Conduis-moi du rêve à l'éveil. Conduis-moi de l'opacité à la clarté. Conduis-moi de la complication à la simplicité. Conduis-moi de l'osbcurité à l'évidence. Conduis-moi de l'intention à l'attention. Conduis-moi de ce qu'on me dit que je suis à ce que je vois que je suis. Conduis-moi de la confrontation à la grande ouverture. Conduis-moi en ce lieu que je n'ai jamais quitté. Où se trouve la paix, la paix, la paix.
Douglas Harding La troisième voie, vers un nouvel humanisme. Albin Michel page 73
J'ai participé le WE dernier à un stage de perfectionnement à la conduite moto. Après 12M km parcourus au guidon de ma belle japonaise depuis un an je commençais à me sentir plutôt à l'aise mais je pressentais en même temps certaines lacunes. J'étais loin du compte.
Deux jours de théorie en salle mais surtout de pratique sur terrain aménagé et sur route m'ont permis de réaliser l'étendu de l'entrainement à accomplir. En particulier dans le domaine de la maniabilité à basse vitesse et du freinage appuyé. Nous étions quatre stagiaires pour deux moniteurs, royal mais......exigeant, surtout sur un immense plateau goudronné et surchauffé.
Exercice de maniabilité en huit, ça m'a rappelé les cours pour le permis. En position normale, puis avec un main, puis le corps en dehors de la moto, puis debout sur les cales-pieds, puis en amazone à droite, et à gauche. Un peu la trouille au début et finalement ça passe. Beaucoup de slaloms aussi bien sûr et un gros travail sur le freinage.
Tout ça c'est terminé par un parcours routier avec le moniteur juste dans ma roue pendant 30 minutes et le débreifing qui va avec. Eprouvant ce stage mais j'ai appris énormément de choses et à la fin le moniteur nous a dit :
" Voilà, vous venez de faire des prises de conscience importantes, nous vous avons donné des procédures d'entrainement, maintenant ce qui compte c'est votre pratique au quotidien, c'est ce qui fera la différence, sans ça, ce stage est un coup d'épée dans l'eau"
Il me semble avoir déjà entendu cela quelque part et vous ?
Un petit garçon dessinait avec un soin et une attention inhabituels. "Que dessines-tu? demanda sa mère. - Dieu, répondit-il. - Tu ne peux pas dessiner Dieu. Personne ne sait à quoi il ressemble. - Tout le monde le saura quand j'aurai terminé, dit-il avec assurance.
Depuis la création du ipapy, il n'y avait pas encore eu de Coupe du Monde de Foot, ben oui, c'est tous les quatre ans!
Nous avons regardé le match hier soir, je n'y connais rien et à vrai dire le foot ne m'intéresse pas, mais c'était beaucoup en pensant à mon père que je savais devant un écran quelque part vers Dax et aussi pour être avec des amis et me détendre après un WE stage de moto éprouvant.
Mon père est espagnol et je le suis donc aussi un peu, Catalan, attention ne pas confondre. Vous comprendrez pour quelle équipe je souhaitais la victoire. Mais j'ai surtout été déçu par la violence des bataves (record de cartons jaunes pour avertissement) Bon, c'est l' Espagne qui a gagné, j'ai déjà oublié. Mais je sais que tu es content Papa.
Et vous , vous avez regardé le match ? Bonne semaine, n'oubliez pas votre crème solaire, hydratez vous et pratiquez la méditation yeux fermés en décubitus dorsal après le repas du midi pendant au mois trente minutes.
"Le Bouddha enseigna effectivement que l'esprit et tous les phénomènes sont, par nature, vacuité, mais il ne voulait pas dire qu'ils sont vides au sens où ils ne sont rien. Le mot tibétain signifiant "vacuité" est composé de deux parties : "tongpa" et "nyi". La première signifie "vide", mais dans le sens de "au delà de notre capacité de percevoir ou de concevoir avec nos sens ou notre intellect". "Inconcevable" ou "indicible" serait peut-être une meilleure traduction. Quant au terme "nyi", il n'a pas de sens particulier en tibétain courant, mais lorsqu'on l'affixe à un mot comme "tongpa", on lui attribue alors le sens de "possibilité que tout puisse surgir ou advenir". Quand le bouddhisme parle de vacuité, il ne parle donc pas de néant mais de potentiel illimité permettant à n'importe quoi d'apparaître, de se transformer ou de disparaître."
