mercredi 14 mai 2008

Hoggar : témoignage d'Éric.

Voyageur, voyageur, accepte le retour,
Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages,
Ton rêve modelé par trop de paysages,

Laisse-le reposer en son nouveau contour.


Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame
Pour écouter enfin ta vivante rumeur
Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme.


Jules Supervielle
Débarcadères 1922



J’ai semé, dans le désert, des cailloux dont les fruits feront dattes.

Mais avant … il y a eu l’orage, il y a eu les secousses, les cris dans l’avion et l’homme à mes côtés qui a dit : j’ai l’habitude de prendre ce trajet Alger Tamanrasset, 30 fois par an, mais là j’ai peur.
Il a fallu ensuite trois jours pour r
anger mes peurs en désordre et consoler l’enfant qui se plaignait pour se faire reconnaître.





Corinne et Alain, dans la marche, étaient ma seconde peau, protectrice, toujours présents et accueillant ce mental qui me disait : tu n’arriveras pas à l’Assekrem, impossible avec ces douleurs aux pieds, cette angine, ce tendon douloureux…


Sur les rochers du site d’Amezroug, l’âme rupestre de l’enfant qui s’amuse est revenue. J’ai pu entrevoir, dans le coucher de soleil sur l’Assekrem, le clin d’œil rougeâtre du plus Grand, du Mystère. Au lever de l’astre, célébré par une inoubliable messe, l’immensité m’a rappelé à elle.

Ensuite, chaque pas a approfondi le chemin. Doucement, doucement, sur les traces d’Intayent, le chéche s’est ouvert et un autre regard, un autre espace… s’est fait jour.

Le « moulin-moulin » du mental a laissé peu à peu la place à ce que j’étais venu chercher : une détente. J’ai pu alors sentir dans les mains, pendant des séances de shiatsu, une énergie nouvelle et une épine d’acacia.


Je sais aujourd’hui que ce voyage a ouvert une autre dimension, celle de la communication avec une source intérieure qui murmure que l’eau des profondeurs peut enfin jaillir.

Au bout de deux semaines de grand calme, certains fonctionnements mécaniques sont réapparus. Mais je commence à les aimer. Ils me mènent, en chameau, vers un rêve réalisé, vers une réalisation, vers une maturité. Et je prends conscience que chaque date est à cueillir avec le plaisir d’y goûter.

Retentit encore, en écho, le hurlement du chacal lors de la dernière nuit. La pleine lune éclairait ce cri qu’en tant que loup-garou, je pousserai un jour.






mardi 13 mai 2008

Maxime et Nana


Ikea fait fort


Ikea en lançant la première voiture écologique a monter soi-même fait vraiment très fort.
Le plus fort c'est que pour le montage nous n'avons besoin que d'un seul outil.
Incroyable, n'est-ce pas?
Merci à Michel Chapotin de nous avoir transmis
l'information avant l'annonce officielle.

Retour de Belle Chasse

Un vrai moment de partage dans un lieu où règne une belle énergie.
Gérard, Marie et l’association des amis de Belle Chasse nous ont accueilli, le mot est bien celui qui convient. Belle chasse est un lieu structuré, ouvert et chaleureux. On y sent une intention claire, de la rigueur, du cœur.





C’est perceptible dans l’ordre et l’harmonie qui se dégagent du dojo, de la pièce de lyings, des chambres mais aussi du jardin, des bâtiments en général. C’est perceptible dans la manière dont les gens osent se livrer dans leurs questions. La permission est donnée d’être vrai. Mais ça se sent aussi vers la fin du WE lorsque c’est le moment du rangement : ça s’active efficacement et avec le sourire. Gérard et Marie ne ménagent pas leur peine. Danielle, la présidente, Hubert le trésorier et Linda la secrétaire, les adhérents, tout le monde met la main à la pâte. On voit alors qu’un gros travail a été fait mais comme il a été fait avec le cœur, au service d’un enseignement, d’une mise en pratique, le résultat apparaît harmonieux, naturel.





J’ai vu - et il l’a dit- que cette atmosphère évoquait de bons souvenirs à Alain.
Comme il l’a fait avec Claudie à Ardenne, c’est vraiment une chance que Gérard et Marie offrent à toutes celles et tous ceux qui fréquentent Belle Chasse. Pas seulement la chance d’être accompagnés sur le chemin par des lyings ou des entretiens, mais la chance de participer à la construction et à la vie d’un lieu et ce faisant de se construire soi-même, avec d’autres. Une personne m’a dit que sa manière de vivre ces deux jours avait été différente parce qu’elle avait participé à la préparation, elle s’était engagée.
Un lieu comme Belle Chasse c’est aussi ça : une possibilité d’engagement concret.

Et c’est une belle opportunité.




