mardi 12 février 2008

Inde : le témoignage de Loïc

.

A mon tour j'aimerais partager ce que j'ai vécu pendant ce voyage en Inde.

L'Inde, le groupe, le chemin sont indissociables dans cette expérience.

Ce qui s'y est déroulé était complètement imprévisible. Beaucoup de doutes avant le départ, de questions sur mes motivations, de peurs, une idée de ce que ça pourrait m'apporter. Je me disais par exemple que ce séjour serait probablement très mystique et m'amènerait peut-être à voir ma vraie nature de façon plus intense, à vivre un état de conscience un peu spécial.

Aéroport. Première rencontre avec le groupe et premières couleurs émotionnelles au contact de chacun.

Arrivée à Chennai. Premier impact : la différence. J'arrive dans un autre monde. Le premier jour je n'ose à peine quitter mes compagnons ! Je me suis aventuré seul pour un moment dans ce tourbillon avec une extrême prudence. Bien repérer l'hôtel, les rues que j'emprunte... plutôt pas à l'aise !

Puis l'ashram de Lee où je ressens de la paix en arrivant et un changement intérieur. Comme si un personnage dans lequel j'étais depuis le départ venait de disparaître.

A partir de là, les journées se déroulent sur fond de malaise, de mal-être, avec une trame qui se tisse au fil des jours et une demande qui se clarifie peu à peu.

L'intensité des lieux, les grottes dans lesquelles nous méditons, l'ashram de Ramana Maharshi, Arunachala, les chants, le bruit, la présence de Yogi Ramsuratkumar, dans son ashram et celui de Lee, ce que la présence de chacun et les partages touchent en moi, et pour finir, la turista... j'ai l'impression d'être cerné par Dieu ! je suis acculé, pas possible de s'échapper, je ne peux qu'avancer. En l'occurrence accepter, me soumettre. Et l'impression que quelque chose se fissure à l'intérieur.

Puis les choses s'enchaînent de façon encore plus inattendue lorsqu'à l'issue d'un entretien avec Corinne je sollicite les hommes du groupe pour m'aider - sans trop comprendre ce que je fais ! - qu'ils répondent tous, m'écoutent, expriment leur point de vue avec bienveillance et envisagent une action dans laquelle ils s'engagent tous. J'ai du mal à y croire ! cet engagement a pris forme et représente pour moi un acte sacré et une aide véritable. Je leur en suis immensément reconnaissant.

Ce voyage, c'est comme un coup de bélier dans mon existence, un choc qui m'a mis en mouvement. Et aujourd'hui, je découvre ce qui émerge de cette secousse.

Mon intention pour ce séjour, c'était la confiance, faire confiance à "Ce plus grand qui me porte", et chaque jour depuis mon retour, je me répète : confiance, confiance... et le souvenir de ce que j'ai vécu en Inde m'aide à me rapprocher de ce but.

Pour finir, je voudrais dire que plutôt qu'une "expérience mystique" comme je l'imaginais avant le départ, c'est une aventure humaine que j'ai vécue, une MERVEILLEUSE aventure humaine !

Et comme c'est beau !


Epidémie

Notre cher petit Gabin vient d'avoir une grosse varicelle. Je ne pense pas qu'il y ait un rapport direct mais je viens de découvrir que, après la France la Belgique aussi est touchée par une forme de varicelle non urticante celle là : les seuls boutons sont ceux des claviers d'ordinateurs de nos amis belges nouveaux adeptes du iPapy's blog...

Voici la carte des 68 villes ou villages concernés par l'épidémie. Ces trente derniers jours 517 connections de belges des deux sexes ont été enregistrés nous disent les statistiques de blogger...

Il n'y a pas de danger mais on note une forme inconnue de suractivité cardiaque et une très légère élévation de la température corporelle.

Les spécialistes prévoient une propagation lente mais importante de l'épidémie.


Ouvre-moi

Seigneur, donne-moi de m'accueillir comme tu m'accueilles, de m'aimer comme tu m'aimes.

Délivre-moi de la perfection que je veux me donner,
ouvre-moi à la sainteté que tu veux m'accorder.

Epargne-moi les remords de Judas,
Rentrant en lui-même pour n'en plus sortir, épouvanté et désespéré devant son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre, rencontrant le silence de ton regard
plein de tendresse et de pitié.

Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même mais sur ton amour offensé.
Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon coeur.
Le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres !
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
  Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison dont je serre moi-même la clef !
                                                                      Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
                                                                  Dis-moi que je peux encore guérir,dans la lumière de ton regard et de ta parole.

Saint Augustin

Au retour de ce  beau,  chaleureux et émouvant week-end belge, mon ami Magda m'a offert cette magnifique prière , d'une étonnante modernité qui me touche en plein coeur à 15 siécles de distance. Immense Saint-Augustin (354-430)

lundi 11 février 2008

Expérience métaphysique selon Joseph



Je vous réécris le sous-titre qui apparaît en trés trés petit sur le blog :
"Il tourne Leak Less"
ndlr : Leak Less est un concurrent de Flash Mac Queen, héros de Cars"

... et oui, qui est-ce qui tourne ? qui est-ce qui bouge ?
On la fait pas à un petit bonhomme de 2 ans et demi !!!

Rudolf STEINER

Nous devons être au fait que l’homme est destiné à s’individualiser de plus en plus et que, dans l’avenir il devra progressivement former librement des associations avec d’autres hommes. Avant, les liaisons se formaient à travers le sang, les tribus, les clans et les races.

Tout cela tend à disparaître. Tout dans I ‘homme l’incite à s’individualiser de plus en plus. Or, il n’y a qu’un chemin de retour possible. Représentez vous des hommes sur terre se disant: nous suivons notre propre chemin, nous voulons trouver en nous-mêmes la direction et le but. Nous sommes tous sur ce chemin pour devenir des hommes de plus en plus individuels ! Là réside le danger de dispersion.

Maintenant déjà les hommes soutiennent de moins en moins des réunions fondées sur la spiritualité. Nous poussons les choses au point d’élever en chacun sa propre religion et sa propre opinion au niveau de l’idéal le plus élevé. Pourtant, si les hommes intériorisent les idéaux, cela conduit à un accord sur une opinion commune. Nous reconnaissons intérieurement que trois fois trois égalent neuf ou que la somme des trois angles d’un triangle est égale à cent-quatre-vingt degrés. C’est une connaissance intérieure. On n’a pas besoin de s’accorder sur une connaissance intérieure, aucune différence d’opinion ne naît à son sujet, elle conduit à l’accord. C’est le cas de toutes les vérités spirituelles. Ce que la science spirituelle enseigne, l’homme le trouve par ses forces intérieures. Celles-ci le conduisent à une union absolue, à la paix et à l’harmonie. Il ne peut y avoir deux opinons sur une vérité sans que l’une des deux soit fausse.
L’idéal, c’est la plus grande intériorisation possible; elle conduit à l’accord et à la paix.

À l’origine il y avait une âme-groupe humaine.
Puis, l’homme en a été libéré. Mais pour l’avenir de l’évolution, les hommes devront se fixer un but vers lequel ils devront tendre. Si des hommes sont réunis dans une sagesse plus élevée, alors descendra à nouveau des mondes supérieurs une âme-groupe qui fera naître, à partir des communautés liées par nature, des communautés libres.
Ce que désirent les guides du Mouvement de la science spirituelle, c’est que nous trouvions en lui une société où les coeurs aspirent à la sagesse, comme les plantes aspirent à la lumière solaire. Où la vérité commune lie les différents Moi, il est donné aux âmes-groupes les plus élevées des occasions de descendre. Pendant que nous tournons nos coeurs en commun vers une sagesse élevée nous attirons une âme-groupe. Nous formons la substance, le milieu dans lequel l’âme groupe peut s’incorporer. Les hommes enrichiront la vie terrestre en développant ce qui permettra aux êtres spirituels de descendre ici-bas. C’est là le but du Mouvement de la science spirituelle.


Cologne le 07.06.1908

Nos angoisses... par Voutch

- Nous allons décoller dans 2 minutes : vous pouvez commencer à paniquer.

dimanche 10 février 2008

Une journée de Février (?!) à l'Arnèche...

Immobilité

Les 2 indiennes

Voici Julie et Romane lors du carnaval d'hier... Qu'elles sont jolies nos deux indiennes !

Etonnante et merveilleuse Tippi...

