lundi 7 décembre 2009

« Les nomades vont disparaître »



Si on doit chercher quelles sont les plus vieilles populations du monde, on sera étonné de constater que ce sont certainement les peuples du désert…En effet, qui sont les plus vieux groupes d’Asie, d’Océanie, d’Afrique, Les Aborigènes d’Australie ont plus de 40 000 ans, voir peut-être 50 000 . Les Bushmen du Kalahari sont estimés avoir presque le même âge. Nous avons en tout cas là les plus vieilles populations d’Asie du Sud-Est et d’Afrique…si on y ajoute les rares tribus des îles Andaman, dans le golfe du Bengale, et du sud de l’Inde, et en Afrique, les tribus pygmées du bassin congolais.


Ce constat est paradoxal et étonnant. Car a priori, on se dirait que les déserts sont des endroits invivables, où l’homme ne peut être que toléré et se saurait perdurer. Au contraire, l’homme, a chaque fois, réussi à s’y adapter et à y survivre de manière durable. Et pas seulement l’un ou l’autre siècle. Mais au contraire des dizaines de milliers d’années, créant aussi les plus vieilles populations endémiques du monde.


Rien ne dit que nos civilisations sédentaires survivront aussi longtemps que ces peuples directement issus du néolithique ! Dire que ces hommes n’ont pas de technologie ou de connaissance est particulièrement faux, dans la mesure où, justement, la connaissance de leur milieu est « totale ». quant à leur technologie, elle est dans le même temps rustique, communautaire, elle n’entrave pas leur mobilité, et elle est néanmoins efficace. Il va sans dire que la vie de ces groupes n’entraîne ni prédation excessive, ni détérioration de leur environnement. Car dans la mesure où ces peuples vivent de cette nature fugace de désert, ils n’ont aucun intérêt à voir disparaître les ressources qui leur permettent de vivre.


L’animisme des chasseurs-cueilleurs - incluant souvent une déité supérieure unique – n’est que la marque du respect qu’ils entretiennent pour la nature, dans laquelle ils se fondent et qu’ils ne cherchent pas à contrôler outre mesure. On ne voit donc pas ce qui pourrait mener à leur extinction.


Idées reçues

Le désert

Philippe Frey

Éd Le Cavalier Bleu p 61-62


dimanche 6 décembre 2009

Le rire du Sage

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Chandra Swami
Une photo de Yves Raymond
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Charente-Maritime

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Merci à Jacques et Liliane de nous avoir signalé
ce beau diaporama
sur "ma région à moi"
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Un lieu magique





Pour Michèle S qui aime tant le désert...


samedi 5 décembre 2009

Résistance

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Notre ami Geoffroy publie un livre qui va paraître juste avant les fêtes de Noël. Un livre important écrit avec passion sur une période bien difficile de notre histoire. Accordons lui l'accueil qu'il mérite. Bon parcours pour ce livre.
Merci Geoffroy je suis très heureux d'annoncer ton livre sur le iPapy

ps: pour lire la jaquette, cliquer sur l'image
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Footing

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Je vais peut être me remettre au footing ?
Juste pour voir
Merci Yannick
Bon WE les amis et bonne méditation ce matin
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vendredi 4 décembre 2009

BON ANNIVERSAIRE MATHILDE




La première fois que tu passes ton anniversaire en short !!
Il y a 10 heures de décalage avec Melbourne et quelques degrés c'est sûr...
Une très belle journée d'anniversaire pour tes 19 printemps, ma grande fille.

Rendez-vous à Chennai le 7 janvier !!



Gloire au Père

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Merci Jean-François
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Le Vide


Il existe aussi une benedictio vacui, la bénédiction du vide.


C'est en direction du vide qu'il faut prêter l'oreille et, dès lors, ce n'est pas rien qu'il y a là, mais tout. De ce rien peut s'élever quelque chose qui est au-delà de toute multiplicité, la plénitude. En ce sens, il existe une plénitude du rien.


