lundi 19 mai 2008
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dimanche 18 mai 2008
Léopard

Certains ont cru que l'apprentissage de la moto m'avait fait oublié l'univers Mac. Que nenni ! C'est vrai que pour la bikerisation ça marche bien : Jean-Louis a acheté une magnifique Honda Transalp et Roger vient juste de se porter acquéreur d'une très sympathique Yamaha YBR, bon, c'est une 125 mais quand même.
Mais tout cela ne m'a pas empêcher d'installer (enfin) ce matin Léopard le dernier OS made in Cuppertino sur mon Macbook noir et sur le Imac de Corinne. (merci Yann)
Je découvre Timemachine un logiciel génial pour automatiser les sauvegardes et aussi un système beaucoup plus rapide. Que du bonheur, merci monsieur Mac.
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Mac
Corinne
J'aime souhaiter les fêtes, les anniversaires et autres Noël, jour de l'an ou Saint-Amour. Quand Julie et Valérie étaient petites nous étions même des adeptes de Lewis Caroll qui dans Alice au pays des merveilles proposait de souhaiter les non-anniversaires, évidemment beaucoup plus nombreux que les anniversaires.
Corinne a pensé pendant longtemps , que la Sainte Corinne n'existait pas, qu'elle ne pouvait être fêté puisque sa Sainte patronne n'apparaissait sur aucun calendrier.
Lorsque je l'ai rencontré,ce mystère n'a pas résisté à une petite requête sur Google.
Le jour de la Sainte Corinne existe bel et bien et ce jour est celui de la Saint Eric, c'est à dire exactement aujourd'hui 18 mai.
C'est aussi le jour de Sainte Corine, Cora, Coralie, Corentine. Pour ce qui est de l'étymologie du prénom Corinne, les avis différent. Certains penchent pour l'étymologie celtique : "korventenn", ouragan, d'autres plutôt pour une origine grecque : "koré" la jeune fille. Quand à moi les deux origines me paraissent avoir du sens.
Je vous épargnerai la vie de Sainte Corinne pour cette année, nous verrons plus tard. Fêtons donc en ce jour béni du 18 mai, les Eric et aussi les Corinne. Bonne fête Princesse........et bon dimanche à vous tous......
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Famille
samedi 17 mai 2008
Vrai visage
Ulrich a photographié le vrai visage du dernier groupe Hoggar. Un seul visage pour 14 personnes. Un visage qui ressemble étrangement à celui que vous découvrez en cet instant, juste en face de cet écran, au-dessus de votre poitrine. Comme disent les maitres Zen c'est le visage que vous aviez avant que vos parents se rencontrent. Notre visage d'éternité. S'il est un lieu qui nous rappelle à cette incroyable évidence c'est bien le désert. "Viens au désert, je parlerai à ton coeur". Viens au désert, je te montrerai ton vrai visage. Inch Allah...Téhé Mellet by Ulrich

Pendant la dernière retraite dans le Hoggar notre ami Ulrich outre ses deux APN avait apporté ses crayons, carnets et aquarelles. Voici une belle aquarelle du lieu magique de Téhé Mellet ce qui signifie le col blanc en Tamahaq la langue touareg. Merci Ulrich pour tes aquarelles, tes dessins et tes magnifiques photos.
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Hoggar
vendredi 16 mai 2008
Tranquillement
Je vous propose de fermer les yeux, de vraiment prendre le temps de vous installer confortablement, d’entrer tranquillement dans la posture. Il est possible de considérer la méditation comme un rendez-vous, de la vivre comme un rendez-vous avec soi-même. Un rendez-vous avec soi-même et avec la pratique. Ce qui nous revient en premier lieu c’est de nous assurer que ce rendez-vous va se dérouler dans les meilleures conditions de confort, de détente.
C’est ce que nous offre la posture. Elle nous donne beaucoup d’indications précieuses. D’abord ce n’est pas ma posture, c’est une posture traditionnelle, même si elle est adaptée à ma condition physique du moment et que je peux être assise ou assis sur une chaise . Entrer dans la posture, c’est entrer dans une tradition, une lignée de méditants. Le fait d’être connecté à soi-même est dès le départ associé au fait d’être connecté à ces millions de femmes et d’hommes qui ont pris cette posture, qui la prennent en ce moment et qui par cette posture manifestent qu’ils sont ancrés au sol et reliés à plus Grand. Comme Alain l’a fait remarquer hier, croiser les jambes est une manière de dire : voilà, je me tiens là, je ne fais rien, je ne fuis pas, simplement je suis là. Je marque mon intention d’être là, je marque mon intention de présence. Et en plaçant correctement le bassin, légèrement vers l’avant, je permets à la colonne vertébrale de s ’aligner tranquillement et au corps d’être droit, pas avachi, mais pas raide non plus. Pas dans l’effort, pas dans « tiens-toi droit » mais simplement dans « repose-toi sur tes assises ». Tranquillement.