Tippi est la fille de photographes, baroudeurs... elle a vécu dès son plus jeune âge en pleine savane où elle joue avec les animaux sauvages tout naturellement... le léopard, l'éléphant, le serpent... dans le DVD que nous avons vu "le monde selon Tippi", elle explique (elle a six ans à ce moment là) qu'elle leur parle le language de l'Amour universel... le seul que les animaux comprennent !

Réussir sa vie... par Voutch !

.

- La sonate de Schumann que je vais interprèter maintenant est un morceau empreint d'une douloureuse nostalgie qui fera écho, ce soir, pour moi, à un rêve brisé : celui de n'être jamais parvenu à être champion du monde de canoë-kayak.


.

samedi 9 février 2008

En souvenir de Douglas...


Douglas_Harding
envoyé par supervielle

Merci Acouphène pour ce montage...
Je sais que cette vidéo a été mise sur le planet mais je trouve qu'elle a plus que jamais sa place ici...
Plein d'amour vers Catherine...

Pour un hiver radieux !

Le sureau, bête noire de la grippe.


Les pouvoirs antiviraux et immunostimulants du sureau noir (Sambucus nigra) en font le champion de la lutte antigrippe.
Trés prisé dès le 5ème siècle aussi bien en médecine ayurvédique que par les Amérindiens, il a la particularité d'être exploitable dans son intégralité : fleurs, tiges, baies, feuilles ; chacune possédant des propriétés médicinales spécifiques. Surtout les fleurs qu'on utilisait pour leurs vertus diurétiques, émollientes, sudorifiques, pectorales et purgatives.
Il y a quelques années, le Dr Madeleine Mumcuoglu, experte en virologie, découvrait les facultés du sureau à lutter contre le virus de la grippe (influenza B). En effet, l'arbre contient de puissants antioxydants qui activent la production de cytokines, les agents défenseurs de l'organisme.
Le laboratoire anglais Healthcare Brands International a élaboré différents antigrippaux, préventifs et curatifs, au sureau noir. Il existe même un sirop au goût délicieux pour les enfants à partir de 3 ans : Sambucol (en boutiques bio et parapharmacies).

Source : Plantes & santé - n°77 - fevrier 2008

Parfaite


Les émotions... par Voutch

- Bon, ça va être à vous.
S'il y a des hyper-émotifs parmi vous,
je voudrais juste qu'ils se souviennent de ceci :
un lion n'est jamais qu'un gros chat, en plus gros.


vendredi 8 février 2008

Une idée de plat pour la Saint Valentin...

.

Je sais je suis un peu en avance... mais pour cause... je viens de tester le menu idéal pour la Saint Valentin... et il est grand temps que je vous en parle pour vous "faire la main" avant le jour J... et aussi pour commander le "Tulsi" de Philippe Massière qui va avec !
Alors voilà je vous propose un plat de crevettes aux épices et lait de coco... accompagné du merveilleux "Tulsi"... c'est l'accord parfait... comme entre vous 2 ;-) !... d'abord les images...

Et maintenant la recette...

Pour vous deux il vous faut environ 600 gr de crevettes, 200 ml de lait de coco, 2 ou 3 gousses d'ail ( c'est bon... vous allez partager le même repas !), du gingembre (inévitable ;-), du cumin en poudre, de la coriandre en poudre, de la cannelle en poudre , une pointe de curry et un peu de sel.

Le travail le plus long est de décortiquer les crevettes... il faut juste laisser la queue (voir photo n°1) pour attraper les crevettes avec les doigts... et finir de décortiquer la crevettes dans la bouche !

Ensuite rien de plus simple... il faut faire sauter les crevettes cinq minutes dans un peu d'huile d'olive, avec les épices (quantité selon vos goûts), le sel et l'ail haché... ensuite on ajoute le lait de coco... encore cinq minutes et c'est près ! C'est divin...

Mais le summum c'est de savourer ce plat (un seul pour deux bien sûr... on picore ensemble dans le même plat !) en dégustant ce vin étonnant qu'est le TULSI " Tulsi est le nom du basilic en Hindi. Originaire de l'Inde, le Basilic était considéré comme une plante sacrée dédiée à Vishnou et Krishna. Très cultivé dans les jardins des temples et des maisons, les hindous lui faisaient des offrandes de fleurs et de riz, lui adressaient des prières ou invoquaient son secours. C'est sous le soleil de la Vienne qu'un des Basilics, cultivé sur les terres bio de notre ferme, rencontra les vins blancs élaborés par Ampelidae à Marigny-Brizay. Tulsi c'est la puissance et la vivacité de ces vins alliés à la douceur et aux parfums du Basilic"... tout un programme...