Voiliers


"Hier soir, j'ai eu l'immense plaisir d'assister au départ du Belem et de 44 autres bateaux pour le Québec, au départ de La Rochelle. C'était magique !!!
J'ai pensé à vous et j'ai pris l'initiative de vous envoyer quelques photos, notamment du Belem entre les deux tours."

Merci Marie de ce beau cadeau, j'ai assisté une fois il y a bien longtemps à pareil départ, c'est très émouvant. Ah!, les tours de La Rochelle, toute mon enfance............


lundi 12 mai 2008

Médit à 110






Ma passagère

Le duo, c’est ainsi qu’en langage motard on qualifie le fait de transporter un passager.

Pour moi le duo évoque plutôt la musique , alors que partager un moment en moto avec ma passagère, est sous le signe du silence ou plutôt de la communion-communication silencieuse.

Alors qu’elle pose son pied sur le cale-pieds, je l’attends dans mon dos. Son poids, abaisse la moto un peu plus que d’habitude. Et je sens sa chaude présence contre moi. Un mot avant de partir, un regard, c’est le dernier , nous sommes tous les deux déjà dans cette intimité hors des mots , hors du regard, seule communication entre nous, la pression de ses genoux sur mes cuisses et de ses bras autour de ma taille.

Le démarrage est toujours doux, presque timide, et le premier freinage progressif. J’ose à peine serrer le frein avant pour garder la moto à plat. Petit à petit, les freinages deviendront plus francs et les angles dans les virages plus importants, comme s’il fallait réajuster à chaque fois les gestes de la vie à deux.

Pour mon dos c’est un régal, peu accoutumé à être un organe de communication, il est à l’écoute et s’émerveille du contact ferme d’un freinage puissant, de la sensualité rêveuse d’une descente sur le fil des gaz, de l’instant de rupture d’une accélération.

Dans les ligne droites, j’aime la sentir lutter pour s’accrocher à moi, alors que je sens qu’elle partage mon désir de prolonger cette accélération et que le moteur n’en finisse pas de pousser son chant dans l’aigu comme une fumée qui monte droit dans un ciel d’hiver.

Chaque sortie est une aventure partagée, d’autant plus intensément intime que cette expérience s’est déroulée sans parole et sans regard, loin du déjà vu, du déjà dit et de toute les communications superficielles.

Ce post est dédié à Sandrine : ma passagère..

Jean-Baptiste


Et Dieu dans tout ça ?


En attendant plus - pas d'Internet et un programme chargé à ........ pour Alain et à Romans pour moi - une perle ramenée de Belle Chasse. Un cadeau de François, merci, qui a illuminé notre long retour en train. Il s'agit d'un livre de Jean-Marie Gueulette : "Laisse Dieu être en toi ".
La quatrième de couverture nous dit que "Jean-Marie gueulette est dominicain et médecin. Il enseigne la théologie au séminaire de Rennes et la morale à l'Institut catholique d' Angers. Il enracine la prédication et l'accompagnement spirituel sur la pensée de Maître Eckhart."
Voici deux extraits...








Tu as peut-être le désir de te mettre,

ou de te remettre à prier,
sans trop savoir comment faire.
Tu as peut-être depuis de longues années
une pratique de la prière
qui aujourd'hui te semble manquer de souffle
et nécessiter un renouveau.
Il n'est pas inutile de commencer
par te demander quelle est la place
que tu te donnes lorsque tu te tiens en présence de Dieu :
un marchand ? un serviteur ?
un ami ? un fils ?


J-M Gueulette
Laisse Dieu être en toi
Ed du Cerf p 13


Dieu n'est pas un médecin

Aujourd'hui, beaucoup sont sensibles au fait que Dieu guérit, que sa Parole peut libérer de certaines blessures. C'est beau et vrai. Mais si tu t'arrêtes là tu enfermes Dieu dans un rôle bien limité. Et tu risques en plus de limiter ta relation avec lui à l'exposé de tes blessures, ou l'action de grâces pour la guérison. On ne pense à son médecin que quand on pense à ses maladies. Mais tes blessures et tes souffrances ne sont pas l'unique raison pour laquelle tu te tournes vers Dieu

Ibid p 82



dimanche 11 mai 2008

Devendra Banhart

Jeux de dupes

Un bon moment... et un Georges Clooney dé-li-cieux !!!

samedi 10 mai 2008

Gâteau d'anniversaire


Merci Tatie Julie pour ce beau gâteau Flash Mac Queen ! 
Joseph a passé une superbe journée avec sa "Romanette" , ses taties, ses tontons et tous ses amis...

Joyeux anniversaire Joseph !

vendredi 9 mai 2008

WE en Touraine


Nous partons dans quelques heures à Belle Chasse, très heureux de découvrir le lieu animé par Gérard et Marie.

Adrien est dans le Nord et fête l'anniversaire de sa blonde...
Bon anniversaire Tiphaine !!