Karlfried Graf Dürckheim

Sagesse et Amour
Editions du Rocher 2003


jeudi 3 décembre 2009

Saint-Ex



Gagner de la hauteur
Tout homme est le messager de quelque chose qui le dépasse, car notre temps passé sur terre est très court. Pour Antoine de Saint-Exupéry, la quête de l’absolu doit être le sens de notre combat quotidien. « On n’ensemence que par le haut », disait-il. La vie s’ouvre aux individus exigeants, mais personne n’est en droit d’exiger des autres quelque chose qu’il n’ait déjà obtenu lui-même. Pour accéder à la dignité, nous devons fuir la facilité et l’inconstance, et ne négliger aucune petite vertu.

Faire l’expérience du désert
Alors que nous vivons dans un monde d’opulence et de confort, Saint-Exupéry nous invite à faire l’expérience du désert, de sa dureté. Dans ce monde aride, la privation redonne le goût des choses simples, une gorgée d’eau ou une escale entre deux trajets. Mais surtout, il nous incite à prendre conscience que nous avons tous, au fond de nous, un vide, quelque chose qui nous manque, alors que nous possédons tout. Le désert nous apprend à regarder plus loin que ce que nous avons, à voir de plus près ce que nous sommes. « J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et, cependant, quelque chose rayonne en silence. »

Agir
L’homme « n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes ». Saint-Exupéry est un pionnier, qui nous propose de devenir le héros de notre propre vie : nous devons nous réveiller, préférer l’effort au repos, le danger à la sécurité. « Vous n’avez le droit d’éviter un effort qu’au nom d’un autre effort car vous devez grandir. » Cet héroïsme-là est une vertu dont nous n’avons aucune fierté à tirer, car la vie, c’est l’audace. Parce qu’elle donne un sens à la vie, l’action épanouit l’homme. Et c’est en accomplissant les actes dictés par notre conscience que nous devenons des êtres humains.

Donner
La valeur d’une vie ne réside pas dans les biens matériels éphémères, mais dans le dévouement, le sacrifice, le don de soi et l’échange. « Je n’aime pas les sédentaires de cœur. Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien. » Avant de mourir, nous n’avons qu’un impératif : poser un geste gratuit. Telle une graine, ce sera notre trace, notre participation à la moisson. Pour naître à soi-même, il ne faut pas hésiter à sacrifier pour les autres nos derniers vivres. L’homme n’accède à l’humanité qu’en servant ses semblables. Sa puissance réside dans sa capacité à les grandir.

Créer des liens
L’existence n’a de sens que si nous nous sentons liés à autrui, « puisqu’on est frère en quelque chose et non frère tout court ». La source de la vie ne vient pas des choses ou des êtres, mais de ce qui fait lien entre eux. Rapprocher les hommes : tel est le sens de la mission humaine. Nos actes doivent tendre vers l’humanité, rejoindre l’universel, sinon ils sont vains : « Car il n’est rien à espérer de soi mais de la seule merveilleuse collaboration de l’un à travers l’autre… » Veillons sur les autres comme des sentinelles responsables, créons des liens partout où ils sont rompus.

Ce texte nous à été envoyé par Michel, merci. Je n'en connais pas l'auteur, merci à lui aussi.
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mercredi 2 décembre 2009

La conscience Zen

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L'intuition du Zen n'est pas la conscience de nous-mêmes par nous-mêmes comme si celle-ci était notre fait, mais c'est l'intuition par laquelle l'Etre prend conscience de lui-même en nous.

Le propre de cette conscience est de n'être ni réflexive, ni consciente, ni philosophique, ni théologique. Elle est, en un sens, totalement au-delà de la portée de l'observation psychologique et de la réflexion métaphysique.

Faute d'un meilleur terme, on peut dire qu'elle est "purement spirituelle.
Thomas Merton Mystique et Zen Editions du Cerf, 1972


mardi 1 décembre 2009

Ici, juste ici



Regarde où tu ne vois rien

Va où tu ne peux aller
Ecoute où il n'y a pas de son
Alors, où Dieu parle, tu es.

Angelus Silésius






lundi 30 novembre 2009

La prière

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"Je suis couchée sur l’horizon et je regarde frémir l’herbe courte contre le ciel de l’aube blanche. Il s’est vidé de toute étoile ; le vent juste levé a chassé la dernière sans doute…

La fraîcheur du matin me rend consciente de la tiédeur douillette de mes couvertures et je souhaite presque qu’un frisson vienne conter moi… Je me blottirais plus profondément dans la douceur de mon bivouac.