Méditer en fait c’est juste s’asseoir, ou s’asseoir de manière juste. Et une fois assis, avec une curiosité bienveillante, observer ce qui se passe, ce qui se produit. Sans attendre quelque chose de particulier. Il n’y a rien à faire pour méditer, rien à créer de plus que ce qui est là. Et, quoi qu’il arrive, ce sera de la méditation. Quoi qu’il arrive, si on veut absolument qualifier, ce sera une bonne méditation.
Un rendez-vous avec soi-même dans la bienveillance. Et qu’est-ce que je constate ? Moi-même se présente d’abord comme un mouvement. L’immobilité de la posture permet de voir, de goûter, un mouvement, des pensées qui passent, un climat émotionnel changeant, des sensations que par une sorte d’automatisme je vais qualifier au moment même où elles apparaissent comme agréables ou désagréables. La pratique consiste à reconnaître tout ce qui se présente, accueillir. Le mot reconnaître peut être perçu comme plus neutre. C’est un peu comme si cette agitation, plus ou moins marquée, tous ces mouvements émotionnels, ces mouvements de la pensée, ces sensations, étaient des enfants qui s’agitent pour qu’on les voie. Il s’agit simplement leur dire « oui, oui, je t’ai vu, je t’ai reconnu », il s’agit de s’autoriser à ressentir, à goûter les sensations, les pensées les émotions qui se présentent, éventuellement les nommer, mais surtout les ressentir, tranquillement, et se détendre.
Il y a un livre de Françoise Sagan qui s’appelle « Bonjour tristesse », eh bien, c’est un peu ça : s’il y a une tristesse, bonjour tristesse, s’il y a quoi que ce soit d’autre, bonjour. Bienvenue. Bien souvent nous refusons de ressentir parce que nous avons la conviction que ressentir vraiment va amplifier le malaise ou la souffrance. Et si par hasard, s’autoriser à ressentir vraiment ce qui est déjà là, n’amplifiait pas mais détendait ?Tout simplement parce que c’est la vérité. S’autoriser à être en contact, consciemment avec sa vérité du moment. Ma vérité du moment c’est çà. C’est que c’est très agité, je n’arrive pas à me concentrer, ça pense tout le temps : d’accord. Ma vérité du moment c’est que ma poitrine est oppressée, fermée ou encore ma vérité du moment c’est que c’est léger et joyeux.
En reconnaissant, en nommant cette vérité du moment, en observant comme effectivement elle change, tranquillement, avec bienveillance, je suis vraiment en contact avec moi-même, mais avec un moi-même qui est bien plus grand, bien plus vaste que toutes ces émotions, ces sensations et ces pensées qui passent. Un moi-même qui comprend – et il n’est pas nécessaire de la localiser- qui comprend aussi l’observation des phénomènes changeants, du mouvement perpétuel de la vie. Ce qui observe, ce qui voit, ce qui ressent et qui est stable, qui ne change pas, c’est aussi moi-même. Quelque chose de souple, de fluide, qui peut s’élargir et s’élargir à l’infini. Qui peut s’ouvrir, contenir. Et qui est complètement contenu dans le mouvement de la vie.
Ce mouvement de la vie, je peux en prendre conscience, le percevoir, en même temps que la valse des émotions, des sensations, des pensées, je peux le ressentir dans la respiration, et même peut-être avec une attention beaucoup plus fine dans la perception des battements du cœur. C’est aussi moi-même. Lorsque je suis dans cette perspective d’être simplement là, d’accueillir, d’inclure, je peux sentir physiquement l’élargissement, la détente, et prendre conscience que la plupart du temps, ce qui se produit dans mon existence c’est le mouvement inverse : exclure, fermer. Enfin dans le silence, dans ce silence que nous partageons il est possible de sentir que ce contact avec moi-même, un moi-même large, vaste, souple, n’exclut pas les autres, mais me relie à eux.
