Allez, un peu de musique qui décoiffe
pour démarrer la semaine
Merci Monique
.
"Awake! The time is running out. Remember the Divine. Realize the Truth before life passes into death." Chandra Swami Udasin

L'iPad, le nouveau joujou d'Apple sera en vente en France aujourd'hui dés 8h en particulier dans toutes les FNAC qui à cette occasion ouvriront une heure plus tôt. Mais à quoi va servir l'iPad ? Franchement je ne sais pas trop. Mais peut être bien que le génie commercial d'Apple est là, c'est à dire proposer à la planète un type d'appareil qui n'existe pas encore et surtout dont les utilisations restent à découvrir. En tous cas l'iPad était déjà bien avant sa sortir un objet de désir, un "must have", d'après les spécialistes il devrait s'en vendre plus de 400.000 en France d'ici la fin de l'année.
Je deviens un vieux crouton : pensez-vous, je n'ai jamais eu d'iPod, pas encore réussi à me décider pour l' iPhone et je n'envisage pas l'iPad. En fait en ce moment, je n'ai même pas d'iBook. Pour un ipapy, c'est pas sérieux ;-)
Une belle aventure ces 4 jours. Dans un couple il y a un espace commun et les espaces « privés » de chacun, et c'est très bien ainsi. La moto fait partie de l’espace privé d’Alain. J’étais contente de voir son enthousiasme et son plaisir à pratiquer la moto, s’occuper de sa machine, échanger avec les autres motards du Forum des Seven Fifty . Je savais qu'il serait heureux de me voir participer de temps en temps et j'ai franchi le pas en lui demandant si je pouvais venir au rendez-vous annuel du Forum : je m’y attendais, la réponse était oui, avec un grand sourire qui n’y croyait pas.
Je n’ai jamais douté que 1200 Km en 4 jours ça se ferait très bien : un fond d’optimisme naturel, plus un peu d’inconscience de néophyte et une confiance totale dans mon pilote préféré – qui lui s’inquiétait un brin…
Nous voilà partis. Finalement, 1200 km c’est 1 km + 1 km…etc et il n’y a qu’en passant à l’expérience qu’on sait si on peut le faire. Et quelle pratique, la moto ! Serge, le moniteur de moto- école l’avait bien dit : le secret de la conduite c’est d’être « un avec ». Même chose pour la passagère : une avec la moto et le pilote, le tout dans la détente. Les 50 premiers Km pratique un peu laborieuse, l’articulation de la hanche douloureuse : j’avais oublié la détente !! Heureusement, je m’en suis souvenue à Aubenas parce que 1200 Km crispée derrière Alain… À l’aller, j’ai vu le paysage parfois, de plus en plus souvent, mais j’étais, dirons nous, très « concentrée » sur la moto.
Deuxième épisode, la rencontre avec les motards. J’avais déjà perçu sur le Forum une atmosphère très chaleureuse et j’ai été touchée par les personnes que j’ai rencontrées ces deux jours. Comme tous j’ai admiré l’organisation impeccable, l’accueil, la gentillesse.
J’ai été très impressionnée par la bienveillance et la qualité d’ouverture de chacun. Des milieux socio professionnels très différents sont représentés mais ce qui prime c’est la solidarité motarde. Il y a de la place pour tout le monde, les motards confirmés, les plus nouveaux, et même les passagères carrément débutantes comme moi, les Seven Fifty de toutes les couleurs ( !) et d’autres motos – ne me demandez pas les noms, j’ai oublié -. Quand on se fait chambrer c’est avec gentillesse et c’est la bonne humeur qui règne.
Le village d'Autoire
Et puis chapeau pour le sens du groupe. La ballade à 30 motos du dimanche était un modèle du genre. Les plus experts encadrent les autres, carrefours sécurisés, on attend le photographe, tout le monde est à l’heure, pas de « râlage » sur les consignes… J’ai un peu l’habitude de voir fonctionner des groupes, celui-là peut en apprendre à bien d’autres sur le sens des responsabilités ! Personne ici ne parle de vigilance, pas de théorie là- dessus, mais une pratique réelle.
C’est un milieu en majorité masculin et j’ai été attendrie de voir ces hommes parler de leur « bécane », la bichonner. Les échanges un peu techniques restaient très hermétiques, mais, quel que soit le sujet, j’aime d’entendre des gens parler de ce qui les passionne. Et puis j’ai pu participer à propos des produits de nettoyage de la moto : la ménagère rencontre le motard quand il est question de Cif ou de Pierre d’Argent pour faire reluire les jantes… Comme quoi, on peut toujours trouver un terrain commun.
C’était aussi un bonheur de voir Alain sur son territoire, de le voir heureux et de partager ce qu’il aime.
Un lac en Lozère
Enfin, dernière partie : le retour. J’avais acquis, je peux dire, nous avions acquis de l’expérience, nous étions portés par ces deux jours d’amitié, un temps délicieux,
une région magnifique que l’organisateur nous avait fait découvrir habilement. Nous sommes passés par les petites routes du Lot, de l’Aveyron de la Lozère pour finir par l’Ardèche. Des paysages de vallons, de causses rocailleux, de plateaux et de lacs. Le chemin des écoliers qui sinue le long de rivières magiques. Des forêts de sapins dont l’odeur forte de résine me ravissait sous le casque. Plus loin c’était le parfum sucré des genêts ou des acacias en fleurs. Je ne me suis plus trop occupée de la moto, j’étais avec elle, dans le paysage, tranquillement calée derrière Alain.
Et c’est vrai, j’ai passé une partie de la route à chanter.
Une rivière en Ardèche
Il y avait vraiment une probabilité infime pour que je me retrouve dans une concentration de motos et que j’aime ça. Infime, mais pas inexistante, la preuve. L’existence est pleine de surprises, la vie a vraiment du génie pour nous amener là où on ne « pensait » jamais aller.