Secrètement, s’élève du sol une silhouette qui s’étire sans bruit, hormis le frémissement des herbes alentours. Elle est grise, haute et longue : c’est Moussa. Il étire ses bras jusqu’au sommet du ciel et, lentement, face à l’Est, refait son chèche. Murmure. Maintenant, Moussa prie et sa prière passe furtivement comme le vent. Le simulacre de sa toilette devant Dieu ( visage et mains), ce simulacre, je le devine bien que je ne voie de Moussa que le dos, porte sombre sur le ciel ouvert. Tandis que me parviennent quelques mots doux et monotones, sa silhouette se courbe sur l’horizon, puis s’évanouit à hauteur des tiges de fenouil. Dans sa prière, le front de Moussa baise la terre, cette terre froide que ne touche pas encore la lumière du plein jour.

Un souffle de vent qui court à ras de terre ferme mes paupières. J’ai droit à un sursis d’immobilité avant que s’achève, ce matin comme chaque matin, la première prière du jour. Je suis habituée au rythme des prières quotidiennes étalées du lever du jour à l’heure du sommeil ; j’aime le calme et l’immobilité que requiert chacune d’elles ; je goûte pleinement ces paisibles parenthèses, vite ouvertes et closes, dans notre train de vie bruyant. La pureté de ces moments me met en grâce, même si Kader m’assure qu’il a prié pour moi mais que je n’ai pas beaucoup de chance d’aller ailleurs qu’en Enfer !

La facilité avec laquelle les Touaregs s’accommodent du lieu de leur prière et de leur environnement me surprend encore. Tournés vers La Mecque, ils effectuent indifféremment leurs prières à quelques mètres seulement de nos paroles et de nos rires bruyants ; un chameau en train d’uriner peut venir s’intercaler entre eux et La Mecque, peu importe ! Ils arrêtent leurs chameaux au bord des pistes, s’en éloignent un peu et s’agenouillent ; ils continuent de veiller distraitement sur une bête ou sur la bouilloire…

Le soir, la journée des Touaregs se termine avec le murmure du rituel « Bismillah ! » « au nom de Dieu ! », qu’ils n’oublient jamais en se glissant entre leurs couvertures. Ils auront l’âme en paix si jamais Dieu les rappelle à Lui pendant leur sommeil. La prière du soir ne suffit pas ; on doit encore à Dieu la dernière parole et l’ultime pensée avant le sommeil. Ce murmure immuable et déjà ensommeillé m’attendrit, soupir de soulagement d’en avoir terminé avec une journée pénible : il m’amuse parfois, soupir d’aise de retrouver le confort rude des bivouacs.
- Ahhh ! …
- Bismillah !

Ayant terminé sa prière, Moussa s’en va au fond du pâturage, l’âme en paix. D’habitude, il réveille Mélouye :
- Mélouye ! Mélouye !
- Oh ?...

Moussa est déjà agenouillé sur le sable lorsque l’enfant vient le rejoindre. À chaque prosternation, Mélouye a un petit temps de retard et d’hésitation, vérifiant du coin de l’œil les gestes de son père. Alors, il me semble que Moussa est plus grave que de coutume, plus lent et plus paisible encore. Alors, Mélouye devient un homme, tendre copie de Moussa.

J’ai droit à un sursis, encore, avant que ressurgisse, vertical et piqué sur l’horizon, cet homme matinal éloigné pour un temps par le souci de ses chameaux. Il reviendra du pâturage sans bruit, et je ne pourrai différencier son pas du souffle de l’aube montant dans les herbes ; comme je n’entendrai pas se briser dans ses mains la paille sèche, ni crépiter la première flamme… Je m’installe tranquillement dans un demi-sommeil conscient qui prendra fin quand le feu sera assez fort et crépitant. Alors, je ne pourrai plus feindre la somnolence et d’ailleurs, il ne m’en restera plus l’envie, car je sais que, les yeux ouverts, je connaîtrai cet éblouissant éclat de l’horizon qui s’embrase…