Nous confions le blog à Julie et Valérie qui seront bien occupées par les nombreuses festivités de l'anniversaire de Joseph : à Bordeaux avec ses parents son frère, sa taty , sa grande cousine et ses amis, à Jonzac avec sa Mamie Claudie à qui nous souhaitons un bon rétablissement...


Bonne fin de semaine à tous !



L’ours qui a vu l’homme

Voici l’éditorial de Jean-François Astier d’une revue qui s’appelle Plantes & Santé.
Merci Sabine…



Quelle ne fut pas ma surprise, ce vendredi 11 avril, alors que je participais à un congrès d’aromathérapie à Grasse, d’apprendre par téléphone qu’une équipe de journalistes de TFI avait investi le futur jardin botanique que je prépare depuis plusieurs mois près de Foix.

La raison de cette intrusion n’était malheureusement pas l’intérêt des journalistes pour la botanique mais la réapparition de Balou, l’ours Slovène introduit dans les Pyrénées il y a bientôt deux ans.
Un ours dans mon jardin ! Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser notre ami à venir rendre visite à l’arboretum ? Est-ce la terre fraîchement retournée qui lui a permis de venir faire une récolte de vers de terre dont il est friand ? Serait-ce le minuscule champ de réglisse dont nous avons repéré l’existence il y a peu ?L’hypothèse la plus vraisemblable est sans doute que notre ami avait faim après une longue période d’hibernation et qu’il est venu chercher de quoi se nourrir près de chez nous, en plaine, là où foisonnent jeunes pousses, tendres bourgeons et petits batraciens…
Mais peut-être faut-il chercher ailleurs le vrai sens de cette visite.

Pendant le congrès de Grasse, une coïncidence étrange m’a en effet permis de rencontrer un invité officiel, en l’occurrence un chaman canadien. Il n’a pas eu l’air du tout surpris de mon histoire toute fraîche et il n’a même pas envisagé d’explication rationnelle. Il m’a dit que l’ours était, pour les chamans, le symbole de la médecine qui vient de la terre et qu’il fallait comprendre sa visite comme un présage de réussite ou un encouragement à continuer ce projet de jardin médicinal. Nous voilà bien loin des explications logiques que nos esprits occidentaux s’efforcent de plaquer sur toutes choses. J’ai compris en échangeant avec le Chaman, que la plupart des peuples amérindiens ne voient pas du tout l’ours comme nous.




Chez nous, le plantigrade n’est qu’une attraction de zoo. En liberté, on le considère comme une bête sauvage dangereuse que les chasseurs rêvent de tuer ( en invoquant « l’état de nécessité » qui leur permet d’échapper à toute sanction en France…).





Pour les Indiens d’Amérique, l’ours est, au contraire, un sage, plus sage que l’homme dont il est le grand-père. La parenté entre l’homme et l’ours leur paraît évidente. Il marche debout, il regarde droit devant lui, il est omnivore. Il est également intelligent, curieux et il a une excellente mémoire. Mais les Indiens estiment qu’il a un don qui le rend supérieur à l’homme : l’instinct de la médecine naturelle. Le jeûne est, par exemple, chez lui quelque chose de tout à fait naturel. Lorsqu’il est blessé ou malade, il arrête de manger et ne boit que de l’eau et il arrive ainsi à faire passer l’infection ou la fièvre. Il est friand de plantes sauvages dont il ressent instinctivement le pouvoir curatif. D’où tire-t-il cette science ? Selon la légende, c’est en dormant au cœur de la terre, en hiver, qu’il apprend tous ses secrets … Cette dimension chamanique de l’ours peut paraître farfelue, mais elle nous rappelle que la nature n’est pas un objet inerte. Elle nous adresse sans doute de multiples signes, des alertes et des encouragements. Chacun peut les comprendre…à condition de savoir lire en elle. L’homme qui a vu l’ours ne connaît pas sa chance. L’ours qui a vu l’homme, en revanche, a bien fait de détaler.



Pont... II

Un jour trois hommes partent en excursion, lorsque soudainement, ils arrivent à une énorme rivière déchaînée. Il fallait absolument qu'ils se rendent de l'autre côté, mais n'avaient aucune idée de comment la traverser.

Un des hommes pria Dieu en disant :
« S'il te plait mon Dieu, donne-moi la force de traverser la rivière. »
Plouf ! Dieu lui donna de gros bras et des jambes très puissantes, et il fut capable de traverser la rivière à la nage en deux heures, mais faillit se noyer à deux reprises.

Voyant cela le deuxième homme pria lui aussi Dieu :
« S'il te plait mon Dieu donne-moi la force ... et les outils pour traverser la rivière. »
Plouf ! Dieu lui donna une chaloupe et des avirons, et il put traverser la rivière en une heure, mais faillit chavirer à deux reprises.