Je propose de faire le pranam qui clôt la méditation, dans l’intention d’honorer, ce moi-même vaste qui contient tout, qui ne sépare de rien, de s’incliner consciemment devant tout ce que je connais de moi, que je perçois, qui passe, et devant le Mystère, devant le plus Grand, devant l’Ouverture. Et de le faire tranquillement, les yeux ouverts.
Méditer en fait c’est juste s’asseoir, ou s’asseoir de manière juste. Et une fois assis, avec une curiosité bienveillante, observer ce qui se passe, ce qui se produit. Sans attendre quelque chose de particulier. Il n’y a rien à faire pour méditer, rien à créer de plus que ce qui est là. Et, quoi qu’il arrive, ce sera de la méditation. Quoi qu’il arrive, si on veut absolument qualifier, ce sera une bonne méditation.
Un rendez-vous avec soi-même dans la bienveillance. Et qu’est-ce que je constate ? Moi-même se présente d’abord comme un mouvement. L’immobilité de la posture permet de voir, de goûter, un mouvement, des pensées qui passent, un climat émotionnel changeant, des sensations que par une sorte d’automatisme je vais qualifier au moment même où elles apparaissent comme agréables ou désagréables. La pratique consiste à reconnaître tout ce qui se présente, accueillir. Le mot reconnaître peut être perçu comme plus neutre. C’est un peu comme si cette agitation, plus ou moins marquée, tous ces mouvements émotionnels, ces mouvements de la pensée, ces sensations, étaient des enfants qui s’agitent pour qu’on les voie. Il s’agit simplement leur dire « oui, oui, je t’ai vu, je t’ai reconnu », il s’agit de s’autoriser à ressentir, à goûter les sensations, les pensées les émotions qui se présentent, éventuellement les nommer, mais surtout les ressentir, tranquillement, et se détendre.
Il y a un livre de Françoise Sagan qui s’appelle « Bonjour tristesse », eh bien, c’est un peu ça : s’il y a une tristesse, bonjour tristesse, s’il y a quoi que ce soit d’autre, bonjour. Bienvenue. Bien souvent nous refusons de ressentir parce que nous avons la conviction que ressentir vraiment va amplifier le malaise ou la souffrance. Et si par hasard, s’autoriser à ressentir vraiment ce qui est déjà là, n’amplifiait pas mais détendait ?Tout simplement parce que c’est la vérité. S’autoriser à être en contact, consciemment avec sa vérité du moment. Ma vérité du moment c’est çà. C’est que c’est très agité, je n’arrive pas à me concentrer, ça pense tout le temps : d’accord. Ma vérité du moment c’est que ma poitrine est oppressée, fermée ou encore ma vérité du moment c’est que c’est léger et joyeux.
En reconnaissant, en nommant cette vérité du moment, en observant comme effectivement elle change, tranquillement, avec bienveillance, je suis vraiment en contact avec moi-même, mais avec un moi-même qui est bien plus grand, bien plus vaste que toutes ces émotions, ces sensations et ces pensées qui passent. Un moi-même qui comprend – et il n’est pas nécessaire de la localiser- qui comprend aussi l’observation des phénomènes changeants, du mouvement perpétuel de la vie. Ce qui observe, ce qui voit, ce qui ressent et qui est stable, qui ne change pas, c’est aussi moi-même. Quelque chose de souple, de fluide, qui peut s’élargir et s’élargir à l’infini. Qui peut s’ouvrir, contenir. Et qui est complètement contenu dans le mouvement de la vie.
Ce mouvement de la vie, je peux en prendre conscience, le percevoir, en même temps que la valse des émotions, des sensations, des pensées, je peux le ressentir dans la respiration, et même peut-être avec une attention beaucoup plus fine dans la perception des battements du cœur. C’est aussi moi-même. Lorsque je suis dans cette perspective d’être simplement là, d’accueillir, d’inclure, je peux sentir physiquement l’élargissement, la détente, et prendre conscience que la plupart du temps, ce qui se produit dans mon existence c’est le mouvement inverse : exclure, fermer. Enfin dans le silence, dans ce silence que nous partageons il est possible de sentir que ce contact avec moi-même, un moi-même large, vaste, souple, n’exclut pas les autres, mais me relie à eux.
Je propose de faire le pranam qui clôt la méditation, dans l’intention d’honorer, ce moi-même vaste qui contient tout, qui ne sépare de rien, de s’incliner consciemment devant tout ce que je connais de moi, que je perçois, qui passe, et devant le Mystère, devant le plus Grand, devant l’Ouverture. Et de le faire tranquillement, les yeux ouverts.