Douceur, épices, puissance, vivacité, parfums...

P.S : évidemment le clin d'oeil à la Saint Valentin est facile en ce moment... mais tout ça est bien sûr trés bon pour se faire plaisir et prendre soin de Soi !

Odette Toulemonde

Sorti il y a juste un an... ce film est vraiment sympa... vous l'avez vu ?

Maredret et Maredsous

Nous partons ce matin rejoindre un groupe de Hautevilliens en Belgique pour deux jours de retraite dans le monastère bénédictin de Maredret près de l'abbaye de Maredsous, très connue en autre chose pour sa bière et son fromage.

Ce sera comme à Encalcat l'occasion de questionner notre engagement et notre cheminement dans l'environnement d'une communauté monastique.

Nous vous laissons entre les bonnes mains, les grands coeurs et l'imagination fertile de Julie, Adrien et Valérie.

Bonne fin de semaine les amis et à mardi.

Photo de l'abbaye de Maredret

Cars


En espérant que le papy de Joseph ne fasse pas la même chose avec
 ...les motos !!

jeudi 7 février 2008

Fado


     Ce titre est extrait du dernier album de Cristina Branco "Abril". 
Dans son nouvel opus, Cristina Branco rend hommage au poète-compositeur et interprète José Afonso (1929-1987),qui est au Portugal l'homme de la Révolution des Oeillets. 
Cristina c'est la nouvelle reine du fado, beaucoup l'appellent "la nouvelle Amalia Rodriguez"......

Neige


Il y en avait encore pas mal sur les hauts plateaux du Vercors cet après midi.... Les raquettes étaient contentes de sortir de leur étui...Moi aussi !!


Watts

 J'ai toujours eu une affection particulière pour Alan Watts. Je vous conseille de vous frotter à ses livres.

 Parmi mes préférés : "L'envers du Néant" qui est un peu son testament. Watts développe dans ce livre tous les sujets qui l'ont habité durant sa vie : Dieu, la méditation, le temps, la mort, le néant, le drame cosmique. Il y revient avec une fraîcheur et un enthousiasme toujours intacts. 

Métaphysicien authentique son apparente légèreté de ton procède d'une parfaite maîtrise et aussi du refus de se prendre au sérieux. "Je ris toujours devant un autel.......disait-il, parce que la vraie religion est la transformation de l'angoisse en rire." C'était un contemporain de Douglas Harding et d'Eric Berne. Ils se connaissaient et avaient exactement le même âge.

Voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche:

" Le mot "personne" en français comme en anglais, vient du latin persona, ce qui signifie ; ce au travers de quoi (per) le son (sona) passe. Il s'agit aussi des masques portés autrefois par les acteurs du théâtre classique. Ces masques étaient dotés de larges bouches faisant offices de mégaphone, ce qui permettait de porter le son plus loin. Ainsi le persona, la personne, c'est le masque, c'est à dire le rôle que vous jouez.
L'image que vous avez de vous-même est une institution sociale au même titre que, par exemple la division des jours en vingt-quatre heures ou du mètre en cent centimètres ou que le tracé purement
 imaginaire des latitudes et des longitudes à la surface de la terre.
Exactement de la même manière l'image que vous avez de vous-même est un concept imaginaire, pas autre chose en réalité qu'une caricature."

L'envers du Néant 
Denoël page 25 
édition de poche


mercredi 6 février 2008

Virtuoses



Jean-Christophe nous offre cette vidéo époustouflante avec Dave Weckl, Vinnie Colaiuta et Steve Gade.
 Qu'en penses-tu Jean-François ?

200.000

S'il a fallu à ce jeune blog dix mois pour afficher 100.000 visites, cinq mois ont suffit pour atteindre 200.000. 

 Pas une semaine sans que quelqu'un manifeste son intérêt pour ne pas dire sa légère addiction au "ipapy". C'est d'ailleurs souvent très émouvant de réaliser à quel point ce blog comble un manque chez certains. C'est bien sûr pour Corinne et pour moi un encouragement à continuer

Alimenter un blog sur le long terme demande évidement du temps mais à constater de manière aussi évidente qu'il crée des liens, qu'il motive, qu'il aide, le "retour sur investissement" justifie pleinement notre engagement. 