Le troisième homme fort de l'expérience de ses deux compagnons, décide lui aussi de prier Dieu :
« S'il te plait mon Dieu, donne-moi la force, les outils et l'intelligence pour traverser la rivière. »
Et Plouf ! Dieu le changea en femme.(1)
Elle vérifia la carte, marcha environ 200 mètres et ... traversa le pont !!!

(1) La femme était blonde ...(ndlr)



jeudi 8 mai 2008

Oh my god



Presque 3

Pré-anniversaire de Joseph à le Crèche .
Le voici très concentré avant le soufflage des bougies
entouré de quelques unes de ses admiratrices.

mercredi 7 mai 2008

A méditer




Plutôt que de se perdre en commentaires, je nous propose un extrait du livre de Byron Katie. A lire et relire. Il s'agit d'un entretien entre Byron Katie et une des participantes à un de ses séminaires. Un exemple concret de sa méthode de questionnement. Et je me pose la question : qui d'entre nous au cours d'un entretien accepterait de laisser remettre en cause ses certitudes mentales de manière aussi radicale ?




Je devrais être sa seule et unique femme

Je suis fâchée contre mon mari parce qu’il n’a pas laissé tomber ses autres femmes pour faire de moi la seule et unique.

« Votre vie s’améliorerait s’il les laissait tomber » : est-ce vrai ?
Eh bien je trouve qu’il est plutôt évident que ce serait mieux
Et pouvez vous être absolument sûre que ce serait mieux ?
Non.
Comment réagissez-vous quand vous croyez la pensée selon laquelle il devrait laisser tomber ces autres femmes ?
J’essaie de les saper. J’essaie de le convaincre d’être monogame. Je suis toujours jalouse. Je pense tout le temps à elles et je l’imagine avec elles. Je passe mon temps à me comparer à elles. Suis-je plus jolie que celle-ci ? Et plus intelligente que celle-là ?
C’est une bien douloureuse manière de vivre, ma belle. Il est douloureux d’essayer de manipuler l’homme que vous aimez, de passer votre temps à fomenter des moyens de vous débarrasser des personnes qu’il aime et à vous demander si vous valez autant qu’elles. Qui ça regarde avec quelles personnes il couche ?
Je déteste cette question.
Vous la détestez parce que vous vous agrippez de toutes vos forces à votre souffrance. Vous vous agrippez à la pensée : « J’ai raison, il a tort. Je suis la gentille, il est le méchant. » Qu’est-ce que vous préférez : avoir raison ou être libre ?
Je préfèrerais être libre. Vraiment. J’en ai assez de cet état misérable.
Bon ; Donc, qui ça regarde avec quelles personnes il couche ?
C’est son affaire. Je le sais. Ça le regarde lui, pas moi.
Et qui ça regarde avec qui vous couchez ?
Moi, c’est mon affaire.
« Il ne devrait coucher qu’avec vous » : est-ce vrai ? Est-ce réel ? Le fait est qu’il n’agit pas ainsi. Il couche avec d’autres femmes. Ça, c’est la réalité. Cela ne colle pas avec notre morale, ni avec ce que la société nous enseigne, mais c’est la réalité. C’est un mensonge de dire qu’il ne devrait coucher qu’avec vous, puisqu’il ne le fait pas. Que se passe-t-il en vous quand vous croyez la pensée selon laquelle il ne devrait pas coucher avec d’autres femmes ?
Je le déteste.
Et qu’est-ce que cela vous fait à l’intérieur ?
C’est horrible ; J’aimerais mourir.
Et comment le traitez-vous quand vous croyez la pensée qu’il devrait vous être fidèle ?
J’enrage contre lui. Je me coupe de lui. J’ai le cœur qui se referme.
C’est plutôt douloureux ?
C’est horrible.
Si vous sentez de la douleur et de la solitude, c’est que vous vous mêlez de ses affaires ; du coup, il ne reste plus personne présent auprès de vous. Bien sûr que vous êtes seule ! Elle se trouve avec lui, là-bas, vous y êtes avec lui, tout le monde est avec lui, et il ne reste plus personne avec vous.. Vous estimez qu’il devrait être avec vous, mais même VOUS n’êtes pas capable de le faire. Il vous quitte, vous vous quittez – quelle est la différence ? Pour rester présente vous devez mettre en doute vos pensées ; « Il ne devrait pas coucher avec d’autres femmes» : est-ce vrai ? « Je me sentirais beaucoup mieux s’il était avec moi et pas avec elle » : êtes-vous absolument sûre que c’est vrai ? Ce n’est pas lui qui est responsable de votre état misérable : c’est vous. Vous croyez à un mensonge et c’est cela qui vous fait mal. Voyez-vous une raison de laisser tomber cette pensée qui s’oppose à la réalité : « Il ne devrait coucher qu’avec moi » ?
Oui. Je déteste souffrir.
Je vois que nous sommes de la même école. Mais surtout, n’essayez pas de laisser tomber cette pensée. Personne ne peut faire une telle chose. Nous ne faisons que découvrir une raison de la laisser tomber. Voyez-vous une raison de croire à cette pensée qui ne fasse pas souffrir ?
Non.
Qui seriez-vous sans cette pensée ?
Je ne le détesterais pas autant. Je ne me sentirais peut-être pas aussi trompée. Je ne sais si je pourrais à nouveau lui ouvrir mon cœur, mais au moins je me montrerais plus compréhensive.
Un esprit ouvert, ma belle, c’est un cœur ouvert. Qui sait ce que vous éprouveriez et comment vous vous comporteriez envers lui si vous ne croyiez pas ce que vous pensez de lui ? Qui seriez-vous en sa présence, si vous ne croyiez pas la pensée qu’il doit se débarrasser de ses autres femmes ? Fermez les yeux, imaginez-le avec elles, regardez-le sans croire qu’il devrait vous choisir, vous. Parvenez-vous à le voir ?
Oui. Il est beau. Il a l’air heureux.
C’est de l’amour inconditionnel. C’est ce que vous êtes vraiment. Maintenant, retournez votre phrase.
Je suis en colère contre moi car je ne suis pas ma seule et unique femme. Je trimbale toutes ces autres femmes avec moi dans ma tête.
Essayez un autre retournement.
Je suis en colère contre moi car il n’est pas mon seul et unique homme.
Vous n’avez pas fait le choix de l’aimer tel qu’il est, le seul et unique être qui soit. Et si vous voulez être monogame, vous pouvez dire : « Chéri, je t’aime comme tu es, j’aime que tu aies envie de dix femmes, je souhaite que tu aies ce que tu désires, mais je dois maintenant te quitter. Je suis monogame et je désire un partenaire monogame. » C’est le moyen de faire de lui votre seul et unique homme, celui que vous aimez, sans le changer ; simplement , vous ne vivez plus avec lui, désormais. Mais que vous restiez avec lui ou que vous le quittiez, vous n’avez pas besoin de lui fermer votre cœur. Et vous constaterez peut-être que la prochaine personne qui se présentera devant vous sera votre seul et unique amour, dans l’instant présent, et que vous n’exigerez pas de lui qu’il soit autre qu’il n’est. L’amour inconditionnel n’a pas à imposer de forme particulière.