Yongey Mingyour Rinpotché Le bonheur de la méditation Ed Fayard p 86-87
The sky was heavy with clouds and the day was warm, though the breeze was playing with the leaves. There was distant thunder, and a sprinkling of rain was laying the dust on the road. The parrots were flying about wildly, screeching their little heads off, and a big eagle was sitting on the topmost branch of a tree, preening itself and watching all the play that was going on down below. A small monkey was sitting on another branch, and the two of them watched each other at a safe distance. Presently a crow joined them. After its morning toilet the eagle remained very still for a while, and then flew off. Except for the human beings, it was a new day; nothing was like yesterday. The trees and the parrots were not the same; the grass and the shrubs had a wholly different quality. The remembrance of yesterday only darkens today, and comparison prevents perception. How lovely were those red and yellow flowers ! Loveliness is not of time. We carry our burdens from day to day, and there is never a day without the shadow of many yesterdays. Our days are one continuous movement, yesterday mingling with today and tomorrow; there is never an ending. We are frightened of ending; but without ending, how can there be the new? Without death, how can there be life? And how little we know of either!
J. Krishnamurti Commentaries on Living Series I, Satisfaction
Le ciel était lourd et nuageux et c’était une journée chaude, malgré la brise qui jouait avec les feuilles. Au loin, on entendait le tonnerre, et une petite pluie fine fixait la poussière sur la route. Partout, les perroquets volaient de manière sauvage, criant à tue-tête, et un aigle était perché sur la branche la plus haute d’un arbre, se lissant les plumes et observant tout le jeu qui se déroulait au-dessous. Un petit singe était assis sur une autre branche, et tous deux se regardaient, gardant leurs distances. Un corbeau se joignit à eux. Après avoir fait sa toilette matinale, l’aigle resta immobile pendant un moment, puis s’envola. Excepté pour les humains, c’était un jour nouveau ; rien n’était identique au jour précédent. Les arbres et les perroquets n’étaient pas semblables, l’herbe et les arbustes avaient une qualité tout à fait différente. Le souvenir d’hier ne fait qu’assombrir le jour présent, et la comparaison empêche la perception.
Comme ces fleurs jaunes et rouges étaient belles ! La beauté est hors du temps. Nous portons nos fardeaux de jour en jour, et il n’y a jamais un jour sans l’ombre de nombreux jours passés. Nos jours sont un mouvement continu ; hier se mélangeant à aujourd’hui et à demain. Nous avons peur de la fin ; mais sans la fin, comment peut-il y avoir la nouveauté ? Sans la mort, comment peut-il y avoir la vie ? Et nous savons si peu de l’une comme de l’autre !
J. Krishnamurti Commentaries on Living Series I, Satisfaction
Avec un deuxième succès à Wimbledon, Rafael Nadal vient de s’offrir, à vingt quatre ans, son huitième titre du Grand Chelem.Dans un entretien diffusé sur L’Equipe.fr, il livre ce qui me semble être un élément essentiel, trop souvent banalisé, passant quasi inaperçu alors qu’il devrait plutôt être entendu comme un réel secret nous étant confié.
Certains mots, expressions, sont en effet si souvent employés, qu’ils en perdent leur identité, leur profondeur. Le sens qu’ils renferment s’efface au fil de leur répétition. Pour preuve : les déclarations de Rafael Nadal sur le sujet qui me préoccupe sont relatés sur L’Equipe.fr mais disparaissent dans le journal L’Equipe, comme si ces lignes n’étaient porteuses d’aucun intérêt particulier. Tous les joueurs de tennis, quel que soit leur niveau, connaissent l’expression « jouer point par point », mais ont-ils tous conscience du message qu’elle cherche à faire passer, de sa relation au vécu de l’instant ? Ont-ils connaissance des liens de cette dernière avec les aspects mentaux de la performance ? Ont-ils réellement perçu l’intérêt de parvenir à « jouer point par point » et appris à développer les stratégies qui le permettent ?…Rafael Nadal, lui, a fait de la capacité à vivre dans « l’ici et maintenant », un mode de vie, un accompagnateur de performance, une sorte de règle. A la question du journaliste « Vous attendiez-vous à ce genre de match ? », il répond : « je ne m’attendais à rien avant le match. J’attends juste de jouer mon meilleur tennis sur chaque point et d’essayer de me battre sur tous les points jusqu’au dernier. Je ne me dis pas : « cela va être dur, je vais perdre ou je vais gagner ».