Et puis, au fil des mois, l'interactivité du Blog se développe naturellement. Nous recevons tous les jours des documents, textes, vidéo, musique etc. qu'il faut visionner, lire pour finalement faire des choix. Nous ne pouvons bien sûr publier tout ce que nous recevons, mais sans vous ce serait difficile sinon impossible d'avoir un Blog aussi vivant, aussi riche et aussi joyeux. Merci, continuez et comme d'hab une mention spéciale pour Karl.  

Nous profitons aussi de ce post pour remercier Julie, Valérie et Adrien qui assure avec l'ouverture, l'énergie et la créativité de leur jeunesse la tenue du "ipapy" pendant nos nombreux déplacements.

 Enfin je dois avouer que le blog a largement contribué a faire exploser ma boite mail. Il me devient de plus en plus difficile de répondre au dizaines de mails qui arrivent. Je fais de mon mieux, mais le courrier n'étant pas mon point fort, il faut s'attendre au pire. Le Blog, je l'espère en tous cas, peux compenser tout au moins en partie ma carence dans le domaine épistolaire. 

Le blog peut en tous cas certainement nous aider à mettre plus de présence, de conscience, d'ouverture, de bienveillance, de fraternité, de joie..... dans nos existences. Nous en avons la preuve tous les jours.

Bon Blog les amis, ensemble..............

mardi 5 février 2008

Initiation

C'est le titre du morceau...
Merci à Philippe et Monique qui nous ont fait découvrir ce génial guitariste...


Des marchandises rares

Un jour de marché où il y a grande affluence, Nasr Eddin monte sur une charrette et interpelle les gens d’une voix forte :
- Holà, vous tous, écoutez-moi ! Voulez-vous la vérité sans le doute ?
- - Oui, nous la voulons ! répond d’une seule voix la foule qui n’a pas tardé à se former autour de lui.
- C’est très bien. Et le progrès sans l’effort ?
- Oui, oui, nous le voulons aussi.
- Bravo ! Et la réalisation sans le sacrifice, vous la voulez aussi ?
- Hourra ! Vive Nasr Eddin ! Vive notre Hodja !
- C’était juste pour me rendre compte s’il y avait des amateurs, fait alors Nasr Eddin en redescendant de son perchoir. Si je trouve de telles marchandises, soyez certains que je ne manquerai pas de venir vous les vendre.


Absurdités et paradoxes de Nasr Eddin Hodja
Ed Phébus p 141

lundi 4 février 2008

Médit à 110


Ce matin à 6h30 , je prends ma moto alors qu’un vent du sud furieux fait chanter la maison et essaie d’ouvrir les volets.

Je sais ce que je vais rencontrer.
Je suis content que la route soit sèche, c‘est plus simple et moins dangereux pour sentir le vent.

Un aperçu de la force et la densité du vent m’est donnée avant que je m’engouffre dans le défilé qui me mène à l’Isère, j’ai l’impression d’un apéritif avant la grand festin. Car le vent aime à suivre les fleuves et grandes rivières pour faire des vagues, et quand, joueur il souffle vers le nord, nous faire croire qu’il peut inverser les courants qui descendent des montagnes vers le Sud.

Je le retrouve enfin, le grand vent, grande respiration, qui me fait dévier et m’oblige à lutter et à être vigilant. Je me sens comme un souffle au milieu d’un souffle plus grand. Comme une allumette dont la flamme résiste au milieu de la tourmente. Je repense à cette phrase du film « into the wild » alors qu’Alex se baigne dans la mer « l’important s’est d’être fort ou plutôt se sentir fort à un moment de sa vie».

C’est dans ces moments au guidon de ma freewind que je me sens fort, petit souffle au milieu d’un souffle puissant qui me dépasse.

Un fois habitué à ce nouvel élément, profitant de la vitesse (raisonnable) de ma machine, comme les dauphins dans l’étraves des paquebots, je joue dans les remous des camions, attentif quand je quitte l’abri qu’ils me procurent à l’énorme souffle qui me guette au moment ou je les double.

Quelques gouttes apparaissent sur ma visière , le vent tombe.

En TGV à 300 Km, on a beaucoup moins la sensation d’être vivant.

Jean Baptiste

Constat d'évidence

Méditer c' est d'abord et avant tout un constat d'évidence.