Byron Katie
J’ai besoin que tu m’aimes : est-ce vrai ?
Ed Guy Trédaniel p 130-134


Le chant des baleines

Je me rappelle de l'émotion étrange et de ce sentiment d'éternité en écoutant le chant des baleines dans les enregistrements d'Eric Serra pour le Grand Bleu de Besson. Si vous vous sentez en affinité avec ses seigneurs de la mer, allez sur "Voices in the Sea" 
 Emouvant, un site à parcourir.

mardi 6 mai 2008

Yunus Emre

.

Avez-vous déjà entendu parlé du grand poète turc Yunus Emre, moi jamais, jusqu'à ce matin où Yves m'a prêté un de ses recueils de poèmes .
Contemporain du célèbre Soufi Rumi, Yunus est né vers 1238 et mort en 1320. Voici un des poèmes du recueil qui me touche le plus.

Aimons, soyons aimés

Le Juste est plein de l'univers
mais nul ne sait qui est le Juste.
Cherche-le en toi-même,
Il n’est pas différent de toi.

Tu crois à ce monde.
« Ce pain, dis-tu, il m'appartient »
Pourquoi raconter ces mensonges ?
Ce dont tu parles n’existe pas.

L'autre monde est lointain.
Que faire sans la droiture ?
La séparation est amère.
Pour toi il n'y a pas de retour.

On vient au monde, on meurt.
Chacun son tour un dernier verre.
Un pont qu'on passe, mais quoi !
L’ignorant ne comprend pas.

Venez ! Découvrons qui nous sommes,
travaillons au plus simple.
Aimons, soyons aimés !
En ce monde nous ne resterons pas.

Yunus, tu comprends sa parole,
tu pénètres son sens.
Hâte-toi de les mettre en pratique !
Ici-bas nous ne resterons pas.

Yunus Emre "Les chants du pauvre Yunus Arfuyen éditeur 2004


.

Chandra Swami

Merci Christian, qui revient d'un long séjour auprès de Chandra Swami

Accepter

Merci Jean-Marie

Sengstan



J
e vous ai souvent parlé d'un livre auquel je reviens inlassablement depuis trois ans et qui fait partie de ma bibliothèque essentielle (du moment) c'est le très décapant "s'éveiller au rêve" de Leo Hartong. En dehors des qualités du texte, le livre est truffé de citations essentielles. J'en ai déjà partagé plusieurs avec vous, en voici deux de Sengstan le assez peu connu troisième patriarche du Zen.

Ouvrez votre coeur d'enfant et laissez vous surprendre et ravir.