Oui, le ciel brûle. Le vent rabat sur moi un peu de fumée et quelques étincelles vives. Les mains actives de Moussa protègent les premières flammes et dans son œil brille l’affectueuse ironie qu’il a de m’entendre chaque matin soupirer de tant de contentement pour le commencement de chaque jour. C’est ma prière."
Odette Bernezat
Hommes des montagnes du Hoggar
Ed Glénat p 179-181


dimanche 29 novembre 2009

vendredi 27 novembre 2009

Elizabeth Gilbert

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N'oubliez pas de mettre les sous titres en Français...
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mercredi 25 novembre 2009

Témoignage de Nicolette





L'écoulement du sable sous nos pieds puis la terre qui craque comme la croûte du pain, la tête toute comprise dans le ciel ; nos ombres vivantes en procession sur les rochers en écho à la "présence" des dessins de nos anciens sur les parois des grottes ; nous, petit point au centre d'un horizon à 360° qui ouvre un cercle à l'infini ; notre petit groupe tout en rond sous les splendeurs d'une énorme pleine lune, enfin une réconciliation avec le féminin. C'est tout ça que le désert a inscrit dans mon cœur.



Ps : J'ai osé "vouloir" la lune...et le désert me l'a donnée, à Tahagart !



Tagrera




Et comme le désert n'offre aucune richesse tangible,
comme il n'est rien à voir ni à entendre dans le désert,
on est bien contraint de reconnaître,
puisque la vie intérieure loin de s'y endormir s'y fortifie,
que l'homme est animé d'abord par des sollicitations invisibles.

L'homme est gouverné par l'Esprit.


Antoine de Saint Exupéry
(Lettre à un otage 1943) (Folio)

Merci à Simone pour la photo et à Martine pour la phrase de St Exupéry




mardi 24 novembre 2009

Témoignage de Linden

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Cailloux qui brillent dans la lumière du matin...petit âne trottant léger et délicat

Paysages resserrés s'ouvrant sur de grands espaces :

montagnes léchées par le sable,

dunes sinueuses, le temps qui serpente infiniment dans les vagues du vent.


Sensation de joie intense en descendant la dune

-la soie liquide coulant autour des chevilles

et la tête légère dans le ciel...


J'ai aimé les partages autour de la "table" le soir,

j'ai aimé regarder vos visages si vivants

de l'émerveillement du désert,

si beaux d'être autant dans la vie,

plus lumineux de soir en soir...


Je repars toutes les nuits dans le désert,

mais je ne me réveille pas avec la bleue clarté de sa nuit,

ni la silhouette de l'épineux contre les lueurs orangés de l'aube....




lundi 23 novembre 2009

Témoignage de Marie

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Viens au désert et je parlerai à ton cœur…
Cette phrase simple, j’en ai expérimenté tout le sens en dix jours.
Arrivée dans le désert, cela a d’abord été le silence, presque enivrant. Je me suis laissé envahir par une paix profonde, qui m’a amenée à méditer : une méditation comme je ne l’avais jamais vécue. Je me suis sentie en relation avec le plus profond de mon intimité, une intériorité parfaite qui m’a permis d’être en communion avec… la terre entière ; un sentiment nouveau pour moi.
Puis la rencontre avec les paysages, si différents d’un endroit à l’autre. Parfois l’impression d’un cataclysme avec les rochers et les cailloux entassés de manière désastreuse, signe de fin du monde. Ensuite les dunes immenses, douces et dorées : les dévaler à toute allure et retrouver mon cœur d’enfant.
Et les plateaux de sable, offrant un espace infini pour que je devienne cet espace et que je laisse s’ouvrir mon cœur, laisser aller, ce qui vient de l’intérieur, ouvrir, m’ouvrir encore et encore, me sentir envahie par la vérité et puis marcher dans les empreintes du guide. J’ai adoré mettre mes pas dans les siens, il n’y a alors que l’instant, continuer d’avancer et ressentir, ressentir cette grande tristesse qui est apparue, celle que je ne m’autorisait pas. La vivre pleinement, l’accueillir avec amour et la voir se transformer en joie. Une immense joie d’avoir tant reçu. Quel cadeau Désert tu m’as fait là.
Et je terminerai par la confiance. La confiance sincère en mon mari et mes enfants qui étaient si loin. En Corinne et Alain, d’eux je n’ai jamais douté ; ensuite en Entayent, notre merveilleux Guide et aux Touaregs qui nous accompagnaient avec bonté et humilité.
Merci au groupe si attentionné, merci à Alain et Corinne, et merci aux touaregs de m’avoir prêté leur maison le Désert pour me permettre d’accomplir ce pèlerinage vers mon cœur.