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La honte

Je me suis réveillé ce matin avec l'impression d'avoir couru un marathon, ou d'être passé dans un malaxeur.
Courbatures, douleurs un peu partout, crampes dans la nuit, la totale.
Vous l'avez deviné, hier soir c'était ma première vraie leçon de conduite moto.
Plus d'une heure sur le "plateau" à faire des de
mi-tours, des huit ou dans le meilleur des cas plusieurs ronds à suivre et le tout au ralenti avec un engin de 200 kg. Et bien je peux vous dire que ça fatigue énormément.
mi-tours, des huit ou dans le meilleur des cas plusieurs ronds à suivre et le tout au ralenti avec un engin de 200 kg. Et bien je peux vous dire que ça fatigue énormément. J'étais rapidement en nage et coté détente ou zen attitude, on verra pour plus tard. Mais le pire, c'est que j'ai chuté 3 (trois) fois en deux heures. Sans bobo, enfin sans bobo pour moi parce que les rétroviseurs de la Yamaha Fazer 600 quasi neuve, ils n'ont pas aimé du tout.
Des chutes quasi à l'arrêt, soit sur un freinage soit sur un démarrage avec le guidon pas droit. Sur ma motocyclette de 125 cm3, ça passe ce genre de chose mais avec cet engin ça ne pardonne pas.
La première fois, surprise, je me disais que après tout ça devait bien arriver. La deuxième fois un peu gêné vis à vis du moniteur et la troisième carrément la honte.
Bien évidemment, ne racontez ça à personne, cela reste entre nous. Allez, j'ai huit jours pour me refaire une santé avant le prochain cours.
Ps: Je dois dire aussi que sur le parcours routier (30'), je me suis fait vraiment très plaisir.
Ps2: sur la photo, c'est la moto que j'utilise, une petite bombe...
(à suivre)
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Moto
jeudi 15 mai 2008
C'est qui qui cause ??
Un petit passage du livre de Byron Katie...Juste pour le plaisir...
" Vous vous demandez peut-être : "Cette voix dans ma tête, n'est-ce pas moi-même ? N'est-ce pas MOI qui pense mes pensées ?" Vous pouvez y répondre par vous-même. Si cette voix est vous, ALORS QUI L'ÉCOUTE ? "
Ou encore ce conseil judicieux :
" Je ne crée pas mes pensées ; ce sont elles qui me créent - jusqu'à ce que je les mette en doute."
Byron Katie
J'ai besoin que tu m'aimes - est-ce vrai ?
Ed Guy Trédaniel
p 28 et 41
J'ai besoin que tu m'aimes - est-ce vrai ?
Ed Guy Trédaniel
p 28 et 41
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Citations... ou pratique ???
mercredi 14 mai 2008
Hoggar : témoignage d'Éric.
Voyageur, voyageur, accepte le retour,
Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages,
Ton rêve modelé par trop de paysages,
Laisse-le reposer en son nouveau contour.
Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame
Pour écouter enfin ta vivante rumeur
Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme.
Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages,
Ton rêve modelé par trop de paysages,
Laisse-le reposer en son nouveau contour.
Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame
Pour écouter enfin ta vivante rumeur
Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme.
Jules Supervielle
Débarcadères 1922
Débarcadères 1922
J’ai semé, dans le désert, des cailloux dont les fruits feront dattes.Mais avant … il y a eu l’orage, il y a eu les secousses, les cris dans l’avion et l’homme à mes côtés qui a dit : j’ai l’habitude de prendre ce trajet Alger Tamanrasset, 30 fois par an, mais là j’ai peur.
Il a fallu ensuite trois jours pour ranger mes peurs en désordre et consoler l’enfant qui se plaignait pour se faire reconnaître.
Corinne et Alain, dans la marche, étaient ma seconde peau, protectrice, toujours présents et accueillant ce mental qui me disait : tu n’arriveras pas à l’Assekrem, impossible avec ces douleurs aux pieds, cette angine, ce tendon douloureux…
Sur les rochers du site d’Amezroug, l’âme rupestre de l’enfant qui s’amuse est revenue. J’ai pu entrevoir, dans le coucher de soleil sur l’Assekrem, le clin d’œil rougeâtre du plus Grand, du Mystère. Au lever de l’astre, célébré par une inoubliable messe, l’immensité m’a rappelé à elle.Ensuite, chaque pas a approfondi le chemin. Doucement, doucement, sur les traces d’Intayent, le chéche s’est ouvert et un autre regard, un autre espace… s’est fait jour.