Juste, simplement, uniquement constater Ce qui est , tel que c'est, ici et maintenant.

Et Ce qui est c'est ce spectacle toujours changeant de sensations, de pensée, d'émotion de sons divers etc
Mais aussi Ce qui est c'est la Vie elle-même, sortir du constat pour discuter, négocier, c'est à dire en fait refuser, c'est refuser la Vie elle-même.
Nous avons en nous un mécanisme qui nous exile en permanence de le Vie en nous exilant du Présent. En nous propulsant, ailleurs et à un autre moment.
Le Vie c'est juste maintenant.

Ce constat d'évidence débouche sur une grande détente.
Dans le constat d'évidence, il n'y a plus de tension pour s'approprier, ou de tension pour rejeter. Juste la formidable détente de la position médiane, la position du constat d'évidence, du Oui, de l'Accueil, du "je ne discute pas".

Nous savons tous cela, évidemment mais essayons, ici, maintenant, non pas de le comprendre, mais de le vivre avec nos tripes (notre manière à nous de parler du Hara)
En fait, ce n'est pas que le constat d'évidence conduit à la détente, le constat d'évidence est Détente.

Comme toujours lorsque nous vivons intensément une facette de la méditation, les autres deviennent plus ou moins rapidement évidentes.

Ce constat-détente ou cette détente-constat est inséparable (dans la pratique assise) du silence et de l'immobilité mais aussi inséparable d'un immense intérêt pour Ce qui est. Le mental pratique la politique du "bof", du "déjà fait, déjà vu, déjà entendu, déjà pratiqué".
Méditer c'est ouvrir nos yeux et notre coeur d'enfant pour s'émerveiller de la Vie telle qu'Elle est, ici et maintenant.

L'autre élément, et non le moindre lié au constat d'évidence, c'est la Joie.

Pas celle que nous connaissons habituellement, (pas la joie liée à la possession ou à l'évitement) Non, la Joie simple, sans aucune excitation, sans euphorie. La Joie qui est l'expression de la Base, de l'Être. L'expression de Qui nous sommes vraiment, vraiment. L'expérience de cette Joie est inséparable de la méditation, c'est cette joie qui se lit dans le regard des petits, des beaux vieillards et des sages.
Il ne nous reste plus qu'à nous poser La question : Que suis-je?

Quel constat d'évidence pouvons nous faire pour que la réponse à cette question jaillisse comme une source pure ?

Bonne pratique et bonne semaine mes amis ...

Pano


Une photo de Yves.

dimanche 3 février 2008

Ma plus grande rivale ...


Elle a 17 ans, elle est jeune, elle est belle...heureusement elle est rouge !!
PS : et puis Alain est tellement content !!!

From India

Mon ami Jean-Louis (oui, celui des 3X20) qui rêve de vieilles motos anglaises a attiré récemment mon attention sur la marque Royal Enfield. Quelques clic plus loin je réalise que ces motos, d'origine anglaise, que j'avais remarqué en Inde sont maintenant et exclusivement fabriquées à Chennaï ( Madras). Je suis allé sur le site Indien, il n'est pas indiqué que tout le personnel de l'usine pratique la méditation. Mais quand même, une moto fabriquée à Chennaï, ça doit pouvoir faire une excellente monture pour un chercheur spirituel. Qu'en pensent les motards du Blog ?
Bon dimanche les amis.......
ps: la 125 arrive ce soir....

Chine et Spiritualité


Merci à Magali pour ce nouveau diaporama

Buena Vista Social Club



Le Buena Vista Social Club est un extraordinaire collectif musical dont nous avons déjà parlé sur le iPapy, né de la collaboration de légendes du jazz cubain telles que le chanteur Ibrahim Ferrer, le chanteur et guitariste Compay Segundo, le pianiste Ruben Gonzalez et la chanteuse Omara Portuondo. 

Leur album éponyme, sorti en 1997, véritable carton mondial, respire d’une vigueur et d’un charme impressionnants.

Crédit: Karl

Attention passage de dromadaire

Je n'ai pas rencontré ce panneau de signalisation lors des cours de Code de la route.
Nous n'en avons pas croisé non plus dans le Hoggar.
Cette photo a été prise au Qatar.