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dimanche 22 novembre 2009

Daniel Mille

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Merci Jean-François
Un régal pour ce dimanche soir
Allez, c'est reparti
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Pas de course sur route

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Porte-parole en Australie méridionale de la Motor Accident Commission (MAC, un assureur chargé de la communication du l'État du sud en matière de sécurité routière), Mick Doohan prouve qu'il n'a rien perdu de son efficacité : comme en GP, il ne perd pas de temps et va droit au but dans sa dernière campagne publicitaire !

"Si j'avais dû affronter les obstacles de la route sur la piste, je serais probablement mort"...

Tel est en substance le message délivré par le quintuple champion du monde de GP 500 à ses compatriotes motards : un message servi par une belle vidéo et une bande son qui bouge bien.


Soyez prudent


Sens





Ce n'est pas dans les pays
Pleins d'eau
Qu'on découvre la soif
Ce n'est pas dans les pays
Pleins de mots
Qu'on découvre le sens

"Dieu a crée les pays pleins d'eau
Pour y vivre
Et les déserts
Pour que les hommes y découvrent
Leur âme " (1)

Jean-Yves Leloup
Poèmes du désert.

(1) Proverbe Touareg
Photo de Pierre


samedi 21 novembre 2009

Dans la grotte

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Encore une très belle photo de Pierre...
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vendredi 20 novembre 2009

Mariage




De la pierre et du sable...

Une photo de Pierre...


Hommage à la lune







Merci Pierre


jeudi 19 novembre 2009

Plein gaz

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On trouve ça aussi dans le désert.
Un matin un groupe de motards allemands nous a croisé.
J'ai pas pu résister et....
Simone était là

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Le rendez-vous d'En Calcat




Nous avons commencé l'année par un séjour à En Calcat et nous allons la terminer de même.
Nous nous retrouverons du 10 au 13 décembre 2009 dans cette abbaye si vivante et chaleureuse avec un petit groupe pour vivre un temps de retraite et faire le point sur notre engagement spirituel.

Il reste des places, n'hésitez pas à venir nous rejoindre.


Témoignage de Pierre




La mer de sable, le soleil, la lune, les étoiles et l’âme du monde…





Déjà plus d’une semaine que nous sommes de retour d’un voyage soigneusement préparé.

Alors, comment c’était ?

Version courte et courtoise : très bien, nous avons effectué un circuit assez long dans le désert du Hoggar, les paysages étaient magnifiques et variés, l’atmosphère du groupe silencieuse et bienveillante, les guides touareg remarquables, il a fait chaud mais c’était supportable, j’ai été un peu malade mais rien de grave.


Et là je me rends compte de l’effort qu’il me faut faire pour en dire plus…. Parce que si on me demande - ou si je me demande - comment « était » le voyage, vient d’abord l’improbable question : ce voyage a-t-il bien eu lieu ? et ceci depuis notre retour à l’aéroport de Marseille. Ces dix jours passés dans le désert ressemblent à un rêve : parce qu’il m’est impossible d’en estimer la durée ; que j’y suis entré et sorti sans délai et sans inertie ; que je ressens, bien qu’il n’y ai eu aucun incident embarrassant, de la pudeur à en parler ; et que le contenu inhabituel des journées m’apparaissait évident.