Je ne pense pas à ça. Je pense juste à me battre sur chaque point et à jouer point après point. Je ne pense pas au-delà du point suivant » . Il ne semble pas adopter cet état d’esprit uniquement durant une rencontre mais également dans son quotidien : « Disons que j’essaie de donner le maximum à chaque instant, à chaque entraînement, sur chaque point. L’important, c’est d’être présent tout le temps » (L’Equipe, Lundi 5/07/10, p.9).Banal… dans la formulation sûrement ! Avouer s’appliquer à jouer tous les points, pour un joueur de tennis, ne paraît pas révéler le moindre secret. Difficile également de saisir dans son entier ce que tout ceci est censé véhiculer dans une société où le présent se perd et où il nous est si complexe de nous en contenter. Notre Génération de zappeurs accorde peu son attention. Seules quelques secondes nous font décider de l’intérêt porté à autrui, à un reportage, à une conversation.
En observant certains jeunes, comment ne pas nous interroger sur leur réelle présence dans l’instant : confortablement installés devant la télé, ordinateur portable sur les genoux assurant la connexion simultanée avec Facebook, Twitter et Ventes Privées, ils parviennent encore à envoyer des SMS à des interlocuteurs multiples. Ils sont partout et nulle part à la fois… Faut-il se réjouir de leur polyvalence ou s’inquiéter de leur difficulté à se contenter ?
Tout se passe comme si une seule tâche ne pouvait prétendre, à elle seule, susciter le plein intérêt de notre cerveau. Pourquoi avoir échangé notre capacité à garder notre attention sur ce que nous faisons au moment où nous le faisons, pour une « attention changeante et distribuée » ? Qu’avons-nous à oublier pour, à ce point, trouver du plaisir à nous déborder ?Les sportifs ne peuvent pas se permettre ce genre de vagabondages dans les couloirs du temps et dans les actions à mener, sous peine de s’interdire l’atteinte de l’excellence. C’est ce que Rafael Nadal cherche à nous faire comprendre dans sa façon de communiquer. Il sait que l’incapacité à rester dans le présent prive le joueur de sa concentration sur la tâche en cours, du plaisir d’être absorbé par ce qu’il est en train de faire et interdit toute chance, à l’ensemble de ses compétences, de s’exprimer. L’état de grâce ou flow se transforme alors en terre inconnue, introuvable…Rafael Nadal a fait du présent une telle priorité qu’il semble ne plus pouvoir être ailleurs. Pas facile de recevoir son message et d’entrevoir la réflexion qu’il devrait soulever. Quand le journaliste conclut en lui demandant s’il pense à l’U.S. Open… qui se déroulera du 30 Août au 12 Septembre, Rafael Nadal garde le cap, avec une cohérence sans faille : « Maintenant, je suis juste heureux de gagner Wimbledon. Nous penserons à l’U.S.Open dans un mois. Maintenant, je vais me relaxer, aller à la plage, à la pêche, au golf, voir mes amis, faire la fête à Majorque. C’était très difficile de revenir à mon meilleur niveau. C’est donc un moment important et émouvant pour moi. Je veux savourer » (In l’equipe.fr, « Merci la vie »)… Il peut se le permettre, chaque chose en son temps !
Né le 14 décembre 1918 à Bellur, B.K.S. IYENGAR se consacre depuis plus de 70 ans à la pratique et à l’enseignement du yoga. Ses ouvrages traduits en plusieurs langues (Lumière sur le yoga, Lumière sur le pranayama...) sont désormais des classiques.
Un maître de Yoga
Maître de yoga mondialement respecté, ses voyages l’amènent sur les cinq continents où son enseignement s’est largement répandu. Il vit aujourd’hui à Pune, dans le sud de l’Inde, où il a fondé son école, le Ramamani IYENGAR Memorial Yoga Institute (R.I.M.Y.I.), en 1975.
Le Yoga une science millénaire et toujours actuelle
A la fois traditionnelle et moderne, sa méthode prouve que le yoga peut être pratiqué par des femmes et des hommes de toutes les cultures, et que cette science millénaire est une réponse efficace aux problèmes de notre temps.
Aujourd'hui propriétaire d'une sportive allemande, la BMW K1200S; hier, sillonnant l'Europe et l'Afrique sur le dos d'une italienne virile, la 1000 Laverda ; un autre jour, couché sur une fusée japonaise, la ZZR 1100 Kawasaki... Paul Ardenne, historien de l'art, n'a jamais cessé de voir dans ses motos l'objet de tous les plaisirs, de tous les dépassements.