Cyclistes sur la troisième étape du Tour du Qatar, le 29 janvier 2008.
Crédit : J. NAEGELEN / REUTERS

samedi 2 février 2008

Moteur de recherche

Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que nous disposons d'un moteur de recherche interne sur le ipapy blog*. 

Vous voyez la fenêtre entre le "B" et "RECHERCHER LE BLOG" ? Il suffit (comme sur tous les moteurs) de taper un mot ou une expression ou le titre du Post que vous voulez retrouver.

 Vous cliquez ensuite sur "RECHERCHER LE BLOG" et le tour est joué.

Sur un Blog qui arrive bientôt à  1600 post, un moteur de recherche peut rendre bien des services.

Bon week-end les amis............

* comme sur tous les blogs de la Sangha, bien sûr...

Tibet

Réveilles-toi...



Merci Anne

vendredi 1 février 2008

L'Hospitalité sacrée entre les religions.


Nous avons découvert ce livre à l’abbaye d’En Calcat. A midi pendant le repas un moine fait la lecture d’un livre, quelques pages chaque jour. Lors de notre séjour de janvier nous avons suivi avec intérêt le texte de Pierre-François de Béthune, ce moine bénédictin que connaît bien frère Daniel, et qui racontait son initiation au Chadô, cérémonie traditionnelle du thé au Japon. Nous publierons des extraits de ce livre passionnant, mais pour l’instant voici la présentation qu’en fait l’éditeur :




« Dans toutes les religions, l'hospitalité est sacrée. Cependant l'histoire nous enseigne qu'entre les religions les lois de l'hospitalité sont souvent abolies, et c'est alors le rejet qui est sacré. Pourquoi ce blocage ? Et surtout : comment dépasser les interdits doctrinaux et les peurs invétérées, pour permettre que la force et la saveur de l'hospitalité irriguent enfin la pratique du dialogue entre les religions ?

Avec le concile Vatican II, les chrétiens ont entamé une telle démarche. Mais il faut aller plus loin, nous dit Pierre-François de Béthune, secrétaire général du Dialogue interreligieux monastique (DIM). Accueilli dans les milieux bouddhistes zen au Japon, et transformé par cette expérience, il a alors décidé d'aller plus avant sur le chemin de l'hospitalité, par la pratique et par la réflexion. Il atteste aujourd'hui qu'au cœur de toutes les traditions religieuses, et particulièrement dans l'Evangile, se trouve une énergie spirituelle qui permet de faire pleinement aboutir ce mouvement d'accueil.

En racontant ses rencontres et les initiations reçues dans les échanges spirituels, ce moine bénédictin nous confie ici sa découverte : il est possible d'allier l'exigence d'un attachement exclusif au Christ et celle d'une ouverture inconditionnelle en son nom. »

L'Hospitalité sacrée entre les religions
Pierre-François de Béthune
Ed Albin Michel


Voir , reconnaître, lâcher...

Tranquillement s’installer dans la posture avec comme objectif l’immobilité et la détente même si pour trouver la position la plus confortable cela demande au début de bouger, d’adapter. Et progressivement se stabiliser dans la position la plus confortable qui nécessite le moins d’effort, le moins de tensions possibles.
Cette recherche de la position confortable, détendue c’est déjà une acceptation du corps tel qu’il est, maintenant. La posture n’est pas « la mienne », l’axe est le même pour tous en appui sur le sol, sur la Terre et en lien avec le ciel. Et cet axe quelle que soit la position que l’on adopte est le même pour tous. Et puis il y a la façon de décliner cet axe qui tient compte du corps de chacun qui est différent et du corps tel qu’il est ici, maintenant. En fait, le programme de la méditation est toujours le même : c’est une forme d’entraînement à l’acceptation. Un entraînement au OUI. Au OUI à tous les étages.

La première chose à regarder c’est le mot même « accepter », le mot « acceptation ».
En quoi est-ce que cela consiste exactement ?
Est-ce que cela veut dire, comme souvent dans le langage courant, donner mon accord ?
Pour cela le plus simple est de voir ce qui se passe au niveau du corps. Est-ce que j’ai à donner mon accord pour un mal de ventre, une sensation nauséeuse, une tension dans le bas du dos ? Que chacun voie selon ce qu’il ressent comme sensations physiques.