Chose encore exceptionnelle pour moi, j’ai abordé ce voyage en faisant « confiance a priori » pour tout ce qui concerne l’organisation et le déroulement : que c’est reposant ! De ce voyage j’attendais de pouvoir ressentir et « vivre » ces atmosphères et paysages désertiques qui m’ont fait rêver. De ce point de vue j’ai été plus que comblé : en certain lieux l’intensité de « lumière » était trop forte, sa qualité trop haute pour mes récepteurs. Un peu comme un appareil photo dont la mécanique ne serait pas assez perfectionnée pour capturer la richesse des nuances, certaines parties de l’image sont alors occultées ou « brûlées ». Aux limites du corps - dépendance à l’eau, attachement au confort matériel que je voulais minimiser, « pesanteur » d’un petit rhume - s’ajoutaient donc aussi les limites de la réceptivité de l’esprit. S’il m’arrive souvent de me plaindre de la mauvaise qualité de la nourriture d’impression que propose la société actuelle, là c’est moi qui suis encore trop grossier. J’ai pressenti que le sable les rochers le soleil et la lune sont vivants, ils vivent simplement à un autre rythme que les animaux et les plantes. Peut-être est-ce ce que les anciens appelaient l’âme du monde dont on devine la vie. J’ai admiré la perfection de l’harmonie entre sable, rochers, soleil, nuages, lune, étoiles… et essayé d’en garder une trace sur les photos. J’ai eu plusieurs fois l’impression d’être aussi près du sacré qu’il est physiquement possible de l’être, et que la distance qui alors existait encore venait uniquement de moi. J’ai plusieurs fois pensé au Grand Architecte…


Quand le premier jour j’ai vu les touaregs prier je me suis senti proche d’eux et de leur culture, parce que j’ai ressenti qu’au-delà de nos différences nous cherchons la même chose. De la même manière je me suis senti lié au groupe. Bien que les marches n’étaient pas si lentes que ça, les impressions qui me restent sont calme, douceur et fluidité. Je me dis que là se trouve le mystère qui a donné au voyage ce goût si particulier, si difficile à décrire. Les personnes qui composaient le groupe - y compris les guides - étaient en apparence très différentes les unes des autres, pourtant j’ai eu l’impression que nous nous étions accordés avant de nous rencontrer. Un peu comme si des musiciens disposants d’instruments très différents se rencontraient, se mettaient à jouer ensemble, et, par magie, ça sonne juste… Nos rapports ont été simples sobres et authentiques. Je ne saurais dire qui d’Intayent Corinne ou Alain est le plus magicien, mais ils le sont assurément tous les trois.


Que me reste-t-il du voyage ? comment vais-je profiter de cette énergie du désert dont a parlé Alain ? Il me reste les souvenirs et les photos, qui, pour la plupart, lorsque je les regarde, me permettent de reprendre contact avec le vécu du moment où je les ai prises. Et il me reste un message ; il est clair, il n’est pas nouveau, il a un côté fondamentalement rassurant, mais il m’agace, et je ne peux plus faire semblant de ne pas l’avoir entendu : oui, un jour tu rentreras à la maison, mais d’ici là il va falloir vivre, et pas du bout des lèvres ! Vu le nombre et la nature des « dossiers » qui sont en attente… pff…

Pour avoir joué la partition avec autant de justesse, un grand merci aux membres du groupe, aux touaregs, et surtout aux organisateurs, Corinne et Alain.



PS : Parfois, au milieu de ces arènes de sable, de l’immensité des étendues enveloppées dans un silence qui n’était que légèrement couvert par le sifflement du vent, j’ai eu envie de jouer un morceau acoustique, par exemple « The Rain Song ». D’autres fois, mais alors là vraiment très rarement, j’ai eu envie de tracer des arabesques dans le sable au moyen d’un deux roues motorisé ;)



mercredi 18 novembre 2009

Pour Sabine



Encore une dune...À la descente cette fois...
Quelle douceur et quelle légèreté !


Merci Simone pour cette superbe photo.


Mirage



Au désert
On découvre
Sa patrie

...
Sa partie
Du grand mirage commun

...

Jean Yves Leloup
Poèmes du désert.
Photo de Pierre.


mardi 17 novembre 2009

Rock Touareg

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Le groupe Tinariwen
Pour Denis, Simon et Louis...

Suivez le guide !! (3)




Le ciel ??

C'est une photo de Cathy, cette fois. Merci Cathy.

Quelle complémentarité dans le groupe !






Suivez le guide !! (2)



Au bout de la patience, il y a le ciel

Proverbe Touareg