Enfant déjà, il enfourchait avec son père une splendide 1000 Ariel Square Four. Une légende. Témoignage intime, presque sacré, histoires de vies, de morts, ce livre ... Lire la suite s'adresse à la horde des motards qui voue un culte à cet étalon mécanique, dispensateur de sensations vertigineuses, révélateur de personnalité.
" Ma moto est un corps vif. Elle est mon corps, je suis le sien. Nous communiquons, nous nous comprenons. Nous endurons ensemble et devenons solidaires, amis, amants."
La moto n'est pas une simple machine, un véhicule uniquement fonctionnel. C'est une arme qui forge le corps du motard, centaure d'une mythologie moderne. C'est la fusion érotique d'un être avec son animal totem. C'est la liberté convoitée, la solitude consentie. Paul Ardenne se livre, avoue ses crimes, ses pleurs, ses joies. II dit ce corps à corps brutal, sauvage, plein de jouissance et d'effroi qui fait le quotidien du motard chevronné. Jamais on n'a écrit sur la moto avec cette tendresse impudique et cette passion effrénée.
Merci Karl, alors tu le passes quand ce permis A ? .
Souhaites-tu rendre le monde meilleur ? Je ne pense pas que cela puisse se faire.
Le monde est parfait. On ne peut le rendre meilleur. Si tu es négligent envers lui, tu le détruiras. Si tu le traites comme un objet, tu le perdras. Il y a un temps pour être devant, un temps pour être derrière; un temps pour être en mouvement, un temps pour être au repos; un temps pour être vigoureux, un temps pour être épuisé; un temps pour être en sécurité, un temps pour être en danger.
Le Maître voit les choses comme elles sont, sans tenter de les contrôler. Il les laisse suivre leur cours, et demeure au centre du cercle.
Pour ceux qui ne seraient pas motivés pour l'été par les magnifiques livres que propose Corinne, je voudrais indiquer un petit livre (par la taille) qui vaut son pesant de cacahuètes. C'est mon cher et vieil ami Serge qui vient de me l'offrir, un grand merci à toi Serge.
Il s'agit des "Euphorismes de Grégoire".
C'est le livre idéal del 'été pour les paresseux qui pourront le picorer au fond de leur canapé, sur le transat, dans le hamac ou sous le parasol. Les euphorismes sont une collection unique de maximes profondes ou dérisoires, mariant humour noir et paradoxes lumineux.
Quel autre ouvrage est capable, nous dit l"éditeur, d'élever jusqu'aux hauteurs du rire avant de plonger dans des abîmes méditatifs ? Quelle autre plume manie si bien l'impertinence et la malice que l'esprit de sérieux se surprend à se moquer de lui-même?
Qui d'autre saurait concentrer l'univers dans une tête d'épingle sans pour autant raccourcir l'infini ?
Les euphorismes de Grégoire est un recueil comme il en existe peu : joyeux, désinvolte, hilarant. Et nécessaire. Merci Serge, comme tu dis, amitié et toute cette sorte de chose.
Et pour les amoureux du Tibet, le journal d'une expédition sur les traces d'Alexandra David-Néel. En juillet 1989, Marie-Jaoul de Poncheville part avec six autres femmes tourner un film sur le Tibet quelques jours à peine après la répression sanglante de la place Tiananmen...
La voie de Tours (via Turonensis, le chemin de Tours) Longue de 1448 km, elle part de la tour Saint-Jacques à Paris. C'est la voie la plus au nord, elle traverse la frontière espagnole par le Col de Roncevaux et devient le Camino Navarro puis croise la Via Tolosane à hauteur de Puenta la Reina.
La voie de Vézelay (via Lemovicensis, le chemin de Limoges) Plus longue que la voie du Puy-en-Velay (1691 km), le départ est situé à la basilique Sainte Marie-Madeleine de Véselay en Bourgogne (Yonne 89). Il y a 900 km balisés jusqu'à la frontière espagnole et 780 km de la frontière à Compostelle.
La voie du Puy-en-Velay (La via Podensis) C'est la voie la plus empruntée et la plus ancienne qui mène à Compostelle, longue de 1530 km elle part du Puy-en-Velay en Auvergne (Haute-Loire 43). Il y a 750 km pour atteindre la frontière espagnole, et 780 km de la frontière à Compostelle. Cette voie doit sa forte fréquentation à la beauté de ses paysages et les nombreux sites culturels qui se trouves tout au long du chemin, mais aussi grâce à de nombreux points d'accueil et d'hébergement. C'est aussi un sentier de grande randonnée, le GR 65, qui est balisé tout du long et qui est très bien renseigné par de nombreux guides et topo-guides.