"Il n'est pas difficile de découvrir votre Esprit de Bouddha,
Simplement n'essayez pas de le chercher.
Cessez d'accepter et de rejeter les endroits possibles
Où vous pensez pouvoir le trouver
Et il apparaîtra devant vous."

et celle-ci que je dédie à mon ami Daniel Morin
Le plus grand est égal au plus petit.
Il n'y a pas de frontières, pas de dedans ni de dehors.
Ce qui est et ce qui n'est pas sont identiques,
Car ce qui n'est pas est égal à ce qui est.
Si vous ne vous éveillez pas à cette vérité,
Ne vous inquiétez pas.
Sachez simplement que votre Esprit de Bouddha n'est
pas divisé.
Qu'il accepte tout sans jugement.
Ne prêtez aucune attention aux paroles et aux discours,
ni aux beaux projets,
L'éternel n'a ni présent, ni passé, ni avenir.


S'éveiller au rêve , le présent d'une vie lucide
éditions Accarias, l'Originel
pages 151 et 152



lundi 5 mai 2008

Forte tension

Nous n'avons pas publié de diaporama depuis longtemps. Je viens d'en recevoir de très sympa. 
Merci Albert...


J’ai besoin que tu m’aimes : - Est-ce vrai ?



Le deuxième livre de Byron Katie traduit en français – après « Aimer ce qui est » dont il a déjà été question sur ce blog - interroge nos pensées fausses à propos des relations. Ce livre est d’une très grande clarté. Il est comme le précédent un outil précis, précieux et intraitable pour remettre en cause les certitudes de notre mental.

A lire d’urgence.

En 1986 Byron Katie a vu son existence transformée par une prise de conscience décisive : elle a vu comment jusque-là elle croyait ses pensées et comment cette croyance l’avait menée là où elle était, au fond d’une grave dépression. Elle a tout simplement cessé de croire ses pensées, cessé de se battre avec la réalité pour se mettre naturellement à aimer ce qui est.

Voici comment elle décrit sa découverte :

« Ma vie ressemblait à la fable suivante. Je marchais dans le désert Mojave, par une journée magnifique, toute à mes pensées. Soudain, oh mon Dieu !, je me suis retrouvée face à un grand et gros serpent à sonnettes vert du Mojave. J’avais presque marché dessus ! Il n’y avait personne à la ronde avant des kilomètres et je risquais de mourir de mort lente et douloureuse. Mon cœur battait à me faire éclater la poitrine, mon front ruisselait de sueur et j’étais paralysée par la peur. Puis, je ne sais trop comment, mes yeux se mirent à fixer plus clairement devant moi. J’osai un autre regard en direction du serpent et, et miraculeusement, je constatai : C’est une corde ! Ce serpent est une corde ! J’en tombai à genoux et me mis à rire, à pleurer, à prendre pleinement conscience de ce qui venait d’arriver. Je ressentis même le besoin de la toucher.
Que s’est-il passé ? J’étais sûre d’une chose : désormais, j’étais en sécurité. Je savais que je pouvais poser les pieds sur cette corde pendant mille ans et ne plus jamais en avoir peur. J’en étais tellement reconnaissante, je me sentais si bien. Le monde entier tomberait sur ce serpent, crierait, s’enfuirait en courant, en ferait des crises cardiaques ou mourrait de peur, que je n’en resterais pas moins là sans crainte, à propager la bonne nouvelle. Je serais capable de comprendre les peurs des gens, de voir leur souffrance, de les écouter me dire pourquoi c’est vraiment un serpent, mais il me serait désormais impossible de les croire ou d’être effrayé par cette corde. J’avais trouvé cette vérité toute simple : ce serpent est une corde. »

Plus loin elle ajoute :

« Comment j’aide les gens à voir que le serpent est une corde ? J’en suis bien incapable. Il faut qu’ils découvrent par eux-mêmes. Ils pourraient me croire sur parole, parce qu’ils aimeraient bien que ce soit vrai. Mais tant qu’ils ne l’auraient pas constaté par eux-mêmes, ils continueraient de croire que cette corde est un serpent venimeux et qu’ils courent un danger mortel.
Les pensées sont comme ça, et l’investigation (1) concerne les serpents qu’on a dans la tête, c’est-à-dire les pensées qui nous empêchent d’aimer et d’être conscients que nous sommes aimés. Je vois clairement que chaque pensée stressante et dénuée d’amour est une corde. Le questionnement est destiné à vous aider à découvrir par vous-même que les serpents de votre esprit ne sont véritablement et réellement que des cordes. »

(1) l’investigation : c’est la méthode de questionnement qu’utilise Byron Katie.

Byron Katie
J’ai besoin que tu m’aimes : - Est-ce vrai ?
Ed Guy Trédaniel p 11 à 13



dimanche 4 mai 2008

Hugh



Charles de Foucault


Lorsque nous avons visité le Bordj que Charles de Foucault a fait construire à Tam pour abriter la population lors des razzias - il y avait alors une quarantaine de personnes, il y a aujourd'hui presque 100 000 habitants - plusieurs d'entre nous ont été frappés par cette phrase :


"Vouloir aimer c'est déjà aimer..."