Nous joignons des rayons pour en faire une roue,
mais c'est le vide du moyeu
qui permet au chariot d'avancer.
Nous modelons de l'argile pour en faire un vase,
mais c'est le vide au-dedans
qui retient ce que nous versons.
Nous clouons du bois pour en faire une maison,
mais c'est l'espace intérieur
qui la rend habitable.
Nous travaillons avec l'être,
mais c'est du non-être dont nous avons l'usage.
Tao Te King (11) traduction de Stephen Mitchell
Bonjour les amis, et oui, nous ne vous avions pas prévenus. Blog en sommeil pendant quatre jours.
Le temps de faire 1200 kilomètres en moto de retrouver dans le Lot une cinquantaine d'autres motards et motardes. Le temps de faire connaissance avec de nouveaux amis, le temps d'échanger, de rire, de profiter du soleil revenu.
Mais le temps aussi de rouler en moto et en groupe, de "tater du virolo", de "prendre de l'angle", "d'essorer (juste un peu) la poignée droite". Le temps de profiter de cette belle région.
Et le temps de savourer une réelle fraternité et convivialité. Ce rassemblement (RVA, pour rendez-vous annuel) des Honda CB 750 Seven-Fifty a été organisé de main de maître par un adorable motard-gendarme. Un sans-faute, quelle organisation, total respect.
Pour nous c'était une grande première, mais peut être encore plus pour Corinne que pour moi. Alors , comment ça c'est passé ?
Et bien , je vais vous dire : au retour, Corinne chantait dans son casque. No comment. J'en suis tout ému.
Je pense qu'elle vous en parlera bientôt
.
« Les Tibétains savent que, si vous considérez votre maître comme un bouddha, vous recevrez la bénédiction d’un bouddha. Si, par contre, vous le considérez comme un être humain, vous recevrez seulement une bénédiction d’être humain. Ainsi, pour recevoir la bénédiction de son enseignement dans toute sa puissance transformatrice etpour permettre à cette bénédiction de se déployer dans toute sa gloire, il vous faudra essayer de susciter en vous la dévotion la plus féconde. Losque vous verrez votre maître comme un bouddha, alors, seulement, un enseugnement de bouddha pourra parvenir de son esprit de sagesse jusqu’à vous. Si vous ne pouvez reconnaître votre maître en tant que bouddha mais voyez seulement en lui un être humain, sa bénédiction ne pourra jamais se manifester pleinement et même l’enseigement le plus élevé vous laissera quelque peu indifférent. »
chapitre neuf
Le chemin spirituel p 263
Défintion de la dévotion : « Il ne s’agit pas d’une adoration béate, ni d’une abdication de votre responsabilité envers vous-même, pas plus que d’une soumission aveugle à la personnalité ou aux lubies d’une autre personne. La dévotion véritable est une réceptivité ininterrompue à la vérité. La dévotion véritable est enracinée dans une gratitude emplie de respect et de vénération, mais qui n’en demaure pas moins lucide, fondée et intelligente. »
même chapitre p 262

« Ce dont la plupart d’entre nous avons besoin, sans doute plus que de tout autre chose, c’est du courage et de l’humilité nécessaires pour demander vraiment de l’aide, du fond du cœur : demander la compassion des êtres éveillés, demander la purification et la guérison, demander la capacité de comprendre le sens de notre souffrance et de la transformer ; demander, à un niveau relatif, que croissent dans notre vie clarté, paix et discernement, et demander la réalisation de la nature absolue de l’esprit qui provient de l’union de notre esprit à l’esprit de sagesse immortel du maître. »
Chapitre neuf
Le chemin spirituel


"Un être humain fait partie d'un tout que nous appelons "l'Univers"; il demeure limité dans le temps et dans l'espace. Il fait l'expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste - une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tache est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu'il embrasse tous les êtres vivants, et la nature entière, dans sa splendeur."
Sans la page blanche
Où sont les mots ?
N’est-ce pas au désert
Qu’on a inventé Dieu ?
Dans l'absence des choses
Ou dans leur silence
Se découvre la Présence qui
À jamais les contient :
Évidente, mortelle et vive vacuité…
Au désert il n’y a rien à voir
Et c’est cela qu’il faut voir
Au moins une fois dans sa vie
Voir Rien
Les yeux grands ouverts…
Et la mort n’aura plus rien
À nous apprendre.
Jean-Yves Leloup
Déserts