La voie d'Arles (via Tolosana, le Chemin de Toulouse) Cette voie ne rejoint pas Ostabat comme les autres mais à Puenta la Reina par le camino Aragonés balisé par le GR 653. C'est la voie la plus au sud, elle passe par Toulouse mais le départ est à Arles, elle traverse les Pyrénées par le Col du Somport et se poursuit sous le nom de Camino Aragonés côté espagnol jusqu'à Puenta la Reina où elle rejoint les autres chemins.
Merci à " Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle" et bon chemin à toi Raphaël qui doit consulter le ipapy sur ton iPhone !
Pour mettre de l'ordre dans le monde, nous devons d'abord mettre la nation en ordre; pour mettre la nation en ordre, nous devons mettre la famille en ordre. Pour mettre la famille en ordre, nous devons cultiver notre vie personnelle. Et pour cultiver notre vie personnelle, nous devons clarifier nos coeurs.
Chaque matin s'éveiller en un point différent du vaste désert. Se griser de lumière et d'espace ; connaître, au réveil, l'insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre...
Difficile ce témoignage, j'ai déjà tout dit lors de la randonnée de 2007. Pour moi cette méharée dans le Hoggar était un retour, des retrouvailles, puisque j'étais déjà du voyage en avril 2007. Mais pourquoi y suis-je retourné?
Difficile à dire. Mais j'en avais envie tout simplement et malgré quelques moments difficiles, je n'ai absolument pas de regrets d'y être allé, bien au contraire.
J'ai retrouvé leur humilité, leur soumission à la nature (à Dieu si vous préférez) à leur environnent, le contraire de l'arrogance, le contraire de la prétention et de l'esprit de conquête. Et beaucoup de bonne humeur. Les Touaregs travaillent dur du matin (tôt) au soir (tard) pour nous servir et que nous ne manquions de rien, mais ils rient beaucoup en travaillant, ils sont de bonne humeur. Même avec un regard moins idéaliste que lors de ma première rencontre avec eux, les Touaregs m’ont toujours impressionné et je leur ai trouvé un coté plus humain qui m'avait échappé la première fois. Le guide Entayent bien sûr, mais aussi son fils Abdallah - avec ses petites visites du soir pour partager quelques jeux ou devinettes avec nous -et tous les autres.
La nature
Je ne suis pas doué pour les belles phrases romantiques. J'ai retrouvé ces décors de pierres très dépouillés (cela doit ressembler à mon cœur de pierre), la nature sauvage et magnifique, avec quelques belles surprises comme cet inoubliable moment de partage entre hommes dans cette oasis où nous nous sommes baignés!
Les chameaux
Le premier jour ce fut l'enfer, impossible de trouver une position stable,juste stable,sansmêmerêver d’une positionconfortable. Je me voyais déjà vivre deux semaines de torture, et je pensais que c'était la torture qu’Alain et Corinne avaient imaginée pour me faire "travailler" (à la manière d'un maître spirituel qui, par exemple, réveille les pensionnaires de son Ashram en pleine nuit pour les faire creuser un fossé, qu'il décide aussitôt de faire remblayer parce qu'il a changé d'avis). Pauvre innocent, ne savais-je pas qu'aucun animal, fut-ce un chameau, ne peux rivaliser avec un être humain quand il s'agit de "faire pratiquer" un frère sur le Chemin? Quoi qu'il en soit, le chameau qui m'était assigné était trop grand pour mes petites jambes. Entayent, notre guide, un expert en chameau, a eu tôt fait de trouver une solution, la selle fut ajustée et ma position convenable à défaut d'être confortable. La pratique journalière à fait le reste et monter en chameau n'a plus été un problème (je n'ai toutefois pas décidé d'en acquérir un pour aller promener tous les week ends)
Le groupe
C'est un groupe que j'ai beaucoup apprécié, un groupe avec beaucoup de "caractères" fort. (J'ai trouvé à qui parler si je peux dire ...) Entre un Suisse qui n'arrêtait pas de parler de ses montagnes sacrées et qui était venu pour remettre toutes les pierres du Hoggar à leur place, un chameau nommé Yves et le râleur professionnel que je suis, cela n'a pas du être toujours facile pour Corinne et Alain. Heureusement, il y a eu Clio : les USA nous avaient envoyé un soleil, au cas ou celui du Hoggar ferait défaut...