Voilà, je nous souhaite en ce dimanche de simplement
vouloir aimer...

TOUT




vendredi 2 mai 2008

Notre essence de cristal

J'ai pensé en plein désert à une citation de Shakespeare qu'affectionnait particulièrement mon cher ami Douglas. Je l'avais un peu perdue et j'ai demandé à Helen de la retrouver.
Merci Helen.
Cette citation est extraite de
"Mesure pour Mesure", Acte II, Scène II.C'est Isabelle qui parle. Décidément Shakespeare avait tout compris, en tout cas il connaissait son essence de cristal.



"Homme, homme arrogant

Drapé d’une autorité aussi insignifiante qu’éphémère,

Ignorant complètement ce dont il est le plus assuré,

Son essence de cristal,

Pareil à un singe irascible

Qui joue des tours incroyables sous la voûte céleste

Et fait pleurer les anges…"


Petits lutins malins

jeudi 1 mai 2008

Ouverture

Spéciale dédicace pour toi, Jean-François. Dans le coeur.......


Pays natal II

Le port de l'amirauté à Alger



Je n’ai pas programmé, « travaillé » comme on dit à une quelconque réconciliation. J’éprouve une immense gratitude pour la Vie qui dans sa grande intelligence m’a ramené en Algérie et m’a donné de rencontrer des hommes et des femmes qui montrent que la différence n’entraîne pas obligatoirement la peur, la méfiance, que les conditions historiques du passé favorisent ou non la rencontre entre religions, cultures ou entre personnes mais ne peuvent pas l’empêcher.
Le génie de la Vie c’est de nous mettre parfois dans des situations qui guérissent une blessure dont on ne connaissait pas vraiment la profondeur. C’est en sentant la détente s’installer dans mon cœur que j’ai mesuré « l’étendue des dégâts » de l’atmosphère de racisme vécue dans l’enfance. Je me suis surprise l’autre jour à dire de quelqu’un « Elle doit être pied-noir elle aussi. » Je ne m’étais jamais désignée ainsi sûrement pour ne pas m’assimiler à certains exemples d’aigreur ou d’arrogance que j’ai côtoyés.


Notre Dame d'Afrique
L’amour, le respect sont contagieux, sans restriction à un groupe particulier. J’ai senti que tout ce que j’avais entendu de négatif sur les Algériens, sur les Français n’avait plus de prise, je ne suis pas obligé de le croire, ni de prouver le contraire, mais j’ai senti aussi que je peux ne plus en vouloir et pourquoi pas aimer les personnes remplies de peurs qui continuent à alimenter le conflit. Ce conflit n’est pas « le mien », je peux le poser et continuer ma route. Ce que je constate dans cette situation précise de mon existence est valable dans d’autres, dans tous les conflits, chaque fois que la peur empêche l’amour, chaque fois qu’il y a souffrance c’est-à-dire impossibilité d’aimer.

La grande poste

Même si ce n’est pas encore accessible tout le temps, en toutes circonstances loin s’en faut, des expériences de retournement, de détente soudaine parfois même au cœur d’une émotion, d’un conflit - et nous en faisons tous - viennent contredire deux de nos croyances les plus tenaces : la première est qu’en tant qu’adulte nous avons besoin d’être aimé, la deuxième est que nous ne pouvons aimer que sous certaines conditions seulement. J’ai la certitude que l’amour ne dépend pas des conditions et circonstances, des autres, de ce qu’ils font ou disent, et qu’il est n’est pas un besoin mais un état, notre état naturel, l’état de bonheur paisible d’où nous sommes issus.

Retrouver cet état d’amour est ce qu’il y a de plus agréable. Oui, agréable. Tant que nous avons cet état d’amour, tant que comme un enfant, nous l’attendons des autres, tant qu’il nous est donné par les circonstances nous pouvons le perdre, il peut nous être volé, il a un contraire, le désagréable. Un jour nous réaliserons de manière stable, réaliser au sens de rendre réelle une évidence qu’il est notre état de nature, le tissu même de notre Être, qu’il n’a pas de contraire parce qu’Être n’a pas de contraire. C’est notre véritable pays natal et il n’est localisé sur aucune carte, il n’est d’aucune époque.

