis
l'Inde les montagnes ne sont plus des montagnes, au fond qu'est-ce
que j'en sais ?
Et
maintenant que le Chef me demande « Alors Noëlle, as-tu aimé
le Repas ? », je réponds OUI heureusement j'y étais. J'ai
pas tout compris dans Ton menu, mais étant donné la détente et la
force qui en ont émergé -et se stabilisent tous les jours – je
sais qu'Il était bon et juste pour moi.
Je
me souviens maintenant de la beauté.
MERCI.
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Inde,
Témoignages Inde du Nord
lundi 24 novembre 2014
La citation du lundi
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La mémoire de la mort est la première pensée par laquelle l’amour de Dieu conduit l’âme à la vie et comble le cœur de l’homme (…) La puissance divine quand elle veut manifester en lui la vie, pose dans son cœur cette pensée comme un fondement. S’il ne l’éteint pas sous la confusion de cette vie et la vanité, s’il la laisse croître dans la paix (…), elle le mène à la contemplation profonde dont il n'est pas possible de parler.
Saint Isaac le Syrien, 6°siècle
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Citations
dimanche 23 novembre 2014
Lévon Minassian & Armand Amar - Amen Hayr Sourp
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Quelle diversité et quelle souffrance souvent dans ces portraits...
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musique,
Photographies
samedi 22 novembre 2014
L'Inde de Marie-Jo (5)
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Presque tous les jours à DGL, les nonnes pratiquent le débat philosophique qui est une particularité du bouddhisme tibétain. Il ne s'agit pas d'énoncer des opinions personnelles mais de manier dans un échange contradictoire les principaux éléments de l'enseignement du Bouddha. Ces débats étaient jusque là l'apanage exclusif des moines, les femmes n'ayant pas la plupart du temps accès aux textes : souvent elles ne savaient pas lire et personne n'avait pensé qu'elles pourraient apprendre !Vous voyez donc ici les jeunes nonnes argumenter avec enthousiasme sur ...la nature de l'esprit ou les subtilités de l'octuple sentier.
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Libellés :
Inde
vendredi 21 novembre 2014
Chants de l'intime au Tadjikistan/ Ariane Zevaco/ France Musique
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Ariane est la fille d'une fidèle du blog mais ce n'est pas à ce titre que je parle de son travail. Elle fait partie de ces jeunes femmes qui ont à la fois une formation intellectuelle poussée et une passion. Celle d'Ariane pour la musique et l'ethnologie la fait régulièrement séjourner au Tadjikistan mais aussi en Iran, Afghanistan,Ouzbékistan. Elle est une passeuse d'Orient en Occident.
Elle est l'invitée de l'émission :
Carnet de voyage
France Musique
dimanche 23 novembre de 19h à 20h30.
Voici la présentation de l'émission :
Ce soir nous partons au Tadjikistan, moins à la découverte de la grande et magnifique tradition classique que d’un répertoire plus intimiste, celui des bardes tadjiks appelés hofizs qui chantent la douleur de la séparation, une douleur érigée en forme et qui pour nom le falak. La vocalité est sublime, l’univers des hofizs est fascinant. Derrière les notes et derrière les symboles, c’est toute une approche poétique et anthropologique de l’intime au Tadjikistan que nous dévoile notre invitée : Ariane Zevaco
Libellés :
musique
Mort et émerveillement
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" Maurice Zundel est un mystique immense. Certainement l'un des plus grands des temps modernes. Ses intuitions, ses illuminations sont fulgurantes. Ainsi que l'avait bien compris le pape Paul VI, qui le connut très tôt, Zundel est un véritable génie spirituel. Là est sans doute la raison, paradoxale, pour laquelle il fut totalement incompris par ses supérieurs et demeure encore aujourd'hui si peu connu du monde. Car, l'histoire nous l'apprend, il faut aux hommes ordinaires souvent des dizaines d'années, voire plusieurs siècles, pour se familiariser avec de tels génies et commencer à en prendre la vraie mesure".
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Spiritualité
jeudi 20 novembre 2014
L'Inde de Marie-Jo (4)
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DGL et ses alentours au quotidien...
Un des deux chiens de la nonnerie,
nous nous sommes souvent dit qu'il avait vraiment un bon karma !!
Une des fenêtres de la Guest House de la nonnerie où nous logions.
Les pierres Mani près de l'entrée.
Des femmes travaillent à l'aménagement du jardin près du futur Dragon Café...
L'épicerie du coin du chemin.
La merveilleuse libellule rouge au bord de la rivière...
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Inde
mercredi 19 novembre 2014
La Drachme perdue / Michel Fromaget
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Michel Fromaget reprend ici et enrichit considérablement une précédente version d'un ouvrage témoignant d'une compréhension très profonde de l'émerveillement et de l'amour, du vieillissement et de la mort et dont le contenu appartient en propre à l'anthropologie ternaire " Corps, Âme, Esprit ". La drachme perdue présente et explique avec la plus grande clarté qu'il se peut, à un large public, les principales affirmations de l'anthropologie " Corps, Âme, Esprit ", qui aboutissent à une compréhension de l'être humain essentielle et vivante, quoique tombée en désuétude en raison des choix actuels de notre civilisation. Le fait de refuser ou de consentir à cette conception de l'homme, et donc de nous-mêmes, conditionne en profondeur, sans que nous en ayons nulle conscience, jusqu'aux plus modestes pensées, paroles et gestes de notre vie quotidienne. Le lecteur pourra apercevoir l'immensité de l'enjeu psychologique et existentiel inhérent à cette anthropologie, ainsi que le poids de l'espérance qui l'habite. Puisse la drachme retrouvée aider chacun à cultiver et récolter les fruits dont elle parle.
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