Le « moulin-moulin » du mental a laissé peu à peu la place à ce que j’étais venu chercher : une détente. J’ai pu alors sentir dans les mains, pendant des séances de shiatsu, une énergie nouvelle et une épine d’acacia.
Je sais aujourd’hui que ce voyage a ouvert une autre dimension, celle de la communication avec une source intérieure qui murmure que l’eau des profondeurs peut enfin jaillir.
Au bout de deux semaines de grand calme, certains fonctionnements mécaniques sont réapparus. Mais je commence à les aimer. Ils me mènent, en chameau, vers un rêve réalisé, vers une réalisation, vers une maturité. Et je prends conscience que chaque date est à cueillir avec le plaisir d’y goûter.
Retentit encore, en écho, le hurlement du chacal lors de la dernière nuit. La pleine lune éclairait ce cri qu’en tant que loup-garou, je pousserai un jour.
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mardi 13 mai 2008
Retour de Belle Chasse
Gérard, Marie et l’association des amis de Belle Chasse nous ont accueilli, le mot est bien celui qui convient. Belle chasse est un lieu structuré, ouvert et chaleureux. On y sent une intention claire, de la rigueur, du cœur.
C’est perceptible dans l’ordre et l’harmonie qui se dégagent du dojo, de la pièce de lyings, des chambres mais aussi du jardin, des bâtiments en général. C’est perceptible dans la manière dont les gens osent se livrer dans leurs questions. La permission est donnée d’être vrai. Mais ça se sent aussi vers la fin du WE lorsque c’est le moment du rangement : ça s’active efficacement et avec le sourire. Gérard et Marie ne ménagent pas leur peine. Danielle, la présidente, Hubert le trésorier et Linda la secrétaire, les adhérents, tout le monde met la main à la pâte. On voit alors qu’un gros travail a été fait mais comme il a été fait avec le cœur, au service d’un enseignement, d’une mise en pratique, le résultat apparaît harmonieux, naturel.

J’ai vu - et il l’a dit- que cette atmosphère évoquait de bons souvenirs à Alain.
Comme il l’a fait avec Claudie à Ardenne, c’est vraiment une chance que Gérard et Marie offrent à toutes celles et tous ceux qui fréquentent Belle Chasse. Pas seulement la chance d’être accompagnés sur le chemin par des lyings ou des entretiens, mais la chance de participer à la construction et à la vie d’un lieu et ce faisant de se construire soi-même, avec d’autres. Une personne m’a dit que sa manière de vivre ces deux jours avait été différente parce qu’elle avait participé à la préparation, elle s’était engagée.
Un lieu comme Belle Chasse c’est aussi ça : une possibilité d’engagement concret.
Et c’est une belle opportunité.

Comme il l’a fait avec Claudie à Ardenne, c’est vraiment une chance que Gérard et Marie offrent à toutes celles et tous ceux qui fréquentent Belle Chasse. Pas seulement la chance d’être accompagnés sur le chemin par des lyings ou des entretiens, mais la chance de participer à la construction et à la vie d’un lieu et ce faisant de se construire soi-même, avec d’autres. Une personne m’a dit que sa manière de vivre ces deux jours avait été différente parce qu’elle avait participé à la préparation, elle s’était engagée.
Un lieu comme Belle Chasse c’est aussi ça : une possibilité d’engagement concret.
Et c’est une belle opportunité.
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"Hier soir, j'ai eu l'immense plaisir d'assister au départ du Belem et de 44 autres bateaux pour le Québec, au départ de La Rochelle. C'était magique !!!
J'ai pensé à vous et j'ai pris l'initiative de vous envoyer quelques photos, notamment du Belem entre les deux tours."Merci Marie de ce beau cadeau, j'ai assisté une fois il y a bien longtemps à pareil départ, c'est très émouvant. Ah!, les tours de La Rochelle, toute mon enfance............
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lundi 12 mai 2008
Médit à 110


Ma passagère
Le duo, c’est ainsi qu’en langage motard on qualifie le fait de transporter un passager.
Pour moi le duo évoque plutôt la musique , alors que partager un moment en moto avec ma passagère, est sous le signe du silence ou plutôt de la communion-communication silencieuse.
Alors qu’elle pose son pied sur le cale-pieds, je l’attends dans mon dos. Son poids, abaisse la moto un peu plus que d’habitude. Et je sens sa chaude présence contre moi. Un mot avant de partir, un regard, c’est le dernier , nous sommes tous les deux déjà dans cette intimité hors des mots , hors du regard, seule communication entre nous, la pression de ses genoux sur mes cuisses et de ses bras autour de ma taille.