Retrouver cet état d’amour est le seul vrai cadeau que nous pouvons nous faire à nous-même car en définitive la peur, la méfiance ou la haine nous empoisonnent d’un poison mortel…pour nous. "Le non amour de soi est la manifestation la plus forte de l’ego" Le non amour de soi n’est pas seulement notre tendance à nous déprécier, à nous en vouloir pour nos imperfections, à nous trouver nul(le)…etc. Plus profondément, il se manifeste dans notre entêtement à vouloir avoir raison contre la réalité, à penser que le mieux, le bien, ce serait notre monde à nous. Il se manifeste dans notre propension tragique à ne pas aimer la moitié de la réalité, à nous faire du mal en ressassant nos difficiles histoires d’enfance. Je sens qu’il y a une vérité terrible dans le « Tu aimeras tes ennemis » pris dans son sens le plus simple. Qu’est-ce qui m’empêche d’aimer mes ennemis, ceux qui m’ont fait ou me font souffrir ? Et si le mental oppose qu’il a pardonné, qu’il aime mais qu’il souffre toujours : mensonge. Lorsqu’il y a amour, il n’y a plus de souffrance. Pourquoi m’exiler de l’état d’amour ? C’est au nom de l’amour de soi que l’on peut aimer ses ennemis, parce qu’aimer est bon, agréable, dilate le cœur. Aimer n’est pas s’écraser, ne pas agir. Aimer c’est juste ouvrir son cœur. C’est ce qui fait la singularité d’une Etty Hillesum qui n’a pas permis aux camps de concentration de lui voler son état fondamental d’Amour et de Paix. C’est ce qui me fait envie, cette tranquille certitude de l’Amour. Car à ce point l’amour est Un, sans distinction entre l’amour de soi et celui de l’autre, fut-il un ennemi.



Porte- Bonheur....


Pour tous ceux qui s'aiment...

Témoignage d'Helen

A force de marcher dans le désert du Hoggar, je dirais même par la force de la marche, la croyance ferme que j’allais mourir d’épuisement (elle m’a tenaillée plus de trois jours) est tombée, et j’ai pris conscience d’une chose toute simple, l’appui du sol sous mes pieds, le sol qui venait à ma rencontre. Ce désert silencieux depuis la nuit des temps m’offrait le soutien vaste de son être-là, indiscutable, immanquable à chaque pas que je faisais, aussi fatiguées que soient mes jambes. Et j’ai fini par le comprendre, sentir que j’étais reliée à cette terre-mère africaine, je me sentais appuyée, je touchais vraiment la terre. J’entends à nouveau la voix calme et posée de Catherine nous lisant sous un arbre pendant la pause de midi la treizième lettre d’A. à une jeune disciple, et qui nous explique que refuser la moitié de la vie qui ne nous plaît pas nous condamne à la séparation. Oui, j’ai réalisé là-bas à quel point la séparation est mon mode d’existence car le désert m’a rappelé cette évidence: que la terre me porte et m’accueille, elle ne m’a jamais refusée, elle.

Alors j’ai le temps de prendre mon temps, puisque je suis portée, puisque je suis tout simplement là. Depuis que je suis rentrée, en tout cas, je ne marche plus comme avant ! Et c’est vrai que le temps coulait doucement, (soullane, soullane) dans le crissement de nos pas sur les cailloux, tandis que nous marchions ‘en caravane’ dans les pas tranquilles et détendus de notre guide Entayent au cœur grand comme tous les déserts. (" Tout est là" nous dit-il, en plaçant sa main sur son cœur, au moment de nous quitter.) Ce temps doux enveloppait notre respiration lors de la marche, offrant au regard les petites fleurs solitaires qui poussent, on ne sait pas comment, au milieu des milliers de cailloux dans la terre rocheuse. Il y avait tout un monde dans ces petites fleurs, la camomille et l’oseille sauvages, elles m’ont aidé à apprivoiser les cailloux, ce qui était une bonne chose, vu qu’il y en avait beaucoup plus que de fleurs! Le temps s’étirait doucement encore dans les moments de partage où, grâce à la grande oreille attentionnée du groupe, grâce au sourire clair de lune de Corinne et au regard soleil d’Alain qui nous distribuaient, avec une régularité sans faille, des paquets cadeaux d’amour inconditionnel, je pouvais me mettre à l’aise en me défaisant des peurs que le désert révélait en moi. Et parfois le temps s’arrêtait, suspendu dans un silence ou dans une sieste en commun, où l’exercice proposé tant de fois à .... "laissez-vous être inspiré" ne présentait plus de difficulté.

Le temps de vivre et l’amour inconditionnel sont pour moi les joyaux de ce voyage, joyaux à transformer en présence cristalline à moi-même, - la présence cristalline, c’est le mot d’Alain citant Douglas Harding, lui-même citant Shakespeare, - pour que le regard se clarifie peu à peu et reçoive vraiment ce qui est là. M’aimer pour le meilleur et pour le pire, ne pas aimer que la moitié qui va bien, ne pas cultiver la séparation en somme. Sans Alain et Corinne je n’aurais jamais fait un tel voyage, je ne serais jamais allée dans le désert. Grâce à ce voyage je me sens plus guerrière, guerrière d’une ouverture plus grande à tout ce qui peut arriver.