Est-ce que j’ai un accord à donner ? Non.
J’ai juste à constater ce qui est déjà là. Pour Denise Desjardins qui bloquait sur le terme d’acceptation, Swamiji avait proposé : voir et reconnaître.
Voir, constater.
Reconnaître : oui, c’est comme ça, pour le moment.
Et si nous passons en revue au niveau du corps les sensations qui se présentent maintenant, les gênes, les toux, les sensations de bien-être, simplement en les notant au passage, en fait nous ne faisons rien, ce n’est pas une action. C’est juste se rendre à l’évidence. Et se rendre à l’évidence est toujours une détente.
Tranquillement rendons-nous à l’évidence de l’état du corps, ce matin, exactement à l’instant même. Simplement cessons de lutter contre.

Et ce qui est observable au niveau des sensation physiques l’est aussi au niveau de ce que nous appelons les états d’âme. Il est possible qu’en ce moment même il n’y ait pas de grosses émotions qui se lèvent. D’un certain point de vue avec une grosse émotion c’est plus facile : elle est très repérable !! Un minimum de bon sens nous montre l’absurdité de crier plus fort que l’émotion. Mais il y a aussi tout ce que l’on appelle les mouvements intérieurs, qui ne sont pas très perceptibles. Il s’agit plus d’un climat émotionnel difficile à qualifier qui se repère par la négative : nous ne sommes pas dans une neutralité ouverte et bienveillante.
Quel que soit le cas ce qui nous est demandé c’est simplement voir et reconnaître. Voir et reconnaître d’instant en instant, aller avec le courant, tranquillement. Sans qualifier, sans juger. Juste se détendre dans Ce Qui Est quelle que soit la couleur ou la forme de Ce Qui Est. En lâchant l’illusion que Ce Qui Est m’appartient. Que les sensations du corps ou que le climat émotionnel de maintenant m’appartiennent, que je les possède , que j’en suis responsable au sens où j'en serais l'auteur. S’il y a des pensées qui se présentent, de n’importe quel ordre, elles ne m’appartiennent pas plus, je n’en suis pas plus l'auteur que des sensations du corps ou des émotions. Je ne suis la source de rien. Ça passe à travers moi, maintenant. Je ne sais pas en ce qui vous concerne mais être dans cette évidence que ça passe simplement à travers moi produit une détente et en particulier dans les épaules, les bras , les mains.

Nous parlons souvent de lâcher. Oui, il faut lâcher. Mais avant de lâcher, regardons ce que nous tenons, ce que nous retenons. Comment nous retenons, les sensations, les émotions, comment nous nous les approprions.C’est MON mal au ventre, c’est MA fièvre, ce sont MES courbatures. Ma colère, Mon amour, MA joie. Même lorsque nous parlons d’une recette de cuisine, il nous arrive de dire : alors je prends mon beurre et ma farine… mon,mon,ma, sans arrêt.
En fait, la détente vient de cela : lâcher mon, ma mes. Se rendre à l’évidence que ces sensations, ces émotions ou ces pensées qui passent ne m’appartiennent pas .
Tranquillement, simplement se détendre dans Ce qui Est et qui ne m’appartient pas.
Si les phénomènes qui se produisent au niveau physique émotionnel et mental ne m’appartiennent pas, est-ce que je cesse d’exister ?
Est-ce que dans le silence, dans une relative tranquillité des émotions et des pensées, je cesse d’exister ?
Ou est ce que je peux sentir, vraiment, à ce moment là : « je suis » ?
C’est lorsque je cesse de considérer que tout m’appartient que je peux goûter simplement Être. Il s’agit juste de laisser tomber une illusion, celle de posséder. Juste laisser tomber l’illusion que nous existons, que nous sommes parce que nous possédons les phénomènes qui nous traversent. Posséder est lourd, Être est léger. Alors voyons et reconnaissons tout ce qui se présente, que nous croyons posséder, tout ce devant quoi nous plaçons un « mon » un « ma » ou un « mes » et lâchons-le, juste maintenant…
Et tranquillement goûtons Être.
Si dans la journée ce que l’on appelle le spectacle est plus foisonnant, nous pouvons avoir cette intention de voir et reconnaître. Voir et reconnaître n’est pas prendre du recul. Voir et reconnaître nécessite de ressentir, vraiment. Et puis lâcher, laisser partir. Cela ne m’appartient pas. En fait rien ne m’appartient.
Et c’est une bonne nouvelle.


Méditation du matin, Tiru.