La vie en groupe n'est pas facile pour moi, mais c'est précisément là que l'inconscient se manifeste le mieux dans mon cas (est-ce que j'en connais un autre? -:) Les personnages s'en sont donnés à cœur joie, l'éternel râleur, l'enfant perdu, le bon élève et l'obsédé sexuel et la première semaine peut se résumer pour moi à "Viens au désert et je te montrerai qui tu es." Merci bien, j'ai vu.
Mais lors de la deuxième semaine une heureuse surprise m'attendait. J'ai contacté une part de moi que je ne croyais pas exister (et je crois bien que cela s'est passé à dos de chameau!) J'ai retrouvé les sensations du petit bébé qui a reçu la tétée, parfaitement repu, parfaitement satisfait et détendu, à qui il ne manque rien, parfaitement heureux et sans pensées.
La béatitude. Une béatitude naturelle, originelle. Je ne pensais pas avoir connu cela. Je pense toujours à moi comme quelqu'un de pessimiste, qui voit toujours la bouteille à moitié vide, qui n'a connu que l'insatisfaction et le négatif. Et là, je me suis retrouvé (ressenti, vécu), positif et confiant. Avant la méfiance, il y a eu la confiance. Qui l'eut cru? Je ne me connaissais pas comme ça. Ça fait plaisir, quand même!
Et cette découverte va peut-être changer beaucoup dans ma vie.
En résumé je suis très heureux d'avoir fait partie du voyage proposé par Corinne et Alain. Un voyage très instructif pour moi. Peut-être un jour pourrais-je dire, il y a un avant et un après? En tout cas, cela fait 20 jours que je ne suis par entré en conflit avec madame... un record!
Je suis rentré du "travail" chez moi, hier soir pour découvrir sur le Blog, sur mon Forum moto, sur ma messagerie et sur Facebook une avalanche de messages pour le 9 juin, sans compter les cadeaux arrivés par la poste, comme cette superbe Bible.
J'étais très ému par tous ces témoignages d'amour et de chaleureuse amitié d'autant plus que je venais juste de rencontrer sur mon lieu de travail une personne me remerciant très chaleureusement pour le "iPapy" qui disait-elle lui avait permis de traverser les trois dernières années bien difficiles en lui donnant un "point d'appui" quotidien.
Je ne boude pas mon bonheur, c'est bien agréable de recevoir autant. Vous dire simplement merci à toutes et à tous n'est sans doute pas suffisant. J'ai un peu délaissé le Blog ces derniers temps, par manque de temps bien sûr mais pas seulement, il me faut trouver un autre rythme et la vie va me permettre cela très bientôt.
En effet, je serais en retraite administrative à la fin de ce mois de juin. Ma retraite sera comme on dit "liquidée", j'espère que le bonhomme ne le sera pas pour autant.
Que ceux qui me rencontrent régulièrement en Ardèche ne s'inquiète pas, mon activité "pro" sera simplement réduite de moitié et mes semaines de présence annoncée bien à l'avance.
Bien sûr, disposer d'un mi-temps va ouvrir un champ de possibilité. Je souhaite d'abord utiliser au mieux ce temps libre pour nos enfants, petits-enfants, parents et amis.
Mais aussi pour être disponible pour Corinne et l'aider de mon mieux à réaliser certains de ses beaux rêves, et elle n'en manque pas.
J'espère que ce sera aussi du temps libre pour reprendre un entrainement physique adapté mais régulier.
Je n'oublie pas le jardinage et la moto avec les belles ballades en duo qui se profilent.
Voilà, rien de très original, un papy-boomer parmi tant d'autres prend sa retraite, (enfin semi-retraite)
Oh OUI célébrons l'Amour !!! S'il en faut...en voici une belle occasion le jour de ta naissance !
Ben moi j'ai choisis une photo "iPapy kangourou" avec son loulou Gabinou... que du tout doux :-) Tu en as accueillis du monde dans ta poche kangourou hein iPapy ?! Dans un de ces merveilleux livre "la danse des grands mères" le Dr Clarissa Pinkola Estés dit :
"Quand une personne vit pleinement, les autres en font autant."
... Et bien MERCI pour l'exemple que tu offres, pour ce rayonnement généreux que l'on reçoit à travers toi... Joyeux anniversaire mon papounet... prend bien soin de toi, tu es précieux... J'imagine facilement que Valérie et sa tribu se joignent à moi... pour l'instant ils surfent pour essayer de bronzer entre les gouttes de pluie sur l'île de Ré :-))