Le démarrage est toujours doux, presque timide, et le premier freinage progressif. J’ose à peine serrer le frein avant pour garder la moto à plat. Petit à petit, les freinages deviendront plus francs et les angles dans les virages plus importants, comme s’il fallait réajuster à chaque fois les gestes de la vie à deux.
Pour mon dos c’est un régal, peu accoutumé à être un organe de communication, il est à l’écoute et s’émerveille du contact ferme d’un freinage puissant, de la sensualité rêveuse d’une descente sur le fil des gaz, de l’instant de rupture d’une accélération.
Dans les ligne droites, j’aime la sentir lutter pour s’accrocher à moi, alors que je sens qu’elle partage mon désir de prolonger cette accélération et que le moteur n’en finisse pas de pousser son chant dans l’aigu comme une fumée qui monte droit dans un ciel d’hiver.
Chaque sortie est une aventure partagée, d’autant plus intensément intime que cette expérience s’est déroulée sans parole et sans regard, loin du déjà vu, du déjà dit et de toute les communications superficielles.
Ce post est dédié à Sandrine : ma passagère..
Jean-Baptiste
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Et Dieu dans tout ça ?

En attendant plus - pas d'Internet et un programme chargé à ........ pour Alain et à Romans pour moi - une perle ramenée de Belle Chasse. Un cadeau de François, merci, qui a illuminé notre long retour en train. Il s'agit d'un livre de Jean-Marie Gueulette : "Laisse Dieu être en toi ".
La quatrième de couverture nous dit que "Jean-Marie gueulette est dominicain et médecin. Il enseigne la théologie au séminaire de Rennes et la morale à l'Institut catholique d' Angers. Il enracine la prédication et l'accompagnement spirituel sur la pensée de Maître Eckhart."
Voici deux extraits...
Tu as peut-être le désir de te mettre,
ou de te remettre à prier,
sans trop savoir comment faire.
Tu as peut-être depuis de longues années
une pratique de la prière
qui aujourd'hui te semble manquer de souffle
et nécessiter un renouveau.
Il n'est pas inutile de commencer
par te demander quelle est la place
que tu te donnes lorsque tu te tiens en présence de Dieu :
un marchand ? un serviteur ?
un ami ? un fils ?
Dieu n'est pas un médecin
Aujourd'hui, beaucoup sont sensibles au fait que Dieu guérit, que sa Parole peut libérer de certaines blessures. C'est beau et vrai. Mais si tu t'arrêtes là tu enfermes Dieu dans un rôle bien limité. Et tu risques en plus de limiter ta relation avec lui à l'exposé de tes blessures, ou l'action de grâces pour la guérison. On ne pense à son médecin que quand on pense à ses maladies. Mais tes blessures et tes souffrances ne sont pas l'unique raison pour laquelle tu te tournes vers Dieu
La quatrième de couverture nous dit que "Jean-Marie gueulette est dominicain et médecin. Il enseigne la théologie au séminaire de Rennes et la morale à l'Institut catholique d' Angers. Il enracine la prédication et l'accompagnement spirituel sur la pensée de Maître Eckhart."
Voici deux extraits...
Tu as peut-être le désir de te mettre,
ou de te remettre à prier,
sans trop savoir comment faire.
Tu as peut-être depuis de longues années
une pratique de la prière
qui aujourd'hui te semble manquer de souffle
et nécessiter un renouveau.
Il n'est pas inutile de commencer
par te demander quelle est la place
que tu te donnes lorsque tu te tiens en présence de Dieu :
un marchand ? un serviteur ?
un ami ? un fils ?
J-M Gueulette
Laisse Dieu être en toi
Ed du Cerf p 13
Laisse Dieu être en toi
Ed du Cerf p 13
Dieu n'est pas un médecin
Aujourd'hui, beaucoup sont sensibles au fait que Dieu guérit, que sa Parole peut libérer de certaines blessures. C'est beau et vrai. Mais si tu t'arrêtes là tu enfermes Dieu dans un rôle bien limité. Et tu risques en plus de limiter ta relation avec lui à l'exposé de tes blessures, ou l'action de grâces pour la guérison. On ne pense à son médecin que quand on pense à ses maladies. Mais tes blessures et tes souffrances ne sont pas l'unique raison pour laquelle tu te tournes vers Dieu
Ibid p 82
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